24 août 2019

Violette Nozière (1978) de Claude Chabrol

Violette NozièreParis début des années 1930. Pour échapper au mode de vie étriqué de ses parents, Violette Nozière mène une vie secrète basée sur des mensonges, fréquentant les milieux étudiants du quartier latin et recourant occasionnellement à la prostitution…
Basé sur un livre de Jean-Marie Fitère publié en 1975, le film nous retrace une partie de l’histoire réelle de Violette Nozière, cette jeune fille parricide qui défraya la chronique en 1933-34. L’affaire fit grand bruit, une moitié de la France se rangeant du côté de la jeune fille, l’autre moitié étant farouchement contre ; les surréalistes prirent ouvertement sa défense « contre l’ordre bourgeois ». Claude Chabrol se place en héritier de cette tradition, lui qui a toujours fait de la bourgeoisie sa cible favorite. Il se concentre sur la personnalité de la jeune femme. Tout le film est construit sur des flashbacks, enquête et procès sont repoussés à la fin. L’ensemble est hélas un peu confus, parfois ennuyeux même. Le plus étonnant dans ce film est finalement de voir comment Isabelle Huppert s’est emparé du personnage, lui donnant du corps et une forte présence. L’actrice de 23 ans fait une performance remarquable qui fut justement saluée par un prix à Cannes.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Isabelle Huppert, Stéphane Audran, Jean Carmet, Jean-François Garreaud
Voir la fiche du film et la filmographie de Claude Chabrol sur le site IMDB.

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Remarque :
* Le choix des comédiens n’est pas innocent et Claude Chabrol l’a lui-même reconnu : s’il ne prend pas ouvertement parti sur la question de savoir si oui ou non le père de Violette avait abusé d’elle, le cinéaste a choisi les deux acteurs du film Dupont Lajoie (1975), où Jean Carmet violait Isabelle Huppert. Ainsi, le public de l’époque pouvait inconsciemment considérer le père comme étant coupable.

 

Violette NozièreIsabelle Huppert dans Violette Nozière de Claude Chabrol.

Violette NozièreIsabelle Huppert et Stéphane Audran dans Violette Nozière de Claude Chabrol.

23 août 2019

Foxtrot (2017) de Samuel Maoz

FoxtrotUne famille israélienne doit affronter une terrible nouvelle à propos de leur fils en poste sur un check-point isolé…
Foxtrot est le second long métrage du réalisateur israélien Samuel Maoz qui en a écrit le scénario. Contrairement à son film précédent Lebanon, cette histoire n’est pas autobiographique. Le réalisateur porte un regard sur son pays et surtout sur la  présence toujours forte de la Shoah dans la mémoire collective. Ainsi, certaines circonstances vont révéler des fêlures, des faiblesses profondes qui trouvent leurs origines dans ce « legs » lourd et générateur de culpabilité. La forme est originale, surtout par les cadrages et le placement de la caméra : le plus spectaculaire sont ces vues de haut, à la verticale, qui donne le sentiment que les personnages sont de petits pions sur un vaste échiquier. Dans la partie dans le désert, le cinéaste utilise des éléments oniriques ou surréalistes pour souligner l’absurdité de la situation. Finalement, il joue plus avec la forme qu’il n’étoffe son contenu, c’est sans doute le reproche que l’on peut lui faire mais son film mérite d’être remarqué.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Lior Ashkenazi, Sarah Adler, Yonaton Shiray
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Remarque :
* La ministre israélienne de la Culture, Miri Regev, a fortement critiqué le film en proclamant qu’il donnait une mauvaise image de l’armée israélienne. Comme souvent en pareil cas, ces attaques ont apporté au film une publicité inespérée et Foxtrot a connu un fort succès commercial en Israël.

FoxtrotLior Ashkenazi et Sarah Adler dans Foxtrot de Samuel Maoz.

FoxtrotLior Ashkenazi dans Foxtrot de Samuel Maoz.

