18 novembre 2007

Jardins en automne (2006) de Otar Iosseliani

Jardin en AutomneElle :
Autour de la dégringolade d’un ministre qui redécouvre le sens de la vraie vie, Otar Iosseliani avec le talent qu’on lui connaît nous offre une série de situations décalées, une pléiade de personnages cocasses pour évoquer la comédie du pouvoir et la quête existentielle de cet homme. Dommage que le rythme soit si lent. Ce défilé de portraits et de scènes saugrenues finit pas lasser. Il manque la petite étincelle fédératrice.
Note : 2 étoiles

Lui :
Un ministre de l’agriculture qui redevient un simple citoyen et doit donc se réinsérer dans la vie de son quartier, voilà la trame qui permet à Otar Iosseliani de donner à Jardins en Automne tout le charme d’une comédie franchement décalée qui joue sur l’absurde et le saugrenu. Toutefois, l’ensemble manque cruellement de structure et de finalité, et finit par nous paraître un peu long. La forme en revanche est intéressante car Otar Iosseliani filme ses saynètes de façon très vivante. Les scènes de ministère sont très bien faites, sorte de ballet quasiment muet, tout en mouvements qui paraissent aussi vains que rituels. A noter Michel Piccoli qui semble bien s’amuser à interpréter une vielle dame à chignon grisonnant.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Séverin Blanchet, Jacynthe Jacquet, Michel Piccoli
Voir la fiche du film et la filmographie de Otar Iosseliani sur le site imdb.com.

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16 novembre 2007

Quand j’étais chanteur (2006) de Xavier Giannoli

Quand j’étais chanteurElle :
(pas vu)

Lui :
Sur le thème de l’amour autant impossible qu’improbable entre un chanteur de bal de province et une jeune trentenaire, Quand j’étais chanteur a bien du mal à éveiller notre intérêt si ce n’est pour le jeu d’acteur de Depardieu qui nous montre une fois de plus qu’il peut tout faire. Sur le fond, quand je vois les bonnes critiques que ce film a reçues, j’avoue avoir un peu de mal à comprendre cette fascination pour ce qui est ringard, cette façon de feindre de l’apprécier avec une condescendance nourrie de la certitude d’être au dessus de tout cela. Bien évidemment, cette histoire se passe en province, la province des thés dansants, des boîtes de nuit à moitié vides où la moyenne d’âge frôle la soixantaine, la province où la seule activité digne de ce nom est de visiter des maisons à vendre… Quand j’étais chanteur témoignerait-il d’une certaine vision toute parisienne de la province? Tout cela ne serait pas très grave si l’histoire était un tant soit peu intéressante, mais ce n’est pas vraiment le cas.
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Gérard Depardieu, Cécile De France, Mathieu Amalric, Christine Citti
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14 novembre 2007

La couleur du crime (2006) de Joe Roth

Titre original : « Freedomland »

La couleur du crimeElle :
Confus, bruyant, virevoltant, oppressant pour rien, voilà un thriller aux recettes classiques qui semble bien mal mené. (Abandon rapide)
Note : pas d'étoiles

Lui :
Dans un quartier noir du New Jersey où les rapports étaient déjà tendus, la police enquête de façon brutale sur l’enlèvement d’un jeune garçon blanc. La Couleur du Crime est un film qui se prend presque comme un coup de poing, d’une part du fait de la tension que Joe Roth parvient à mettre dans toutes les scènes de rues où l’on semble toujours être à deux doigts de l’affrontement, et d’autre part par le jeu de Julianne Moore, une mère qui semble totalement instable et dépressive. On a constamment l’impression de marcher au bord du gouffre. Une fois de plus Julianne Moore se jette à fond dans son rôle, lui donne une intensité phénoménale sans jamais surjouer(*). Avec Samuel Jackson, elle hisse le film à un degré qu’il n’aurait pu atteindre seul. Malgré un scénario qui, au final, peut sembler un peu léger et des effets de caméra parfois un peu faciles, La Couleur du Crime a une puissance peu commune, une puissance qui peut même déranger. Est-ce pour cela que le film n’est jamais sorti en salles ?
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Julianne Moore, Samuel L. Jackson, Edie Falco
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(*) Je n’ose imaginer ce que peut donner ce film en version doublée… Je ne vois pas comment une actrice pourrait arriver à restituer en post-synchronisation l’énergie du jeu de Julianne Moore et garder le même impact.

