1 octobre 2008

L’object de mon affection (1998) de Nicholas Hytner

Titre original : The object of my affection

L'objet de mon affectionElle :
(En bref) Comédie sans grand intérêt et crédibilité. Le charme de Jennifer Aniston ne suffit pas…
Note : 1 étoile

Lui :
(En bref) Film plaisant avec un scénario plutôt original mais manquant un peu rythme. Le charme du film tient surtout à la présence de Jennifer Aniston (actrice de la série Friends) et surtout du séduisant Paul Rudd…
Note : 3 étoiles

Acteurs: Paul Rudd, Jennifer Aniston, Kali Rocha
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27 septembre 2008

Marie Stuart (1936) de John Ford

Titre original : Mary Of Scotland

Marie StuartElle :
(En bref) Film historique sur Marie Stuart, reine d’Ecosse et cousine de la reine d’Angleterre Elizabeth 1er (XVIe siècle). Le film est intéressant même s’il semble un peu long. Les intrigues et confrontations donnent de belles scènes d’acteur avec notamment un jeu particulièrement riche de Katharine Hepburn.
Note : 3 étoiles

Lui :
(En bref) Ce film historique est soutenu par une belle brochette d’acteurs qui insufflent beaucoup de force dans le film. Les manoeuvres politiques sont parfois un peu confuses et les scènes plus sentimentales paraissent maintenant un peu datées. L’ensemble paraît un peu long mais assez dense.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Katharine Hepburn, Fredric March, Florence Eldridge, Douglas Walton, John Carradine
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Autres films sur Marie Stuart :
Marie Suart (Das Herz der Königin) de l’allemand Carl Froelich (1940)
Marie Stuart, reine d’Ecosse (Mary, Queen of Scots) de Charles Jarrott (1971) avec Vanessa Redgrave
La dernière nuit de Marie Stuart de Didier Decoin (TV) (1981) avec Annie Girardot et Jean Topart

27 septembre 2008

Baraka (1992) de Ron Fricke

BarakaElle :
De bien belles images qui malheureusement ne parviennent pas à intéresser et émouvoir. Aucune information n’est donnée sur les lieux ou ethnies croisées si bien que l’on se sent en permanence frustré. Cette recherche à faire des images spectaculaires, avec une musique censée faire rêver, mais sans aucune réflection et curiosité, a tendance à m’agacer!
Note : 1 étoiles

Lui :
En fait, Baraka n’est pas vraiment un documentaire… C’est plutôt une certaine vision du monde, ordonnée autour d’une dizaine de thèmes principaux. Sans trop de recherche esthétique, ces images parfois étonnantes nous offrent un recul qui tantôt nous ravit et tantôt nous effraie. Baraka ne comporte aucun commentaire écrit ou visuel (le livret du DVD indique bien les 69 lieux de tournages mais ce n’est pas facile à lire dans le noir) mais les images se suffisent à elles-mêmes pour porter un contenu assez fort ; le sous-titre est d’ailleurs « a world beyond words », « un monde au delà des mots ». Les thèmes abordées touchent soit à la nature seule, soit le plus souvent à l’intervention de l’homme. Certains plans sont particulièrement étonnants, notamment ceux illustrant la mécanisation, les villes, la nourriture industrielle… Un superbe film sur notre planète.
Note : 5 étoiles

Acteurs:
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25 septembre 2008

Le Parrain (1972) de Francis Ford Coppola

Titre original : « The Godfather »

Le ParrainElle :
(pas revu)

Lui :
Que ce soit Mario Puzo, l’auteur du livre, ou Francis Ford Coppola, le réalisateur du film, tous deux ont fait Le Parrain pour des raisons commerciales. Fort mal en point, Coppola y voyait là un moyen de remonter dans l’estime des producteurs et d’être ensuite plus libre. Le Parrain fut un énorme succès populaire et jouit encore aujourd’hui d’un très fort capital de sympathie auprès du grand public. Ce succès est-il du à la fascination de voir fonctionner de l’intérieur la mafia avec son code d’honneur et sa brutale rigidité ? Sans doute mais l’interprétation assez forte n’y est certainement pas étrangère. Marlon Brandon semble habité par son personnage de Parrain qu’il joue de façon caricaturale. Al Pacino, quant à lui, livre une interprétation assez forte, très rentrée. Certains critiques ont vu dans Le Parrain une métaphore sur le déclin des valeurs de l’Amérique (la Mafia retourne les idéaux premiers), d’autres un Autant en emporte le vent moderne… Sans aller si loin, on peut y voir simplement un renouvellement du film de gangster des années 30. Toujours est-il que ce premier volet de la saga est marqué par un manque de moyens évident que Coppola a réussi à contourner en soignant les décors et l’atmosphère de ses scènes. En jouant sur l’ambiguïté (la fascination de trouver ces personnages sympathiques), il a en tous cas réussi l’un des plus gros cocktails commerciaux de toute l’histoire d’Hollywood.
Note : 3 eacute;toiles

Acteurs: Marlon Brando, Al Pacino, James Caan, Robert Duvall, Diane Keaton
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Anecdote : Le petit bébé que l’on voit dans la scène du baptême est Sofia Coppola, alors âgée de quelques mois.

