Elle : Abandon au bout de 20 minutes lorsque j’ai compris que l’objet du film sera plus basé sur les effets spéciaux factices et la violence gratuite que sur le scénario. Cette histoire de bête du Gévaudan relookée à la sauce du 21ème siècle me fait fuir. Note :
Lui : Dès le départ, la pléthore d’effets spéciaux utilisés à tort et à travers donne le ton: on ne va pas faire dans la dentelle… Hélas, la suite s’avère pire que prévu ; la mise en scène est tellement racoleuse qu’elle en devient ridicule (les ralentis sont un peu grotesques). Mais le plus étonnant à mes yeux reste le jeu des acteurs et je me demande comment expliquer qu’ils jouent si… mal. (Abandon après 40 mn) Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Samuel Le Bihan,Vincent Cassel,Émilie Dequenne,Monica Bellucci,Jérémie Renier Voir la fiche du film et la filmographie de Christophe Gans sur le site imdb.com.
Elle : Une bonne première partie avec la présence de Louis Garrel (fils de Philippe Garrel) qui joue un fils de bonne famille en rupture avec son milieu bourgeois et sa petite amie. Il veut jouer son premier rôle pour le compte d’une réalisatrice manipulatrice interprétée par Jane Birkin. L’abandon des corps que ce soit dans la danse ou pendant l’amour, est filmé avec délicatesse. Toutefois, on n’entrevoit pas très bien ce qu’il y a derrière ces corps. La tentative d’explication du réalisateur est un brin nébuleuse. Note :
Lui : C’est un premier film assez sombre, assez beau mais sombre… Pour ma part, j’ai trouvé que le film manquait un peu d’émotion, on a du mal à vraiment s’intéresser aux personnages, l’oeil du cinéaste étant un peu trop extérieur, clinique. Malgré ses défauts, ce n’en est pas moins un premier film assez prometteur. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Louis Garrel, Jane Birkin, Elisabeth Depardieu, Mélanie Laurent, Didier Flamand, Annie Girardot Voir la fiche du film et la filmographie de Rodolphe Marconi sur le site imdb.com.
Elle :
C’est avec féerie et fascination pour la danse que Robert Altman plonge sa caméra dans l’univers d’une célèbre troupe de ballet de Chicago alors que ce domaine lui était totalement étranger. A la limite du documentaire et du film, il nous fait pénétrer de façon intimiste dans les coulisses de la troupe mais aussi sur les scènes des spectacles de cette compagnie. Il montre en toute simplicité la vie de ces danseurs qui se blessent, souffrent pour arriver au sommet, sacrifient leur vie privée sans jamais se plaindre pour atteindre leur idéal. Il filme de façon somptueuse la beauté des corps en mouvement. La magie opère. On se laisse emporter très vite par la musique, les chorégraphies, les éclairages. Une petite faiblesse cependant pour le dernier ballet que j’ai trouvé moins réussi. Les rôles principaux sont confiés à Malcom Mac Dowell et Neve Campbell qui a participé au scénario et repris la danse pendant deux ans au sein de ce corps de ballet afin de retrouver son niveau d’antan. Un film à ne pas manquer. On ne s’ennuie pas une seconde.
Note :
Lui : Pour simplifier, on peut présenter « The Company » comme étant à mi-chemin entre film dramatique et documentaire, mais c’est surtout un grand témoignage d’amour et d’admiration pour la danse moderne. Le scénario est en effet assez réduit, d’ailleurs l’histoire en elle-même passe au second plan, j’avoue même avoir eu quelques difficultés à identifier parfois les personnages… En revanche, les scènes de danse sont un véritable délice pour les yeux et, heureusement, elles occupent plus de la moitié des scènes. Altman les filme avec beaucoup de délicatesse, multipliant les points de vue ou utilisant des caméras qui bougent elles aussi avec grâce. Loin d’être un film pour spécialiste, « The Company » parvient à nous faire découvrir et aimer ces ballets modernes et c’est en cela qu’il est remarquable.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Neve Campbell, Malcolm McDowell, James Franco
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Altman sur le site imdb.com.
