Lui :
Dans le cinéma de Hong Kong, Hark Tsui tient certainement une place à part, grâce à l’aboutissement de ses films, une inventivité assez permanente dans la façon de filmer et un esthétisme personnel. Il a un certain sens pour la mise en scène des mouvements qui rend certaines scènes quasiment envoûtantes. Le scénario de ce film d’action est par contre presque inexistant et finalement sans grande importance. L’ensemble est tout de même un peu long, le film semble s’essouffler et faiblir assez nettement vers la fin.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
J’ai bien du mal à comprendre pourquoi ce film a drainé tant de spectateurs dans les salles. C’est presque un documentaire promotionnel sur la vie quotidienne d’étudiants à l’étranger plutôt qu’un film avec un réel scénario. C’est vraiment étonnant que Klapisch n’ait pas réussi à donner un peu de profondeur à ses personnages mais il est vrai qu’il dit lui-même avoir écrit le scénario en seulement douze jours.
Note :
Lui :
Il faut probablement être en âge de s’identifier au personnage central (ou avoir un fils du même âge) pour apprécier… Sinon, on voit un film assez vide.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
A priori, je n’avais pas l’intention de voir ce film, mais le nombre impressionnant de critiques élogieuses a attisé ma curiosité. Eh bien, j’aurais me fier à mon instinct parce que le moins que l’on puisse dire est que je n’accroche pas du tout… Oui, bien sûr, il y a ce côté anti-héros, cette volonté de lui donner une dimension psychologique mais cela est fait de façon tellement rudimentaire et convenue qu’elle en perd de l’intérêt. Le film me semble plus réussi dans les rares moments où il pousse la caricature : j’ai beaucoup aimé le personnage du patron du journal par exemple. Certaines scènes d’action sont réussies mais d’autres paraissent un peu longuettes et surtout prévisibles. Est-ce parce que je n’ai jamais lu le comix original que je n’arrive à dépasser le côté… ‘simplet’ de tout cela?
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Belle mise en scène et excellente prestation de Nicole Kidman en mère traumatisée. Dommage cependant que ce genre de film fantastique soit si convenu : les inévitables morts vivants, la brume autour d’un château hanté, les effets sonores sensés nous glacer le sang. Bref, je ne suis ni transie d’angoisse ni passionnée par le sujet bien qu’il y ait une petite surprise inattendue à la fin du film.
Note :
Lui : Les Autres est un film plutôt original, sur une histoire de fantômes qui paraît banale à première vue. Il est original dans la situation de départ qui nous est présentée, situation aussi étrange qu’inhabituelle. Il est aussi original car tout le film est basé sur Nicole Kidman, qui n’a jamais été si convaincante, avec une présence et une force assez rare, assez ‘extra-ordinaire’ en somme. L’atmosphère générale du film est tout aussi puissante et prenante, alors que le scénario, après un bon départ, semble s’enliser un peu pour toutefois finir de façon vraiment éblouissante, avec une scène extrêmement forte.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Dans les premières minutes, le film m’est apparu plutôt pénible : monté comme un clip, avec des plans ultra-courts faits pour frapper le spectateur et une voix-off qui apparaît vite insupportable. Le rythme se calme quelque peu ensuite mais il reste cette débauche d’effets visuels, de reconstitutions grand format, d’images esthétisées… Tout paraît artificiel et procure une sensation d’overdose, jusque dans la profusion d’acteurs connus : on a l’impression de reconnaître tout le monde. L’histoire finit tout de même par prendre le dessus, cette quête obstinée et désespérée d’Audrey Tautou est fatalement touchante. Mais Jean-Pierre Jeunet semble plus intéressé par le monde qu’il recrée et les effets visuels que par l’histoire en elle-même. C’est dommage.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Ridley Scott fait de la guerre un grand spectacle, multipliant les plans purement graphiques, semblant vouloir retrouver la flamboyance d’un Apocalypse Now. Le scénario est basé sur des faits historiques de la guerre en Somalie, mais le propos paraît beaucoup trop manichéen pour que l’on y croit une seule seconde, et l’on assiste plutôt à un genre de jeu vidéo où des hordes de vilains méchants déferlent sans arrêt sur un petit nombre de courageux gentils.