13 mars 2006

Lundi matin (2002) d’ Otar Iosseliani

Titre original : « Lunedì mattina »

Lundi   matin Elle :
Grand admirateur de Tati, Otar Iosseliani lui rend hommage en nous livrant une comédie fantaisiste, loufoque et poétique. Ce père de famille qui quitte sa famille et part en voyage pour rompre la routine du quotidien et du travail à l’usine rappelle l’univers de Tati : monologues, sons stridents de l’usine et de la rue, personnages cocasses, humour. Tout ce petit monde défile sous nos yeux ébahis. Une intelligente manière de dénoncer les méfaits du monde moderne. L’interprétation médiocre de certains acteurs novices nuit cependant à la qualité de l’ensemble.
Note : 4 étoiles

Lui :
Lundi Matin est en quelque sorte une variation sur le thème de la vie quotidienne dans un milieu ouvrier/rural. La quasi absence de dialogues, l’importance des sons, l’importance des détails font penser à Jacques Tati, sans toutefois atteindre le niveau d’humour, de pittoresque et de tendresse auquel il était parvenu. Les similitudes sont importantes toutefois, et on retrouve de nombreux thèmes : l’usine déshumanisée, avoir son jardin secret, les objets détournés, etc… La seconde partie, à Venise, s’enlise un peu et les acteurs sont épouvantables…!
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jacques Bidou
Voir la fiche du film et la filmographie de Otar Iosseliani sur le site IMDB.

Voir les autres films de Otar Iosseliani chroniqués sur ce blog…

12 mars 2006

Monique (2002) de Valérie Guignabodet

Monique Elle :
La routine du couple, c’est un sujet bateau au cinéma sauf que, là, le mari se console avec une poupée modèle « moulée ». Cette comédie sans grande prétention sur les déboires amoureux est assez amusante et ne sombre jamais dans la vulgarité. Albert Dupontel et Marianne Denicourt sont plutôt convaincants.
Note : 3   étoiles

Lui :
Monique est une comédie de moeurs, plutôt bien faite car sur un sujet assez glissant elle sait trouver le ton juste, sans jamais tomber dans la facilité d’une surenchère de dialogues salaces ou de situations scabreuses. Le résultat est plutôt plaisant, sans prétention mais vraiment amusant.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Albert Dupontel, Marianne Denicourt, Philippe Uchan, Marina Tomé
Voir la fiche du film et la filmographie de Valérie Guignabodet sur le site IMDB.

10 mars 2006

Treize jours (2000) de Roger Donaldson


Titre original : « Thirteen Days »

Treize   Jours Elle :
Reconstitution historique fouillée et sobre sur l’implantation de missiles soviétiques à Cuba. On suit avec intérêt pendant treize jours toutes les tractations entre les militaires partisans de la guerre et les politiques américains prônant la diplomatie. On se rend compte à quel point on a frôlé la catastrophe. Ce n’est que grâce à la ténacité de Kennedy qui voulait sortir de cette impasse sans faire la guerre que le pire a été évité. Les acteurs sont convaincants et le film évite les clichés hollywoodiens sur la suprématie et l’héroïsme américain.
Note : 5 étoiles

Lui :
C’est un bon film historique qui nous relate de manière assez précise les treize jours où l’on a été le plus près de la guerre atomique totale : la crise de Cuba en 1962. Filmé en suivant l’un des deux plus proches conseillers de Kennedy, le film réussit à bâtir un lourd suspense, sans abuser des ficelles hollywoodiennes classiques. La reconstitution des évènements semble particulièrement minutieuse et les 2h25 passent rapidement.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Kevin Costner, Bruce Greenwood, Steven Culp, Dylan Baker, Michael Fairman
Voir la fiche du film et la filmographie de Roger Donaldson sur le site IMDB.

