10 octobre 2005

Retour à Cold Mountain (2004) d’ Anthony Minghella

Titre original : « Cold Mountain »

Retour à Cold Mountain Lui :
Le film a beau être très formaté et répondre à tous les codes du genre, ce long périple d’un soldat de la guerre de Sécession pour rentrer chez lui est assez réussi. Anthony Minghella a bien su doser tous ses ingrédients et n’abuse jamais d’effets romanesques ou de scènes brutales. Cette réussite est aussi due à l’excellent jeu de Nicole Kidman (même si son statut de star est un peu gênant pour le rôle) et à une merveilleuse Renée Zellweger, plus vraie que nature avec un accent du sud à couper au couteau. On pourra tout de même reprocher au film d’être un peu long, très prévisible et pas franchement novateur… mais la qualité de la réalisation est certaine et Retour à Cold Mountain se regarde avec plaisir.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Nicole Kidman, Renée Zellweger, Jude Law, Philip Seymour Hoffman, Donald Sutherland, Natalie Portman
Voir la fiche du film et la filmographie de Anthony Minghella sur le site IMDB.

Voir les autres films de Anthony Minghella chroniqués sur ce blog…

9 octobre 2005

La légende de l’homme rapide (2001) de Zacharias Kunuk

Titre original : « Atanarjuat »

AtanarjuatElle :
Le film dure près de trois heures. Cela ne serait pas grave en soi mais ici le scénario m’a semblé assez pauvre, essentiellement basé sur une légende, avec une fille à marier… Les acteurs sont des autochtones pur jus, donc forcément pas très à l’aise devant une caméra. Conclusion, je me suis profondément ennuyée. Je crois que j’aurais préféré voir un documentaire sur les nomades du grand Nord. Bref, ce film, qui a généralement été bien accueilli, nous a laissé plutôt froids…
Note : 1 étoiles

Lui :
Assez mal filmé et doté d’un scénario des plus simples, le film vaut surtout pour son côté documentaire sur certaines aspects de la vie des inuits nomades. Le film est vraiment très long…
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Natar Ungalaaq, Syvia Ivalu
Voir la fiche du film et la filmographie de Zacharias Kunuk sur le site imdb.com.

8 octobre 2005

Carnets de voyage (2004) de Walter Salles

Titre original : « Diarios de motocicleta »

Carnets de voyage Elle :
Je sais que je risque de choquer mais je n’ai beaucoup accroché au film de Walter Salles. Je dirais même que j’ai trouvé ces Carnets de voyage assez ennuyeux. Je trouve les intentions louables mais je n’ai pas été touchée et happée par le traitement de cette histoire qui je trouve manquer de souffle et d’émotion. Le réalisateur semble avoir du mal à remplir ce périple. Ces deux jeunes bourgeois, dont le futur Che, voyagent à travers l’Amérique latine pour le plaisir mais finissent par se rendre compte de la réalité de la misère et de l’injustice qui accablent les pays traversés. Le mythe du Che suffit-il à nous tenir en haleine ?
Note : 2 étoiles

Lui :
Le film de Walter Salles est plutôt agréable à regarder mais on peut lui reprocher son côté consensuel : le sujet est plutôt dans l’air du temps, les images sont belles et le réalisateur a choisi de se concentrer sur les relations entre nos deux voyageurs… l’ensemble paraît trop poli, arrondi aux entournures. Bien sûr, il y a la misère sous-jacente, celle qui doit entraîner une certaine prise de conscience chez le futur Che Guevara mais, même elle, parait trop esthétique. Ceci engendre un manque de force émotionnelle au film et ce n’est que dans la dernière partie, à la léproserie, que le film est plus convaincant. C’est toutefois un film qui se laisse regarder, mais sans franchement déclencher d’enthousiasme.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Gael García Bernal, Rodrigo de La Serna
Voir la fiche du film et la filmographie de Walter Salles sur le site IMDB.

Voir les autres films de Walter Salles chroniqués sur ce blog…

5 octobre 2005

Je suis un assassin (2004) de Thomas Vincent

Je suis un assassinLui :
Comme le laisse supposer le titre, ne n’est pas l’énigme qui tient le rôle central de ce film policier de Thomas Vincent, mais bien les acteurs et instigateurs de ce crime. Il se crée très rapidement un climat très étrange, qui nous met un peu mal à l’aise, ne sachant pas trop quoi penser des trois personnages principaux, ne sachant pas cerner une fascination pour quelque chose que l’on présume assez morbide. Le film repose beaucoup sur le jeu de ses acteurs, Giraudeau jouant peut-être un peu trop son personnage multi facettes, Karin Viard a un peu de mal avec le sien mais Cluzet est étonnamment crédible, résolumment placide. Même s’il ne convainc pas entièrement, Je suis un assassin montre une personnalité certaine.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: François Cluzet, Bernard Giraudeau, Karin Viard, Anne Brochet
Voir la fiche du film et la filmographie de Thomas Vincent sur le site IMDB.

