Elle :
Cette histoire de solitude, d’errances sans but, d’incommunicabilité de trois personnages finit par lasser en partie à cause de sa très grande lenteur et de ses innombrables plans fixes à la Chantal Ackerman. On ne voit pas très bien où le cinéaste veut en venir.
Note :
Lui :
Rythme très lent, très très lent, très très très lent pour ce film taïwanais. On pénètre la vie d’un jeune vendeur à la sauvette qui pense sans arrêt à une jeune fille qu’il a croisé alors qu’elle allait à Paris. Et encore cette noirceur, ce vide, cette morosité, cet anonymat que l’on retrouve si souvent dans les films tawainais récents.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Suite à un accident, un architecte volage quarantenaire, interprété par le réalisateur en personne, fait une crise existentielle qui chamboule complètement sa vie. Il n’aime plus sa femme et s’en sépare, se fâche avec ses amis, délaisse son travail… Cette rupture brutale ne lui apporte pas pour autant le bonheur tant attendu. Ce film pessimiste sur la vie de couple, contient de bonnes choses sur la solitude, la relation aux autres mais a tendance à cultiver les clichés. Les allers et retours entre passé et présent sont un peu pesants. On a envie de bousculer ce perpétuel insatisfait issu de la bonne société pour qu’il trouve enfin un sens à sa vie.
Note :
Lui :
Un quarantenaire aisé qui s’interroge sur le sens à donner à sa vie… le fond du scénario de La felicità, le bonheur ne coûte rien est très conventionnel. Il a même tendance à accumuler les clichés. Dans un premier temps, le film s’attarde à montrer comment ce personnage fortement égocentrique a fait peu à peu le vide autour de lui, pour ensuite le suivre dans sa tentative de remonter la pente. Le récit est totalement déstructuré, les flash-back arrivant pêle-mêle, ce qui finit par lasser un peu. Malgré cela, le film a ses bons côtés, essentiellement du fait de l’excellente prestation des acteurs (avec le réalisateur dans le rôle principal) mais ne laissera probablement que peu de traces.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Un film à la fois drôle, grave et chaleureux pour cette histoire qui réunit deux familles, marocaine et indienne, dans un petit village d’Israël perdu au milieu du désert. Les différences de culture et de tradition et les préjugés s’affrontent. Les enfants jaugent leurs parents sur le terrain de leur émancipation et notamment deux adolescentes qui ont envie de bousculer fortement les codes familiaux. Les couples se font et se défont. La vie s’y déroule comme partout ailleurs sauf que là les gens sont obligés d’apprendre à se connaître pour vivre en harmonie. Le réalisateur a le mérite de donner une autre vision de ce pays, bien loin du conflit israélo-arabe. Les acteurs donnent beaucoup de crédibilité et d’émotion au film. On passe un bon moment.
Note :
Lui : Au bout du monde à gauche est un film assez original, en premier lieu du fait de l’angle choisi pour aborder le conflit israélo-arabe : un face à face ethnique, certes… mais entre un petit groupe de familles indiennes et un autre de familles marocaines. Et deuxièmement, le lieu est tout sauf ordinaire : c’est effectivement le bout du monde, un bout de désert montagneux avec seulement quelques immeubles et une usine. Ces deux groupes ethniques, qui cohabitent de force, subissent le même sort ; ils tous deux rejetés par la société qui les a oubliés. Tout un symbole… Le réalisateur parvient à faire un film plein de vie et d’humanité, de tolérance et de découvertes, et une bonne petite dose d’humour. Belles prestations des acteurs principaux, notamment de la part la jeune Netta Garti.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « The Curse of the Jade Scorpion »
Elle :
Woody Allen renoue avec sa fascination et la nostalgie des années quarante en usant de bon nombre de références aux films de ces années-là : femmes fatales, détectives, décors surannés, musique jazz. Malgré certaines bonnes répliques, la sauce à la Woody prend moins bien. Le scénario moins riche et plus répétitif que par le passé tourne surtout autour de l’hypnose de Woody Allen, Helen Hunt et de leurs vols de bijoux. Les dialogues sont trop théâtraux et semblent artificiels. Enfin Woody Allen en fait beaucoup dans le genre type qui n’y comprend rien. Espérons qu’il va se rattraper par la suite…
Note :
Lui :
Cet hommage de Woody Allen au film noir des années trente et quarante n’est pas aussi convaincant que je ne l’aurais souhaité. Il y a quelque chose d’artificiel, même les dialogues (qui comportent pourtant de sacrés bons moments) donnent assez souvent l’impression d’être plaqués, l’histoire paraît souvent poussive, certains éléments semblent manquent de finesse ou sont trop évidents (comme cette nymphomane, copie beaucoup trop conforme de Veronica Lake). Bref, Woody Allen me semble avoir manqué de subtilité et le film n’a pas ce merveilleux équilibre auquel on est habitué. Malgré ces défauts, le film reste plaisant à regarder.
Note :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 2,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
A nouveau une déception pour ce dernier Woody Allen qui me paraît bien moyen. La magie de ses films mythiques n’est plus au rendez-vous. Woody Allen en fait trop dans son rôle de cinéaste névrosé qui réalise un film tout en étant aveugle. Son jeu paraît forcé et même le sujet du scénario semble exagéré. Où est-donc passé notre Woody drôle, attachant et subtil ?
