Emprisonnés, Laurel et Hardy réussissent à s’évader après plusieurs essais infructueux en se faisant passer pour des peintres… The Second Hundred Years est un film muet américain réalisé par Fred Guiol. Ce film est souvent considéré comme le premier du célèbre duo comique Laurel et Hardy, c’est-à-dire le premier qui montre beaucoup d’interactions entre les deux acteurs pour créer l’humour. Ecrite par Leo McCarey, l’histoire de ce court métrage de deux bobines s’articule en trois parties : 1) La prison où Laurel et Hardy donnent du fil à retordre à leurs gardiens ; 2) L’évasion en se faisant passer pour des peintres, une longue scène hilarante avec un humour absurde du meilleur cru ; 3) le dîner mondain avec un gag délirant de la cerise insaisissable (repris plus tard dans From Soup to Nuts, 1928). James Finlayson est également présent et nous gratifie de fort beaux double-take, sa spécialité. The Second Hundred Years est très réussi et préfigure bien l’humour de Laurel et Hardy. Elle: – Lui :
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Stan Laurel et Oliver Hardy dans Les forçats du pinceau (The Second 100 Years) de Fred Guiol.Oliver Hardy et Stan Laurel dans Les forçats du pinceau (The Second 100 Years) de Fred Guiol.
Poursuivis par des rangers qui veulent les réquisitionner pour éteindre un incendie de forêt, Laurel et Hardy trouvent refuge dans une riche demeure dont le propriétaire est absent pour plusieurs mois. Les domestiques devaient recevoir de nouveaux locataires mais ils se sont absentés pour le week-end… Duck Soup est un film muet américain réalisé par Fred Guiol. C’est le premier film où Stan Laurel et Oliver Hardy apparaissent en formant un vrai duo, avec déjà certains de leurs traits de caractère qu’ils conserveront par la suite. Le film a été perdu pendant presque cinquante ans avant d’être retrouvé en Belgique en 1974. L’histoire est basée sur un sketch écrit par le père de Stan Laurel. Les deux compères prennent la place du propriétaire et de sa bonne de maison, Stan Laurel se travestissant (gag très en vogue à cette époque) pour ce faire. Il y a de bons gags, une belle poursuite entre une auto et un vélo (!) et une bonne fin. L’ensemble est encore un peu rudimentaire. Les films suivants n’exploiteront pas le duo de la même façon, les deux acteurs faisant leur numéro chacun de leur côté. Il faudrait attendre un peu pour que l’on s’aperçoive du potentiel réel du duo. Elle: – Lui :
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Remarque : * Ne pas confondre avec le célèbre film des Marx Brothers Duck Soup (1933). * « Duck Soup », en argot américain, signifie « une chose facile à faire ».
Stan Laurel et Oliver Hardy dans Maison à louer (Duck Soup) de Fred Guiol.
Remake (de la partie dans la maison) : Another Fine Mess de James Parott (1930, film parlant) avec Stan Laurel et Oliver Hardy.
Mis en demeure par son supérieur de mettre fin à une vague de cambriolages, le policier Kennedy demande à Stan et Ollie de simuler un vol par effraction où il pourrait les arrêter en flagrant délit… Night Owls est une comédie américaine réalisée par James Parrott. En pleine révolution du parlant, Laurel et Hardy ne mirent pas longtemps pour trouver le moyen d’exploiter les nouvelles possibilités du cinéma sonore. Dans cette histoire, il n’y a que peu de paroles mais les sons ont une grande importance : ils doivent faire quelque chose sans bruit mais, bien entendu, ce ne sera pas le cas ! Il y a de bons gags, notamment toute la scène où ils cherchent à entrer dans la maison à cambrioler : le jeu avec les portes et les fenêtres est remarquable. La chute de la version originale est amusante. (2 bobines, 20 minutes) Elle: – Lui :
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Remarques : * Night Owls est le premier film avec en générique le célèbre thème musical du duo, « Dance of the Cuckoos ». * Bizarrement, la version espagnole, Ladrones, dure 36 minutes. Ce sont les mêmes acteurs, les dialogues sont doublés. Comme cette technique n’existait pas encore, il est probable que cette version soit sortie simultanément. Les scènes sont un peu plus longues, quelques gags intermédiaires sont en plus mais, surtout, la fin est totalement différente (ils sont bel et bien arrêtés) et l’histoire s’arrête ensuite brutalement avec une chute qui n’en est pas une. Cela ressemble à une version avant montage définitif. * Sont également sortis, une version italienne Ladroni et une version en espéranto Ŝtelistoj, toutes deux aujourd’hui perdues. En France, le film a été monté maladroitement avec The Hoose-gow (1929) où Laurel et Hardy sont en prison.
