16 décembre 2009

L’ennemi public n°1 (2008) de Jean-François Richet

L'ennemi public n°1Elle :
(pas vu)

Lui :
Dans cette seconde partie, nous suivons Jacques Mesrine dans son parcours après son retour en France et jusqu’à sa mort, ces années où il fut déclaré « ennemi public n°1 ». Alors que le premier volet portait un regard assez froid et distant sur le personnage, le second prend beaucoup plus parti, présentant Mesrine tel qu’il l’aurait lui-même sans doute désiré, c’est-à-dire comme un grand rebelle (doté d’un sacré sens de l’humour de surcroît) en guerre contre la société, même s’il peine parfois un peu à trouver une grande justification à ses actes motivés avant tout par l’appât du gain. Que l’on soit d’accord ou pas avec cette vision un peu complaisante est une chose mais force est de constater, qu’en prenant ainsi parti, le propos du réalisateur se fait beaucoup plus profond et percutant. Le personnage n’est plus effleuré comme il le fut dans la première partie. Le rythme est rendu assez soutenu par les différents méfaits commis qui maintiennent une certaine tension. Avec L’ennemi public n°1, Jean-François Richet offre un film bien maîtrisé.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Vincent Cassel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Gérard Lanvin, Samuel Le Bihan, Olivier Gourmet
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean-François Richet sur le site IMDB.
Voir les autres films de Jean-François Richet chroniqués sur ce blog…

Les deux parties :
1. L’instinct de mort
2. L’ennemi public numéro un

5 commentaires sur « L’ennemi public n°1 (2008) de Jean-François Richet »

  1. Le film de Jean-François Richet est un film sans coeur et sans âme. Il est vrai que le personnage de Mesrine n’est guère sympathique, mais l’étalement de la saga sur deux films est plutôt lourde.
    Filmé à la manière d’un téléfilm, il n’y a guère d’intérêt pour un cinéphile. Vincent Cassel fait du Cassel, comme d’habitude depuis « La Haine ». Je vous trouve bien généreux avec les étoiles, vous ne l’avez pas été autant avec Jerry Lewis que pourtant…

  2. C’est amusant de constater que vous avez une opinion similaire à la mienne, mais un peu inverse aussi, dans la mesure où le second film vous a plus plu que le premier.

    Cette deuxième partie du diptyque m’a en effet, je le répète, moins convaincu (même si le côté antisocial de Mesrine ouvrait des perspectives intéressantes). Là, j’ai trouvé l’action du film plus convenu: braquages, arrestations, évasions, braquages, etc…

    Les personnages de femmes sont aussi un peu plus rapidement évacués au profit du seul « héros ».

    En revanche, je trouve Alexandre un peu dur. Si Cassel fait du Cassel, je dirais qu’il le fait bien. Pour ma part, même si l’idée ici retenue est de noter les films, je vois mal comment établir une comparaison avec un Jerry Lewis, de toute façon. Après, c’est une question de goût, et je pense que ça transcende largement les genres.

  3. Oui, on ne peut pas dire que l’affiche soit d’un goût très subtil. Elle met en outre l’accent sur la fin de Mesrine, ce qui n’est pas le propos du film. Sans doute un désir des distributeurs de relancer une polémique pour se faire un peu de pub gratuite.

    Sinon, c’est vrai que j’ai plus apprécié la seconde partie. Plus de profondeur. Je trouve bien restitué ce désir de Mesrine de justifier des actes qui ne sont au départ que du banditisme pur, une façon de se faire dépasser par son propre personnage.

    @alexandre.clement : Je vous trouve bien sévère avec ce film. Je ne pense pas que l’on puisse le dire « sans âme », surtout cette seconde partie. C’est du moins mon ressenti…

  4. J’avais été très agréablement surpris par le premier film et très déçu par le ce second.

    En allant voire le premier film je craignait de tomber sur un film complaisant avec le criminel et ce ne fut pas le cas d’ou ma bonne surprise. On avait le portrait d’un homme avec d’un coté des qualités mais de l’autre une violence folle.
    Cela ce voie par sa tentative de réinsertion en tant que dessinateur mais qui échoue et abouti à un canon de pistolet dans la bouche de sa femme.
    En sortant de ce filme je me suis dis c’est un témoignage honnête sur l’homme.

    Je suis donc allé voire le second avec cette attente d’honnêteté . Et la grande déception, le second film est militant. Le film prend le partie de Mesrine et nous le montre sur un bien meilleur jour il est complaisant sur ces crimes notamment sur la torture du journaliste.
    Et au final on nous montre sa mort dans le premier on avait éviter de trancher entre les fait reconnue par la justice et les fait énoncé par son entourage. Là Mesrine est assassiné par la police.
    Cela ma profondément déplus.

    Pour finir j’ai apprécié tout de même le découpage en deux film et le fait qu’il ne sagisse pas juste d’un film coupé au millieux. Mais deux film d’un genre différent qui hormis leur casting n’ont rien de commun.
    Deux période d’une vie traitées dans deux films différents dans deux styles différents. Je n’est pas aimmé le second non pas a cause de la forme qui est bonne mais pour le partie prie scénaristique sur une histoire basé sur des fait réelle. S’il avait s’agit d’une fiction j’aurais pus apprécié.

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