5 août 2006

Fast food, fast women (2000) d’ Amos Kollek

Fast food, fast women Elle :
C’est avec tendresse et humour qu’Amok Kolleck filme ces gens ordinaires qui ont des problèmes d’amour et de solitude à New-York. Une jeune femme Bella est toujours célibataire à 35 ans et recherche l’âme soeur. Bruno qui a deux enfants et a une fâcheuse tendance à passer d’une femme à l’autre finit par tomber amoureux d’elle. Enfin, trois grand-pères esseulés veulent refaire leur vie mais l’âge rend les choses plus complexes. Ces personnages se croisent sans forcément se connaître et se débattent avec leurs angoisses. Amos Kolleck qui fait penser un peu à Woody Allen dans sa manière de percevoir les choses, prend le parti de filmer ces tranches de vie de façon positive ce qui rend le film attachant.
Note : 5 étoiles

Lui :
Fast food, fast women nous permet de suivre un certain nombre de personnages. Ils vivent à New York, et sont sentimentalement isolés. Le film est globalement un peu gentillet mais bien réussi car les personnages sont vraiment attachants et l’on suit avec intérêt toutes leurs hésitations et atermoiements. A l’opposé de ses films précédents, Amos Kollek nous livre une vision positive de ces situations apparemment compliquées. Ces portraits admirablement dressés peuvent faire penser un peu à Woody Allen.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Anna Levine, Jamie Harris, Louise Lasser
Voir la fiche du film et la filmographie de Amos Kollek sur le site IMDB.

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3 août 2006

La femme de Gilles (2004) de Frédéric Fonteyne

La femme de Gilles Elle :
Cette chronique familiale des années trente met en scène un couple d’ouvriers en proie au problème de l’adultère. Le mari a une liaison avec la soeur de sa femme. Clovis Cornillac campe le pater familias traditionnel qui commande et Emmanuelle Devos, la femme soumise qui préfère se taire dans l’espoir de récupérer son mari. Toute cette relation est vue au travers des yeux d’Elisa. Les dialogues font place aux silences, aux regards, aux expressions du visage. Des bonnes choses dans l’interprétation d’Emmanuelle Devos qui parvient à faire passer les émotions de sa souffrance intérieure. Cependant, ce huis clos devient pesant et s’étire en longueur. D’autre part, la mise en scène qui fait la part belle aux gros plans d’Elisa à la manière des peintres du clair obscur fait assez artificielle. J’ai préféré Une liaison pornographique, le précédent film de Frédéric Fonteyne.
Note : 3 étoiles

Lui :
La femme de Gilles : Dans cette adaptation d’un roman belge, Frédéric Fonteyne semble avoir été plus attiré par l’atmosphère de cette histoire de triangle amoureux : les Flandres des années 30, un milieu ouvrier où l’on ne se parle guère. Les drames se nouent dans les silences, les non-dits. Frédéric Fonteyne soigne trop son image, au point de la rendre presque irréelle parfois. Ce maniérisme trop voyant tend à nous éloigner de l’histoire, de l’attitude si surprenante et assez tragique de cette femme qui veut récupérer son mari. L’interprétation feutrée d’Emmanuelle Devos accentue cette impression d’irréalité, tout en restant le seul pilier du film.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Emmanuelle Devos, Clovis Cornillac, Laura Smet
Voir la fiche du film et la filmographie de Frédéric Fonteyne sur le site IMDB.

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1 août 2006

Failan (2001) de Song Hye-sung

FailanLui :
Le début de ce film coréen peut surprendre, s’installant dans une atmosphère assez glauque de petits malfrats. Cette partie, chargée de bien installer le personnage principal, bourru, irascible et un peu bestial, n’est pas la plus réussie car un peu trop fouillis. Mais tout bascule entièrement après 40 minutes et plus le film avance, plus il réussit à être vraiment touchant grâce notamment au personnage interprété par l’actrice chinoise, Cecilia Cheung, qui parvient à insuffler beaucoup de vie, de candeur et d’innocence. Cette adaptation d’un roman japonais n’est pas sans défaut, le film est assez inégal, certainement trop long et manquant un peu de précision, mais l’histoire garde une puissance émotionnelle certaine et il est difficile d’y rester totalement insensible.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Choi Min-sik, Cecilia Cheung
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31 juillet 2006

L’Anglaise et le Duc (2001) d’Eric Rohmer

L'Anglaise et le Duc Elle :
Film historique très original de par sa mise en scène audacieuse et son scénario riche en dialogues et rebondissements. En extérieur, les personnages de la Révolution évoluent au sein de tableaux peints. Ce choix délibéré permet de recréer des décors disparus de Paris à cette époque et donne une magie et une poésie à l’histoire de cette Grace Elliott, une royaliste anglaise réfugiée en France qui défend le roi et brave les révolutionnaires. Lucy Russell incarne brillamment cette femme révoltée. Le Duc d’Orléans, interprété par le talentueux Jean-Claude Dreyfus, vote pour la mort du roi et tente de sauver Grace de la guillotine. Rohmer s’est inspiré du journal de Grace Elliott pour nous donner une autre vision, sanglante, de la Révolution.
Note : 5 étoiles