Oliver Hardy et Stan Laurel dans Les deux cambrioleurs (Night Owls) de James Parrott.
Membres d’un orchestre municipal, Stanley et Oliver agissent toujours de façon décalée par rapport aux directives du capricieux chef d’orchestre. Renvoyés de leur travail, leur logeuse les met dehors. Ils se mettent alors « à leur compte » en jouant dans la rue… You’re Darn Tootin’ est un court métrage muet de deux bobines (20 minutes env.) réalisé par Edgar Kennedy (1) et produit par Hal Roach. Il se déroule dans trois lieux différents : le concert en plein air où ils sabotent la prestation de l’orchestre, la pension de famille où ils inaugurent le gag de la salière mal fermée et enfin la rue où une querelle entre les deux compères se termine en gigantesque bataille (avec un déculottage général assez mémorable). Soigneusement construite, cette bataille est assez sauvage ; Stanley, loin de subir, y est particulièrement vindicatif et prompt à rendre les coups. Cette bataille apparaît encore plus inventive que la fameuse bataille de tartes à la crème de Battle of the Century… Elle: – Lui :
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Remarque :
• Le titre original est une dérivation de l’expression « You’re darn right ! » (et « toot »= coup de trompe ou de cor). En Grande Bretagne, le film est sorti sous le titre The Music Blasters.
• Dans la première partie, celle du concert, l’absence de son synchrone se fait cruellement sentir. Cette séquence est intégrée dans le film de 1967 La rencontre de Laurel et Hardy (The Further Perils of Laurel and Hardy) de Robert Youngson avec un accompagnement musical plus adapté et très réussi qui met en valeur les effets comiques (d’après Roland Lacourbe dans son livre Laurel Hardy , personnellement, je n’ai pas vu ce film).
Wilson Benge, Stan Laurel et Oliver Hardy et dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.
Oliver Hardy et Stan Laurel dans Ton cor est à toi (You’re Darn Tootin’) de Edgar Kennedy.
(1) Habitué aux seconds rôles burlesques depuis ses débuts à la Keystone (IMDB le crédite de 451 films en tant qu’acteur entre 1911 et 1949), Edgar Kennedy a également été réalisateur de 25 courts métrages entre 1922 et 1932 dont deux Laurel & Hardy. En tant qu’acteur burlesques, il excellait dans les rôles de personnages furieux et en colère. Il a joué avec Mabel Normand, Charlie Chaplin, Roscoe ‘Fatty’ Arbuckle, Harold Lloyd, les Marx Brothers, Stan Laurel et Oliver Hardy, et il fut l’un des originaux Keystone Cops.
Stan et Ollie sont employés dans un atelier de klaxons. Ollie devient allergique aux sons et un médecin lui conseille une cure de repos à la mer… Saps at Sea est une comédie réalisée par Gordon Douglas. Ce long métrage de 57 minutes se situe vers la fin de la carrière du duo comique, juste après A Chump at Oxford. Toute la première partie est assez réussie avec de bonnes trouvailles de gag, tels les dysfonctionnements dans l’appartement dus au strabisme du plombier (Ben Turpin, sa dernière apparition au cinéma). La présence d’Harry Langdon parmi les quatre scénaristes a certainement été bénéfique. En revanche, la seconde partie qui se déroule à bord du bateau est bien pauvre en idées et la longue et laborieuse séquence du repas forcé est pénible à regarder (à noter que les sons de mastication de cette scène créent un certain malaise au lieu d’alimenter l’humour). Saps at Sea sera le dernier long métrage du duo tourné sous la férule d’Hal Roach. Certains fans le considèrent donc comme le dernier vrai film de Laurel et Hardy. Elle: – Lui :
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(Court métrage parlant, 20 mn) Sous la neige, par un froid glacial, Stan et Ollie tentent de gagner quelques sous en jouant dans la rue mais les passants généreux sont bien rares…
Il est inhabituel qu’un film de Laurel et Hardy ait si ouvertement une dimension sociale. Below Zero se situe dans la veine des films de Chaplin mais le duo comique n’a pas le même talent pour évoquer la pauvreté, notamment en hissant très haut leurs personnages comme le fait Chaplin. Les gags sont plutôt tristes, paraissent même cruels quand ils ne sont pas de mauvais goût comme dans l’épilogue. La seconde partie dans le restaurant évoque encore plus Chaplin : impossible de ne pas penser à la scène du restaurant de The Immigrant (1917). Elle: – Lui :