13 novembre 2007

Water (2005) de Deepa Mehta

WaterElle :
Water a mis cinq ans avant de pouvoir être achevé car il dénonce l’existence en Inde de traditions révoltantes : des petites filles mariées à l’âge de sept ans qui, une fois devenues veuves, étaient bannies et devaient passer le restant de leurs jours dans un ashram. N’ayant reçu aucune éducation, ces femmes ne cherchent pas à remettre en cause leur sort injuste tandis que les brahmanes décrètent par loi qu’ils peuvent coucher avec qui ils veulent et que leurs maîtresses sont bénies des dieux. Deepa Mehta parvient à faire passer avec sensibilité et justesse ce message de révolte dans la réalité de l’Inde coloniale des années 1930 qui tente de marcher vers l’indépendance avec l’arrivée de Gandhi. Elle nous offre également une mise en scène d’une grande beauté. Elle fait un travail photographique splendide sur la lumière et la vie au bord du Gange. L’eau est présente tout au long du film. Le fleuve sert à baigner les morts, à se laver, à se purifier des péchés, à prier. Une fois immergé dans cette réalité très différente de la nôtre, on se laisse gagner par le message d’injustice, par l’émotion et la beauté des images et des personnages. On est bien loin de Bollywood qui nous semble si souvent masquer les véritables facettes de l’Inde en n’offrant que joie et sourires forcés. Seul petit bémol, la scène avec le discours de Gandhi n’est pas très convaincante car très mal amenée.
Note : 5 étoiles

Lui :
Water nous plonge en plein cœur de pratiques particulièrement choquantes qui avaient cours en Inde dans les années 30 et qui auraient encore des restes de nos jours. Qu’une petite fille de 7 ans se retrouve mariée à un homme de plus de 50 ans est déjà à peine imaginable mais qu’elle soit obligée de passer toute sa vie comme une paria de la société une fois devenue veuve est encore plus terrifiant. Les veuves vivent cloîtrées en petits groupes, sans ressources, la plus jolie étant obligée de se prostituer pour que les autres puissent manger. Cette pratique trouve sa justification dans les textes sacrés, écrits il y a plus de 2000 ans. Water a l’immense mérite d’étaler au grand jour ces usages épouvantables et la réalisatrice le fait d’une façon très authentique, réussissant une sorte de symbiose entre film indien et film occidental. La photographie est assez belle ce qui n’empêche pas le film d’être assez dur. On sent poindre le désir de révolte qui trouve écho dans le contexte politique mis ici en toile de fond avec la montée de Gandhi, ce qui n’empêche pas la réalisatrice de montrer les contradictions des personnes qui se disent progressistes.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sarala, Lisa Ray, John Abraham
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Note : La réalisatrice a eu toutes les difficultés à réaliser ce film : menaces, plateau saccagé et brûlé, effigies de la réalisatrice brûlées quotidiennement à travers le pays. Après avoir protégé le tournage avec des hommes de troupe, le gouvernement indien a finalement du l’interdire. Il aura fallu un soutien international actif, avec notamment le réalisateur Georges Lucas, pour que le tournage puisse s’achever 5 ans après avoir commencé.

11 novembre 2007

L’homme de sa vie (2006) de Zabou Breitman

L'homme de sa vieElle :
Deux maisons dans la Drôme dans lesquelles résident un couple de vacanciers prénommés Frédéric et Frédérique, et Hugo, un homosexuel rejeté par son père. Suite à une invitation, les deux hommes vont être amenés se confier l’un à l’autre et à remettre en cause leurs certitudes sur l’amour, la vie de couple conventionnelle, la solitude, la perfection, l’imperfection. Frédéric se sent attiré par Hugo et ruine sa relation amoureuse avec sa compagne tandis qu’Hugo fait peu à peu tomber ses résistances pour reprendre contact avec sa famille. Ces confidences ponctuent tout le film que Zabou Breitman jalonne de glissements, de suggestions, de visions très poétiques sur la nature, d’effets visuels fluides pour exprimer le flou du sentiment amoureux et de l’amour filial chez ces trois personnages. Les dialogues sont tout en retenue et le jeu des trois acteurs est très convaincant. Zabou Bretman fait preuve d’un réel talent d’écriture pour mettre en scène de façon fort originale et sensible la vie, ses petits bonheurs, ses doutes et ses fêlures.
Note : 4 étoiles