Elle : Ce film censé retracer la vie de plusieurs générations d’émigrés italiens communistes pendant la 2ème guerre mondiale tourne assez vite à l’ennui et parfois même au ridicule. A vouloir faire de l’onirique et de l’historique, les réalisateurs abusent d’effets artificiels et utilisent des acteurs à contre-emploi au détriment d’un scénario qui aurait pu être intéressant. Abandon au bout de quarante-cinq minutes. Note :
Lui : Il est bien difficile d’accrocher à ce film, tant le propos semble artificiel. Et le jeu des acteurs sonne étonnamment faux (abandon). Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Jacques Gamblin, Yaël Abecassis, Jalil Lespert Voir la fiche du film et la filmographie de Stéphane Giusti sur le site imdb.com.
Elle : Une belle découverte avec ce film espagnol plein de sobriété et d’émotion. Achero Mañas nous entraîne progressivement dans l’univers de deux familles aux vies très différentes. Répression et incommunicabilité dans l’une, dialogue et ouverture d’esprit dans l’autre. Peu à peu et malgré quelques fausses pistes, l’histoire laisse entrevoir un monde de violence dans la famille plus conventionnelle. Le père qui n’arrive pas à faire le deuil de son premier fils violente son deuxième fils Pablo. Celui-ci ne parvient pas à s’épanouir et souffre en silence. Il porte sur lui une boule de métal qui symbolise son enfermement psychologique et joue à des jeux dangereux sur la voie ferrée en risquant sa peau. La mort hante le film même si on ne la voit pas. Une histoire forte d’amitié se noue entre lui et le fils de la famille moins conformiste qui prône le respect et l’écoute. Pablo y découvre la tolérance et l’amour. Achero Mañas a le mérite de parler de la maltraitance des enfants sans tomber dans le manichéisme et l’émotion facile. Il avance par petites touches aux côtés de personnages très attachants qui jouent avec une grande justesse de ton. Ses mouvements de caméra sont fluides et ses images sont épurées. Beaucoup de choses passent par les regards et les expressions de visage. Note :
Lui : Dans ce film, qui met en scène un enfant de 12 ans battu par son père, c’est surtout l’interprétation des deux enfants qui tiennent les premiers rôles qui est vraiment remarquable. Achero Manas a voulu tourner avec des comédiens non professionnels et cela donne une grande authenticité à ces deux personnages et les rend vraiment attachants. Il est dommage que le scénario n’ait pas été étoffé quelque peu, cette absence de consistance donnant parfois une impression de longueurs. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Juan José Ballesta, Pablo Galán, Alberto Jiménez, Manuel Morón Voir la fiche du film et la filmographie de Achero Mañas sur le site imdb.com.
Lui :
Une avocate new-yorkaise, carriériste et un peu coincée, est perturbée par le charme décontracté de l’un de ses confrères. Le film démarre plutôt bien, classique mais assez amusant et se laissant regarder avec plaisir. Hélas, l’ensemble s’essouffle nettement à mi-parcours, le scénario ne parvenant pas vraiment à s’envoler et reste dans le prévisible, avec de nombreuses situations qui semblent mal utilisées. Pete Brosnan est tout à fait charmant, Julianne Moore est dans un rôle qui manque un peu d’ampleur pour elle. Cette comédie romantique peut distraire mais s’oubliera sans doute très vite.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Pierce Brosnan, Julianne Moore, Frances Fisher
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Howitt sur le site imdb.com.
Titre original : « There’s only one Jimmy Grimble »
Elle : Un bon film sympathique sur un jeune garçon timide qui rêve de s’affirmer en jouant au football. Banlieue de Manchester, famille monoparentale où la mère cherche à refaire sa vie avec des types un peu désaxés, bizutage de l’enfant, de quoi déboussoler un môme. Le réalisateur nous fait voir le monde des adultes au travers des pensées de cet enfant et parvient à le rendre très attachant. Certes, on n’évite pas un happy-end un peu prévisible mais ce film plein de sensibilité et d’humour évoque par petites touches l’univers difficile de Jimmy Grimble. Bref, un film plein de bons sentiments qui font chaud au coeur. Note :
Lui : Voilà un film parfaitement équilibré et bien dosé. Sur une histoire somme toute assez simple (et même pleine de stéréotypes) de gosse de Manchester qui rêve de devenir footballeur, John Hay parvient à nous passionner et nous émouvoir. Filmé avec délicatesse et sans lourdeurs populistes, son propos n’a certes pas une profondeur inouïe mais s’inscrit dans la meilleure veine du cinéma anglais récent. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Lewis McKenzie, Ben Miller, Robert Carlyle Voir la fiche du film et la filmographie de John Hay sur le site imdb.com.
