Nour, 27 ans, a émigré clandestinement à Marseille. Avec ses amis, il vit de petits trafics et mène une vie marginale et festive. Mais sa rencontre avec Serge, un flic imprévisible, et sa femme Noémie, va bouleverser son existence. De 1990 à 2000, Nour aime, vieillit et se raccroche à ses rêves… La Mer au loin est un film français écrit et réalisé par le franco-marocain Saïd Hamich. Le cinéaste aborde le thème du déracinement, de l’exil en nous faisant suivre son personnage sur une période de dix années. L’histoire n’est pas très crédible mais il s’agit de nous montrer qu’il n’est pas maître de sa vie et qu’il a le sentiment d’être à sa place nulle part. Hélas, le film est beaucoup trop long, le récit donne souvent l’impression de tourner en rond et les scènes mettant en avant la musique raï sont interminables. Belle interprétation de Ayoub Gretaa. Elle: Lui :
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Sarah et Jean s’aiment, ils vivent ensemble depuis plusieurs années. C’est un amour qui les rend heureux et plus forts. Ils ont confiance l’un en l’autre. Le désir ne s’est jamais affadi. Un matin, Sarah croise par hasard François son ancien amant, ce même François qui lui a présenté Jean, ce François qu’elle a quitté pour Jean sans hésiter… Avec amour et acharnement est un film français de Claire Denis, adaptation du roman Un tournant de la vie de Christine Angot qui a collaboré avec la cinéaste pour écrire le scénario. Le récit met en scène une femme écartelée entre deux amours, un amant sage et un amant toxique. Les personnages ne paraissent guère crédibles et deviennent même irritants. L’histoire manque de consistance et tourne en rond jusqu’à un dénouement que j’ai personnellement trouvé ridicule. Claire Denis a mis en place une atmosphère angoissante, toxique, presque sordide. On est très loin de Un beau soleil intérieur (2017) qui était également co-signé par Claire Denis et Christine Angot. Elle: Lui :
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Auditeur international, Alain débarque à Stepanakert, dans le Haut-Karabagh, pour expertiser la possibilité d’ouverture de son aéroport. Au contact des habitants arméniens de cette république auto-proclamée du Caucase et d’un mystérieux enfant, Alain fait face à leur rude existence… Si le vent tombe est un film franco-belgo-arménien écrit et réalisé par Nora Martirosyan, réalisatrice arménienne vivant en France qui signe là son premier long métrage. Cette histoire est une façon très originale de nous faire connaitre le Haut-Karabagh (150 000 habitants, taille de deux départements français, auparavant enclavé dans l’Azerbaïdjan) que la réalisatrice a découvert dix ans auparavant. L’aéroport en question existe vraiment et attend toujours ses avions. La réalisatrice parvient à nous faire découvrir ce peuple en quête de reconnaissance, en suivant non seulement l’enquête de l’expert mais aussi les trajets d’un gamin débrouillard, porteur d’une eau que ses clients crédules considèrent magique. La guerre est toujours très présente dans tous les esprits, une étincelle pouvant la faire repartir (1). L’ensemble a une tonalité presque irréelle. Un film réussi dont la distribution a été limitée. Elle: Lui :
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Remarque :
* Le 25 novembre 2020, le Sénat français a voté pour une proposition de résolution appelant à la reconnaissance de la république du Haut-Karabagh.
(1) En septembre 2020, soit un mois après la sortie du film, l’Azerbaïdjan a déclenché plusieurs assauts terrestres d’envergure contre le Haut-Karabagh : La guerre de 2020 au Haut-Karabagh, aussi appelée seconde guerre du Haut-Karabagh, opération Poing d’acier, ou guerre des 44 jours est une guerre opposant la République autoproclamée du Haut-Karabagh (aussi appelée Artsakh), soutenue par l’Arménie à l’Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, pour le contrôle du Haut-Karabagh, un État non reconnu par la communauté internationale depuis son indépendance unilatérale de l’Azerbaïdjan en 1991. (Source Wikipédia)
Grégoire Colin et Grigoriy Gasparyan dans Si le vent tombe de Nora Martirosyan.
Sophie a 28 ans. Elle aimerait être dessinatrice, mais ce serait tellement plus facile si elle avait fait une école d’art. Elle aimerait aussi trouver l’amour, mais ce serait tellement plus facile s’il vous sautait aux yeux. Elle multiplie les expériences amoureuses et professionnelles. Prendre des coups, beaucoup, en donner, un peu : c’est ça, l’apprentissage. Dans sa tête tourne en boucle Daniel Johnston, qui chante que « l’amour véritable finit bien par vous tomber dessus » ; mais Sophie se demande s’il dit vrai… Playlist est le premier long-métrage de Nine Antico, autrice de bandes-dessinées. Ce n’est toutefois pas une adaptation, Nine Antico a préféré écrire un scénario original. Si le sujet ne semble pas nouveau à priori, ce récit d’un apprentissage sous forme de comédie est assez attachant grâce à sa mise en scène et à son interprétation. La forme est en effet plaisante avec une esthétique « Nouvelle Vague » (noir et blanc, la voix-off, la façon de filmer les scènes intimes) et Sara Forestier interprète avec une grande spontanéité cette femme presque trentenaire qui tâtonne pour chercher sa voie. La bande musicale est particulièrement recherchée (elle avait même une plus grande place dans les premières ébauches du scénario, d’où le titre). Un sentiment de liberté se dégage de l’ensemble. Sorti assez confidentiellement, le film est indéniablement réussi. Elle: – Lui :
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Maxime est une femme quarantenaire, moderne et indépendante. Elle a quitté son mari il y a longtemps pour devenir détective privé. Les hasards d’une enquête lui font retrouver son fils Baptiste qu’elle avait oublié…
Pour son deuxième long métrage, Tonie Marshall écrit et réalise ce portrait d’une femme qui se veut totalement libre de ses choix de vie. Ce n’est pas un portrait idéalisé, son personnage est plutôt désagréable tout en sachant montrer par moments une certaine beauté d’âme. La réalisatrice a tendance à forcer le trait, exagérant les côtés masculins de son héroïne, le repli sur soi, la fuite en avant, etc. Au final, rien ne semble vrai. Anémone semble parfaite dans ce rôle aux multiples facettes mais nombre de seconds rôles ont un jeu qui manque de naturel. Cette comédie a été toutefois très bien reçue par la critique. Elle: – Lui :
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