Lui :
L’anglaise et le duc. Ce film de Rohmer est (une fois de plus) une grande réussite. Réussite esthétique tout d’abord : les scènes en extérieurs tout en décors peints (l’incrustation est numérique) sont magnifiques, elles donnent l’impression d’être face à un tableau vivant. Malgré le peu de scènes, elles donnent une tonalité particulière à tout le film. Réussite sur le fond également car cette vision de la Révolution Française, vue à travers les yeux d’une aristocrate anglaise, est très intéressante, même si bien entendu l’on ne partage pas forcément la ferveur royaliste de l’héroïne. Comme toujours avec Rohmer, la mise en scène est sobre mais parfaite, les dialogues tiennent une place prépondérante, tout comme les rapports entre les personnages.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (2 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Claude Dreyfus, Lucy Russell
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31 juillet 2006

Little Senegal (2001) de Rachid Bouchareb

Little Senegal Elle :
Alloune, un vieux sénégalais, part à la recherche de ses ancêtres et arrive à New-York où il retrouve son neveu. Il parvient à s’intégrer et découvre la vie d’un ghetto de sénégalais immigrés échoués dans New-York. Il finit par nouer une relation amoureuse avec une femme issue de son village africain. Alloune tente de prendre en main le destin de ces êtres paumés inconscients de la richesse de leurs racines. Cette quête initiatique et minutieuse révèle un monde en marge inconnu dans lequel évoluent des personnages très touchants et magnifiquement interprétés. La mise en scène est également très belle et empreinte de tristesse impuissante qu’accentue une musique de jazz au piano. Une intéressante et émouvante découverte.
Note : 5 étoiles

Lui :
Little Senegal est un film très attachant et assez touchant, cette histoire de sexagénaire sénégalais qui part sur les traces de ses ancêtres, aux Etats-Unis. Il y a une simplicité et une authenticité que l’on ne rencontre que rarement. Malgré une fin un peu obscure, c’est un excellent film.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sotigui Kouyaté, Sharon Hope
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31 juillet 2006

Presque célèbre (2000) de Cameron Crowe

Titre original : « Almost Famous »

Presque célèbre Elle :
Film autobiographique sur la rencontre d’un journaliste adolescent avec le milieu rock des années soixa,te dix. William, passionné de rock, a l’opportunité de suivre la tournée d’un groupe sur lequel il doit écrire un article pour le magazine musical « Rolling Stone ». Fasciné, il découvre un monde parallèle exaltant dans lequel évoluent les groupies, les managers, mais aussi un univers assez glauque de défonce, d’alcool et de querelles intestines. Participant de plus en plus à la vie du groupe, il partage les confidences des musiciens mais aussi s’affranchit d’une mère possessive, et découvre ses premiers émois sexuels. De grands souvenirs qui ont laissé des traces indélébiles au réalisateur. On peut reprocher certaines longueurs et un scénario un peu inconsistant dans lequel le cinéaste oublie un peu le spectateur pour épancher sa nostalgie.
Note : 3 étoiles

Lui :
Basé sur les propres souvenirs du réalisateur, ce film met en scène le monde des groupes de rock « presque célèbres » du début des années soixante dix. Si l’aspect « ambiance musicale » crée en soi un bon spectacle, le film globalement déçoit car, d’une part, on ne croit pas aux personnages (soit trop caricaturaux, soit d’apparence trop actuelle) et, d’autre part, le film a bien du mal à se trouver un but et traîne en longueur.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Billy Crudup, Frances McDormand, Kate Hudson
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14 juillet 2006

Saving Grace (2000) de Nigel Cole

Saving Grace Elle :
Amusante comédie britannique à l’humour débridé. Brenda Blethyn en veuve ruinée et criblée de dettes est parfaite. Elle s’acoquine avec son jardinier pour faire pousser du cannabis dans sa serre et rembourser ses dettes. Le coup de projecteur sur ce petit port de pêche de Cornouailles et ses habitants est très réussi. Un peu plus poussive et exagérée est la partie concernant la recherche de trafiquants de drogue. Dans l’ensemble, on passe un bon moment de détente.
Note : 4 étoiles

Lui :
Saving Grace une comédie plaisante, assez conventionnelle car la volonté de rester « tous publics » transparait souvent, mais très amusante. L’humour (très british of course) est surtout basé sur le décalage, un humour qui fonctionne ici très bien : on rit souvent et franchement.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Brenda Blethyn, Craig Ferguson, Martin Clunes, Tchéky Karyo
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10 juillet 2006

