31 mars 2011

Sommaire de mars 2011

Tant qu'on a la santéEn pleine formeLes tueursPour qui sonne le glasLe soupirantL'appel de la forêtUn après-midi de chienLe déjeuner sur l'herbe

Tant qu’on a la santé

(1966) de Pierre Étaix

En pleine forme

(1966) de Pierre Étaix

Les tueurs

(1946) de Robert Siodmak

Pour qui sonne le glas

(1943) de Sam Wood

Le soupirant

(1962) de Pierre Étaix

L’appel de la forêt

(1935) de William A. Wellman

Un après-midi de chien

(1975) de Sidney Lumet

Le déjeuner sur l’herbe

(1959) de Jean Renoir

Johnny roi des gangstersCharlot au music-hallThéorèmeThe BoxL'arte di arrangiarsiL'ombre de l'introuvableL'astronome indiscretThe kiss in the tunnel

Johnny roi des gangsters

(1941) de Mervyn LeRoy

Charlot au music-hall

(1915) de Charles Chaplin

Théorème

(1968) de Pier Paolo Pasolini

The Box

(2009) de Richard Kelly

L’arte di arrangiarsi

(1954) de Luigi Zampa

L’ombre de l’introuvable

(1941) de W.S. Van Dyke

L’astronome indiscret

(1900) de George A. Smith

The kiss in the tunnel

(1899) de George A. Smith

3h10 pour YumaL'amour en quatrième vitesseLes mines du roi SalomonCharlot marinClonesLe diable au corpsNo country for old men - Non, ce pays n'est pas pour le vieil hommeBoire et déboires

3h10 pour Yuma

(2007) de James Mangold

L’amour en quatrième vitesse

(1964) de George Sidney

Les mines du roi Salomon

(1950) de C. Bennett et A. Marton

Charlot marin

(1915) de Charles Chaplin

Clones

(2009) de Jonathan Mostow

Le diable au corps

(1947) de Claude Autant-Lara

No country for old men –
Non, ce pays n’est pas pour le vieil homme

(2007) de Joel et Ethan Coen

Boire et déboires

(1987) de Blake Edwards

L'affaire FarewellLes sept femmes de Barbe-RousseLe grand MélièsLes derniers jours du mondeAller et retourLe prix de la loyauté

L’affaire Farewell

(2009) de Christian Carion

Les sept femmes de Barbe-Rousse

(1954) de Stanley Donen

Le grand Méliès

(1952) de Georges Franju

Les derniers jours du monde

(2009) de Arnaud et Jean-Marie Larrieu

Aller et retour

(1935) de Wesley Ruggles

Le prix de la loyauté

(2008) de Gavin O’Connor

Nombre de billets : 30

30 mars 2011

Tant qu’on a la santé (1966) de Pierre Étaix

Tant qu'on a la santéLui :
Tant qu’on a la santé est le troisième long métrage de Pierre Etaix. C’est un film en quatre tableaux ou quatre actes (Pierre Etaix refusait le terme de « film à sketches ») avec de multiples variations burlesques sur les objets et la vie quotidienne moderne. Pierre Etaix va ici beaucoup plus loin que Tati dans la satire de la vie moderne. S’il y a quelques passages plus faibles (notamment les scènes de vampires du premier acte), la plupart des scènes sont de très haut niveau, reposant sur une écriture très précise du scénario (coécrit avec Jean-Claude Carrière) : il faut voir, par exemple, la scène millimétrée du restaurant où le malheureux voisin de table de Pierre Etaix va ingurgiter un repas un peu particulier… un vrai petit bijou. Le film est ainsi parsemé de superbes trouvailles de gag. Pratiquement sans paroles, Tant qu’on a la santé est une petite merveille d’invention.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Pierre Étaix, Denise Péronne, Simone Fonder
Voir la fiche du film et la filmographie de Pierre Étaix sur le site IMDB.