Note :
Lui :
Autant la critique du monde hollywoodien est gentiment faite mais assez acérée et réussie, autant le film dans son ensemble ne semble pas avoir le punch et la subtilité de ses opus précédents. Il reste tout de même certains piliers de son humour, tels cette profonde aversion au mode de vie californien, ses rapports avec les femmes, etc… Mais ce qui était auparavant de petites touches sont aujourd’hui des notes bien appuyées. Woody Allen donne ainsi l’impression d’en faire trop, d’être arrivé au bout de son personnage d’hypocondriaque et gros consommateur de séances de psy.
Note :
Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 3,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Incontestablement, Chabat est parvenu à effacer l’affreux souvenir du premier Astérix en prenant le parti de mettre Djamel en avant par rapport aux deux compères gaulois. Beaux décors, quelques bons gags notamment avec les noms empruntés à l’informatique et bravo aux fresques animées des menus du DVD. Malheureusement, il y a aussi certaines longueurs, une débauche d’effets spéciaux un peu stériles et d’intérêt limité. Personnellement, je crois que je préfère m’en tenir à la BD.
Note :
Lui :
L’ensemble est vraiment amusant. Globalement le film d’Alain Chabat est une bonne adaptation de bande dessinée, ce qui n’est jamais un exercice facile. Alain Chabat a bien su distiller l’humour, sans ne jamais appuyer trop lourdement sur la pédale. Les références et clins d’oeil sont nombreux. Il parvient à trouver le bon équilibre et le film permet de passer vraiment un bon moment.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Amos Gitai adapte le roman d’Arthur Miller en retraçant l’histoire du peuple juif dans les années quarante, au travers d’un couple en mal de vivre et en mal d’amour qui s’est établi en Israël, et aussi de son père (alias Arthur Miller) qui veut finir sa vie au Canada. Certes, le cinéaste prend tout son temps pour filmer les tourments et les errances de ces personnages accablés par l’éradication du peuple juif mais c’est pour mieux montrer comment les juifs éparpillés aux quatre coins du monde sont désynchronisés dans leur vie quotidienne de par leurs racines si diverses. Il tente aussi de montrer qu’une alternative pacifique est une solution possible pour réconcilier arabes et juifs.
Note :
Lui :
Une grande lenteur couplée à une certaine vacuité m’ôte toute possibilité de me concentrer sur le thème du film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Titre original : « Star Wars: Episode II – Attack of the Clones »
Elle :
Après une époustouflante introduction dans une superbe cité futuriste, George Lucas se laisse happer par le désir de relever un nouveau défi technique et cherche plus à séduire et satisfaire un jeune public amateur de jeux vidéos que ses fans de la première heure. Par rapport au précédent épisode, celui-ci est moins bien dosé. Scénario peu captivant, moins d’humour et d’invention, jeu d’acteurs fade, personnages peu attachants, débauche d’effets visuels assommante. Dommage !
Note :
Lui :
Si cet épisode comporte de belles scènes (essentiellement au début du film, toute cette mégapole recréée et les personnages de la planète aquatique), il comporte aussi de nombreux passages longs et j’ai eu bien du mal à m’intéresser à l’histoire. Les scènes d’amourettes sont interminables et l’acteur jouant Anakin n’est pas vraiment convaincant. Globalement, on a l’impression que le film pêche par excès de technique, trop d’images de synthèse, ce qui enlève tout aspect « humain », dépersonnalise l’ensemble et réduit le film à une surenchère d’effets numériques (des combats avec de plus en plus de participants par exemple). Ces images de synthèse ne sont plus là pour faire rêver mais plus simplement pour étonner des spectateurs déjà acquis.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
A la suite d’un détournement d’avion dans lequel un journaliste (Jeremy Irons) perd sa femme et ses deux filles, John Irvin nous embarque dans un film d’espionnage où CIA et FBI se jouent des mauvais tours. Le film se laisse regarder mais j’avoue avoir ressenti un certain malaise face à l’attitude du personnage principal. De plus, un certain nombre d’incohérences et de maladresses nuisent à la crédibilité du scénario.
Note :
Lui :
Sans être vraiment mémorable, Vengeance Secrète est plutôt bien construit, parvenant à nous intriguer et à nous faire partager le parcours de cet homme qui veut se faire justice lui-même. Le seul problème est que le fond de l’histoire est assez prévisible et très classique : manoeuvres de la CIA, manipulations pour des raisons bassement matérielles. Jeremy Irons est excellent par sa présence à l’écran et tient tout le film à lui tout seul.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Voilà comment la forme avec l’excès d’effets numériques peut tuer le fond et par conséquent la magie du cinéma. Pitof, directeur d’effets spéciaux sur des pubs ou des films de Besson, Chabat, Jeunet s’essaie à la réalisation : montage heurté avec de très gros plans, dialogues avec de l’écho, ambiances saturées, pléthore d’effets visuels qui n’ont ni queue ni tête. Où est le scénario? Où est donc passé le Vidocq en noir et blanc de notre enfance!? (Abandon)
Note :
Lui : (En bref) Le style en tout point excessif du réalisateur rend, à mes yeux, le film tout à fait insupportable. Abandon rapide.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)