Lui :
Un policier obstiné enquête depuis de nombreux mois sur un homme à la tête d’une organisation criminelle. Alors qu’il est pressé par son supérieur de lâcher l’affaire, une nouvelle piste s’ouvre enfin à lui… Association criminelle est un film noir assez méconnu et pourtant il ne manque pas d’attraits. Tout d’abord par son ambiance très forte, donnée en grande partie par une superbe photographie noir et blanc signée John Alton : un jeu superbe sur les ombres et sur le champ de vision (1). Ensuite par les rapports entre ses personnages, ambigus, complexes avec toujours une forte notion de dépendance : rapport entre le policier et la maitresse du truand, entre le policier et une danseuse qu’il fréquente, entre le truand et son second, entre les deux tueurs (une homosexualité qui flirte avec les limites de la censure de l’époque). Joseph H. Lewis dépeint le monde du crime organisé, un monde inquiétant, malsain, violent. Association criminelle est un film noir de fort belle facture qui a heureusement pu être redécouvert, 50 ans après sa sortie, grâce à une sortie en DVD sous son titre original The Big Combo.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
(1) John Alton est l’un des directeurs de la photographie les plus talentueux d’Hollywood. On lui doit cette phrase : « L’important n’est pas ce que vous éclairez mais plutôt ce que vous n’éclairez pas »
Titre original : « Charlie Chaplin ‘s burlesque on Carmen »
Lui :
(Muet 32 min) Charlot est officier dans une petite garnison de la côte espagnole. Des contrebandiers demandent à la belle Carmen de le séduire afin de pouvoir passer leurs marchandises… Charlot joue Carmen est une parodie de l’opéra de Bizet et aussi une réponse à deux films qui avaient eu beaucoup de succès l’année précédente : Carmen de Cecil B. DeMille (1915), avec Geraldine Farrar et Wallace Reid, et Carmen de Raoul Walsh (1915) avec la belle Theda Bara. Il s’agit du dernier film de Chaplin pour Essanay qui en profita pour dénaturer le film (1). Le résultat est plutôt inférieur aux autres courts métrages Essanay, le personnage principal étant trop peu développé ce qui l’empêche d’acquérir une dimension supplémentaire. Les meilleures scènes sont celles d’humour pur, notamment le combat dans l’auberge. A noter également, une fin surprenante où Chaplin et Edna Purviance jouent sérieusement une scène de meurtre suivie d’un suicide (probablement la seule fois où l’on voit Chaplin jouer un meurtre)… mais un amusant twist final lui permet de tout dédramatiser.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : (1) Si Chaplin avait monté une version de deux bobines, Essanay s’empressa d’allonger le film dès que Chaplin eut quitté les studios pour aller travailler pour la Mutual. De nouvelles scènes furent tournées avec les seconds rôles et certaines scènes, écartées par Chaplin au montage, furent réintégrées. Essanay en fit ainsi une version de 67 minutes sur quatre bobines, soit le double de la durée initiale! Chaplin en fut bien entendu furieux et leur intenta un procès.
Dans les années 1990, une version de 30 minutes fut reconstituée. On pense qu’elle est assez proche de celle que voulait Chaplin.