Voir les autres films de Roger Donaldson chroniqués sur ce blog…

10 mars 2006

Les démons à ma porte (2000) de Jiang Wen

Titre original : « Guizi lai le »

Les Démons à   ma porte Elle :
Beau film chinois en noir et blanc où le réalisateur incarne le rôle d’un villageois chargé de garder deux prisonniers japonais. Tout ce village de paysans simples participe à cette mission. Wen Jiang utilise beaucoup les gros plans sur les visages angoissés pour mieux mettre en avant les doutes, les hésitations et la peur qu’inspire l’envahisseur japonais. En pleine tragédie, il utilise également l’humour au travers des trognes qu’il choisit, de scènes cocasses pour mieux se moquer des japonais. Malgré quelques longueurs, ce film témoigne d’un réel talent de mise en scène et d’originalité du scénario.
Note : 5 étoiles

Lui :
Les démons à ma porte est un film assez étonnant, basé sur une situation très particulière de paysans forcés de garder deux prisonniers, et dans un style tout aussi particulier fait de gesticulations, d’éructations. Tout le film est parsemé de touches d’humour, même dans les moments les plus tragiques ou intenses. C’est aussi une réflexion sur les rapports geôliers/prisonniers, sur le décalage entre cette guerre et le monde paysan chinois. Un film assez fort, qui souffre un peu d’une fin plutôt abracadabrante, assez terrible par ce qu’elle sous-entend, comme un dernier pied de nez du réalisateur.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jiang Wen, Hongbo Jiang, Teruyuki Kagawa
Voir la fiche du film et la filmographie de Jiang Wen sur le site IMDB.

10 mars 2006

A boire (2004) de Marion Vernoux

A Boire Elle :
(pas vu)

Lui :
Un alcoolique dépressif, un jeune malchanceux et une femme plaquée se rencontrent dans une station de sports d’hiver. Ils se lamentent et ils picolent pour se remonter le moral. On attend qu’il se passe quelque chose d’intéressant… en vain. Pas beaucoup d’humour non plus. Un film étonnamment vide.
Note : 1 étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Emmanuelle Béart, Edouard Baer, Atmen Kelif
Voir la fiche du film et la filmographie de Marion Vernoux sur le site IMDB.

Voir les autres films de Marion Vernoux chroniqués sur ce blog…

8 mars 2006

Les trois vies de Rita Vogt (2000) de Volker Schlöndorff

Titre original : « Die Stille nach dem Schuß »

Les trois   vies de Rita Vogt Elle :
Schlöndorff évoque non sans une certaine amertume le terrorisme d’extrême gauche allemand dans les années 70. C’est au travers des trois identités que Rita Vogt est obligée de prendre successivement pour sauvegarder sa liberté que le réalisateur témoigne de la vie en RDA avant la chute du Mur, de la fuite en avant , de la traque de cette femme et de son idéal politique perdu. Cette évocation de cette époque pas si lointaine est filmée de façon sobre et efficace.
Note : 4 étoiles

Lui :
Les trois vies de Rita Vogt est un beau film de Walter Schlöndorff dans lequel on suit une femme, qui après avoir participé à des actions de style Bande à Baader, se voit contrainte de se réfugier en RDA et de vivre sous des fausses identités. En montrant le destin de cette femme, il nous montre un peu comment cet idéal des années 70 a bien du mal à trouver sa place dans le monde actuel. Rita Vogt n’a pas perdu sa foi en cet idéal mais elle en devient presque prisonnière. C’est sans doute un film assez nostalgique, mais qui pose quelques questions pertinentes (sans y répondre toutefois).
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Bibiana Beglau, Richard Kropf, Martin Wuttke
Voir la fiche du film et la filmographie de Volker Schlöndorff sur le site IMDB.

Voir les autres films de Volker Schlöndorff chroniqués sur ce blog…

7 mars 2006

Spy Game – Jeu d’espions (2001) de Tony Scott

Titre original : « Spy Game »

Spy Game - Jeu   d'espions Elle :
Abandon au bout de 45mn dû à une overdose d’effets visuels esthétisants, d’effets sonores stressants, d’un montage certes percutant mais fatiguant. La forme, qui ne manque pas de virtuosité, prend le pas sur le fond et, de ce fait, les exploits de ce duo d’espions ne m’ont pas vraiment intéressée.
Note : pas   d'étoile

Lui :
Dans le genre film d’espionnage, Spy Games / Jeu d’espions est assez efficace. Par une construction assez particulière en plusieurs volets, il parvient à nous maintenir en haleine pendant 2 heures sans nous laisser beaucoup de répit. Côté scénario, il nous met au coeur de doux ou trois théatres d’opérations de la C.I.A. des vingt dernières années, sur un fond assez traditionnel du « bon agent secret » dont le côté humaniste finit toujours par ressortir. Le montage est très « moderne », quelquefois limite (musique utilisée à haute dose, découpage très rapide, etc…), mais globalement c’est réussi.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Robert Redford, Brad Pitt, Catherine McCormack, Stephen Dillane
Voir la fiche du film et la filmographie de Tony Scott sur le site IMDB.

