(Court métrage parlant, 20 minutes) Victime de la Dépression, Stan et Ollie n’ont plus qu’une vieille Ford, une tente et quelques vêtements. Ils vont demander la charité dans une maison où une vieille dame leur donne volontiers à manger. De la cuisine, ils l’entendent peu après se faire menacer d’expulsion par un propriétaire véreux sans savoir qu’il s’agit de la répétition d’une pièce de théâtre…
L’histoire se déroule dans trois lieux principaux : un endroit isolé où ils ont planté leur tente, chez la vieille dame et dans la rue du village. One Good Turn (= une bonne action) comporte quelques bons gags, comme la scène où Stan coupe du bois, mais l’ensemble reste très classique, sans trouvailles un tant soit peu notable. Elle: – Lui :
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Stan, Ollie et leurs épouses ont décidé de partir pour une belle journée de pique-nique. Ils aimeraient que l’oncle les accompagne mais il a du mal à se laisser convaincre car il a une crise de goutte au pied gauche qui est fort sensible aux chocs…
A Perfect Day est le dernier film de Laurel et Hardy tourné à la fois en muet et en parlant. Les situations s’enchainent bien et de façon assez logique même s’il y a quelques répétitions. Il y a de bons gags et le personnage de l’oncle enrichit bien l’ensemble. Initialement, la seconde bobine devait être dédiée au pique-nique mais les préparatifs fonctionnèrent si bien qu’ils occupent au final la totalité de ce court métrage de 20 minutes. Elle: – Lui :
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(Muet, 2 bobines, 20 mn env.) Ce court métrage de Laurel et Hardy comprend trois parties. La première se situe dans leur chambre : Stan souffre d’une rage de dents et le bruit fait par les deux compères pour tenter d’y remédier va finir par attirer l’irascible propriétaire (Charlie Hall). La seconde se situe chez le dentiste et joue sur la peur de passer sur le siège. Cette scène sera reprise presque telle quelle dans Pardon Us (1931). La troisième se situe dans la rue avec un policeman (Edgar Kennedy) alors que les deux compères sont pris de fou rire à cause d’un excès de gaz hilarant chez le dentiste. Leur fou rire est particulièrement contagieux et l’humour joue ici sur la répétition. Edgar Kennedy reprendra très souvent le rôle du policier exaspéré dans les films ultérieurs du duo. Supervisé par Leo McCarey. Elle: – Lui :
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Nouveaux propriétaires d’un commerce d’appareils électriques, Laurel et Hardy rendent une visite de courtoisie à la crèmerie voisine. Ils découvrent que les propriétaires en sont le couple avec lequel ils ont eu maille à partir dans Them Thar Hills. Rapidement, l’animosité se transforme en guerre ouverte… Tit for Tat (= « un donné pour un rendu ») est à nouveau une bataille au rythme lent (slowburn). Les deux compères affrontent leur ennemi favori interprété par Charlie Hall. L’humour est principalement dans les trouvailles pour les attaques : on ne se bat pas avec les poings mais, par exemple, en découpant le chapeau melon de l’adversaire sous ses yeux avec une trancheuse à jambon. Les armes sont exclusivement les outils des deux commerces. A noter que c’est l’une des très rares fois où le duo fait référence à un autre de ses films : ce n’est pas une suite mais l’action se situe après Them Thar Hills. Elle: – Lui :
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Oliver a une grave crise de goutte et le médecin lui conseille de partir au grand air à la montagne pour une meilleure hygiène de vie. Oliver et Stanley y vont ensemble avec une caravane. Ils s’arrêtent près d’une maison où, quelques heures auparavant, la police a arrêté une bande fabriquant de l’alcool de contrebande ; les trafiquants ont eu le temps de verser une partie de leur production dans un puits… Them Thar Hills fait partie des derniers deux bobines tournés par Laurel et Hardy. Certains effets comiques peuvent paraître un peu trop appuyés mais ce court métrage contient de bons gags. La meilleure partie se situe durant la préparation du repas, avec une belle utilisation des objets qui ne cessent de changer de place. Il se termine sur une bagarre assez délirante avec l’éternel ennemi Charlie Hall où la technique du slowburn (les adversaires attendent passivement attente des coups pour renforcer l’humour) semble poussée à son extrême. Elle: – Lui :
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Stan Laurel et Oliver Hardy dans Them Thar Hills de Charley Rogers.
* Pour l’explication du titre, lire le commentaire de Jacques C. ci dessous. J’avais émis une autre hypothèse (jeu de mots avec tar heels et la Caroline du Nord) qui n’est manifestement pas la bonne.
