Elle :
Beau film noir français qui se passe dans le Paris des années 50. Le scénario est classique mais bien construit. Le braquage d’une bijouterie de luxe par une bande de caïds se met en place magistralement. Les acteurs et surtout Jean Servais sont vraiment remarquables.
Note :
Lui :
Pas de grosse tête d’affiche pour ce film noir français réalisé avec un petit budget. Mis sur la liste noire à Hollywood, le réalisateur américain Jules Dassin s’était alors réfugié en France. Dans ce film, il met l’accent sur la psychologie de ses personnages, des petits truands sans brillance. La scène du cambriolage, presque une demi-heure sans dialogues et sans musique, est un modèle d’intensité et de réalisme.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Jean Servais, Carl Möhner, Robert Manuel, Janine Darcey,Robert Hossein
Voir la fiche du film et la filmographie de Jules Dassin sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Jules Dassin chroniqués sur ce blog…
Elle :
Gérard Blain dédie ce film à sa famille alors qu’il est atteint d’un cancer. Dans le film, un fils se sent investi de la mission de venger la mort de son père qui a été assassiné. Le scénario n’est pas très bien ficelé, certains plans sont très longs, les acteurs frisent le ridicule malgré la gravité des propos. Dommage. A mes yeux, Gérard Blain était sans doute meilleur acteur que réalisateur.
Note :
Lui :
Film étonnant de Gérard Blain, réalisé alors qu’il était lui-même proche de mourir. Hélas, son propos et ses intentions sont annihilés par le dénuement de la mise en scène, le jeu monocorde et quasi-scolaire des acteurs et la simplicité du scénario. Il n’arrive pas à faire passer cette force de sentiments qu’a son personnage vers le spectateur.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Certes, le film n’est pas un chef d’œuvre surtout dans la mise en place maladroite et trop spectaculaire de la première partie. On pense davantage à une co-production hétéroclite ou à un téléfilm. Le film prend tout son sens sur le champ de bataille lorsque les anglais, français et allemands pactisent pour la trêve de Noël en 1914. Au travers de ces faits véridiques peu traités au cinéma et même si on n’échappe pas aux bons sentiments, Christian Carion a le mérite de montrer l’absurdité d’une guerre avec des moments d’émotion. On assiste à des situations de fraternisation inimaginables. Rien que pour cela, il fallait mettre en scène cette vérité historique pour porter un message de paix. Je ne comprends pas vraiment le flot de mauvaises critiques qui s’est abattu sur ce film.
Note :
Lui :
Cinématographiquement parlant, Joyeux Noël n’est pas franchement réussi : d’une part, le début est très confus, franchement disparate dans ses composants, et d’autre part, le réalisateur choisit un peu trop souvent des images chargées d’une symbolique qui semble facile. Cependant, cela fonctionne car on se laisse happer par la force du sujet. Les histoires de fraternisation entre soldats ennemis ont toujours été, d’une manière générale, plus ou moins tabous dans notre société. Ce film a le mérite de mettre en images cet épisode de la guerre de 1914, il le fait de façon très simple certes, en édulcorant la réalité, mais cette simplicité lui permet d’en conserver la force. Bien entendu, nous sommes ici assez loin de films comme Les Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrick qui possèdent une autre dimension mais il faut parfois savoir se laisser aller à éprouver des sentiments simples.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Diane Kruger, Benno Fürmann, Guillaume Canet, Dany Boon, Bernard Le Coq
Voir la fiche du film et la filmographie de Christian Carion sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Christian Carion chroniqués sur ce blog…
Notes :
Le film rassemble en un seul lieu plusieurs scènes de fraternisation qui se sont passées à divers endroits du front :
– La majorité des trèves de ce jour de Noël 1914 auraient débuté par la volonté partagée par chaque camp d’enterrer ses morts.
– Les échanges musicaux auraient démarré par des chants de Noël chantés dans les tranchées, chaque camp essayant de couvrir l’autre mais sans que quiconque ne puisse s’aventurer sur le no man’s land sans se faire tuer.