Lui :
Alain Resnais retrace le parcours de Serge Alexandre Stavisky, escroc de l’entre-deux-guerres dont la mort, maquillée en suicide, créa un scandale aux profondes implications politiques (1). Le cinéaste désire surtout montrer comment cet homme, charmeur et enjôleur, avait su se créer des amitiés dans la classe politique dirigeante avant d’être lâché et exécuté (2). Au lieu d’adopter une structure narrative chronologique et continue, Alain Resnais éclate son récit en morceaux épars. Cette construction, très originale et particulièrement audacieuse dans une histoire complexe, s’adapte en réalité très bien à cette affaire aux multiples ramifications et implications : elle permet de nous délivrer de la nécessité de compréhension totale pour mieux nous nous concentrer sur les caractères. Par la même, son film s’écarte franchement du documentaire censé rapporter objectivement les faits. Il adopte une approche plus émotionnelle, s’intéressant à l’image que l’escroc donne de lui, images multiples et attirantes. Et Stavisky est aussi un spectacle : décors somptueux, personnage semi-irréel de la femme (Anny Duperey, superbe en élégante des années trente), il se dégage presque un certain lyrisme des superbes images d’Alain Resnais. Le film fut généralement assez mal reçu (3), souvent mal compris. C’est vraiment regrettable.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
(1) Largement récupérée par l’extrême-droite, l’Affaire Stavisky provoqua un grand scandale en France en 1934. Des émeutes antiparlementaires éclatèrent. Camille Chautemps, Président du Conseil de la Troisième République, démissionna car son beau-frère, Procureur Général, était directement impliqué pour avoir protégé l’escroc. L’Affaire Stavisky provoqua également un fort regain d’antisémitisme puisqu’il était juif.
Notons qu’Alain Resnais introduit aussi par petites touches, sans le relier directement, l’autre évènement qui mit en effervescence l’opinion publique de l’époque, plutôt l’extrême gauche cette fois : l’exil de Trotski en France.
(2) « Ce qui nous intéressait, c’étaient les mécanismes d’une société qui commence par flatter, sous couvert de libéralisme, ce que l’on pourrait appeler le clown dans l’arène et qui, à partir du moment où ce dernier en fait trop, le supprime froidement. » (interview d’Alain Resnais et Jorge Semprún par Claude Beylie, Ecran 74 n°27)
(3) Beaucoup des critiques furent centrées sur le choix de Jean-Paul Belmondo et sur le fait qu’il ne colle pas vraiment avec l’époque des années trente…. C’est justement pour cela qu’il était un très bon choix : il apparaît ainsi totalement hors-normes, hors du commun, un personnage qui attire par un charisme qui ne lui fait jamais défaut. En outre, Belmondo a produit le film… A propos d’acteurs, il faut noter la présence du merveilleux Charles Boyer, ici dans l’un de ses tous derniers rôles.
L’affaire Stavisky a été précédemment mise en scène au cinéma par Michael Curtiz en 1937 : Stolen Holiday avec Kay Francis et Claude Rains.
Lui :
Pour une nébuleuse histoire d’héritage, la cousine de Jane arrive avec son frère en Afrique dans l’espoir de ramener Jane à Londres. Une expédition est entreprise pour aller dans ces régions de hauts plateaux inaccessibles où ils pensent la trouver… Tarzan, le personnage créé par Edgar Rice Burroughs, a été adapté de nombreuses fois au cinéma mais c’est la série de films avec Johnnie Weissmuller, champion olympique de natation, qui eut le plus d’impact, créant une véritable image populaire. Tarzan s’évade est le troisième film de cette série. C’est un film plus sage que deux précédents ; il repose sur un dosage d’aventures et d’exotisme que l’on retrouvera dans les films suivants. Malgré ce début de standardisation, la magie opère toujours, le film reste agréable et prenant, très divertissant. Le code Hays étant alors pleinement en vigueur, la belle Jane (Maureen O’Sullivan) a du troquer son bikini deux-pièces en peau de léopard pour une robe courte, nettement plus couvrante. Johnny Weissmuller conserve le droit de montrer toute sa musculature. On pourra s’amuser de voir reproduit le confort à l’américaine : Jane et Tarzan se sont aménagé un ascenseur, l’eau courante, un tourne broche et même un ventilateur. Dans le film suivant, il se verra affublé d’un fils, ce qui achèvera la reproduction de la cellule familiale américaine.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : * La production fut difficile. Le réalisateur initial était James C. McKay. Hélas, le premier montage reçut un accueil très mitigé des publics-test, notamment en raison de la brutalité des scènes d’action. Le réalisateur fut renvoyé sur le champ et la MGM appela John Thorpe à la rescousse qui aurait (dit-on) tout repris à zéro…
* Tarzan s’évade réutilise certaines images tournées pour Trader Horn de W.S. Van Dyke (1931), film qui avait été tourné sur place en Afrique pendant près d’un an. Il réutilise également certaines scènes des deux précédents Tarzan, telle la scène du combat avec le crocodile.