Mrs. Culpepper, une bourgeoise nouveau-riche, donne un dîner mondain. Pour la circonstance, elle a engagé deux extras (Laurel et Hardy) pour servir à table…
Ce court métrage muet de deux bobines reprend le thème de la soirée mondaine, fugitivement exploité quelques mois auparavant dans The Second Hundred Years. Il comprend ainsi les célèbres gags de la cerise insaisissable et du service de la salade « undressed » ( = « sans assaisonnement » mais aussi « non habillé »). Il met également en valeur les talents comiques de la sensuelle Anita Garvin (non créditée au générique) qui fera onze films avec le duo comique. Leo McCarey aurait participé à l’écriture et à la réalisation. Le thème du dîner mondain sera repris plusieurs fois par le duo, notamment de façon assez proche en ouverture de leur long métrage A Chump at Oxford. Elle: – Lui :
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Poursuivis par la police, deux vagabonds se réfugient sans le vouloir dans une grande demeure qui a été proposée à la location. Justement, un couple fortuné se présente pour la louer et, en les voyant, pense avoir affaire au maitre de maison et à son valet…
Ce court métrage de 29 minutes fait partie des premiers parlants de Laurel et Hardy. C’est en réalité le remake de leur muet Duck Soup de 1927 (aucun lien avec le Duck Soup des Marx Brothers) qui fut leur troisième film en tant que duo. L’histoire est basée sur un sketch écrit par le père de Stan Laurel. L’humour y est très bien dosé, sans aucune lourdeur, y compris lorsque Stan Laurel se travestit pour jouer la bonne de maison Agnes. Le passage au parlant du duo se fait sans problème : l’humour sait utiliser les dialogues pour dépasser le simple slapstick. Assez singulièrement, le film est doté d’un prologue où deux jeunes filles en uniforme d’ouvreuse de cinéma délivrent oralement le générique. Elle: – Lui :
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(Muet, 18 minutes) Laurel et Hardy sont engagés comme portier et valet de pied dans un grand hôtel qui attend la visite d’un prince… Assez classique, Double Whoopee comporte de bons gags et deux particularités : d’une part, un personnage de prince qui évoque furieusement Erich von Stroheim (interprété par John Peters, alias Hans Joby, qui a été le double de Stroheim et qui a donc une parfaite connaissance de ses tics et mimiques) et, d’autre part, l’apparition remarquée de Jean Harlow (17 ans) en petite tenue après que sa robe ne soit malencontreusement (!) restée coincée dans la portière du taxi. Bien rythmé, Double Whoopee est plutôt réussi. Laurel et Hardy sont alors dans leur meilleure période. Elle: – Lui :
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(Muet 19 minutes) Avec Oliver Hardy comme manager, Stan Laurel affronte un boxeur féroce sur un ring. Le lendemain, les deux compères provoquent une gigantesque bataille de tartes à la crème…
Pendant longtemps, on ne connaissait que la seconde moitié de The Battle of the Century. La première bobine a récemment été retrouvée. Le match de boxe du début ne tient pas toutes ses promesses, il est plutôt décevant. En revanche, la bataille de tartes à la crème est très réussie, surtout dans son enchainement, avec cette façon hilarante d’impliquer de plus en plus de personnes. Rapidement, ce sont des dizaines (centaines ?) de personnes qui y participent. Plus de 3000 tartes à la crème furent utilisées. C’est l’un des premiers films de Laurel et Hardy qui établissent leur style inimitable, avec notamment leur fameuse technique du slow burn (1). [Ajout 07/07/2026] La version restaurée en 2023 est bien plus complète dans la seconde bobine, celle de la bataille de tartes à la crème. Beaucoup de plans manquaient précédemment et on ne peut être qu’admiratif face à l’enchainement des scènes. La bataille n’en devient que plus savoureuse, du grand art. Elle: – Lui : (10/02/2012) – (07/07/2026)
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Voir les autres films de Clyde Bruckman chroniqués sur ce blog…
Remarques :
* Henry Miller aurait décrit The Battle of the Century comme étant le film comique le plus réussi jamais tourné.
* Durant le match de boxe, le comptage interrompu plusieurs fois par l’arbitre fait allusion à un combat réel entre Gene Tunney et Jack Dempsey qui avait fait polémique à l’époque.
* Lou Costello (du duo Abbott et Costello) fait ici l’une de ses premières apparitions à l’écran. C’est l’un des spectateurs tout près du ring.
* Roland Lacourbe le souligne dans son excellent livre sur Laurel et Hardy : « Contrairement à ce que le public a coutume de croire, les vraies batailles de tartes à la crème sont relativement rares dans l’histoire du cinéma. William K. Everson, qui s’est chargé de les compter, prétend qu’on les compte… sur les doigts d’une seule main!
– Behind the Screen (1916) de Chaplin
– The Battle of the Century (1927) de Laurel & Hardy
– The Keystone Hotel (1935) de Ralph Staub
– In the Sweet Pie and Pie (1941) avec les 3 Stooges
– The Great Race (1965) de Blake Edward. »
(Nota : cette liste n’est sans doute pas, ou plus, complète mais l’idée est là.)
(1) Le comique slapstick des années 10, popularisé notamment par la Keystone, reposait sur une avalanche de gags laissant peu de répit au spectateur. Hal Roach fera tout en revanche pour ralentir afin de laisser aux spectateurs le temps d’absorber les gags et cela deviendra une marque de fabrique pour Laurel & Hardy. Dans Battle of the Century, les protagonistes ne cherchent pas à s’enfuir où à riposter avant leur adversaire… Non, ils attendent avec résignation les projectiles. Le lanceur prend ainsi tout son temps pour viser (l’affiche ci-dessus illustre bien ce principe). Cette lenteur renforce le comique de la situation. Les américains, qui aiment bien mettre un nom sur tout, ont appelé cela la technique du slow burn (=combustion lente).
Pour se rendre à un rassemblement des Sons of the Desert à Chicago, Laurel et Hardy doivent user de gros stratagèmes pour mentir à leur femme… Cette histoire présente une bonne continuité dans son déroulement avec de bons gags et une peinture amusante des rapports hommes / femmes. Il y a une escalade bien dosée dans les situations périlleuses et des mensonges de plus en plus extravagants. A noter, le passage avec Charley Chase en joyeux drille, l’acteur comique jouant ici dans un style exubérant, donc très différent du sien. Malgré quelques petites longueurs dans les moments faibles, Sons of the Desert est à classer parmi les meilleurs films de Laurel et Hardy. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* Laurel & Hardy avaient tourné une histoire très similaire en court-métrage muet, cinq ans auparavant : We faw down (1928) réalisé par Leo McCarey.
* Plus surprenant : Charley Chase avait tourné avec Mack Swain une histoire elle aussi très similaire en 1914 : Ambrose’s First Falsehood de Dell Henderson (Keystone).