Sidonie se rend au Japon à l’occasion de la ressortie de son best-seller. Malgré le dévouement de son éditeur japonais avec qui elle découvre les traditions du pays, elle perd peu à peu ses repères. Et soudain, elle se retrouve nez à nez avec son mari, disparu depuis plusieurs années ! … Sidonie au Japon est un film français réalisé par Élise Girard. Elle en a cosigné le scénario avec Maud Ameline et Sophie Fillières. Le film surprend dès les premières minutes par ses environnements totalement déserts et le mutisme du personnage de l’éditeur japonais. La réalisatrice met en place une atmosphère propice à son thème principal qui n’est pas tant celui des différences culturelles entre la France et le Japon (même si elles sont soulignées) mais plutôt celui de l’absence, du deuil. Le choix du Japon est effectivement intéressant car les japonais ont avec la mort un rapport différent du nôtre. Baignée dans une philosophie si étrangère à la sienne, Sidonie va pouvoir laisser une vie en suspens pour trouver de nouvelles directions. Il n’y a aucune morbidité dans le propos, l’ensemble est assez délicat, aussi délicat que le sont souvent les films japonais, et même assez littéraire. Un beau film philosophique. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
En 1938, après l’arrivée des troupes d’Hitler en Autriche, Franz Jägerstätter est le seul de son village St. Ragedund (proche de Braunau am Inn, ville natale d’Adolf Hitler) à s’opposer au régime nazi allemand. Il refuse ensuite catégoriquement de combattre pour le Troisième Reich et devient objecteur de conscience…
Ecrit et réalisé par Terrence Malick, Une vie cachée est un film biographique d’une durée de trois heures sur l’objecteur de conscience autrichien Franz Jägerstätter, aujourd’hui vénéré comme bienheureux et martyr par l’Église catholique. Terrence Malick mêle de nouveau une certaine religiosité avec une célébration de la nature. Au-delà du propos qui nous fait découvrir le parcours de cet homme peu connu et qui lui rend hommage, on peut se laisser doucement submerger par tout un ensemble de sensations avec aussi l’impression de pénétrer les personnages. Le bain de nature de la vie au village est tout en contraste avec le monde dictatorial et militaire qui s’impose à tous. A l’opposé, on peut trouver le film très long, emphatique et être gêné par le parti-pris d’utiliser une focale très courte qui déforme constamment décors et visages. Le film a été plutôt bien reçu par la critique. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
* En juin 2007, le pape Benoît XVI a autorisé la Congrégation pour la cause des saints à publier un décret reconnaissant Jägerstätter comme martyr. Celui-ci a été béatifié à la cathédrale de Linz le 26 octobre 2007, jour de la fête nationale autrichienne.
* La citation à la fin du film est tirée de la dernière phrase du roman Middlemarch de George Eliot. Considéré comme le chef-d’oeuvre de cet auteur britannique, le livre retrace l’histoire d’une petite ville à l’époque victorienne. Voici l’extrait : « … car le bien croissant du monde dépend en partie d’actes non historiques ; et si les choses ne vont pas pour vous et moi aussi mal qu’elles auraient pu aller, nous en sommes redevables en partie à ceux qui ont vécu fidèlement une vie cachée et qui reposent dans des tombes délaissées. » (Extrait du dossier de presse)
* Après la Seconde Guerre mondiale, Franz Jägerstätter fut en effet largement oublié. Ce n’est qu’en 1964 que le sociologue américain Gordon Zahn publie une biographie qui le fait connaître.
August Diehl et Valerie Pachner dans Une vie cachée (A Hidden Life) de Terrence Malick.
Le film a été tourné avec des focales de 11mm et 16mm…
August Diehl dans Une vie cachée (A Hidden Life) de Terrence Malick.