22 août 2019

L’Homme qui défiait l’infini (2015) de Matt Brown

Titre original : « The Man Who Knew Infinity »

L'Homme qui défiait l'infiniAu tout début du XXe siècle, Srinivasa Ramanujan, passionné par les mathématiques, peine à trouver un travail dans sa ville de Madras en Inde et parvient in extremis à se faire embaucher comme comptable. Il envoie certaines de ses formules à divers mathématiciens anglais et l’un d’eux le fait venir à Cambridge…
L’Homme qui défiait l’infini est un film britannique basé sur la biographie écrite par l’américain Robert Kanigel. C’est un biopic assez classique dans sa forme et son déroulement. Il a toutefois le mérite d’être fidèle à la réalité. Il met bien en relief le choc entre deux approches des mathématiques : celle qui s’appuie sur les démonstrations, vision qui prévalait à l’époque en Angleterre, et celle qui laisse la part belle à l’intuition. Cette partie n’est pas exagérée : dans la réalité, il a effectivement fallu attendre presque un siècle entier pour que toutes les équations de Ramanujan soient démontrées et vérifiées. Le film est l’occasion de revoir Dev Patel, le garçon de Slumdog Millionaire. Jeremy Irons offre comme toujours une interprétation parfaite, même s’il est un peu âgé pour le rôle (G.H. Hardy n’avait que 36 ans quand il a fait venir Ramanujan), et sa voix est toujours un délice pour les oreilles. Le film n’est pas sorti en salles en France.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jeremy Irons, Dev Patel, Toby Jones, Stephen Fry
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L'Homme qui défiait l'infiniJeremy Irons et Dev Patel dans L’Homme qui défiait l’infini de Matt Brown.

 

* Autre film sur le mathématicien Srinivasa Ramanujan :
Ramanujan de Gnana Rajasekaran (Inde, 2014) avec Abhinay Vaddi.

21 août 2019

Les étoiles restantes (2018) de Loïc Paillard

Les étoiles restantesAlors qu’il vient de se faire larguer par sa petite amie, Alexandre, trentenaire un peu paumé, décide de se lancer dans la vie active et de mettre de l’ordre dans sa vie. Mais tout semble aller mal. Son père, cancéreux en phase terminale, vient de décider d’arrêter sa chimiothérapie. Et ce n’est pas son colocataire cloîtré chez lui pour chercher « une méthode universelle pour réussir sa vie » qui lui sera d’une aide quelconque. Heureusement Alexandre rencontre Manon…
Après quelques courts métrages, Loïc Paillard réalise son premier long métrage qu’il produit lui-même. Il dit s’être inspiré de sa propre vie pour écrire cette comédie dramatique. Il réussit à aborder le thème de la mort sans faire un film sombre pour autant, il parvient même à donner une indéniable légèreté à son récit. Sur ce plan, le film est bien équilibré. Le personnage principal, interprété par Benoît Chauvin, est assez réussi ; il a quelque chose d’attachant dans sa façon d’être désarçonné par sa propre vie. En revanche, le scénario gagnerait à être étoffé et un peu de profondeur aurait réellement profité à l’ensemble. néanmoins, Les étoiles restantes méritait bien d’être remarqué.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Benoît Chauvin, Camille Claris, Jean Fornerod, Sylvain Mossot
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Les étoiles restantesBenoît Chauvin et Camille Claris dans Les étoiles restantes de Loïc Paillard.

20 août 2019

A Brighter Summer Day (1991) de Edward Yang

Titre original : « Gu ling jie shao nian sha ren shi jian »

A Brighter Summer DayDans les années 60, à Taïwan, le jeune adolescent Xiao Si’r, dont les parents ont fui le régime communiste chinois, fréquente une école dite « du soir », moins prestigieuse que l’école « de jour » où son père aimerait l’inscrire. Deux gangs s’y affrontent en permanence mais l’adolescent s’efforce de rester à l’écart de leurs querelles…
A Brighter Summer Day (le titre original signifie « L’affaire du jeune meurtrier de la rue Guling » alors que le titre international fait référence aux paroles de la chanson Are You Lonesome Tonight ? popularisée par Elvis Presley et reprise dans le film) est basé sur un fait divers qui eut lieu dans le collège d’Edward Yang quand il avait 13 ans. Le réalisateur lui donne de l’ampleur en le reliant à la situation politique de Taïwan à cette époque (1). Le film aborde plusieurs thèmes tournant autour de l’adolescence et de la déstabilisation créée par le déracinement. Le récit se concentre d’abord sur la tension entre les deux gangs, qui symbolisent les deux catégories de la population de Taïwan (2). L’histoire prend ensuite un tour plus politique tout en se concentrant sur la famille de Xiao Si’r. Elle prend aussi un tour plus désespéré. Le film de près de 4 heures paraît vraiment très long, notamment dans sa première moitié. Les personnages ne sont pas toujours faciles à reconnaître, pour nous occidentaux, et il y a plus de cent rôles parlants. Il faut donc rester concentré. L’image est très belle, avec des cadrages travaillés et une utilisation fréquente du hors-cadre. Le film est ressorti en 2018 et a été très bien accueilli par la critique et de nombreux spectateurs semblent très enthousiastes, plus que je ne l’ai été en tous cas…
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Chang Chen, Lisa Yang
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(1) Taïwan est alors dans cette période que l’on appelle la « Terreur blanche ». Le gouvernement contrôlé par le Kuomintang (parti nationaliste chinois) a établi la loi martiale qui resta en place de 1949 à 1987 (ce qui explique l’omniprésence des militaires dans le film).
(2) Le gang des Garçons du Petit Parc représente la population du continent venue sur l’île pour fuir le communisme à partir de 1949. Le gang des 217 représente la population qui habitait l’île auparavant.