Voir les autres films de Pierre Étaix chroniqués sur ce blog…

Remarques :
Les quatre actes :
1. L’insomnie : un homme, ne pouvant dormir, lit un livre racontant une histoire de vampires.
2. Le cinématographe : dans une salle de cinéma bondée, un spectateur a bien des déconvenues pour trouver une bonne place assise.
3. Tant qu’on a la santé : variations sur le stress du monde moderne
4. Nous n’irons plus au bois : un chasseur du dimanche, un couple cherchant un emplacement pour piqueniquer, un paysan qui met en place une clôture… tous se retrouvent dans le même petit bois…

Tant qu’on a la santé est sorti en 1966 dans une version avec, comme fil conducteur, le personnage interprété par Pierre Etaix. En 1971, Pierre Etaix l’a remonté comme il le désirait initialement, en l’articulant en quatre actes en ajoutant L’insomnie qu’il avait initialement tourné en court métrage en 1962 et qui n’avait pas été exploité. En contrepartie, une séquence est retirée du film : En pleine forme qui ressort en court métrage aujourd’hui.

30 mars 2011

En pleine forme (1966) de Pierre Étaix

En pleine formeLui :
(Court métrage 13 min) Initialement intégré à Tant qu’on a la santé, cette séquence a été retirée par Pierre Etaix du long métrage lors d’un nouveau montage en 1971. En pleine forme nous montre un jeune campeur adepte du camping sauvage qui s’éveille et tente de se faire un café avec une cafetière électrique… Délogé ensuite par un agent, il est envoyé dans un camping officiel… L’humour joue sur les objets et sur la reproduction des codes de la vie sociale au sein du camping. Pierre Etaix et Jean-Claude Carrière jouent aussi beaucoup avec les situations saugrenues pour créer l’humour, tel ce couple qui dort dans une toute petite tente parce que la grande abrite l’auto…
Note : 3 étoiles

Acteurs: Pierre Étaix
Voir la fiche du film et la filmographie de Pierre Étaix sur le site imdb.com.

29 mars 2011

Les tueurs (1946) de Robert Siodmak

Titre original : « The Killers »

Les tueursLui :
A la tombée du jour, deux tueurs arrivent dans une paisible petite ville. L’homme qu’ils cherchent, pourtant prévenu, attend avec résignation ses exécuteurs qui le trouvent rapidement. Intrigué par la présence d’une police d’assurance, un enquêteur tente de reconstituer son histoire… Adaptation d’une nouvelle d’Ernest Hemingway, Les tueurs possède une construction assez complexe en flashbacks successifs. Le film est un grand classique du film noir. Femme fatale, traitrises, hold-up, querelles autour du butin, tous les éléments constitutifs du genre sont présents. Le fatalisme du truand, engendré par la conscience de son faux-pas, est une notion qui apparaît fortement dans ce film de Siodmak et qui marquera définitivement le genre pendant de nombreuses années. Outre la superbe photographie qui joue avec les ombres, on remarquera une belle maitrise de la caméra, le plus beau plan du film étant sans conteste la scène du hold-up, filmée entièrement à la grue ; Les tueurs un plan que ne renierait certainement pas Orson Welles. Les tueurs marque la première apparition de Burt Lancaster. Très physique, avec un passé d’acrobate, l’acteur montre une grande présence malgré la brièveté de ses apparitions et rend la scène de boxe très authentique. Le film propulsera aussi la carrière d’Ava Gardner dont l’apparition dans sa robe noire reste l’une des images les plus célèbres du cinéma.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Edmond O’Brien, Ava Gardner, Burt Lancaster, Albert Dekker, Sam Levene
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Siodmak sur le site IMDB.
Voir les autres films de Robert Siodmak chroniqués sur ce blog…

Remarque :
Les tueurs Burt Lancaster ne fut engagé qu’à la suite de deux défections des acteurs précédemment choisis pour le rôle. Il passa directement au statut de star. Comment distingue t-on une affiche d’époque de Les tueurs d’une affiche plus récente ? Simplement en regardant la place de Burt Lancaster sur l’affiche : initialement tout en bas, il est rapidement monté en tout premier… et le pauvre O’Brien est en tout petit.

