Lui : Key Largo est un très beau huis clos de John Huston doté d’une belle brochette d’acteurs avec au premier plan le couple Bogart/Bacall. La maîtrise de la mise en scène est magistrale et Huston parvient à donner une dimension humaine à ses personnages (y compris les truands) qui donne une profondeur inhabituelle pour un film noir.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Malgré de bons acteurs et de gros moyens pour recréer l’atmosphère des années trente à Broadway, Tim Robbins ne parvient pas à nous captiver. Le scénario est brouillon, confus et les thèmes abordés sont trop nombreux. J’abandonne très vite face à cette profusion de personnages et cette cacophonie caricaturale.
Note :
Lui :
Malgré un scénario intéressant et une pléthore d’acteurs de premier plan, Tim Robbins ne parvient pas à créer la grande fresque qu’il aurait voulu sur le Broadway des années trente. Le film est assez fatiguant à regarder, les dialogues partent dans tous les sens. A force de vouloir traduire le bouillonnement de cette époque, les scènes deviennent elles-même confuses et l’on ne voit pas bien où il voudrait en venir…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Sans être vraiment réussie, cette version de La Planète des Singes comporte des éléments intéressants. Ce n’est pas un remake. Le scénario est assez différent, l’idée de base étant d’ailleurs assez originale et amusante. L’univers est assez bien créé, même s’il a un petit côté « Seigneurs des Anneaux » assez racoleur. Par contre, aucun des thèmes abordés n’est approfondi (la traditionnelle frilosité hollywoodienne…), les scènes d’actions sont trop présentes et la fin du film est assez ridicule. Globalement, le film est loin d’avoir la puissance de la version de 1968.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Abandon au bout d’une demi-heure. Bien que Youssef Chahine soit un grand cinéaste, il porte ici un regard nostalgique qui sombre dans le kitsch et le sirupeux. Ce film sur la vie amoureuse d’une chanteuse égyptienne comporte un assez grand nombre de chansons de variété à la sauce égyptienne. Il faut vraiment être fan de cette musique pour apprécier.
Note :
Lui :
Si ce n’est pas ce que l’on appelle un film à l’eau de rose, cela y ressemble fortement. Et il y a les chansons… dans un style qui n’est vraiment pas ma tasse de thé. (Abandon).
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Ce road-movie psychologique à la française met en scène Charles Vanel en banquier poursuivi par la justice et Jean-Paul Belmondo en secrétaire particulier. L’argent fait tourner à l’orage leur cohabitation initialement respectueuse. Jean-Pierre Melville, toujours fasciné par l’Amérique, soigne particulièrement la forme en jouant sur les couleurs chaudes, les lignes, les lumières et parvient à créer un véritable voyage déambulatoire grâce à des plans de paysages américains sans acteurs insérés au milieu de scènes tournées en France. On peut reprocher trop de temps morts ainsi que certaines incohérences de scénario.
Note :
Lui :
Ce face à face en forme de road-movie n’a pas la force que l’on pourrait en attendre, probablement parce que Melville semble manquer de précision, s’attacher plus à l’ambiance, aux travellings, qu’à la psychologie de ses deux personnages et au déroulé de son scénario. Au final, L’aîné des Ferchaux est peu froid et les acteurs semblent en retrait.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Une nouvelle suite invraisemblable où les effets numériques en surnombre prennent le pas sur le fond du film. A oublier très vite.
Note :
Lui :
Comme bien souvent dans les films à suite, le 2 était bien inférieur au premier volet, et le 3 est encore plus quelconque. On ne se sent pas concerné, l’émerveillement n’est plus là, l’appréhension ne nous effleure même pas, on regarde cela d’un oeil distrait. Pas beaucoup de scénario si ce n’est un étalage assez copieux des bonnes valeurs rendant le film très américain.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Divertissante comédie sur la jalousie obsessionnelle d’un mari vis-à-vis de sa femme actrice. Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, mariés dans la vraie vie, incarnent ces personnages écartelés entre leur carrière et leur vie amoureuse. Yvan Attal traite ce sujet de façon amusante à la manière des comédies américaines des années cinquante tout en y ajoutant une dose d’humour à la Woody Allen. Toutefois, le film finit par s’éterniser et tourner en rond faute de scénario assez riche.
Note :
Lui :
L’idée de base de Ma femme est une actrice est amusante et le film a des côtés attachants mais globalement Yvan Attal charge un peu trop son propre personnage et celui de sa soeur, ce qui nous empêche d’y adhérer pleinement.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Un seul mot pour qualifier ce film : magistral ! C’est du grand art auquel se livre Bertrand Tavernier en rendant hommage au maîtres d’oeuvre du cinéma français sous l’occupation. Mise en scène brillante avec une caméra qui frôle les personnages et imprime un rythme soutenu et virevoltant. De très beaux éclairages et décors, des acteurs exceptionnels comme Jacques Gamblin qui incarne le réalisateur Jean Devaivre, militant communiste fonceur ou Denis Podalydès jouant le rôle plus passif du cinéaste Jean Aurenche. Enfin, un scénario en béton qui vous scotche devant l’écran pendant près de trois heures.
Note :
Lui :
Avec Laissez-passer, Bertrand Tavernier nous dresse le portrait du cinéma français sous l’occupation allemande, utilisant pour cela l’histoire d’un assistant et celle d’un scénariste. Ces deux personnages traversent la guerre de manière très différente, mais sans être en opposition, ils se complètent en quelque sorte. Le scénario de Laissez-passer est extrêmement dense et riche, et les quelque 2h50 du film passent sans aucune lenteur, sans aucun temps mort. Bertrand Tavernier fait preuve d’une grande maîtrise de la mise en scène, et cette maîtrise se ressent à tous les niveaux : caméra, éclairage, mise en place. Un véritable sans-faute qui donne un grand film passionnant.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Délicieuse et astucieuse comédie à la manière des années quarante sur la magie et la nostalgie du cinéma. Le rêve se concrétise puisque l’acteur tombe amoureux de son admiratrice/spectatrice Cécilia, interprétée par Mia Farrow, et sort de l’écran pour la retrouver. Woody Allen jubile et s’amuse avec les conséquences de la perte de l’acteur pour les spectateurs. Un dialogue s’instaure entre les acteurs du film et les clients du cinéma. Puis, le personnage imaginaire se retrouve confronté à l’acteur qui l’interprète pour l’amour de la belle Cécilia. Jubilatoire. Le film rend hommage au cinéma qui fait rêver les gens et les sort de leur morne et tragique quotidien.
Note :
Lui : La Rose Pourpre du Caire est une belle fable de Woody Allen, sur le rôle du cinéma, de l’image, du rêve, et de son rapport assez ambigu à la réalité. Woody Allen réussit là merveilleusement l’exercice, toujours difficile, d’offrir tout un groupe de thèmes de réflexion sous l’apparence d’une amusante comédie. Il réussit merveilleusement grâce à une grande maîtrise du récit et sans jamais grossir le trait.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)