Elle :
En bref (*) : Un saxophoniste de jazz voit sa vie bouleversée après un accident. J’ai été agréablement surprise par ce film, surtout après les mauvaises critiques que j’avais lues. Belle interprétation d’Harvey Keitel.
Note :
Lui :
En bref (*) : Paul Auster (qui co-réalisa Smoke avec Wayne Wang) nous conte là une bien belle histoire, surprenante et attachante.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Harvey Keitel, Richard Edson, Mira Sorvino, Vanessa Redgrave
Voir la fiche du film et la filmographie de Paul Auster sur le site imdb.com.
(*) Les commentaires de la rubrique “en bref” datent des tout premiers mois où nous avons commencé à noter nos impressions sur les films que nous regardions : ils étaient effectivement très brefs.
Elle :
Ce road-movie noir et blanc est très photographique et traduit bien l’univers désolé et sans but de ces trois jeunes gens paumés mais attachants. Ils ne cherchent pas à communiquer entre eux sauf pour l’essentiel et n’ont rien à se dire. Leur âme est morte en quelque sorte. Ils ont juste envie d’être ensemble et de se tenir chaud sans savoir pourquoi. 20 ans plus tard, ce film n’a pas vieilli mais reste tout de même bien tristounet.
Note :
Lui :
Vu (ou plutôt revu) avec du recul, Stranger than Paradise me paraît bien plus racoleur que je ne le pensais, un film à la mode. Ici, le désoeuvrement des personnages n’a d’égal que la vacuité du film… et l’on a envie de demander à Jarmusch ce qu’il cherche à prouver. L’attrait de ce film me semble essentiellement plastique : John Lurie a vraiment une « gueule » fantastique.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: John Lurie, Eszter Balint
Voir la fiche du film et la filmographie de Jim Jarmusch sur le site imdb.com.
Voir les autres films de Jim Jarmusch chroniqués sur ce blog…
Elle :
Sans être un film vraiment marquant, La Muse est une petite comédie qui se laisse regarder quand on n’a pas envie de se prendre la tête. Sharon Stone joue très bien son rôle de muse désaxée. Cette satire des moeurs hollywoodiennes ne donne pas dans le mauvais goût.
Note :
Lui :
Cette comédie sans prétention tient surtout grâce à la présence de Sharon Stone, qui interprète à merveille cette muse un peu encombrante et légèrement insupportable. C’est sa première comédie. Le film se laisse regarder avec amusement.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Albert Brooks, Sharon Stone, Andie MacDowell, Jeff Bridges
Voir la fiche du film et la filmographie de Albert Brooks sur le site imdb.com.
Elle :
Cette histoire de basketteur noir accédant au sommet de la popularité aurait pu être intéressante si elle avait montré davantage les difficultés d’ascension des noirs dans la société américaine. Au lieu de cela, Spike Lee nous fait vivre les mille hésitations d’un fils champion qui doit choisir une université. Son père sorti de prison pour l’influencer dans son choix, est à ses côtés. Ces tergiversations sont interminables et sombrent dans les clichés et la mièvrerie.
Note :
Lui :
Spike Lee veut sans doute faire trop de choses à la fois : il veut nous raconter une histoire touchante, faire passer un message fort, faire des plans à l’esthétique osée. Son film semble partir dans plusieurs directions et n’en devient que plus confus et la force de son récit se dilue dans un ensemble qui manque de cohérence. Un film décharné qui paraît racoleur.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Denzel Washington, Ray Allen, Milla Jovovich
Voir la fiche du film et la filmographie de Spike Lee sur le site imdb.com.
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Elle :
Fresque historique à grand spectacle sur le chantier titanesque de la construction de la ligne de chemin de fer américaine. Cecil B. DeMille retrace cette épopée avec bon nombre de figurants, de cascades et d’effets spectaculaires et c’est avec intérêt que l’on voit cet exploit se réaliser. Néanmoins, l’histoire d’amour impossible entre Barbara Stanwyck et ses deux prétendants souffre de longueurs et de cohérence et finit par lasser.
Note :
Lui : La construction de la première ligne de chemin de fer traversant les Etats-Unis n’est pas traitée par Cecil B. DeMille uniquement comme une grande épopée : dans Pacific Express, l’accent est surtout mis sur un trio de personnages bien typés (un bon, un méchant et une femme entre les deux), ce qui engendre quelques longueurs. Il reste de bonnes scènes plus descriptives, comme la construction de la ligne (images faites avec de vrais poseurs de rail) ou le montage/démontage de la ville qui suit le chantier au cours de son avancement. Ces scènes sont hélas trop rares.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Barbara Stanwyck, Joel McCrea, Akim Tamiroff
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Elle :
Un grand film noir chargé d’une ambiance oppressante et d’une violence presque sadique. Glenn Ford incarne un flic incorruptible prêt à tout pour élucider la mort d’un policier. Il est sur le point de franchir les limites de la droiture lorsqu’il se trouve amené à venger le meurtre de sa femme. Les frontières sont poreuses et fragiles. Fritz Lang dépeint avec noirceur le milieu corrompu de la police et celui des truands sans scrupules. La scène où Lee Marvin ébouillante le visage de son amie est brutale et sauvage. Ce beau visage brûlé sur un côté est très symbolique ; il reflète à la fois le bien et le mal qui rongent les fondements de la société américaine des années 50.