Elle : C’est sûr que ce film de Robert Altman ne donne vraiment pas envie d’appartenir à la gent féminine névrosée de la bourgeoisie américaine. Ce portrait au vitriol d’une certaine classe de femmes riches, oisives et écervelées peut ne pas plaire et certains n’y verront qu’un brûlot misogyne et réducteur. Pour ma part, j’ai trouvé cette caricature amusante et assez révélatrice de certains milieux où les femmes se cantonnent à être des potiches peinturlurées et décérébrées. Bien évidemment, Richard Gere en gynécologue blindé surmonte les débordements de ses patientes, de sa femme et ses filles avec courage et tact. Malgré une fin un peu poussive, on passe un bon moment. Note :
Lui : Robert Altman se livre à une satire assez mordante des femmes de la bonne société américaine. Le tableau qu’il nous dresse est assez impitoyable mais tout porte à croire volontiers qu’il est basé, au moins en partie, sur la réalité… Il va même assez loin, puisque la seule femme différente, moins superficielle et plus affranchie, se révèlera être insensible et égoïste. En tout cas, ce film féroce est parfaitement mis en scène avec beaucoup de verve. Très drôle, voire jubilatoire, il fait passer un bon moment tout en nous renvoyant une certaine image (un peu terrifiante) de la société américaine. Il n’est pas étonnant que ce film fut rejeté par un grand nombre de spectateurs Outre-Atlantique. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Richard Gere, Helen Hunt, Farrah Fawcett, Laura Dern, Shelley Long, Tara Reid, Kate Hudson, Liv Tyler Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Altman sur le site imdb.com.
Elle :
C’est au travers des yeux de Liam, un petit garçon souffrant de difficultés d’élocution quand il a peur, que Stephen Frears a choisi de filmer la décomposition d’une famille anglaise pauvre frappée par le chômage dans les années 30. Ce regard d’enfant témoigne des terreurs et des châtiments que l’éducation religieuse lui inflige, de la détresse de sa mère qui surmonte courageusement les obstacles, de sa jeune soeur embauchée par une riche famille juive qu’elle envie, de la dérive de son père qui s’engage chez les fascistes pour éradiquer les juifs et irlandais qui lui ont pris son argent et son travail. C’est avec intelligence et émotion que le réalisateur aborde les problèmes de la montée du nazisme et de l’antisémitisme, de la toute puissance de l’église sur ces pauvres âmes désespérées.
Note :
Lui :
Stephen Frears est vraiment un très grand cinéaste. Le film dépasse largement le cadre du thème social vu par les yeux d’un enfant. Il traite de plusieurs graves problèmes de l’Angleterre des années 30 et aussi celui de l’exclusion. Ce qui est remarquable, ce qui le singularise (car après tout, ce n’est pas un thème nouveau), c’est la force des sentiments qu’il parvient à faire passer, et aussi une authenticité assez rare. Stephen Frears réussit là un film poignant, sans jamais tomber dans les travers du genre. Tout au plus peut-on lui reprocher d’avoir forcé le trait sur l’anticléricalisme. Un beau film.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Ian Hart, Claire Hackett, Anthony Borrows
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Voir les autres films de Stephen Frears chroniqués sur ce blog…
Elle : J’ai beaucoup de mal à accrocher à l’univers un peu fantastique de Raoul Ruiz. Cette histoire d’enfant qui veut changer de mère sombre dans un scénario assez invraisemblable. Tout cela est enrobé d’effets visuels excessifs destinés à plonger le spectateur dans l’effroi et l’oppression. Bref de quoi vous mettre à plat. Note :
Lui : Encore un beau film de Raoul Ruiz, qui une fois de plus prend plaisir à nous emporter aux portes du surnaturel et à nous entraîner assez loin sur de fausses pistes, de fausses certitudes, comme s’il voulait redéfinir notre rapport à la réalité. Avec cette histoire de gamin qui semble avoir deux mères, il parvient à nous envoûter totalement, à nous déstabiliser et on n’a plus aucune certitude. Mais hélas, une fois de plus, la fin semble bien fade, on a l’impression un peu désagréable que quelqu’un vient crever le beau ballon sur lequel on était assis. Dommage. Néanmoins, j’aime beaucoup son style. Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Acteurs: Isabelle Huppert, Jeanne Balibar, Charles Berling Voir la fiche du film et la filmographie de Raoul Ruiz sur le site imdb.com.