Diane travaille pour une multinationale qui a racheté TokyoAnime, une société japonaise produisant des hentaï, mangas pornographiques en 3D. Deux firmes, Mangatronics et Demonlover, s’affrontent pour avoir l’exclusivité de ces nouvelles images, fort lucratives, sur internet… Demonlover est un film français écrit et réalisé par Olivier Assayas. Le réalisateur cherche à montrer certaines dérives de l’informatique, du moins peut-on le supposer car ce n’est pas très net : il montre en effet une certaine complaisance à exhiber des images vraiment choquantes. Si la mise en place intrigue, on se désintéresse ensuite de cette histoire trouble où tout est obscurci par le fait que tout le monde joue un double jeu et où tous les personnages sont détestables. La fin est un peu ridicule. Le réalisateur abuse des cadrages à l’épaule, probablement pour accentuer le malaise que l’on ressent. Mis à part cela, la mise en scène est indéniablement maitrisée. La critique a très bien reçu le film à sa sortie, le public beaucoup moins semble-t-il. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Seize ans se sont écoulés depuis la mort du héros vénéré Maximus lors de son combat contre l’empereur Commode. L’armée romaine envahit la Numidie. Le combattant Hanno est emmené en esclavage à Rome, puis jeté dans une petite arène pour être testé par les lanistes cherchant des gladiateurs… Gladiator 2 est un film américano-britannique réalisé par Ridley Scott. Il s’agit de la suite de Gladiateur (2000) du même réalisateur. Le scénario de ce peplum, écrit par David Scarpa, met en scène des personnages ayant existé mais prend beaucoup de libertés avec l’Histoire. Personnellement, je craignais le pire mais j’ai été plutôt agréablement surpris. Ridley Scott nous a concocté un grand spectacle sans effet inutile et sans surenchère de violence. L’ensemble serait certainement plus prenant s’il n’était pas si long (2h28), les longueurs étant ressenties dans le dernier tiers du film. La mise en scène est parfaitement maitrisée. Seuls Connie Nielsen et Derek Jacobi reprennent leur personnage du premier volet. Le film a été mal accueilli par la critique (en France) mais a connu assez beau succès en salles. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
La jeune Diana a grandi sur Themiscyra, une île cachée aux yeux des humains par Zeus et peuplée par les Amazones. Un jour, Diana voit un avion s’écraser en mer et elle sauve le pilote. Elle découvre ainsi que le monde est en guerre, la Première Guerre mondiale, et y voit l’influence néfaste d’Arès. Diana décide d’aller dans le monde des humains pour l’affronter…
Le personnage de bande dessinée Wonder Woman a été créé par l’américain Charles Moulton en 1941. S’il avait déjà été adapté à la télévision en 1977 (incarné par Linda Carter) puis en film d’animation en 2009, il s’agit ici de la première adaptation cinématographique en prise de vues réelle entièrement consacrée au personnage (1). Il se distingue des autres films de super-héros par l’équilibre des personnages. Les amazones sont très réussies, séduisantes sans être sexuellement stéréotypées, et Gal Gadot est une merveilleuse Wonder Woman, exprimant des sentiments normalement contradictoires comme la puissance et la douceur. Les combats sont également très différents, beaucoup plus gracieux en ce qui concerne les amazones et bien moins brutaux pour le reste. Que le personnage central soit une femme et que le film soit réalisé par une femme ne sont certainement pas étrangers à ces différences (précisons toutefois que le scénariste est un homme, tout comme la majorité des nombreux producteurs). On pourra aussi noter que, pour une fois, l’histoire n’est pas américano-centrée : ce sont les anglais qui sauvent le monde. Le seul reproche à faire au film est sans doute sa longueur mais il est indéniable que cette superproduction a de l’ampleur. Une réussite. L’accueil critique fut mitigé, surtout en France ; en revanche, le succès populaire fut au rendez-vous. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
(1) Wonder Woman apparait également, mais au second plan, dans Batman v Superman : L’Aube de la Justice (2016) et dans Justice League (2017). Gal Gadot incarne l’héroïne dans les trois films.
Gal Gadot dans Wonder Woman de Patty Jenkins.
Saïd Taghmaoui, Chris Pine, Gal Gadot, Eugene Brave Rock et Ewen Bremner posant pour la photo-souvenir dans Wonder Woman de Patty Jenkins.
Connie Nielsen est Hippolyta, la reine des Amazones dans Wonder Woman de Patty Jenkins.
Saïd Taghmaoui, Chris Pine et Gal Gadot dans Wonder Woman de Patty Jenkins.