Elle :
Abandon rapide : j’ai eu l’impression que j’allais perdre mon temps.
Note :
Lui :
Le film démarre assez mal, et je dois bien avouer que le nom de Samuel Le Bihan n’est pas le premier qui me vient à l’esprit pour jouer le rôle d’un psychiatre… Le film finit par prendre un peu, essentiellement par son scénario qui est plutôt bien construit sur le plan de l’intrigue policière. Par contre, l’exagération des personnages cantonne le film dans la caricature et l’anecdote, il y a d’ailleurs quelques passages assez amusants où l’on rit franchement. Aucun des acteurs ne semble croire à son rôle… mis à part François Berléand qui traverse tout cela avec son flegme habituel.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Cette comédie anglaise comporte de belles trouvailles de scénario mais n’est pas sans défaut. La mise en place est un peu longue, il faut plus d’une demi-heure pour qu’arrive l’idée de base du film, et certaines scènes sont un peu poussives. Le meilleur se situe vers la fin où, à la fois le rythme est plus soutenu, et où le film s’installe un peu plus dans le délire… L’humour donne bien entendu dans le genre humour noir mais n’est jamais excessivement morbide.
(Note : Le film m’a fait penser à Saving Grace de Nigel Cole, avec la même Brenda Blethyn, mais sans être toutefois aussi réussi.)
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Film original de par le thème choisi. Le cinéaste a choisi de montrer par l’humour les bouleversements entraînés par la chute du mur de Berlin au sein de l’Allemagne de l’Est. Des sentiments de joie tout d’abord, mais aussi une certaine nostalgie du passé, animent cette famille de RDA. C’est pour protéger leur mère communiste qui sort d’un long coma qu’un frère et une soeur lui cachent la vérité et s’évertuent à reconstituer l’ancienne RDA dans sa vie de convalescente. Wolfgang Becker emploie un ton enlevé et humoristique pour décrire leurs péripéties, et surtout leur mode de vie à cette période. L’intention y est mais la mise en forme est un peu maladroite et poussive. On se désintéresse un peu du sujet à cause de certaines longueurs et exagérations. La dernière partie est un peu plus intéressante et attachante lorsqu’on cerne d’un peu plus près les personnages au cœur de leur vie éclatée.
Note :
Lui :
Personnellement, je n’ai pas réussi à accrocher : j’ai trouvé la mise en scène un peu tonitruante et que l’histoire avait franchement du mal à être crédible.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Abandon rapide (je suis sans doute plutôt hermétique au sujet…)
Note :
Lui :
Solaris continue de former un cas totalement à part dans la science-fiction. Ce très beau et étrange livre de Stanislaw Lem avait déjà eu une adaptation très personnelle, onirique et puissante d’Andrei Tarkovsky. Cette nouvelle adaptation au cinéma l’est tout autant, mais dans un registre totalement différent. Cette version est deux fois plus courte et se focalise sur son personnage principal et sa relation avec sa femme décédée 10 ans plus tôt, une relation construite sur l’amour, la fascination et le remords. Soderbergh gomme tous les aspects scientifiques du livre, le vaisseau spatial ne servant qu’au huis clos (et à quelques très belles images de l’espace environnant), et la dimension métaphysique du livre a disparu, les seconds rôles sont très peu présents, l’histoire n’existe qu’à travers quelques flash-back… Et pourtant tout cela fonctionne très bien, le film est très prenant, envoûtant. Aucun effet facile, tout est dans l’atmosphère et il faut dire que le duo d’acteurs, Clooney et Natascha McElhone, est vraiment remarquable. Il n’est pas très étonnant que le film n’ait que peu marché, car il ne répond à aucun des codes du genre. Mais c’est un très beau film.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Une belle surprise avec ce film argentin qui jette un regard tendre et plein d’humour sur les espoirs et les doutes de trois personnages qui se mettent en route pour San Jullian afin d’y réaliser leurs rêves. Ce road-movie traverse les grands et beaux déserts de Patagonie dont l’éclairage n’est pas toujours raccord avec les scènes intérieurs de voiture. Mais peu importe, l’essentiel est ailleurs avec ces trois personnes qui deviennent très attachantes. Maria va passer dans un jeu télévisé miteux pour gagner au final une trousse de maquillage; le grand-père Don Justo est à la recherche de son chien moraliste ; Roberto fait réaliser un gâteau en forme de tortue pour l’enfant de la fille dont il est amoureux. L’enjeu de ces trois parcours qui parait au premier abord dérisoire témoigne des histoires intimes qui habitent chacun d’entre eux et qui sont essentielles à leur survie.