3 octobre 2005

Femme Fatale (2002) de Brian De Palma

Titre original : « Femme Fatale »

Femme fataleElle :
Brian de Palma ne fait pas dans la dentelle et use d’artifices et d’effets pour tenter de créer une atmosphère oppressante. L’ambiance sonore est tonitruante. Le scénario est en revanche assez faible. Certes, il y a de jolies créatures féminines mais cela ne suffit pas. On s’ennuie plutôt.
Note : 2 étoiles

Lui :
De Palma reprend une construction qu’il affectionne: une première scène très longue, où il fait monter la tension, pour attraper le spectateur et ne plus le relâcher. Seulement, là, il dose plus mal ses ingrédients et l’environnement devenant insupportable, on décroche. Le reste du film est à l’avenant: un thriller assez racoleur qui semble trop se focaliser sur ses atouts et ses jolis atours. La mayonnaise prend toutefois assez mal.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Rebecca Romijn-Stamos, Antonio Banderas
Voir la fiche du film et la filmographie de Brian De Palma sur le site IMDB.

Voir les autres films de Brian De Palma chroniqués sur ce blog…

2 octobre 2005

Avril brisé (2001) de Walter Salles

Titre original : « Abril Despedaçado »

Avril briséElle :
Adaptation du roman de l’écrivain albanais Ismail Kadare. Une histoire de haine ancestrale entre deux familles perdues au fond du désert brésilien où tour à tour il faut venger la mort d’un fils. Les pères sont tyranniques et font en sorte que la tradition perdure. Le réalisateur de Central do Brasil rend compte de la rudesse de la vie et la pauvreté des âmes. Les enfants subissent le destin que leurs parents ont forgé pour eux. Les deux fils sont attachants de par leur méconnaissance des autres et du monde. Ils ne demandent qu’à s’ouvrir vers l’extérieur et apprendre. Les images sont magnifiques.
Note : 4 étoiles

Lui :
Avril brisé est surtout un film assez esthétique, basé sur une histoire assez improbable de vendetta meurtrière entre deux familles voisines. Les images sont plutôt belles, le héros (et l’héroïne) sont beaux mais en final on reste sur une impression de légère inutilité.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: José Dumont, Rodrigo Santoro, Rita Assemany, Ravi Ramos Lacerda
Voir la fiche du film et la filmographie de Walter Salles sur le site IMDB.

Voir les autres films de Walter Salles chroniqués sur ce blog…

1 octobre 2005

Mensonges et trahisons et plus si affinités… (2004) de Laurent Tirard

Mensonges et trahisons et plus si affinitésLui :
Je dois bien avouer que j’avais quelques craintes en abordant ce film, mais j’ai été agréablement surpris. C’est une bonne comédie française, sans lourdeur de scénario et surtout des dialogues bien enlevés. Ces dialogues permettent un bon jeu d’acteur de la part d’Edouard Baer (qui, il faut bien l’avouer, n’a pas tourné que des petites merveilles…) et d’un excellent Clovis Cornillac en joueur de foot amateur de Baudelaire. Tout n’est pas parfait, il y a quelques scènes ratées mais l’ensemble est plaisant, bien équilibré, on rit souvent et franchement. Sans se prendre au sérieux, le film nous fait passer un bon moment.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Edouard Baer, Clovis Cornillac, Alice Taglioni, Marie-Josée Croze
Voir la fiche du film et la filmographie de Laurent Tirard sur le site IMDB.

30 septembre 2005

L’importance d’être constant (2002) de Oliver Parker

Titre original : « The importance of being earnest »

L'importance d'être constant Elle :
Comédie adaptée de la pièce de théâtre d’Oscar Wilde. John s’invente un personnage Constant pour pouvoir faire la fête à Londres librement et Algy choisit le nom de Burbury pour pouvoir fuir les mondanités londoniennes. Ces deux inventions donnent lieux à toutes sortes de quiproquos et notamment avec deux jeunes femmes qui s’éprennent d’eux. Tout ceci se passe dans le milieu très sélect de la grande bourgeoisie anglaise. Les dialogues sont enlevés et l’humour anglais est de rigueur. Ces coups de griffe contre les rigidités de cette caste sont assez jouissifs. Toutefois, j’ai l’impression que le film n’est pas fidèle à la pièce originale et que le cinéma a pris des libertés un peu excessives et ridicules.
Note : 3 étoiles