La série des Tarzan avec Johnny Weissmuller :
Avec Maureen O’Sullivan dans le rôle de Jane (les deux premiers sont les plus remarquables et mettent en place tous les codes de la série, dont le fameux cri de Tarzan):
1. Tarzan, l’homme-singe (Tarzan the Ape Man) de W.S. Van Dyke (1932)
2. Tarzan et sa compagne (Tarzan and His Mate) de Cedric Gibbons (1934)
3. Tarzan s’évade (Tarzan Escapes) de Richard Thorpe (1936)
4. Tarzan trouve un fils (Tarzan Finds a Son) de Richard Thorpe (1939)
5. Le trésor de Tarzan (Tarzan’s Secret Treasure) de Richard Thorpe (1941)
6. Les aventures de Tarzan à New-York (Tarzan’s New York Adventure) de Richard Thorpe (1942)
Sans Jane (« partie visiter sa famille en Europe »)
7. Le triomphe de Tarzan (Tarzan Triumphs) de Wilhelm Thiele (1943)
8. Le mystère de Tarzan (Tarzan’s Desert Mystery) de Wilhelm Thiele (1943)
A lire sur le mythe de Tarzan adapté au cinéma :
« Tarzan ou la chute d’un mythe » de Francis Lacassin dans Cinéma 62 n°65 d’avril 62, texte repris dans son (excellent) livre « Pour une contre histoire du cinéma ». Et du même auteur : « Tarzan ou le chevalier crispé ».
Lui :
Pour financer leurs travaux de recherches, quatre chercheurs décident de jouer aux courses hippiques en mettant tous les paramètres en équation pour être sûrs de gagner. L’un de ces chercheurs est une jeune femme. L’équipe est obligée de partager une chambre d’hôtel avec le propriétaire d’un cheval… She Went to the Races est comédie très classique dans son scénario sur l’épanouissement du grand amour. Rien n’est particulièrement notable si ce n’est que le troisième rôle, celui de la femme rivale, l’ancien amour, est tenu par Ava Gardner, encore peu connue à l’époque. Elle y est superbe, les face à face avec Frances Gifford, qui tient le premier rôle féminin, sont totalement déséquilibrés : ils mettent en évidence et de façon manifeste la grâce et l’élégance naturelle d’Ava Gardner. She Went to the Races reste plaisant à regarder mais s’oublie assez vite.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
Il faut noter l’apparition de Buster Keaton en groom d’hôtel (non crédité au générique) qui trouve le moyen de se prendre les pieds dans les bagages et faire une pirouette avec toujours autant d’agilité.
Le site IMDB rapporte que Buster Keaton et Willis Goldbeck s’était rencontré 24 ans auparavant : en 1921, Goldbeck, alors journaliste, avait interviewé Keaton.
Lui :
Produit, coécrit, réalisé et joué par Warren Beatty, Reds est une longue fresque retraçant le parcours entre 1915 et 1920 de John Reed, journaliste idéaliste et politiquement engagé, auteur du célèbre livre sur la révolution russe « Dix jours qui ébranlèrent le monde ». Warren Beatty mêle plusieurs genres dans le même film, essayant de donner la même importance aux aspects politiques qu’aux déboires sentimentaux de John Reed avec Louise Bryant, journaliste féministe. Il ajoute même un côté purement documentaire en insérant de vrais témoignages de personnes qui les ont connus. L’ensemble est très long (3h10), souvent dogmatique, assez lourd dans sa construction mais il comporte de très belles scènes, notamment en Russie au moment de la Révolution d’octobre. Il faut bien entendu saluer l’audace et les convictions de Warren Beatty (1) qui parvint à faire accepter son film, ce type de sujet n’étant pas vraiment courant dans le cinéma américain. Perfectionniste, il multiplia les prises qui se comptaient souvent en dizaines. Il finança en grande partie le tournage qui s’étala sur une année, dans cinq pays différents. Le film reçut un bon accueil de la critique mais le succès fut plus mitigé auprès du public. Que l’on ressente ou pas la longueur et les lourdeurs, Reds reste de toutes façons intéressant pour son côté historique.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
(1) Le film Reds sortit au début des années Reagan (et donc bien avant la chute du mur), une époque qui n’est pas vraiment synonyme de baisse de cette ferveur anticommunisme si caractéristique des Etats-Unis. Ceci dit, le film dénonce la bureaucratie envahissante qui commençait, dès 1920, à dénaturer les idéaux. L’état soviétique fit d’ailleurs pression sur la Finlande pour entraver le tournage du film.