Note :
Lui :
Trois histoires qui s’entremêlent, sans rapport entre elles si ce n’est qu’elles se passent au fin fond de la Patagonie. Des histoires simples, assez attachantes, et qui mine de rien font intervenir tout un lot de sentiments élémentaires. Le parcours de ce nonagénaire qui part chercher son chien à pied n’est d’ailleurs pas sans rappeler Une histoire vraie de David Lynch, avec ses rencontres aussi inattendues que chaleureuses. Au final, c’est un beau film, à la fois simple et fort.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Je veux bien croire qu’Etienne Chatillez avait envie de faire une satire de la génération 68 qui a du fil à retordre avec ses rejetons mais à mon avis c’est un peu raté : cette comédie vire dans le grotesque. On ne croit pas du tout à ce portrait de couple bourgeois parisien qui veut se débarrasser à tout prix de leur fils. Sabine Azema et André Dussolier déploient en vain leurs efforts pour incarner ces parents martyrs. Ce n’est surtout pas le reflet d’une réalité sociale car j’ai l’impression que beaucoup de parents aimeraient avoir pour fils ce Tanguy. Il est trop charmant, poli et intelligent pour se faire mettre à la porte par ces parents trop riches, cultivés et intelligents. Tout cela fait un peu 16e arrondissement…
Note :
Lui :
Comédie bien décevante: On ne croit pas une seconde à cette histoire et ces parents qui se lamentent de ne pas voir partir leur fils sont assez détestables et ridicules. Ce n’est pas un film qui apporte une vision d’un fait de société, ce n’est qu’une comédie un peu poussive qui se voit obligée de jouer la surenchère pour tenter de nous amuser. Il aurait fallu, soit faire une comédie plus crédible, soit en rajouter encore plus et faire une comédie totalement loufoque. Bloqué entre les deux, Chatillez ne convainc pas.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Abandon au bout de 30 mn. On assiste au délitement de familles oisives au bord d’une piscine nauséeuse. L’ambiance glauque qui met très mal à l’aise devient vite insupportable. On ne voit pas bien où le metteur en scène a voulu en venir.
Note :
Lui :
Il m’est un peu difficile de parler de ce film auquel je n’ai absolument pas accroché. D’une part, cette façon de filmer très près des personnages est on ne peut plus désagréable et stressante, et d’autre part cette famille en semi-décomposition, sans but, n’est pas très attirante. Sans doute, le réalisateur a t-il voulu montrer ainsi sa vision de la société argentine actuelle mais il faut arriver à dépasser le côté un peu nauséeux du film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Adapté du roman de Graham Greene, Un américain bien tranquille met en scène le Vietnam des années 50 au moment de l’occupation française et de la menace communiste. Il s’agit d’une rivalité amoureuse entre un vieux journaliste anglais interprété par Michael Caine et un jeune américain qui séduit une belle vietnamienne, maîtresse du journaliste. Malgré le background historique intéressant, les belles images du Vietnam et le talent des acteurs, on se sent constamment maintenu à distance de l’intrigue. Il manque une certaine richesse intérieure aux personnages pour nous émouvoir suffisamment. La musique et l’ambiance sonore sont assez éprouvants. Hollywood a certainement mis son grain de sel dans tout ça.
Note :
Lui :
Cette histoire de journaliste anglais qui est tombé amoureux d’une jeune vietnamienne nous permet de nous plonger dans une période assez peu illustrée au cinéma : les manoeuvres de la CIA pour forcer la fin de l’engagement français au Vietnam au début des années 50. C’est cette partie historique qui est la plus intéressante, l’histoire d’amour en elle-même étant des plus classiques et prévisibles. Michael Caine domine le film, il faut dire qu’il est dans le genre de rôle où il excelle.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Film remarquable pour l’étrangeté de son sujet, de sa mise en scène et de sa musique. Le réalisateur de Magnolia se penche sur le sort d’un directeur d’entreprise mal dans sa peau et étouffé par ses sept sœurs. Il a plus pensé à son travail qu’à sa vie privée. Punch-drunk Love est une curiosité car sa mise en scène désarticulée est ponctuée d’accélérations et de ralentissements, de sons dissonants, d’endroits immenses vides et froids comme pour mieux mettre en évidence un monde déshumanisé peuplé de chiffres et de voix téléphoniques. A cet égard, Anderson nous gratifie de plans évocateurs sur des rayons de supermarché qui font penser aux photos d’Andréas Gursky. Il villipende la société de consommation tout comme son héros qui sous ses airs calmes, expulse parfois sa violence intérieure de manière fracassante. Le scénario est non dénué d’humour mais pêche cependant par un certain manque d’étoffe. On aurait aimé un peu plus de profondeur pour rompre un certain ennui qui s’installe notamment lors des confrontations avec les types du sex-shop.
Note :
Lui :
Je n’avais pas aimé, mais alors pas du tout, Magnolia. Cette fois-ci, j’ai trouvé que Punch-drunk Love comporte quelques aspects intéressants, mais globalement l’ensemble manque de finalité à mes yeux : on a un peu l’impression que le scénariste a pris un personnage central un peu « dérangé/décalé » pour pouvoir mettre bout à bout des séquences et faire des enchaînements saugrenus. Personnellement, je n’accroche pas trop et si je suis tout d’abord intrigué, je m’ennuie assez rapidement…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Une jeune femme au tempérament effacé devient l’assistante d’une star de cinéma. Premier long métrage de François Favrat, Le Rôle de sa Vie n’est pas sans qualité mais m’a paru souffrir d’une mise en place un peu délicate, Agnès Jaoui a notamment un peu de mal avec son personnage de star qui manque un peu d’ampleur. Mais peu à peu, le film trouve son rythme et prend un côté plus attachant, à la fois par la bonne prestation de Karin Viard en assistante trop dévouée et par une bonne dose d’humour dans les dialogues. L’ensemble reste toutefois très léger, l’aspect « réflexion sur la célébrité » restant à un niveau assez simple.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)