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui : All tommorrow’s parties, c’est au départ une chanson assez sombre du Velvet Underground, c’est aussi un livre de William Gibson et c’est maintenant un film chinois futuriste de Yu Lik-wai, le cinéaste de Love will tear us apart. Il situe ce futur proche dans un univers post-apocalyptique, peuplé surtout d’usines à l’abandon et où règne une secte totalitaire, référence à la fois au passé et au présent de la Chine. S’il parvient bien à créer une atmosphère pesante et lourde, emplie d’une certaine semi menace permanente, le film souffre de son manque de scénario, les personnages ne faisant qu’errer dans cet univers peu engageant et l’on assiste à de petits fragments de vie sans réels liens entre eux. Le film reste intéressant par son originalité et son caractère assez nouveau dans le cinéma chinois.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Sur fond d’enquête policière, Ray Lawrence nous entraîne au coeur des désarrois et tourments d’hommes et femmes quarantenaires. Ces personnages à la dérive deviennent attachants malgré leurs défauts parce qu’ils sont humains : ils pleurent, souffrent et doutent. Peu satisfaits de leur vie de couple, ils rêvent d’une autre vie plus excitante et prennent des risques qu’ils finissent par regretter. Le personnage principal est un flic à la David Lynch c’est-à-dire un type fragile qui commet des erreurs et veut réparer ses fautes. Sa vie privée se trouve mêlée à son travail d’enquêteur. Epouse, amante, amie psychanalyste se croisent et se rencontrent. Tout ce puzzle est habilement mis en scène avec une musique envoûtante. On ne s’ennuie pas une seconde et on s’interroge jusqu’au bout sur les mobiles des uns et des autres.
Note :
Lui : Lantana est un film très réussi, qui traite des relations à l’intérieur de couples sur un fond d’histoire policière. Le scénariste a su mêler les deux avec une grande habileté, un scénario où tout s’entrecroise, une histoire à la fois banale et extraordinaire. Ray Lawrence, le réalisateur, a su installer une ambiance assez forte, où l’on sent l’influence (dans le bon sens du terme) de gens comme David Lynch. Il a une façon de filmer ses personnages avec une grande sensibilité, et l’acteur principal est particulièrement convaincant, rendant son personnage très riche et finalement attachant. Une vraie réussite.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Pas grand-chose à dire sinon que le sujet ne m’a pas intéressé. Les cascades et scènes d’action de Jackie Chan me laissent de marbre. Duck Tucker est agaçant avec ses facéties. Abandon.
Note :
Lui :
J’avais trouvé le premier volet de Rush Hour bien fait et amusant, donc j’ai voulu voir le second… Là, l’ensemble fonctionne beaucoup moins bien : on s’est visiblement appliqué à reprendre les recettes du premier mais les acteurs en font trop, les personnages sont trop typés, et l’humour est plus réduit.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Superbes décors et ambiances graphiques mais animations d’humains ratées. C’est quand même dommage. Le scénario est assez confus et les dialogues sont mal enregistrés. On ne parvient pas à s’attacher aux personnages. Je préfère de loin la BD d’Hugo Pratt. Y avait-t’-il vraiment un intérêt à faire une telle adaptation?
Note :
Lui :
Adapter une bande dessinée telle que Corto Maltese au cinéma n’est pas exactement une chose facile, tant elle tient une place assez à part grâce à sa forte originalité et personnalité. On retrouve un peu de cette personnalité dans les graphismes, assez superbes, certains plans étant de véritables peintures et le soin et le travail apporté sur ce plan est remarquable. Ces graphismes contribuent (avec le scénario) à créer une réelle ambiance, bien particulière. Hélas, l’animation vraiment trop approximative et les dialogues, qui semblent un peu bâclés, viennent gâcher ce bel édifice.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)