Karine et Jimmy forment un couple uni, toujours très amoureux après vingt ans de vie commune et deux enfants. Elle travaille dans une usine ; lui, chauffeur routier, s’acharne à faire grandir sa petite entreprise. Quand surgit le mouvement des Gilets Jaunes, Karine est emportée par la force du collectif, la colère, l’espoir d’un changement. Mais à mesure que son engagement grandit, l’équilibre du couple vacille… Les braises est un film français co-écrit et réalisé par Thomas Kruithof. Plus que le mouvement social lui-même, le cinéaste explore l’impact d’un engagement non partagé sur la vie d’un couple. Comme dans son film précédent, Les Promesses (2021), il s’abstient de trop prendre parti sur le plan politique pour rester sur le plan de la fiction. On peut néanmoins trouver la peinture sociale très juste et apprécier le mélange entre politique et l’intime ou, au contraire, trouver l’ensemble un peu trop manichéen, nous laissant loin des personnages. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
En avril 1976, débute le deuxième procès de Pierre Goldman, militant d’extrême gauche condamné en première instance à la réclusion criminelle à perpétuité pour quatre braquages à main armée, dont un ayant entraîné la mort de deux pharmaciennes. Il clame son innocence dans cette dernière affaire et devient en quelques semaines l’icône de la gauche intellectuelle. Georges Kiejman, jeune avocat, assure sa défense. Mais très vite, leurs rapports se tendent. Goldman, insaisissable et provocateur, risque la peine capitale et rend l’issue du procès incertaine… Le Procès Goldman est un film français réalisé par Cédric Kahn. Sa scénariste Nathalie Hertzberg a effectué une profonde enquête pour recueillir tous les éléments permettant cette reconstitution. Elle a notamment rencontré Georges Kiejman et Francis Chouraqui, les avocats de la défense. Précisons qu’il ne s’agit pas de réhabiliter Pierre Goldman ou de le condamner : Cédric Kahn ne porte pas de jugements, il a voulu recréer le déroulement de ce procès. Malgré le décor unique (une minuscule salle de tribunal), le film est assez passionnant grâce à la personnalité assez unique de Pierre Goldman. L’acteur Arieh Worthalter donne une interprétation très intense de ce personnage complexe qui fait montre d’un incroyable aplomb pour clamer son innocence : « Je suis innocent parce que je suis innocent ! ». Les autres acteurs ne sont pas hélas aussi convaincants (du moins à mes yeux, car il me semble être le seul à en avoir été gêné). L’image évoque les années 70, non seulement par les costumes et le décor mais aussi par la qualité d’image. Le Procès Goldman est un film assez unique en son genre et qui, sans nul doute, marque les esprits. Très bon accueil de la critique et du public. César du meilleur acteur pour Arieh Worthalter. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Cédric Kahn chroniqués sur ce blog…
Remarque : * Pierre Goldman est le demi-frère aîné de Jean-Jacques Goldman. Celui-ci apparaît d’ailleurs brièvement dans le film sous les traits du jeune comédien Ulysse Dutilloy-Liégeois (dixit le dossier de presse).
Arieh Worthalter dans Le Procès Goldman de Cédric Kahn.