La trilogie du Parrain de Francis Ford Coppola :
Le Parrain (1972) avec Marlon Brando et Al Pacino
Le Parrain 2 (1974) Avec Al Pacino et Robert De Niro
Le Parrain 3 (1990) Avec Al Pacino et Andy Garcia.

24 septembre 2008

Le cirque infernal (1953) de Richard Brooks

Titre original : « Battle Circus »

Battle circusElle :
(pas vu)

Lui :
Le Cirque Infernal aurait pu être un film assez fort sur une unité médicale américaine pendant la Guerre de Corée, montrant les difficultés et les dangers qu’elle devait affronter. Hélas, le film est encombré d’une histoire d’amour entre le valeureux docteur Humphrey Bogart et la belle infirmière June Allyson, une amourette dont l’issue ne fait aucun doute et dont on se désintéresse rapidement. En revanche, la partie plus militaire, montrant notamment le déménagement en catastrophe de l’hôpital de fortune, est plus intéressante. Globalement, on a un peu du mal à croire que le film soit signé Richard Brooks.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Humphrey Bogart, June Allyson, Keenan Wynn
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Détail amusant :
Le cirque infernal Initialement, Le cirque infernal devait s’appeler M.A.S.H., les initiales de «Mobile Army Surgical Hospital» (= antenne chirurgicale militaire mobile), mais la MGM refusa ce titre craignant que la confusion avec le mot mashed potatoes (= purée) prête à rire. Comme on le sait, MASH sera le titre d’un film et d’une série TV quelque 20 ans plus tard, sur le même sujet mais dans un registre nettement plus guilleret.

15 septembre 2008

Ziegfeld Follies (1946) de Vincente Minnelli

Ziegfeld Follies Elle :
(pas vu)

Lui :
Ziegfeld Follies est plus une succession de numéros musicaux qu’un vrai film. Vincente Minnelli en a réalisé le plus grand nombre mais cinq autres réalisateurs seraient intervenus. Les ballets sont entrecoupés de sketchs comiques. L’ensemble est franchement très inégal et semble avoir beaucoup vieilli. Le comique des sketchs est assez lourd, trop appuyé pour être vraiment amusant. Les ballets qui sortent du lot sont hélas en trop petit nombre : ce sont essentiellement ceux où Fred Astaire apparaît, auxquels j’ajouterais le joli ballet subaquatique d’Esther Williams. Le reste de Ziegfeld Follies est d’un niveau inférieur et l’ensemble paraît bien long malgré le beau Technicolor.
Note : 1 eacute;toiles

Acteurs: Fred Astaire, Lucille Ball, Lucille Bremer, Esther Williams, Judy Garland, Gene Kelly
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Ziegfeld FolliesLes meilleurs ballets :
This Heart of Mine avec Fred Astaire et Lucille Bremer, dans lequel on remarquera une belle utilisation de tapis roulants.
Limehouse Blues avec Fred Astaire et Lucille Ball dans le quartier chinois de Londres, avec un joli jeu de mains avec éventails
The Babbitt and the Bromide avec Gene Kelly et Fred Astaire apparaissant ensemble pour la première fois (la seconde et ultime fois, ce sera en 1976 dans That’s entertainment part 2 !) 
A Water Ballet avec Esther Williams, ballet classique mais toujours gracieux
A Great Lady has an Interview avec Judy Garland, jouant à la grande star avec plus ou moins de bonheur.

Tous ces segments ont été réalisés par Minnelli à l’exception de Water Ballet qui fut mis en scène par Merrill Pye. D’autres réalisateurs sont intervenus sur les autres sketchs et numéros musicaux : Lemuel Ayers (« Love« ), Roy Del Ruth (« A Sweepstakes Ticket« ), Robert Lewis (« Number Please« ), George Sidney (« Here’s to the Girls« , « Pay the Two Dollars » et « When Television Comes« ). Les chorégraphies ont été dirigées par Robert Alton.

10 septembre 2008

Johnny Guitare (1954) de Nicholas Ray

Titre original : « Johnny Guitar »

Johnny GuitareJohnny Guitare est souvent présenté comme un western baroque. Baroque, il l’est d’abord par son scénario qui met au centre du film une femme, ce qui est rarissime pour un western, et même deux femmes dont l’une nourrit une haine féroce envers l’autre. Il l’est aussi par ses lieux, un immense saloon sans client, une montagne qui est à la fois un refuge et qui explose sous les charges de dynamite d’une équipe de terrassiers. Il l’est enfin par ses couleurs : Johnny Guitare fut tourné en TruColor, un procédé qui fit long feu car trop imparfait ; Nicholas Ray a cherché à supprimer les bleus (que le TruColor rendaient très mal) pour jouer sur les noirs et blancs… et sur les rouges qui sont éclatants, omniprésents et qui alourdissent une atmosphère déjà très tendue. Johnny Guitare est en effet un film d’une très forte tension, à peine relâchée lors des scènes plus intimes entre Joan Crawford et Sterling Hayden, une tension qui nous laisse presque pantelant à la fin du film. Les sentiments s’expriment très fortement, la haine qui se lit à l’état brut sur le visage de Mercedes McCambridge nous glace le sang. L’amour, quant à lui, ne semble au premier abord n’exister que dans le passé mais nous vaut quelques dialogues superbes. Nicholas Ray a introduit aussi quelques notes anti-maccarthyste par l’intermédiaire des fermiers en colère. Le film fut mal reçu et compris à sa sortie, mais il est devenu depuis l’un des films les plus admirés par sa personnalité et son anti-classicisme. A juste titre.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Joan Crawford, Sterling Hayden, Mercedes McCambridge, Scott Brady, Ernest Borgnine, John Carradine
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Johnny Guitar