Remarque :
Je dois avouer que nous avions beaucoup plus apprécié le film à sa sortie.
Lui :
(film muet) La jeune Anna est victime des avances d’un riche oisif. L’homme va jusqu’à organiser une fausse cérémonie pour lui faire croire qu’il l’épouse en secret. En réalité, il ne cherche qu’une aventure et ne lui avoue la vérité que lorsqu’un bébé naît quelques mois plus tard… Way Down East, À travers l’orage, est adapté d’une pièce très populaire à l’époque. C’est un grand mélodrame dont l’histoire pourra certes paraître convenue mais qui, entre les mains de Griffith, devient un grand film, intense et très beau. Le film dure près de 2h30 et Griffith en aurait tourné trente fois plus ! Il prend ainsi le temps de faire des longs plans, entrecoupés de superbes gros plans. Il insuffle un beau lyrisme, rarement trop appuyé, porté par le jeu de Lillian Gish, et une force que seules quelques notes d’humour viennent contrecarrer. Et il y a cette grande scène de la tempête de neige et de la rivière en dégel, devenue l’une des plus célèbres de toute l’histoire du cinéma : inanimée sur un bloc de glace dérivant rapidement vers une gigantesque cascade, Anna doit être secourue par le jeune David qui saute de bloc en bloc. Particulièrement authentique, cette scène donne aux vingt dernières minutes une intensité dramatique presque insoutenable. Way Down East est assez fortement marqué par un certain moralisme de Griffith sur la fidélité et l’amour unique ; en outre, le film montre bien les conceptions puritaines et rigoureuses de la morale victorienne de l’époque qui n’offrait aucun pardon aux écarts. Certaines scènes sont teintées en couleur. Way Down East fut un énorme succès dès sa sortie.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : * La scène de la tempête de neige a été tournée en conditions réelles. L’équipe a du attendre qu’un vrai blizzard se lève. Dans un gros plan, Lillian Gish a de véritables petits blocs de glace sur les cils… Plusieurs dizaines d’années après le tournage, elle a affirmé que la main qu’elle a laissée pendre dans l’eau gelée lui faisait toujours mal certains jours. David W. Griffith a été assez gravement blessé lors du dynamitage d’un bloc de glace. Il a du être hospitalisé et remplacé par Elmer Clifton.
* La scène de la tempête de neige a été introduite par Griffith, elle ne figurait pas dans la pièce. Il est possible qu’il ait été en partie inspiré par un film de 1903 produit par les Studios Edison, Uncle Tom’s cabin, qui comportait une scène de flot de glaces sur une rivière en dégel.
* La scène de la tempête de neige a inspiré Poudovkine pour La Mère (1926).
* Dans la scène du bal, l’une des jeunes danseuses est Norma Shearer.
* Anecdote amusante : Richard Barthelmess et Mary Hay qui jouent deux personnages qui avouent ne pas s’aimer dans le film et qui refusent de se marier, se sont mariés dans la vraie vie, peu après la fin du tournage. Richard Barthelmess était déjà très célèbre à l’époque, l’un des jeunes premiers les plus en vogue. Il faut dire que son visage a une présence étonnante et il y a dans son regard une intensité rare.
