9 août 2005

Solaris (2002) de Steven Soderbergh

SolarisElle :
Abandon rapide (je suis sans doute plutôt hermétique au sujet…)
Note : pas d'étoiles

Lui :
Solaris continue de former un cas totalement à part dans la science-fiction. Ce très beau et étrange livre de Stanislaw Lem avait déjà eu une adaptation très personnelle, onirique et puissante d’Andrei Tarkovsky. Cette nouvelle adaptation au cinéma l’est tout autant, mais dans un registre totalement différent. Cette version est deux fois plus courte et se focalise sur son personnage principal et sa relation avec sa femme décédée 10 ans plus tôt, une relation construite sur l’amour, la fascination et le remords. Soderbergh gomme tous les aspects scientifiques du livre, le vaisseau spatial ne servant qu’au huis clos (et à quelques très belles images de l’espace environnant), et la dimension métaphysique du livre a disparu, les seconds rôles sont très peu présents, l’histoire n’existe qu’à travers quelques flash-back… Et pourtant tout cela fonctionne très bien, le film est très prenant, envoûtant. Aucun effet facile, tout est dans l’atmosphère et il faut dire que le duo d’acteurs, Clooney et Natascha McElhone, est vraiment remarquable. Il n’est pas très étonnant que le film n’ait que peu marché, car il ne répond à aucun des codes du genre. Mais c’est un très beau film.
Note : 5 étoiles

Acteurs: George Clooney, Natascha McElhone
Voir la fiche du film et la filmographie de Steven Soderbergh sur le site IMDB.
Voir les autres films de Steven Soderbergh chroniqués sur ce blog…
Voir nos commentaires sur le Solaris de Tarkovsky 1972.

3 commentaires sur « Solaris (2002) de Steven Soderbergh »

  1. Une superbe histoire d’amour inscrite dans un genre,la S-F,dont Soderbergh réduit les attributs pour filmer la détresse d’un homme hanté par le souvenir d’une femme.Clooney n’a jamais été aussi bon.REMARQUABLE.

  2. C’est un petit grand film étonnant. J’ai beaucoup aimé l’intemporalité du vestiaire et des interieurs des scènes « sur Terre ». Le film explore le rapport troublant du couple et le résultat est moins hermétique que celui de Tarkovski. Mais les aspects SF ne sont pas laissés à l’abandon. Quelques plans angoissants avec interminables couloirs nous plongent dans cette « intrigue spatiale ».
    Certes, on ne développe pas assez le thème de Solaris comme forme d’intelligence manipulatrice avec laquelle on n’arrive pas à faire du vrai contact … et le jeu de Jeremy Davis était une mélange Dennis Hoper-Jack Nicholson trop évidente parfois.

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