Remake :
A bout portant (The killers) de Don Siegel (1964) avec Lee Marvin et Angie Dickinson

28 mars 2011

Pour qui sonne le glas (1943) de Sam Wood

Titre original : « For whom the bell tolls »

Pour qui sonne le glasLui :
Pendant la Guerre d’Espagne, un américain rejoint les combattants républicains pour des missions spéciales. Il doit faire sauter un pont dans les montagnes afin de retarder les troupes ennemies… Il est assez paradoxal que l’adaptation du roman d’Ernest Hemingway ait été confiée à un réalisateur ardamment anticommuniste. En conséquence, tout le contexte politique est ici gommé, on ne sait qu’à peine de quelle guerre il s’agit (1). En revanche, tout le film est centré sur l’idylle entre Jordan et Maria qui s’étale sur de très longues scènes et d’interminables (très) gros plans ; certains sont superbes, certes, mais l’ensemble paraît assez répétitif avec des dialogues lourds et mal adaptés. Il n’en reste pas moins que Gary Cooper livre une belle prestation, avec son immense présence naturelle. Ingrid Bergman, engagée in extremis pour ce rôle qui la faisait fantasmer, est exaltée par son personnage. Le succès populaire fut immense. Pour qui sonne le glas est un bel exemple de cette capacité qu’a Hollywood de pouvoir décérébrer un grand roman pour en faire une banale romance.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Gary Cooper, Ingrid Bergman, Akim Tamiroff, Katina Paxinou
Voir la fiche du film et la filmographie de Sam Wood sur le site IMDB.
Voir les autres films de Sam Wood chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* A sa sortie, Pour qui sonne le glas durait 170 minutes, soit près de 3 heures. Cette durée fut ramenée à 130 minutes lors de sa ressortie en 1988.
* Ingrid Bergman raconte dans son autobiographie, Ma Vie, que lorsqu’elle demanda à Hemingway s’il avait apprécié le film, l’écrivain lui répondit qu’il lui avait fallu cinq séances pour parvenir à tenir jusqu’au bout sans quitter la salle.
* Anecdote célèbre : Ingrid Bergman désirait tant avoir le rôle de Maria qu’elle se coupa les cheveux un peu prématurément, rendant impossible de retourner une scène du film Casablanca dont elle achevait le tournage. C’est ainsi que la chanson As time goes by est restée dans le film Casablanca alors qu’il était prévue de la remplacer… Et c’est maintenant l’une des quatre ou cinq chansons les plus célèbres de toute l’histoire du cinéma.

(1) A noter que la courte scène où l’un des combattants demande à Gary Cooper pourquoi il a choisi, lui un américain, de venir de se battre à leurs côtés, n’a été rétablie que pour la version courte de 1988. C’est la seule scène un tant soit peu explicative du contexte.

27 mars 2011

Le soupirant (1962) de Pierre Étaix

Le soupirantLui :
Poussé par ses parents qui désirent le voir se marier, un jeune homme sort de ses livres d’astronomie pour s’intéresser à la gent féminine… Si Pierre Etaix est indéniablement inspiré par Buster Keaton, pour son visage imperturbable, et par Jacques Tati, pour son jeu avec les objets, son comique s’est orienté dans une voie très personnelle et cela est sensible dès son premier long métrage, Le soupirant. Pierre Etaix donne une dimension poétique et même onirique à son humour, dimension que ses grands prédécesseurs n’avaient pas à ce point. Son personnage donne l’impression de flotter sur un petit nuage. Sa gaucherie et ses hésitations le rendent attachant. Les gags sont nombreux, jamais trop ostensibles, avec beaucoup d’inventivité dans les interactions avec les objets. Le comique de Pierre Etaix est subtil et c’est peut-être cette subtilité qui l’a empêché de rencontrer un grand succès. Heureusement, presque cinquante ans après leur première sortie, ses films sont aujourd‘hui à nouveau disponibles dans une version parfaitement restaurée.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Pierre Étaix, Laurence Lignères, Claude Massot, Denise Péronne, France Arnel, Karin Vesely
Voir la fiche du film et la filmographie de Pierre Étaix sur le site IMDB.

