23 octobre 2025

To the Moon (2024) de Greg Berlanti

Titre original : « Fly Me to the Moon »

To the Moon (Fly Me to the Moon)Chargée de redorer l’image de la NASA auprès du public, l’étincelante Kelly Jones, experte en marketing, va perturber la tâche déjà complexe du directeur de la mission, Cole Davis. Lorsque la Maison-Blanche estime que le projet est trop important pour échouer, Kelly Jones se voit confier la réalisation d’un faux alunissage, en guise de plan B…
To the Moon est un film américain réalisé par Greg Berlanti. Pour trouver une nouvelle approche de l’épopée de la conquête de la Lune, le scénariste Rose Gilroy est allé puiser du côté des théories conspirationnistes (sans y adhérer totalement, toutefois, mais en les légitimant) et a enrobé le tout d’une histoire romantique convenue. Bien entendu, mis à part les campagnes de publicités et le sponsoring qui ont bien existé, il n’y a pas une once de vérité dans tout cela. Plus gênant encore : le récit utilise sans originalité les ficelles habituelles du cinéma hollywoodien. A réserver aux fans de Scarlett Johansson qui est de presque tous les plans. Un peu ennuyeux.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Scarlett Johansson, Channing Tatum, Woody Harrelson, Ray Romano, Jim Rash, Anna Garcia
Voir la fiche du film et la filmographie de Greg Berlanti sur le site IMDB.
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Channing Tatum et Scarlett Johansson dans To the Moon (Fly Me to the Moon) de Greg Berlanti.

23 septembre 2014

La Comtesse (2009) de Julie Delpy

Titre original : « The Countess »

La comtesseDans la Hongrie de la fin du XVIe siècle, la comtesse Élisabeth Báthory se retrouve, à la mort de son mari, seule à la tête d’une grande fortune. Elle fait la connaissance du fils d’un notable beaucoup plus jeune qu’elle et s’en éprend…
Julie Delpy nous raconte l’histoire assez épouvantable de la comtesse Élisabeth Báthory en nous précisant bien dès le départ que tout ce qui va être dit est probablement faux, du moins assez fortement déformé. Il est vrai que les historiens ne savent démêler la vérité des légendes qui entourent celle qui fut surnommée « la comtesse sanglante » ou encore « la comtesse Dracula ». Julie Delpy suggère que la comtesse aurait été victime d’une machination visant à faire main basse sur sa fortune et lui enlever tout pouvoir, jugé trop important pour une femme. Elle n’écarte pas toutefois les crimes (abominables) commis mais la présente comme une femme victime de ses sentiments : « la faiblesse d’une femme se situe au niveau de son coeur » lui fait-elle dire. Julie Delpy a écrit, produit, réalisé ce film, empreint d’une belle austérité, servi par une très belle photographie de Martin Ruhe. Elle en interprète également le rôle titre, assez brillamment, restituant toute la complexité de son personnage, aussi parfaite en femme aimante au visage angélique qu’en femme angoissée au visage vieilli par la haine. Une belle réussite.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Julie Delpy, Daniel Brühl, William Hurt, Anamaria Marinca, Sebastian Blomberg
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La Comtesse (The Countess)Daniel Brühl et Julie Delpy dans La Comtesse (The Countess) de Julie Delpy.

11 décembre 2011

Le chevalier de Maison-Rouge (1914) de Albert Capellani

Le chevalier de Maison-RougePendant la Révolution, sous la Terreur, le maître tanneur Dixmer abrite clandestinement le frère de sa femme, le Chevalier de Maison-Rouge. Celui-ci a échafaudé un plan pour faire évader la reine Marie-Antoinette. La femme de Dixmer tombe amoureuse d’un jeune garde national, Maurice Lindey, qui va malgré lui jouer un rôle dans la conspiration… Le chevalier de Maison-Rouge est l’adaptation du roman homonyme d’Alexandre Dumas père. Albert Capellani en fait une adaptation assez ambitieuse, en six parties et soixante tableaux, avec de nombreux décors et figurants ce qui lui donne une force visuelle indéniable. Sa caméra est fixe et le réalisateur est expert pour faire entrer toute l’action dans son champ, quelquefois de façon originale (1). Ses images sont pleines de vie, à tel point que l’on a parfois du mal à tout voir. Le soin porté à la reconstitution est visible, que ce soit dans les costumes ou les décors. Marie-Louise Derval Si les seconds rôles et même figurants sont très convaincants, les premiers rôles sont marqués par un jeu trop appuyé, travers encore assez courant à cette époque, qui nuit à la force narrative de l’ensemble. Paul Escoffier (Le Chevalier de Maison-Rouge) est le plus théâtral. Seul, Georges Dorival (Dixmer) offre une interprétation intéressante apportant une certaine complexité à son personnage. Les intertitres présentent l’action avant qu’elle se déroule sous nos yeux, ce qui correspondait à l’usage de l’époque. On notera une large utilisation de billets écrits montrés en insert dans l’action.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Paul Escoffier, Marie-Louise Derval, Georges Dorival, Henri Rollan
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Remarques :
Le film a été restauré en 1987 dans une version sans les inter-titres. Ce n’est très récemment qu’a été découvert un document établi pour la censure suédoise où tous les inter-titres étaient consignés. En 2010, une nouvelle version a été créée par la Cinémathèque Française en réinsérant ces cartons-titres et les inserts. Le film est ainsi ressorti en juillet 2010, en copie teintée selon les indications de l’époque, le film retrouvant une nouvelle vie 96 ans après sa sortie.

(1) Le plan le plus étonnant se situe dans le jardin de Dixmer vers la fin du film : Capellani a positionné sa caméra sur un balcon au premier étage, en plongée longeant le bâtiment. Nous voyons le jeune garde joué par Henri Rollan marcher dans le jardin assez loin de nous, il disparaît du champ par le bas de l’image pour réapparaitre tout près de nous après avoir (on le comprend) escaladé le bâtiment, puis il s’éloigne sur le balcon suivant et entre par la fenêtre. C’est une répartition étonnante de l’action dans un plan fixe.

Autres adaptations :
Le prince au masque rouge (Il cavaliere di Maison Rouge, 1954) de Vittorio Cottafavi avec Renée Saint-Cyr
Le chevalier de Maison Rouge (1963) de Claude Barma (série TV) avec Jean Desailly, François Chaumette et Michel Le Royer.