Sur la sinistre planète Corellia, le jeune Han parvient à mettre la main sur une dose de coaxium pensant ainsi acheter un moyen de fuir avec sa petite amie, Qi’Ra. Lui seul parvient finalement à s’échapper en s’enrôlant dans l’armée de l’Empire…
Après The Clone Wars (2008) et Rogue One (2016), Solo: A Star Wars Story est le troisième film dérivé de la saga Star Wars par les studios Disney. Chronologiquement, il se situe entre La Revanche des Sith et Rogue One, précisément entre 10 et 13 ans avant Star Wars IV (le premier sorti en 1977). Il nous retrace le parcours de Han Solo (le personnage habituellement joué par Harrison Ford dans Star Wars), sa rencontre avec Chewbacca et avec Lando Calrissian, ses premiers vols sur le Falcon. Le tournage a été agité puisque les deux réalisateurs originels furent remplacés au bout que plusieurs mois avec une reprise du scénario à la clef. Le scénario n’est pas franchement original mais propose une solide série de scènes d’action. Le film a été éreinté par la critique avec une unanimité dont elle a le secret, s’acharnant notamment sur l’acteur Alden Ehrenreich qui pourtant montre une belle présence à l’écran et parvient à donner du caractère à son personnage. On ne peut en dire autant hélas d’Emilia Clarke qui est plutôt fade. Sans être une merveille, Solo: A Star Wars Story est un bon divertissement. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Hollywood 1951. Eddie Mannix est à la tête de la production du grand studio Capitol Pictures et remplit également le rôle de « fixeur » : régler les problèmes pour éviter tout comportement scandaleux de ses vedettes, qui seraient immanquablement relayés par la presse à potins…
Pour les frères Coen, Ave, César! est un projet qui remonte à 2004 et qui devait se dérouler initialement dans les années vingt. C’est un hommage à la période classique d’Hollywood accompagné d’une réflexion sur la création de l’image et du rêve. Leur angle d’attaque part de l’envers du décor, la nécessité de fournir une image publique lisse et ne laisser aucune prise à la presse à scandales. Ils jouent également avec beaucoup d’humour sur le décalage entre l’image fabriquée et le réel, notamment en ce qui concerne les acteurs qui sont parfois de parfaits idiots. L’humour est constant, élégant et subtil. Le film est un vrai régal pour le cinéphile. L’image est superbe et la mise en scène parfaite. Ave, César! n’a reçu qu’un accueil mitigé, n’étant pas une « satire assez mordante » aux yeux de certains. En fait, ce n’est pas une satire, ou bien, ce n’est pas qu’une satire… Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Scarlett Johansson et Josh Brolin dans Ave, César! de Ethan et Joel Coen.
George Clooney dans Ave, César! de Ethan et Joel Coen.
Remarques :
Slate a recherché les sources d’inspiration pour les différents personnages : lire…
En voici les principaux éléments :
1) Eddie Mannix (1891-1963) a vraiment existé, il fut fixeur de la MGM et s’aida d’Howard Strickling, directeur de la publicité du studio.
2) Baird Whitlock (George Clooney) est fictif mais le film Ave César: une histoire du Christ rappelle fortement Ben-Hur (1925 et 1959). Les rumeurs sur son rôle dans L’Envol des grands aigles font penser à Robert Taylor, star de Quo Vadis (1951).
3) Hobie Doyle (Alden Ehrenreich ) peut évoquer plusieurs acteurs : Ken Maynard, Lash LaRue mais l’erreur de casting qui le fait jouer dans un drame de la haute société évoque Tim Holt qui joua dans La Splendeur des Amberson de Welles.
4) Sa compagne d’un soir, Carlotta Valdez, fait penser à Carmen Miranda (à cause des bananes).
5) Les jumelles journalistes évoquent Hedda Hopper et Louella Parsons qui n’était pas sœurs jumelles mais ont été longtemps rivales pour diffuser les potins et ragots d’Hollywood.
6) DeeAnna Moran (Scarlett Johansson) fait immanquablement penser à Esther Williams, le ballet aquatique est presque l’exacte réplique de celui de La Première Sirène (Million Dollar Marmaid) de Mervyn LeRoy (1952). L’intrigue de la grossesse hors-mariage remonte à plus loin : Barbara La Marr en 1923 et Loretta Young en 1937.
7) Burt Gurney s’inspire de Gene Kelly dont la chorégraphie de danse en tenue de marin fut utilisée dans Un jour à New York et Escale à Hollywood.
+ quelques autres mentions plus mineures… dont des rapprochements hasardeux à propos du groupe de communistes. Les personnages sont très caricaturaux (sans parler du chien qui s’appelle Engels) et, vraisemblablement, il s’agit plutôt d’un trait d’humour : les frères Coen mettent en scène un groupe de communistes tels que les voyait ou les imaginait la Commission chargée des activités anti-américaines (HUAC). La scène du sous-marin vient renforcer cette impression.