Lui :
Zabou Breitman sort vraiment des sentiers battus avec L’Homme de sa Vie. Le scénario semble tout d’abord ne vouloir que définir une atmosphère et planter quelques personnages pour les laisser vivre devant nous. Par une succession de plans particulièrement travaillés, aux graphismes doux et très évocateurs, le film nous plonge dans l’univers estival d’un village de la Drôme. Mais peu à peu, presque insidieusement, la trame de l’histoire s’épaissit pour laisser paraître un drame sous-jacent. Charles Berling donne beaucoup d’intensité teintée de mystère à son personnage en parfait contraste avec la simplicité apparente de Bernard Campan. Le film forme un très bel ensemble, parfaitement équilibré avec un déroulement original. Même si l’on peut trouver certaines images un peu faciles, L’Homme de sa Vie montre une indéniable personnalité et paraît franchement remarquable.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Bernard Campan, Charles Berling, Léa Drucker
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10 novembre 2007

Président (2006) de Lionel Delplanque

PrésidentElle :
Pas grand-chose à dire sur ce portrait de président, à mi-chemin entre Chirac et Sarkozy. Présenté sous forme de thriller caricatural à l’intrigue inintéressante et peu crédible, on décroche assez vite.
Note : 1 étoile

Lui :
On ne croit pas beaucoup à cette histoire mettant en scène un jeune président français impliqué dans une obscure histoire de mise au point d’une nouvelle arme. Dupontel n’est guère crédible en président, pas plus que Jérémie Renier en conseiller. Le scénario est extrêmement conventionnel.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Albert Dupontel, Jérémie Renier, Claude Rich, Mélanie Doutey, Claire Nebout
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5 novembre 2007

Selon Charlie (2006) de Nicole Garcia

Selon CharlieElle :
Abandon, je n’ai pas du tout réussi à m’immiscer dans cet univers que j’ai trouvé bien confus.
Note : pas d'étoiles

Lui :
Dans Selon Charlie, Nicole Garcia nous invite à suivre plusieurs personnages sans rapport très proche entre eux mais qui se trouvent tous à un moment où leur vie peut basculer, prendre un tournant à la suite d’une décision ou de leurs actes. Ces personnages vont du petit malfrat jusqu’au maire de la ville. La mise en place se révèle laborieuse, la narration saute du coq à l’âne, mais la présence d’une brochette d’acteurs connus permet de s’y retrouver. Toutefois, le film se révèle peu convaincant. L’impression globale est que Nicole Garcia a voulu mettre trop de choses et donc tout est effleuré, survolé ; on ne se sent que peu concerné par ses tranches de vie qui se déroulent devant nous. Selon Charlie ne montre hélas aucune intensité.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Pierre Bacri, Vincent Lindon, Benoît Magimel, Benoît Poelvoorde, Minna Haapkylä
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4 novembre 2007

Conversations avec une femme (2005) de Hans Canosa

Titre original : Conversations with other women

Conversation avec une femmeElle :
Un huis clos amoureux pour un couple de quarantenaires qui se retrouvent après 15 ans lors d’une soirée de mariage. Le film se laisse regarder mais l’ensemble parait un peu vain. C’est une comédie intimiste et nostalgique autour d’un amour de jeunesse dont les protagonistes cherchent à réveiller les éclats. Le réalisateur a préféré plus se concentrer sur la forme que sur le fond. Cela nuit à la richesse du scénario qui présente des phases parfois longues et ennuyeuses.
Note : 3 étoiles

Lui :
Conversations avec une femme est un film assez original dans ses apparences : de longs dialogues entre deux personnages, quasiment un huis clos à deux. Sur ce plan le film est assez intéressant en soi. Dommage que cette histoire de quarantenaires qui se retrouvent fortuitement 15 ans après avoir eu une aventure de jeunesse ne soit pas plus passionnante. Le film paraît futile dès les premières minutes et l’on attend que cette histoire s’intensifie… Mais Conversations avec une femme reste hélas futile jusqu’au bout. Le réalisateur utilise le split-screen (écran coupé en deux) sur certaines scènes, effet qui n’apporte absolument rien si ce n’est une (petite) touche d’humour dans la toute scène finale.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Aaron Eckhart, Helena Bonham Carter
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31 octobre 2007

