10 mars 2006

A boire (2004) de Marion Vernoux

A Boire Elle :
(pas vu)

Lui :
Un alcoolique dépressif, un jeune malchanceux et une femme plaquée se rencontrent dans une station de sports d’hiver. Ils se lamentent et ils picolent pour se remonter le moral. On attend qu’il se passe quelque chose d’intéressant… en vain. Pas beaucoup d’humour non plus. Un film étonnamment vide.
Note : 1 étoile

Acteurs: Emmanuelle Béart, Edouard Baer, Atmen Kelif
Voir la fiche du film et la filmographie de Marion Vernoux sur le site IMDB.

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3 réflexions sur « A boire (2004) de Marion Vernoux »

  1. Désespérés le matin, cherchant à fuir ce qu’ils ont vécu la veille, le médecin désabusé, le paumé estropié et l’abandonnée sur le déclin ne peuvent s’empêcher de se retrouver, le soir, pour fuir encore une fois les maux de leur journée.
    C’est la rencontre de trois individus que tout distingue au moment sordide où ils échouent. Ils sont passés de l’autre côté.
    Pierre et Inès se cherchent un peu, Seb le boulet-canne est là quand il faut et le reste du temps. L’avenir n’est pas à eux.
    Un film parfois dénigré par la critique et souvent mal perçu par le spectateur.
    Et pour cause, Á Boire est un film léger, avec un scénario un peu absent, un déroulement événementiel sans trop d’intérêt. C’est un film gênant, qui nous transmet son vertige nauséeux. Et le produit final, pourtant, est étonnamment désopilant.
    Le jeu d’acteurs est irréprochable, fin, subtil, sans fausses notes. Le verbe est inattendu, la maîtrise du détail est déconcertante. Emmanuelle Béart joue le rôle d’une manipulatrice inexpérimentée qu’elle rend parfaitement séduisante, Édouard Baer saisit les traits infects d’un corrupteur sans scrupule à qui l’on pardonnerait tout, Atmen Kélif, enfin, qui ne pourrait pas être plus crédible dans le rôle du loser attachant, contourne habilement la caricature et dresse l’authentique portrait psychologique du malaise du tocard.
    À Boire vous fout une effrontée gueule de bois, vous enivre et vous demande ensuite quelles étaient vos limites.
    À boire et à revoir, pour rire en déprimant et se rappeler les improbables répliques d’un drame comique parfaitement achevé.

  2. Très bonne idée de départ, très bons trio d’acteurs principaux (Beart, Baer, Kelif) , très bons seconds rôle (Yves Verhoven, et le réceptionniste génial : Pierre-Louis Lanier).
    Hélas, mille fois hélas, et pour employer des termes simples : le film est tout simplement mal « raconté ».
    On ne comprend même pas la situation jouée, ni le « statut » des personnages, tout est à revoir pour que la comédie s’enchaine « logiquement » et nous fasse rire. Car oui, aussi bizarre que çà peut paraitre, mais même une comédie loufoque doit reposer sur un enchainement de faits clairement établis, des gags bien sûr doivent intervenir, mais sans que le spectateur perde le fil de « l’intrigue », si tant est qu’il y en ait une dans ce film raté…
    Et un petit mot sur la digne remplaçante de Brigitte Bardot au sommet des plus belles actrices françaises : Emmanuelle Béart, qui ici, est une nouvelle fois à tomber par terre… Ensuite, hélas une malencontreuse opération de chirurgie esthétique lui greffera un bec de canard, et la fera passer directement du sommet à la catégorie actrice moche. Un comble pour cette actrice qui en plus d’être belle était particulièrement émouvante dans certains rôles.

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