Note :
Lui : Règlement de comptes est inspiré d’une série d’articles consacrés au gangstérisme et à la corruption parus dans le Saturday Evening Post, transformés par la suite en roman. Ce sentiment d’authenticité que l’on ressent à sa vision est certainement en partie du à ces origines. Filmant avec beaucoup d’efficacité, sans plan inutile, Fritz Lang se penche plus particulièrement sur son personnage principal, un policier incorruptible (Glenn Ford) à deux doigts de se faire justice lui-même. Fritz Lang est persuadé qu’il y a un moment où tout peut basculer : « si vous faites le premier pas, les abysses s’ouvrent et le deuxième pas devient inéluctable ». Son personnage est ainsi rendu plus proche des gangsters qu’il poursuit. Règlement de Comptes se fit remarquer à l’époque par son côté un peu violent (précisons tout de même que cette violence paraît presque anodine à côté des films actuels). Est-ce cela qui lui donne cette force ? Aujourd’hui, il nous reste un très beau film noir qui se revoit toujours avec grand plaisir.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Road-movie en tondeuse à gazon d’un grand-père fragile à la recherche de son frère malade. Ce thème qui aurait pu être ennuyeux et larmoyant devient sous la patte de David Lynch un fantastique voyage poétique. Les paysages et la musique sont admirables de beauté. Ce vieil homme oublié fait l’admiration de tous les gens qu’il rencontre. Il nous fait partager sa vision de la vie sans tomber dans le genre revêche et aigri de tout. Sa sérénité et sa droiture suscitent notre adhésion.
Note :
Lui :
David Lynch nous raconte une histoire simple (« straight story ») mettant en avant des valeurs simples, centrées sur la famille notamment. En appelant son personnage Alvin Straight, il semble nous demander de dépasser cette apparente simplicité. Lynch nous dévoile bien peu du caractère de son personnage, mais suffisamment pour le rendre très attachant. L’image est très belle, avec notamment de magnifiques plans de ces immenses champs de l’Iowa, et la musique parfaite. Un film plutôt atypique pour David Lynch.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Sissy Spacek, Richard Farnsworth, Harry Dean Stanton
Voir la fiche du film et la filmographie de David Lynch sur le site imdb.com.
Voir les autres films de David Lynch chroniqués sur ce blog…
Elle :
J’ai de plus en plus de mal à regarder ces comédies romantiques américaines construites sur le même modèle. Abandon.
Note :
Lui :
Certes Et si c’était vrai a tout de la comédie sentimentale hollywoodienne classique, un de ces films qui semblent sortis d’un moule… Et pourtant, il a un petit quelque chose en plus qui rend cette histoire finalement assez touchante. Est-ce la présence d’un spectre dans cette histoire d’amour plus fort que la mort ou plus simplement le charme évident des deux acteurs principaux ? Peut-être est-ce aussi la question fondamentale sous-jacente, question qui a donné au film une résonance toute particulière aux Etats-Unis alors divisés par l’affaire Terri Schiavo (une jeune femme en coma prolongé dont les parents ne pouvaient se résoudre à cesser les soins). Le film est adapté du best seller de l’écrivain français Marc Levy.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Reese Witherspoon, Mark Ruffalo
Voir la fiche du film et la filmographie de Mark Waters sur le site imdb.com.
Lui :
Réalisé par la Fox pour tenter de dupliquer le succès de la série des Charlie Chan, cet Enigmatique Monsieur Moto est le premier d’une série de 8 films mettant en scène un enquêteur japonais interprété par Peter Lorre. Cet élégant personnage est un homme étonnant et plein de ressources, que ce soit dans l’art du combat jiu-jitsu ou dans l’art de la déduction. Le climat est oriental à souhait, l’occasion de faire intervenir nombre de personnages jouant double-jeu. Cette série fut interrompue par l’approche de la guerre comme tout ce qui pouvait montrer les japonais sous un jour positif. Peter Lorre est vraiment parfaitement crédible dans ce rôle qui semble taillé pour lui. Considéré comme le meilleur de la série, L’énigmatique Monsieur Moto se regarde encore aujourd’hui avec plaisir car il a su conserver son atmosphère délicatement envoûtante même s’il peut paraître n’être que gentiment désuet.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Peter Lorre, Virginia Field, Thomas Beck
Voir la fiche du film et la filmographie de Norman Foster sur le site imdb.com.
Elle :
Bien que le début du film soit maladroit et conventionnel, on se laisse gagner peu à peu par cette intrigue policière dont le point de départ est la disparition d’un archéologue au coeur des tombeaux égyptiens. Il faut noter la présence de Rita Hayworth dans un de ses tous premiers rôles. L’histoire est prenante et plutôt complexe.
Note :
Lui : Charlie Chan enquête sur des disparitions et des meurtres dans le cadre de fouilles archéologiques en Egypte. Le scénario est très bien ficelé, l’intrigue étant forte en rebondissements et en trouvailles originales. L’ensemble est assez léger, même assez amusant du fait du comportement maniéré et déférent de Charlie Chan.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Warner Oland, Pat Paterson, Thomas Beck, Rita Hayworth
Voir la fiche du film et la filmographie de Louis King sur le site imdb.com.
Charlie Chan est un détective américain d’origine chinoise créé par l’écrivain/scénariste Earl Derr Biggers. Ses enquêtes firent l’objet d’une petite cinquantaine de films produits par la Fox puis par Monogram. Son personnage rencontra un vif succès grâce à son côté oriental, son humour et ses facéties… sans oublier son inépuisable réserve de proverbes.
Charlie Chan fut interprété par Warner Oland de 1931 à 1938 (16 films), Sidney Toler de 1938 à 1946 (22 films) et Roland Winters de 1947 à 1949 (6 films). Une résurrection fut tentée en 1981 avec Peter Ustinov.
Les trois premiers Charlie Chan : The house without a key (1926) de Spencer Bennet (Pathé, film perdu) The chinese parrot (1927) de Paul Leni (Universal, film perdu) Behind that curtain (1929) de Irving Cummings avec E.L. Park (et Boris Karloff) (Fox)