Je vais bien, ne t’en fais pas (2006) de Philippe Lioret

Je vais bien, ne t'en fais pasElle :
Adapté du roman d’Olivier Adam, Philippe Lioret signe un film intense et sensible qui prend à la gorge et nous fait adhérer tout de suite aux personnages de cette famille ordinaire. Mélanie Laurent et Kad Merad apportent beaucoup de justesse et d’émotion à cette histoire dans laquelle chacun de nous peut trouver quelques échos à sa vie personnelle. Un fils qui disparaît du jour au lendemain cristallise toutes les attentions et angoisses de sa sœur jumelle qui sent un lien indéfectible avec lui. A partir de là, le réalisateur analyse les comportements du père et de la mère étrangement placides face à cette disparition. Il dissèque également les mensonges, les silences, les souffrances de l’adolescence comme l’anorexie dont la jeune femme est atteinte. Le manque de communication et de dialogue, la peur d’exprimer ses sentiments d’amour sont à l’origine de bon nombre de névroses familiales. Un film sobre, profond et bouleversant.
Note : 5 étoiles

Lui :
A son retour de vacances, une jeune fille se voit annoncer par ses parents que son frère jumeau a quitté la maison à la suite d’une dispute. Elle est très déstabilisée de rester ainsi sans nouvelles de lui. Avec Je vais bien, ne t’en fais pas, Philippe Lioret signe un film très authentique sur la fin d’adolescence, sur les rapports parents-enfants, un film où il est très facile de s’identifier à l’un des personnages, voire même plusieurs. Grâce à cette authenticité, il parvient à éviter l’excès de mélodrame et la banalité. Mélanie Laurent est particulièrement convaincante, paraissant en fusion totale avec son personnage et, à elle seule, donne au film une intensité peu courante.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Mélanie Laurent, Kad Merad, Isabelle Renauld, Julien Boisselier, Aïssa Maïga
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29 octobre 2007

La tourneuse de pages (2006) de Denis Dercourt

La tourneuse de pagesElle :
Une jolie surprise qui sort des sentiers battus : avec La Tourneuse de Pages, Denis Dercourt nous introduit avec beaucoup de crédibilité dans l’univers des pianistes, univers musical qu’il connaît fort bien puisqu’il fait lui-même partie de jurys de conservatoire. Le réalisateur joue avec les contrastes comme pour donner le tempo : froideur, violence, beauté, grâce, délicatesse. Telles sont les sensations qui animent une grande pianiste, interprétée par une Catherine Frot à contre-emploi, et une jeune femme qui devient sa tourneuse de pages mais qui fut éliminée 10 ans plus tôt du conservatoire de piano par la faute de cette même pianiste. Coïncidence ou hasard ? Denis Dercourt n’hésite pas à recourir à l’ambiguïté puisqu’on sent une réelle fascination amoureuse entre les deux femmes. A la limite du thriller glacé ou d’une histoire d’amour, Denis Dercourt fait constamment souffler le froid et le chaud. Un beau film.
Note : 4 étoiles

Lui :
Une jeune pianiste de 10 ans échoue à l’entrée du Conservatoire, perturbée par la présidente du jury. Elle va la retrouver (fortuitement ?) 10 ans plus tard. L’histoire de La Tourneuse de Pages n’est guère plausible, du moins faut-il l’espérer. Mais l’intérêt du film de Denis Dercourt n’est pas là ; il est plutôt dans l’atmosphère qu’il parvient à créer, un climat assez perturbant sur le spectateur, surtout lorsque, comme ce fut notre cas, on ne sait absolument pas de quel type d’histoire il s’agit. Le personnage fermé et énigmatique de Mélanie est d’autant plus insondable, personnage qui m’a fait penser à la jeune nurse de La Main sur le Berceau de Curtis Hanson (1992) ; d’ailleurs on peut percevoir, ici aussi, une certaine inspiration hitchcockienne. L’ensemble est bien ficelé avec une Catherine Frot très crédible en grande pianiste, même quand elle est devant un piano (*).
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Catherine Frot, Déborah François, Pascal Greggory
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(*) Contrairement à tant de films où l’on repère en 3 secondes que l’acteur, censé interpréter un musicien, n’a en réalité jamais touché un instrument de musique de sa vie, Catherine Frot joue réellement les morceaux et cela se voit à l’écran (le son est tout de même doublé).