 

A Brighter Summer DayLisa Yang et Chang Chen dans A Brighter Summer Day de Edward Yang.

19 août 2019

Everybody Knows (2018) de Asghar Farhadi

Titre original : « Todos lo saben »

Everybody KnowsLaura qui vit en Argentine revient dans son village natal en Espagne pour assister au mariage de sa sœur. Alors que la fête bat son plein, un évènement tragique bouleverse l’atmosphère joyeuse et va faire ressurgir un passé enfoui…
L’iranien Asghar Farhadi a écrit son scénario en farsi, l’a tourné en espagnol et en Espagne ; les distributeurs français l’ont affublé d’un titre américain. Autant dire qu’il s’agit d’un film international mais, même si le dossier de presse brode sur le choc des cultures, rien de tel n’est en réalité perceptible à l’écran. Il s’agit d’un thriller familial plutôt classique qui bénéficie d’une interprétation assez forte du couple Penélope Cruz et Javier Bardem. Il se passe réellement quelque chose entre les deux acteurs (rappelons qu’ils sont mari et femme à la ville). Asghar Farhadi manque un peu de clarté dans le déroulement de son scénario, ce qui nuit beaucoup à l’impression générale. Et la mise en place est vraiment interminable.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Penélope Cruz, Javier Bardem, Ricardo Darín, Eduard Fernández, Inma Cuesta
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Everybody KnowsPenélope Cruz et Javier Bardem dans Everybody Knows de Asghar Farhadi.

18 août 2019

One Good Turn (1931) de James W. Horne

One Good Turn(Court métrage parlant, 20 minutes) Victime de la Dépression, Stan et Ollie n’ont plus qu’une vieille Ford, une tente et quelques vêtements. Ils vont demander la charité dans une maison où une vieille dame leur donne volontiers à manger. De la cuisine, ils l’entendent peu après se faire menacer d’expulsion par un propriétaire véreux sans savoir qu’il s’agit de la répétition d’une pièce de théâtre…
L’histoire se déroule dans trois lieux principaux : un endroit isolé où ils ont planté leur tente, chez la vieille dame et dans la rue du village. One Good Turn (= une bonne action) comporte quelques bons gags, comme la scène où Stan coupe du bois, mais l’ensemble reste très classique, sans trouvailles un tant soit peu notable.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Stan Laurel, Oliver Hardy, Mary Carr, James Finlayson
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One Good TurnMary Carr, Stan Laurel et Oliver Hardy dans One Good Turn de James W. Horne.

17 août 2019

Inspecteur Lavardin (1986) de Claude Chabrol

Inspecteur LavardinLe corps du notable et écrivain catholique Raoul Mons est retrouvé mort sur la plage de Saint-Énogat à Dinard, en Bretagne. Lorsque l’inspecteur Lavardin arrive sur les lieux, il découvre que la veuve n’est autre qu’un de ses grands amours de jeunesse…
Après le succès de Poulet au vinaigre et le prochain projet du cinéaste se trouvant mort-né (1), Claude Chabrol reprend le personnage de l’inspecteur Lavardin. L’histoire en elle-même est assez simple : bien entendu, la bourgeoisie et les affaires de famille sont sur la sellette et, comme d’habitude, sous les apparences respectables, les dessous ne sont guère reluisants. Le plus intéressant est le personnage de l’inspecteur, toujours aussi excentrique et hors-normes avec sa façon d’aller sans ménagement directement au cœur des problèmes. Le dénouement est pour le moins surprenant, une petite facétie du cinéaste. L’ensemble ne manque pas d’humour, comme il se doit.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Jean Poiret, Jean-Claude Brialy, Bernadette Lafont, Jean-Luc Bideau
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(1) Claude Chabrol voulait tourner une Camille Claudel avec Isabelle Huppert mais le projet de Bruno Nuytten avec Isabelle Adjani les a pris de court.