Voir les autres films de Tony Scott chroniqués sur ce blog…

6 mars 2006

Mischka (2002) de Jean-François Stévenin

Mischka Elle :
Road-movie de quatre personnages insolites en recherche d’une famille aimante : Gégène, un alcoolique solitaire, Mischka oublié sur l’autoroute par son fils, Jane et son frère à la recherche de leur père plus d’autres personnages farfelus qui les croisent lors de leur périple de Bourgogne en Gironde. De bonnes idées sincères et quelques bons moments d’humour. Mais dans l’ensemble, le film paraît un peu trop comme un fatras et donne une vague impression de fourre-tout.
Note : 2 étoiles

Lui :
Jean-François Stevenin nous dresse le portait de quelques personnages assez atypiques, pas vraiment marginaux, mais décalés pourrait-on dire. Ils sont tous un peu en quête, en quête d’une famille, de chaleur. Par petites touches successives, on découvre la personnalité de chacun et les personnages nous deviennent sympathiques et attachants. Il y a quelques maladresses dans le film, la fin notamment est un peu confuse, mais globalement c’est un film assez réussi.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Paul Roussillon, Jean-François Stévenin, Rona Hartner, Salomé Stévenin
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean-François Stévenin sur le site IMDB.

4 mars 2006

Les soeurs fâchées (2004) d’ Alexandra Leclère

Les   Soeurs fâchées Elle :
Pour son deuxième film, Alexandra Leclère a réussi à bâtir un scénario bien équilibré autour de deux soeurs aux personnalités très différentes. Pour ce faire, elle a réuni Isabelle Huppert qui incarne une beauté glaciale et bourgeoise et Catherine Frot qui joue la provinciale simple et généreuse. Le film oscille en permanence entre le ton de la comédie et du drame. La réalisatrice esquisse par petites touches deux jolis portraits sensibles et attachants de soeurs qui se chamaillent et se jalousent durement parfois dans lesquels tout le monde peut se projeter. Sans être un grand film, on passe vraiment un bon moment.
Note : 4 étoiles

Lui :
Les premières minutes de Les Soeurs fâchées peuvent laisser craindre un schéma un peu trop classique et une exagération des caractères totalement opposés de ces deux soeurs, l’une étant une bourgeoise parisienne froide, coincée et désagréable, l’autre une provinciale gaie et affable. Et effectivement, les accrochages sont nombreux, les mentalités se heurtent, les cinglantes répliques fusent. Mais petit à petit, le film parvient à nous dévoiler la personnalité de chacune et le portrait qu’il nous montre finalement présente plus de profondeur et de richesse, sans parvenir toutefois à s’écarter franchement des conventions du genre. Isabelle Huppert et Catherine Frot nous offrent, elles, deux beaux numéros d’actrice.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Isabelle Huppert, Catherine Frot, François Berléand, Brigitte Catillon
Voir la fiche du film et la filmographie de Alexandra Leclère sur le site IMDB.

3 mars 2006

Être et avoir (2002) de Nicolas Philibert

Être et   avoir Elle :
Film documentaire plein de tendresse et de complicité entre un maître de classe unique et ses élèves. Au fin fond d’un village du puits de Dôme, un instituteur dévoué à sa tâche dans une classe idéale d’une quinzaine d’élèves. C’est avec discrétion et sobriété que Nicola Philibert réussit à se fondre dans ce décor qui fleure bon notre enfance. Sérénité, travail, respect et épanouissement sont les valeurs que l’instituteur parvient à transmettre dans ce lieu paisible loin de tous les problèmes de violence. On peut peut-être reprocher d’avoir choisi cet exemple unique idéalisé mais cela fait chaud au coeur de se remémorer des souvenirs d’enfance enfouis.
Note : 5 étoiles

Lui :
On peut reprocher un peu à ce film de donner une vision un peu idyllique d’une classe unique en milieu rural mais il n’empêche qu’il se dégage une sincérité, une authenticité et aussi beaucoup de chaleur de ce film. Une chaleur auquel il est difficile de rester insensible.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Georges Lopez
Voir la fiche du film et la filmographie de Nicolas Philibert sur le site IMDB.