Remarque :
A la suite d’un imbroglio juridique, les films de Pierre Etaix ont été absents des écrans pendant de nombreuses années. Il aura fallu attendre 2010 pour les voir ressortir enfin, dans une version restaurée, en salles et en un coffret DVD.

26 mars 2011

L’appel de la forêt (1935) de William A. Wellman

Titre original : « The call of the wild »

L'appel de la forêtLui :
En pleine fièvre de l’or dans le Yukon, en Alaska, Jack Thornton part avec une vieille connaissance à la recherche d’une mine d’or découverte par un prospecteur qui est mort avant d’avoir pu la déclarer. Pour ce faire, il achète plusieurs chiens dont un gros saint-bernard réputé in-dressable, Buck… Parmi les différentes adaptations du roman de Jack London L’appel de la forêt, le film de Wellman est n’est pas le plus fidèle, loin de là. Bien peu du livre a été conservé ! Le climat est néanmoins bien rendu malgré une utilisation un peu trop marquée du tournage en studios. Certaines scènes ont toutefois été tournées en décors naturels dans l’état de Washington. Clark Gable a une prestance naturelle qui lui permet d’être très crédible. L’appel de la forêt est un film de commande.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Clark Gable, Loretta Young, Jack Oakie, Reginald Owen, Frank Conroy
Voir la fiche du film et la filmographie de William A. Wellman sur le site IMDB.

Voir les autres films de William A. Wellman chroniqués sur ce blog…

Remarques :
* Le happy-end un peu béat a été ajouté après les premières projections aux publics-test qui étaient déçus de voir mourir Shorty.
* Pendant le tournage du film, une idylle s’est développée entre Loretta Young et Clark Gable, idylle qui est allé assez loin puisqu’est née Judy Lewis quelques mois plus tard. Clark Gable étant marié par ailleurs et les deux acteurs ayant une clause de moralité dans leur contrat, Loretta Young a déclaré avoir adopté un bébé abandonné. Judy Lewis a révélé ses vraies origines dans son livre, dans les années quatre-vingt. Judy Lewis a été actrice à Broadway et dans certaines séries télévisées.
Autres versions :
Call of the Wild de David W. Griffith (1908)
Call of the Wild de Fred Jackman (1923) avec Jack Mulhall
L’appel de la forêt (Call of the Wild) de Ken Annakin (1972) avec Charlton Heston
+ plusieurs adaptations TV

25 mars 2011

Un après-midi de chien (1975) de Sidney Lumet

Titre original : « Dog day afternoon »

Un après-midi de chienLui :
Basé sur un fait divers réel, Un après-midi de chien relate comment deux hommes ont retenu en otage une dizaine de personnes lors d’un braquage de banque à Brooklyn… Le déroulement est beaucoup plus inhabituel que ne le laisserait penser cette base de départ, à la fois par la personnalité des braqueurs, jeunes et d’une naïveté qui attire la sympathie, et aussi par l’interaction avec les medias et la foule qui, rapidement, prend fait et cause pour eux. Le film de Sydnet Lumet brocarde allègrement le rôle voyeur des medias, l’inorganisation de la police et met à mal un certain idéal américain. Le film est en grande partie improvisé ce qui contribue à générer cette impression d’authenticité. Al Pacino, épuisé après le tournage du Parrain 2, livre une superbe performance, apportant beaucoup de richesse et surtout d’humanité au film. Très précis dans son déroulement, Un après-midi de chien ne comporte aucun temps mort, montrant au contraire une constante intensité.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Al Pacino, John Cazale, Charles Durning, Chris Sarandon, James Broderick, Carol Kane
Voir la fiche du film et la filmographie de Sidney Lumet sur le site IMDB.

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Remarques :
La phrase la plus célèbre du film, ce cri d’Al Pacino à la foule « Attica ! Attica ! », était en fait une improvisation. Ce slogan est une référence à la mutinerie de la prison d’Attica (état de New York) en 1971 où des prisonniers noirs se sont révoltés après qu’un militant des Black Panthers ait été tué par des gardiens de prison. Ils réclamaient un traitement plus humain.