4 septembre 2008

La rue rouge (1945) de Fritz Lang

Titre original : « Scarlet street »

La rue rougeElle :
(pas vu)

Lui :
Pour quelles raisons Fritz Lang a-t-il voulu tourner un remake de La Chienne de Jean Renoir? On peut effectivement se poser la question mais il est certain que sa vision du roman de Georges de La Fouchardière diffère de celle de Renoir en bien des points. Tout d’abord, La Rue Rouge ne baigne pas dans le réalisme populaire, l’atmosphère est ici presque atemporelle, hors de la réalité quotidienne, un climat assez lourd bâti sur les tensions. Et surtout, alors que Renoir mettait l’homme au centre de son film, Fritz Lang montre la noirceur des sentiments, la passion qui entraîne vers le malheur avec notamment cette fin pesante, tragique, présentée comme inévitable. L’histoire est pourtant la même : un caissier sans envergure et peintre du dimanche se laisse prendre dans les filets d’une jeune femme sans scrupule qui lui fait croire qu’elle l’aime. Une même histoire, deux traitements différents. Malgré tout le talent de Fritz Lang, force est de constater que La Rue Rouge pâlit quelque peu de la comparaison avec son modèle.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Edward G. Robinson, Joan Bennett, Dan Duryea
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Bien que particulièrement tragique, la scène finale (le portrait dans la vitrine) est un amusant clin d’oeil au superbe La femme au portrait (The Woman in the window, 1944) que Lang avait tourné un an plus tôt avec… Edward G. Robinson, Joan Bennett et même Dan Duryea.
Fritz Lang réalisera un second remake d’un film de Renoir 10 ans plus tard : Désirs humains (Human Desire, 1954) remake de La Bête Humaine (1938).

2 septembre 2008

Vous avez un message (1998) de Nora Ephron

Titre original : You’ve got mail

Vous avez un messageElle :
(En bref) Enième comédie à la recette américaine. La craquante Meg Ryan (une pauvre petite libraire) et le sémillant Tom Hanks (puissant dirigeant d’une chaîne de magasins dédiés au livre) se détestent dans la vraie vie mais vont sans le savoir nouer des relations d’un tout autre type grâce au courrier électronique. Le film se laisse regarder mais c’est tout de même très léger.
Note : 2 étoiles

Lui :
(En bref) Film gentillet et divertissant, le genre de comédie qui vaut plus par ses acteurs que par son scénario (il faut tout de même garder à l’esprit que le fait que le scénario pouvait paraître en 1998 beaucoup plus inattendu et original que 10 ans plus tard). Ceci dit, Vous avez un message est en fait l’adaptation d’une pièce de Miklós László écrite à la fin des années 30.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Tom Hanks, Meg Ryan, Greg Kinnear
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Adaptations de la pièce Parfumerie de Miklós László :
Shop around the corner (Rendez-Vous) d’Ernst Lubitsch (1940) avec James Stewart
In the Good Old Summertime (Amour poste restante) de Robert Z. Leonard (1949) avec Judy Garland et Van Johnson
You’ve got mail (Vous avez un message) de Nora Ephron avec Tom Hanks et Meg Ryan.

30 août 2008

The two Jakes (1990) de Jack Nicholson

Titre canadien  : « Piège pour un privé »

The two JakesElle :
(pas vu)

Lui :
Jack Nicholson se met lui-même en scène pour cette suite (16 ans après) à Chinatown. Hélas Nicholson n’est pas Polanski et sa mise en scène, tout en étant techniquement sans défaut majeur, nous paraît sans âme et The Two Jakes n’a pas cette atmosphère qui aurait pu le sublimer. Il ne reste donc que l’histoire, embrouillée à souhait mais finalement assez simple et pas bien passionnante, impression qui tourne à la déception vers la fin du film. Jack Nicholson est pourtant convaincant dans son rôle de privé, l’acteur étant certainement l’un des plus aptes à prolonger l’esprit des films noirs des années 40. Assez mal définis, les seconds rôles sont plus fades, nous sommes par exemple loin des meilleures prestations d’Harvey Keitel. Un troisième film était prévu : Chinatown traitait de l’eau dans les années 30, The Two Jakes des forages de pétrole dans les années 40, Cloverleaf aurait du traiter des dégâts dus à la construction des autoroutes dans les années 50. Le film ne vit jamais le jour.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Jack Nicholson, Harvey Keitel, Meg Tilly, Madeleine Stowe, Eli Wallach
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