La fiancée syrienne (2004) d’ Eran Riklis

Titre original : « Ha-Kala Ha-Surit »

La fiancée syrienne Elle :
Un film poignant qui met en évidence l’absurdité des conflits inter ethniques, de la bureaucratie, du machisme et de l’honneur exacerbé des hommes lors d’un mariage arrangé entre un acteur syrien et une jeune fille druze originaire du plateau du Golan occupé par les israéliens. Le sort de cette femme est scellé ; elle va partir vers la Syrie à jamais sans pouvoir revoir sa famille. Le réalisateur nous raconte l’histoire de ce triste mariage dans un no man’s land. La famille est réunie et attend pendant des heures que les syriens donnent leur accord pour faire entrer la jeune fille en Syrie. Tracasseries, humiliations, règlements de compte entre les membres de cette famille éclatée, poids étouffant des traditions qui empêche les femmes d’étudier et de se libérer, attrait de l’occident. Tous ces thèmes sociaux brassés avec sobriété et sensibilité révèlent le mal être profond de ces peuples en conflit.
Note : 4 étoiles

Lui :
La fiancée syrienne met en lumière à la fois l’absurdité de certaines situations frontalières sur le Plateau du Golan et la pesanteur des traditions. Ces deux points sont particulièrement exacerbés dans le cas d’un mariage au-dessus de la frontière. Eran Riklis nous livre un film à plusieurs niveaux de lecture : ce mariage si difficile symbolise le conflit et cette famille, victime des exclusions, recrée des exclusions en son sein… Les pesanteurs sont partout. Les personnages de La Fiancée Syrienne sont assez forts ; la soeur de la mariée est tout un symbole de cette soif de changement, cette volonté d’aller vers un avenir différent. Le film est réussi dans le sens où il parvient parfaitement à démontrer l’absurdité et le manque d’humanité, sans jamais forcer le trait et sans parti pris.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Clara Khoury, Hiam Abbass, Makram Khoury
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9 juillet 2006

La répétition (2001) de Catherine Corsini

La répétition Elle :
Regard sur une amitié d’enfance entre Louise, l’introvertie et Nathalie (Emmanuelle Béart), l’extravertie. Leur liaison d’adulte ne sera bâtie que sur l’attirance-répulsion car Louise est jalouse de ce qu’est devenue son amie, c’est-à dire une comédienne aimant la vie. La sage Louise va tisser sa toile pour mieux étouffer Nathalie dans des choix de vie. Ce huis-clos est assez étouffant et assez ennuyeux. Catherine Corsini n’a pas réussi à rendre ces deux femmes attachantes et intéressantes.
Note : 1 étoile

Lui :
Malgré une excellente interprétation, on a bien du mal à s’intéresser à cette suite de rapports ambigus et compliqués entre ces deux femmes, qui n’en finissent pas de s’aimer et de se déchirer. L’ensemble est assez froid et l’on regarde tout cela d’un oeil trop extérieur.
Note : 1 étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Emmanuelle Béart, Pascale Bussières, Dani Levy, Jean-Pierre Kalfon, Sami Bouajila
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8 juillet 2006

Love will tear us apart (1999) de Nelson Yu Lik-wai

Titre original : « Tin seung yan gaan »

Love will tear us apart Elle :
Un film d’auteur sur l’univers de Hong Kong redevenu chinois. Quatre personnages venus de Chine (un vendeur de cassettes porno et son amie, un réparateur d’ascenseur, une jeune prostituée) errent dans cette ville envahie par la publicité occidentale, la télé, la radio, le porno. C’est le choc de deux civilisations. Leurs vies sont vides de sens. Les dialogues sont minimalistes et monocordes. Vivant les uns à côté des autres dans des décors décrépis, ils ne communiquent pas et ne s’intéressent à rien. Les médias cacophoniques et vulgaires peuplent leur univers. C’est le néant total. Pour parvenir à créer cette atmosphère d’ennui et de vide, le réalisateur use de plans si longs que l’on finit par s’ennuyer ferme et se désintéresser du sort de ces ombres errantes.
Note : 2 étoiles

Lui :
Love will tear us apart nous propose une vision désillusionnée de Hong Kong. Le rythme, très lent au début du film, vire à l’interminable : une suite de longues scènes qui ne reflètent que la vacuité de la vie des personnages. Les dialogues sont insignifiants, tout paraît vide… Les décors varient du style « peinture sale écaillée » pour les intérieurs, au style « rideaux de fer baissés » pour les extérieurs. Le propos semble être sur la difficulté du rapprochement Chine/Honk-Kong mais le film reste bien ingrat et hermétique.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tony Leung Ka Fai, Liping Lu
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