* Autre anecdote (nettement moins amusante) : Robert Harron, jeune acteur au physique assez exceptionnel présent dans de nombreux films de Griffith, s’est tiré une balle dans le poumon la veille de la première de Way Down East. Officiellement, la mort a été déclarée accidentelle mais la rumeur prétend que le jeune acteur s’est suicidé par dépit de ne pas avoir été choisi pour le rôle principal, ne supportant pas de voir Richard Barthelmess devenir le nouveau protégé de Griffith.
Remake : Way Down East de Henry King (1935) avec Rochelle Hudson et Henry Fonda.
Lui :
Ancien élève, Paul revient dans un petit collège catholique pour prendre son poste de professeur de gymnastique. Il trouve une situation très tendue entre ses deux anciens professeurs. De plus, les élèves se livrent à d’étranges jeux très cruels… Les yeux de Satan est l’un des films les moins connus de Sidney Lumet. Pourtant, comme d’autres de ses films, il s’agit de l’adaptation d’une pièce de théâtre et, comme pour d’autres, il s’agit d’un huis clos, genre où il excelle. Il parvient à créer une atmosphère angoissante, étrange, aux accents surnaturels. Le spectateur est trompé, on manipule nos sentiments, nos impressions : le dénouement ultime (totalement inattendu) nous oblige presque à se repasser mentalement tout le film. Les yeux de Satan a eu si peu de succès que Paramount décida d’interrompre les sorties : il n’est tout simplement pas sorti dans de nombreux pays. L’une des explications souvent avancée est que le film serait trop proche de If, explication étrange car si le lieu est dans les deux cas un collège privé anglais, le propos est très différent. En tous cas, ce film de Lumet ne mérite pas ce mauvais traitement.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Partis pour un vol de routine dans le Pacifique, l’équipage d’un bombardier apprend la nouvelle de l’attaque de Pearl Harbour en plein vol. La base qu’ils devaient rallier est en grande partie détruite, ils doivent aussitôt repartir pour aller soutenir la bataille dans les Philippines… Air Force fut tourné peu après Pearl Harbour. Il s’agit donc essentiellement d’un film de propagande pour souder la nation dans l’effort de guerre. C’est un film sans star, le premier rôle étant tenu par l’équipage qui, bien que très hétéroclite dans sa composition, forme un ensemble uni où chacun à un rôle à jouer. C’est presque un huis clos puisque la majorité du film se déroule dans les airs et nous sommes ainsi immergés dans cet environnement étroit avec ses attentes et ses moments intenses. Hawks avait l’avantage de bien connaître le monde de l’aviation, il avait notamment tourné le très beau Seuls les anges ont des ailes quelques années plus tôt. Le film est très bien construit, admirablement bien monté et très prenant. Ce fut un énorme succès pour la Warner.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Howard Hawks chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* William Faulkner a écrit la scène de la mort du pilote sur son lit d’hôpital.
* Des images réelles de la Bataille de la Mer de Corail (4-8 mai 1942) ont été utilisées et habilement insérées.
Lui :
L’affiche ci-contre le clame bien haut… le film est basé sur deux histoires vraies : celle de Julia Child, une américaine qui tombe amoureuse de la cuisine française au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et écrit un livre de cuisine qui devient très célèbre et celle de Julie Powell, jeune new yorkaise qui, en 2002, décide de réaliser les 524 recettes du livre en une année et de raconter tout cela dans un blog… Avec une construction en parallèle, Julie & Julia nous fait revivre ces deux parcours. Le film serait certainement très ennuyeux sans la présence de Meryl Streep qui nous livre une superbe interprétation de l’exubérante Julia Child, sachant ne jamais franchir la ligne et ne jamais sur-jouer. Toutes les scènes où elle est présente sont un vrai plaisir, très relevées et pleines d’un enthousiasme communicatif : l’actrice nous donne l’envie de se précipiter dans sa cuisine ! On ne peut, hélas, en dire autant des scènes contemporaines qui sont plates, sans saveur, sans intérêt.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)