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Stan et Laurel font du porte à porte pour vendre des cartes de vœux. Ils tentent de consoler une femme éplorée parce que son mari, un peintre, est devenu totalement indifférent. Stanley lui donne l’idée de rendre son mari jaloux et c’est Oliver qui va jouer le rôle de l’amant. Hélas, le mari est un homme colérique et le provoque en duel… The Fixer-Uppers reprend le thème de The Slipping Wives (1927), l’un des tous premiers courts métrages muets de Laurel et Hardy. Le scénario ne montre pas beaucoup de subtilités. On se rend compte après quelques minutes que l’histoire se déroule à Paris car le mari est un peintre français (avec, comme il se doit, moustaches et béret), probablement pour rendre son personnage plus impulsif et tempétueux. Il est interprété avec une certaine exubérance par Charles Middleton. Elle: – Lui :
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La jeune épouse d’un peintre célèbre se plaint auprès d’un ami que son mari ne « l’embrasse plus que les dimanches et jours fériés ». L’ami lui conseille de le rendre jaloux et de payer un homme pour la séduire ostensiblement… Slipping Wives est le deuxième court métrage produit par Hal Roach avec Stan Laurel et Oliver Hardy. Si les deux acteurs sont bien présents dans le même film, le duo n’est pas encore vraiment formé (l’affiche ci-contre est visiblement plus récente) : Oliver n’a qu’un rôle secondaire de majordome alors que Stan Laurel est bien plus mis en avant, jouant le rôle d’un innocent livreur de peinture forcé d’endosser le costume de séducteur. Le film repose surtout sur son incapacité à tenir ce rôle. Le plus amusant est qu’il n’a pas vraiment compris qui est le mari et qui est l’ami. Toutefois, l’ensemble ne montre aucun éclat particulier par rapport aux standards du cinéma comique de l’époque. Le même thème sera repris plus tard par le duo dans The Fixer Uppers (1935). Elle: – Lui :
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Alors qu’ils viennent d’acheter des biscuits, Stanley et Oliver sont suivis par une chèvre qui s’est échappée d’un magasin d’animaux. Elle les suit pas à pas. De peur d’être pris pour des voleurs, ils la font monter dans leur chambre. Mais le règlement de leur hôtel meublé interdit la présence d’animaux et le propriétaire dort juste en dessous…
Sur un scénario de Leo McCarey, Angora Love est le dernier film muet de Laurel et Hardy. L’idée de base est farfelue comme il se doit. Les gags sont nombreux et variés, ils s’enchainent rapidement. Laurel et Hardy sont bien là au sommet de leur art, parvenant à créer de multiples situations comiques à partir d’une base simple. L’idée de l’animal que l’on doit cacher au propriétaire sera reprise avec un chien dans Laughing Gravy (1931) et avec une guenon dans The Chimp (1932). Elle: – Lui :
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Oliver et Stanley ont adopté un chien alors que leur propriétaire, un homme irascible logeant juste en dessous, interdit la présence d’animaux. Hélas, en pleine nuit, alors qu’il neige au dehors, Stanley est pris de hoquet, ce qui fait aboyer l’animal… Laughing Gravy reprend le thème du court muet Angora Love (1929) à ceci près que la chèvre est remplacée par un chien. La version initiale de Laughing Gravy était prévue pour durer 3 bobines soit 30 minutes environ. C’est cette version qui fut utilisée à l’export. Mais, le producteur Hal Roach faisait alors pression sur le duo pour qu’il reste sur le format de 2 bobines, soit 20 minutes environ. La seconde situation (Stanley apprend qu’il va recevoir un héritage à la condition de se séparer de son ami Oliver) fut ainsi écartée et une fin alternative (maison placée en quarantaine et suicide du propriétaire) fut tournée pour être distribuée aux Etats-Unis. La partie avec le chien est assez réussie avec de multiples variations autour du même thème et une utilisation astucieuse du froid et de la neige. Le titre anglais est une allusion à un alcool (les Etats-Unis sont alors en pleine Prohibition), le titre français est plus difficile à expliquer (quel est donc ce « filon » qui serait bon ?) Elle: – Lui :
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