Lui :
Voilà une vision assez mordante, et surtout pleine d’humour, de l’aristocratie anglaise et de ses codes de conduite qui, avec le recul du temps, nous paraissent si désuets et parfois charmants. L’importance d’être constant est particulièrement réussi car il a su trouver le ton juste, son scénario étant mis en valeur par un humour tout en délicatesse. Les dialogues sont particulièrement brillants et les acteurs tout à fait dans leur rôle. L’ensemble nous fait passer un moment délicieux…
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Rupert Everett, Colin Firth, Frances O’Connor, Reese Witherspoon, Judi Dench
Voir la fiche du film et la filmographie de Oliver Parker sur le site IMDB.

Voir les autres films de Oliver Parker chroniqués sur ce blog…

Précédente adaptation :
Il importe d’être constant (1952) de Anthony Asquith avec Michael Redgrave.

29 septembre 2005

Le chemin de la liberté (2002) de Phillip Noyce

Titre original : « Rabbit-Proof Fence »

Le chemin de la libertéElle :
Philip Noyce dénonce la politique eugéniste de l’Australie qui a sévi des années trente jusqu’en 1970. Elle consistait à enlever des enfants métis aborigènes à leurs familles pour les éduquer à l’anglo-saxonne dans des centres spécifiques fermés. Les enfants étaient triés selon la couleur de leur peau ; une peau claire autorisait l’accès à l’éducation, une peau foncée menait droit au travail. Le réalisateur nous raconte l’authentique et incroyable épopée de trois fillettes enlevées à leur mère et qui parviennent à s’échapper du centre. Elles parcourent plus de deux mille kilomètres à pied pour regagner leur foyer et bravent les souffrances, la faim et la traque d’un pisteur. Philip Noyce parvient à faire un film fascinant, palpitant et poignant. Les images sont très belles et la musique de Peter Gabriel est envoûtante. A voir absolument.
Note : 5 étoiles

Lui :
Le chemin de la liberté est une histoire étonnante et plutôt terrifiante en soi car elle révèle un aspect mal connu de la politique du gouvernement australien envers les aborigènes. Cette épopée de trois jeunes filles qui vont faire plus de 2000 Kms pour revenir chez elles est particulièrement bien mise en scène, assez palpitante bien que somme toute il ne se passe pas grand chose. Les trois fillettes jouent particulièrement bien, avec beaucoup de spontanéité mais aussi beaucoup de force et Kenneth Brannagh trouve le ton juste pour son personnage de fonctionnaire étriqué, persuadé du bien-fondé et de la justesse de la politique assez horrible qu’il met en oeuvre. Très belles images aussi, même si les couleurs surprennent un peu au début, et très belle musique de Peter Gabriel.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Everlyn Sampi, Laura Monaghan, Tianna Sansbury, Kenneth Branagh
Voir la fiche du film et la filmographie de Phillip Noyce sur le site IMDB.

Voir les autres films de Phillip Noyce chroniqués sur ce blog…

27 septembre 2005

Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants (2004) d’Yvan Attal

Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants Elle :
Yvan Attal s’est fait plaisir à filmer sa compagne Charlotte Gainsbourg. Cela aurait presque pu rester un film strictement familial car le résultat est franchement ennuyeux pour les autres… Il n’y a quasiment pas de scénario ; Yvan Attal reste béat devant sa Charlotte. L’ensemble est ponctué d’effets visuels tape à l’œil, de clichés à tour de bras sur les hommes et les femmes. Je me demande ce qui a bien pu attirer ces centaines de milliers de spectateurs dans les salles.
Note : 1 étoiles

Lui :
Il est un peu difficile de parler de ce film car il n’y a pas beaucoup de matière, le scénario reprenant le sempiternel « un homme qui ne sait pas s’il doit préférer sa femme à sa maîtresse », mais sans prendre la peine de nous brosser les personnages, les dialogues restant au niveau du quotidien. Du coup, on multiplie les mouvements de caméra inutiles (caméra à l’épaule) et certains effets visuels pas toujours très heureux. Le film précédent d’Yvan Attal m’avait semblé plus réussi, même s’il pêchait aussi beaucoup côté scénario.
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Yvan Attal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat
Voir la fiche du film et la filmographie de Yvan Attal sur le site IMDB.

Voir les autres films de Yvan Attal chroniqués sur ce blog…