– Dans les documents qui subsistent, il n’y nulle trace de la présence d’une femme sur le front, ni de partie de football. Il y aurait toutefois mention d’un chanteur d’opéra chantant pour les soldats. Le passage d’une tranchée à l’autre pendant les bombardements, aussi incroyable que la scène puisse paraître dans le film, aurait effectivement eu lieu en quelques endroits.
Lui :
Après une mise en place qui peut paraître prometteuse, le film tarde à décoller vraiment et il vient un moment où l’on est bien obligé de se rendre compte qu’il ne s’envolera pas du tout. Le film semble plombé par un scénario bien trop pauvre, une très mauvaise exploitation des situations et un jeu d’acteur complètement éteint : Daniel Auteuil a rarement été aussi fade et Gad Elmaleh ne paraît guère convaincu. L’humour n’est pas franchement au rendez-vous, il faut se forcer pour sourire de temps à autre. Le personnage le plus réussi est de loin celui du médecin hypocondriaque interprété par Michel Aumont.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Gad Elmaleh, Alice Taglioni, Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Richard Berry, Virginie Ledoyen, Michel Aumont
Voir la fiche du film et la filmographie de Francis Veber sur le site imdb.com.
Elle :
Il faut noter la mise en scène sobre et sans clichés ainsi que la bonne interprétation des acteurs pour ce premier film. En revanche, le scénario m’a semblé plus vide et distendu. Certes, il s’agit d’un amour blessé, de la découverte de la relation érotique à trois par des adolescents, d’une certaine peinture sociale du milieu ouvrier et bourgeois. Il aurait fallu cerner et approfondir davantage le sujet car par moments, on ressent de grands blancs.
Note :
Lui :
Ce premier film d’Antony Cordier parvient bien à mêler rudesse et sensualité dans ce portrait d’un adolescent judoka. Mais c’est tout. Et c’est un peu là le problème car très rapidement on se détache et on s’ennuie, l’histoire manquant d’étoffe pour nous y intégrer. C’est d’autant plus dommage que l’interprétation est convaincante et que le jeune réalisateur montre un talent certain, même s’il appuie un peu trop sur certaines pédales.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Johan Libéreau, Salomé Stévenin, Florence Thomassin , Jean-Philippe Écoffey
Voir la fiche du film et la filmographie de Antony Cordier sur le site imdb.com.
Elle :
Ce film autobiographique témoigne du comportement de la France pétainiste vis à vis des juifs. Ce témoignage est bouleversant. Michel Simon en brave grand-père et ignoble vieillard raciste scelle une amitié profonde avec ce petit garçon qu’il ne soupçonne pas être juif sinon il l’aurait peut-être dénoncé. Les deux acteurs sont excellents, émouvants et drôles.
Note :
Lui :
Ce film quasi autobiographique de Claude Berri pourrait être presque être pris comme une fable : comment l’affection entre un vieil homme et un enfant peut transcender les pires situations (la guerre, l’antisémitisme). Michel Simon est bien entendu mémorable dans ce rôle de vieux gâteux mais c’est sans doute cette impression de vérité qui donne toute sa force au film, qui en devient très touchant.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Michel Simon, Alain Cohen, Charles Denner, Luce Fabiole, Roger Carel, Paul Préboist
Voir la fiche du film et la filmographie de Claude Berri sur le site imdb.com.
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Elle :
Beau film noir psychologique où Becker nous emmène dans les cabarets chics et corrompus de Paris. Comme à l’accoutumée Gabin excelle dans le rôle du truand charmeur avec sa gouaille populaire. La police est quasi inexistante. Seules, deux bandes rivales s’affrontent pour récupérer le fameux Grisbi.
Note :
Lui :
Magnifique polar à la française, c’est à dire s’attardant à décrire la personnalité, les sentiments de son personnage principal, en l’occurrence un casseur de banque qui doit protéger son butin. Gabin occupe centre du film avec son personnage bourru et taciturne au grand coeur. Grand et brillant malfrat, plein de classe, il tranche avec son complice, terne et gauche, un « perdant ». Le film est certes sans éclat, très classique, mais procure toujours un grand plaisir à regarder, ne serait-ce que pour son atmosphère feutrée et un Gabin magistral. Certainement, l’un des meilleurs films policiers français.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Jean Gabin, René Dary, Lino Ventura, Daniel Cauchy, Paul Frankeur, Jeanne Moreau
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Becker sur le site imdb.com.