Inspecteur LavardinJean Poiret et Jean-Claude Brialy dans Inspecteur Lavardin de Claude Chabrol.

16 août 2019

Plaire, aimer et courir vite (2018) de Christophe Honoré

Plaire, aimer et courir vite1990. Jacques est un écrivain connu qui vit à Paris avec son jeune fils. Lors d’un déplacement à Rennes, il fait la rencontre d’Arthur, jeune étudiant, homosexuel comme lui et qui mord la vie à pleine dents…
Après deux adaptations littéraires, Christophe Honoré revient à un récit réaliste qu’il a écrit lui-même. Son récit met face à face deux êtres à des positions très différentes, presque opposées, de leur vie : l’un est à l’aube de ses vingt ans, avide de tout, prenant tous les plaisirs qui passent à sa portée, irréfléchi, repoussant à plus tard toute réflexion ; l’autre est bientôt quarantenaire, il a vécu beaucoup et tente d’être maintenant maitre de ses choix car il sait son temps limité. Cette opposition de caractères pourra paraître artificiellement poussée mais c’est, après tout, le propre de toute scénarisation, afin de mieux faire ressortir certains traits. Le plus remarquable dans le film de Christophe Honoré est sa façon de mettre en scène l’homosexualité, de montrer sans fard la naissance d’une histoire d’amour que l’on sait brève. La lourde présence du sida n’entraine aucun excès de pathos, l’humour est même plutôt dominant tout au long du film. Le flirt entre Jacques et Arthur prend la forme d’un amusant badinage et, si le sexe est souvent présenté de façon directe, c’est toujours sans vulgarité. Les interprétations de Vincent Lacoste et de Pierre Deladonchamps sont très fortes.
Elle: 4 étoiles
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Vincent Lacoste, Pierre Deladonchamps, Denis Podalydès
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Plaire, aimer et courir vitePierre Deladonchamps et Vincent Lacoste dans Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré.

15 août 2019

Rive droite, rive gauche (1984) de Philippe Labro

Rive droite, rive gauchePaul Senanques et son associé sont avocats de l’homme d’affaires Pervillard, surnommé « le Président ». Paul commence à douter de l’honnêteté de son client. Au même moment, Paul fait la rencontre de Sacha, une jeune femme dont il s’éprend…
Philippe Labro et sa femme Françoise ont écrit ensemble le scénario de Rive droite, rive gauche. Il met en scène les malversations d’un puissant homme d’affaires parallèlement à une histoire d’amour très romanesque. L’histoire est assez simplette et le film a été souvent qualifié de « roman-photo de luxe » par la critique : il est vrai que l’ensemble est très manichéen, avec des méchants bien méchants (et heureusement assez bêtes), et aussi légèrement moralisateur. Le film vaut surtout par son interprétation, un beau plateau d’acteurs qui ont beaucoup de présence. Depardieu est très crédible dans son costume d’avocat habitué des cinq étoiles, Nathalie Baye montre beaucoup de charme. Son personnage a beau être caricatural, Carole Bouquet n’en est pas moins superbe, dans son inimitable style « beauté inaccessible ». Comme les autres films de Philippe Labro, Rive droite, rive gauche  est à classer dans le cinéma populaire, donc destiné à un large public. Il connut un beau succès en salles.
Elle: 3 étoiles
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Gérard Depardieu, Nathalie Baye, Carole Bouquet, Bernard Fresson, Jacques Weber, Charlotte de Turckheim
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Rive droite, rive gaucheGérard Depardieu et Nathalie Baye : photo publicitaire pour Rive droite, rive gauche de Philippe Labro.

Remarque :
* Physiquement, le financier interprété par Robert Fresson ressemble fortement à Jean-Baptiste Doumeng, « le milliardaire rouge » ; il a aussi le même franc-parler,  mais la ressemblance s’arrête là puisque Jean-Baptiste Doumeng n’a jamais été impliqué dans un tel scandale, ni utilisé de telles méthodes.
* Rive droite, rive gauche est l’ultime réalisation de Philippe Labro qui se consacrera ensuite à la radio (RTL).

Rive droite, rive gaucheGérard Depardieu, Carole Bouquet, Jacques Weber et Bernard Fresson dans Rive droite, rive gauche de Philippe Labro.