24 mars 2011

Le déjeuner sur l’herbe (1959) de Jean Renoir

Le déjeuner sur l'herbeLui :
Un éminent biologiste développe une théorie pour faire adopter l’insémination artificielle afin de faire progresser la race humaine. Nénette, déçue de l’amour après une expérience malheureuse, désire se porter volontaire. La jeune fille descend de son mas isolé de Provence alors que le guindé scientifique organise un déjeuner sur l’herbe pour officialiser ses fiançailles avec sa cousine… Parfois jugé réactionnaire quand il est sorti en 1959, le film de Jean Renoir prend une nouvelle résonnance aujourd’hui : il s’agit d’une fable assez poétique qui fustige le développement scientifique aveugle et prône le rapprochement à la nature. Avec le recul, le film peut paraître étonnamment visionnaire sur certains points. Le déjeuner sur l'herbe d'Edouard Manet Le titre est bien entendu une référence au tableau homonyme de Manet qui mêle, tout comme le film, nature, sexualité et intellectualisme. L’influence ou hommage à l’impressionnisme est d’ailleurs présente dans le film sous plusieurs formes, ne serait-ce que par cette glorification de la nature que son père, Auguste Renoir, a si souvent peinte (1). Catherine Rouvel peut aussi évoquer certains modèles du peintre. Le déjeuner sur l’herbe est un film plein de fraîcheur et de simplicité, avec une certaine naïveté attachante. Les personnages sont admirablement typés, volontairement avec excès pour certains. Paul Meurisse excelle dans ce style de personnage guindé, pompeux et maniéré ; le film regorge de seconds rôles hauts en couleur. Constamment, de petits détails relance l’humour, la satire. Le Déjeuner sur l’herbe est un film qu’il faut regarder avec un certain abandon pour se laisser gagner par sa grande fraîcheur.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Paul Meurisse, Catherine Rouvel, Fernand Sardou
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Renoir sur le site IMDB.

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Remarques :
(1) Le film a été tourné dans la propriété familiale des Renoir, « Les Collettes » à Cagnes-sur-Mer, où Auguste Renoir a vécu les vingt dernières années de sa vie. Jean Renoir était alors enfant.
Si les images sont remarquables, Jean Renoir a été probablement handicapé par le nouveau procédé qu’il testait, celui de filmer avec plusieurs caméras (de 3 à 8). Si ce système permettait effectivement de jouer des scènes avec une certaine continuité, évitant les interruptions et les reprises pour changer de plan, il était trop contraignant sur le placement des caméras car il fallait éviter que chacune ne soit dans le champ des autres. Il avait utilisé ce même procédé sur Le testament du Docteur Cordelier.
* Le berger à la flute est une figuration provençale du dieu Pan, le dieu de la nature et de la fécondité. Il peut être vu comme une façon pour Renoir de se représenter lui-même.

23 mars 2011

Johnny roi des gangsters (1941) de Mervyn LeRoy

Titre original : « Johnny Eager »

Johnny roi des gangstersLui :
Libéré sur parole, Johnny Eager est en apparence chauffeur de taxi. En réalité, il est à la tête d’une petite organisation de paris clandestins. Rusé et n’accordant aucune place aux sentiments, il manœuvre habilement pour faire ouvrir un cynodrome, pour les courses de lévriers… Les années trente et début des quarante aux Etats-Unis ont été la grande époque des films de gangsters. Johnny, roi des gangsters est rarement cité parmi les films de ce genre qui a précédé le film noir. Il a pourtant de grands attraits : Johnny roi des gangsters tout d’abord un scénario intelligent reposant sur des manœuvres assez subtiles et même habiles du personnage central et surtout une fabuleuse interprétation : Robert Taylor est ici dans l’un de ses plus beaux rôles et face à lui, Lana Turner, avec enfin un rôle de tout premier plan, est lumineuse, renversante de beauté. Mais, plus remarquable encore est Van Heflin, bouleversant dans un second rôle, un personnage d’une étonnante profondeur qui lui valut un Oscar.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Robert Taylor, Lana Turner, Edward Arnold, Van Heflin, Robert Sterling
Voir la fiche du film et la filmographie de Mervyn LeRoy sur le site IMDB.

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