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Lui :
Nouvelle variation de la comédie générationnelle trentenaire : cette fois c’est l’histoire de deux sœurs aux caractères bien typés ; l’une est exubérante et s’accroche à un beau parleur qui la mène en bateau et l’autre est timide et réservée mais va se laisser entraîner dans une aventure en pointillés. L’originalité était de faire un parallèle avec l’univers du roman-photo dans lequel l’une des deux sœurs transpose et enjolive ses aspirations. L’idée tombe à plat, le film ne parvenant pas vraiment à nous intéresser un tant soit peu tant les personnages sont caricaturés et il n’y a que bien peu d’humour à l’horizon. Il nous reste juste une assez bonne prestation de Marion Cothillard.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Marion Cotillard, Julie Depardieu, Jonathan Zaccaï, Eric Berger
Voir la fiche du film et la filmographie de Julie Lopes-Curval sur le site imdb.com.
Elle :
Abel Gance dresse un portrait haut en couleur de Napoléon. Il en fait un personnage fonceur, impulsif, coléreux et tyrannique. Son sens aigu de la stratégie militaire et des prises de décisions rapides renforcent le charisme qu’il pouvait avoir auprès de ses conseillers et de ses troupes. Parfois, le trait se fait caricatural notamment dans la présentation des généraux russes et autrichiens. Abel Gance s’est-il attaché à la vérité historique ou l’a-t-il édulcorée à sa guise ?
Note :
Lui :
Le film ne tient pas toutes ses promesses en tant que grande fresque historique. Au vu des moyens mis en oeuvre et du sujet, on ne peut que regretter cet échec. La brochette d’acteurs est impressionnante mais, à part Pierre Mondy et Michel Simon, aucun d’eux ne paraît à l’aise et cet assemblage hétéroclite d’acteurs connus finit par distraire du sujet. Napoléon est présenté comme une boule de nerfs et finit par être vraiment fatiguant à regarder. La scène du couronnement (Trintignant raconte…) paraît un peu ridicule. La partie la plus réussie reste la reconstitution de la bataille d’Austerlitz, qui occupe le dernier tiers du film. Cette partie vient récompenser le spectateur patient. Les scènes de bataille sont particulièrement prenantes et bien reconstituées.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Pierre Mondy, Michel Simon, Claudia Cardinale, Martine Carol, Leslie Caron, Jean Mercure, Jack Palance
Voir la fiche du film et la filmographie de Abel Gance sur le site imdb.com.
35 ans plus tôt, Abel Gance avait réalisé Napoléon en 1925, grande fresque cinématographique qui peut être considérée comme l’une des plus marquantes du cinéma muet.
Elle :
Des décors de banlieue oppressants, des intérieurs tristes et sordides, des personnages solitaires et marginaux rendent l’atmosphère de ce film glauque, triste et angoissante. Le film est centré sur le personnage de Patrick Dewaere qui de VRP minable devient un assassin sans scrupules et déjanté. Cette noirceur de la vie finit par lasser et même déteindre sur le moral.
Note :
Lui :
Tout comme Getaway commenté dans le billet d’hier, Série Noire est adapté d’un roman de Jim Thompson et décrit aussi une fuite en avant, mais d’un tout autre genre. Tonitruant, Patrick Dewaere interprète magistralement ce représentant de commerce médiocre. Il en fait beaucoup, mais jamais trop, et donne une dimension presque attachante à ce triple criminel. L’ambiance est noire, sordide à souhait. Le film dérange, remue. C’est ce que l’on recherchait dans le cinéma de la fin des années 70. Revu après plus 20 ans, le film semble souffrir de certaines longueurs et l’on est pressé d’en terminer.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Patrick Dewaere, Myriam Boyer, Marie Trintignant, Bernard Blier
Voir la fiche du film et la filmographie de Alain Corneau sur le site imdb.com.
Voir les autres films d’Alain Corneau chroniqués sur ce blog…
Existent également avec le même titre :
Le film Série Noire de Pierre Foucaud (1955) avec Henri Vidal, Erich von Stroheim
Une série TV Série Noire (1984)