Elle :
Abandon au bout d’une demi-heure. Bien que Youssef Chahine soit un grand cinéaste, il porte ici un regard nostalgique qui sombre dans le kitsch et le sirupeux. Ce film sur la vie amoureuse d’une chanteuse égyptienne comporte un assez grand nombre de chansons de variété à la sauce égyptienne. Il faut vraiment être fan de cette musique pour apprécier.
Note :
Lui :
Si ce n’est pas ce que l’on appelle un film à l’eau de rose, cela y ressemble fortement. Et il y a les chansons… dans un style qui n’est vraiment pas ma tasse de thé. (Abandon).
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Ce road-movie psychologique à la française met en scène Charles Vanel en banquier poursuivi par la justice et Jean-Paul Belmondo en secrétaire particulier. L’argent fait tourner à l’orage leur cohabitation initialement respectueuse. Jean-Pierre Melville, toujours fasciné par l’Amérique, soigne particulièrement la forme en jouant sur les couleurs chaudes, les lignes, les lumières et parvient à créer un véritable voyage déambulatoire grâce à des plans de paysages américains sans acteurs insérés au milieu de scènes tournées en France. On peut reprocher trop de temps morts ainsi que certaines incohérences de scénario.
Note :
Lui :
Ce face à face en forme de road-movie n’a pas la force que l’on pourrait en attendre, probablement parce que Melville semble manquer de précision, s’attacher plus à l’ambiance, aux travellings, qu’à la psychologie de ses deux personnages et au déroulé de son scénario. Au final, L’aîné des Ferchaux est peu froid et les acteurs semblent en retrait.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Une nouvelle suite invraisemblable où les effets numériques en surnombre prennent le pas sur le fond du film. A oublier très vite.
Note :
Lui :
Comme bien souvent dans les films à suite, le 2 était bien inférieur au premier volet, et le 3 est encore plus quelconque. On ne se sent pas concerné, l’émerveillement n’est plus là, l’appréhension ne nous effleure même pas, on regarde cela d’un oeil distrait. Pas beaucoup de scénario si ce n’est un étalage assez copieux des bonnes valeurs rendant le film très américain.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Divertissante comédie sur la jalousie obsessionnelle d’un mari vis-à-vis de sa femme actrice. Yvan Attal et Charlotte Gainsbourg, mariés dans la vraie vie, incarnent ces personnages écartelés entre leur carrière et leur vie amoureuse. Yvan Attal traite ce sujet de façon amusante à la manière des comédies américaines des années cinquante tout en y ajoutant une dose d’humour à la Woody Allen. Toutefois, le film finit par s’éterniser et tourner en rond faute de scénario assez riche.
Note :
Lui :
L’idée de base de Ma femme est une actrice est amusante et le film a des côtés attachants mais globalement Yvan Attal charge un peu trop son propre personnage et celui de sa soeur, ce qui nous empêche d’y adhérer pleinement.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Un seul mot pour qualifier ce film : magistral ! C’est du grand art auquel se livre Bertrand Tavernier en rendant hommage au maîtres d’oeuvre du cinéma français sous l’occupation. Mise en scène brillante avec une caméra qui frôle les personnages et imprime un rythme soutenu et virevoltant. De très beaux éclairages et décors, des acteurs exceptionnels comme Jacques Gamblin qui incarne le réalisateur Jean Devaivre, militant communiste fonceur ou Denis Podalydès jouant le rôle plus passif du cinéaste Jean Aurenche. Enfin, un scénario en béton qui vous scotche devant l’écran pendant près de trois heures.
Note :
Lui :
Avec Laissez-passer, Bertrand Tavernier nous dresse le portrait du cinéma français sous l’occupation allemande, utilisant pour cela l’histoire d’un assistant et celle d’un scénariste. Ces deux personnages traversent la guerre de manière très différente, mais sans être en opposition, ils se complètent en quelque sorte. Le scénario de Laissez-passer est extrêmement dense et riche, et les quelque 2h50 du film passent sans aucune lenteur, sans aucun temps mort. Bertrand Tavernier fait preuve d’une grande maîtrise de la mise en scène, et cette maîtrise se ressent à tous les niveaux : caméra, éclairage, mise en place. Un véritable sans-faute qui donne un grand film passionnant.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Délicieuse et astucieuse comédie à la manière des années quarante sur la magie et la nostalgie du cinéma. Le rêve se concrétise puisque l’acteur tombe amoureux de son admiratrice/spectatrice Cécilia, interprétée par Mia Farrow, et sort de l’écran pour la retrouver. Woody Allen jubile et s’amuse avec les conséquences de la perte de l’acteur pour les spectateurs. Un dialogue s’instaure entre les acteurs du film et les clients du cinéma. Puis, le personnage imaginaire se retrouve confronté à l’acteur qui l’interprète pour l’amour de la belle Cécilia. Jubilatoire. Le film rend hommage au cinéma qui fait rêver les gens et les sort de leur morne et tragique quotidien.
Note :
Lui : La Rose Pourpre du Caire est une belle fable de Woody Allen, sur le rôle du cinéma, de l’image, du rêve, et de son rapport assez ambigu à la réalité. Woody Allen réussit là merveilleusement l’exercice, toujours difficile, d’offrir tout un groupe de thèmes de réflexion sous l’apparence d’une amusante comédie. Il réussit merveilleusement grâce à une grande maîtrise du récit et sans jamais grossir le trait.
Note :
Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Comédie dramatique assez réussie. Jugnot campe un personnage de charcutier dont la famille veut préserver ses intérêts sous l’Occupation en fréquentant les nazis et dénonçant les juifs. Pris de remords, il sauvera des enfants juifs en les faisant passer en Suisse. Bien que le film soit assez classique dans sa construction, le réalisateur privilégie le choix de bons acteurs attachants et la psychologie de ses personnages. On peut noter parfois certains excès dans la narration mais dans l’ensemble, le film parvient à nous toucher et à faire passer son message.
Note :
Lui : Monsieur Batignole : L’histoire de cet homme très banal qui, par le hasard des circonstances, va courageusement sauver des enfants juifs pendant la guerre est assez bien réussie, essentiellement parce que Gérard Jugnot interprète à merveille ce genre de personnage. Côté scénario, ses personnages sont un peu trop typés, par exemple sa femme et son gendre semblent sortis d’une bande dessinée, et un certain simplisme gêne à la crédibilité de l’ensemble. Il n’en reste pas moins que son histoire est parfois touchante, c’est le genre d’histoire qui a du se produire de nombreuses fois.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Pierre Jolivet nous a habitué à de bien meilleurs films que celui-ci. Il s’essaie au film historique et se fourvoie dans un scénario que j’ai trouvé soporifique. Vincent Lindon et Guillaume Canet sont bien peu convaincants.
Note :
Lui :
C’est une histoire assez simple, on pourrait même dire « simplette », mais qui parvient bien à nous mettre dans l’atmosphère du XIIIe siècle. Les personnages sont crédibles et bien interprétés. C’est dépaysant à souhait…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Elle :
Paul Newman se lance dans un film dérangeant, intriguant voire morbide. Il dépeint avec talent la morne vie de Rachel, une jolie vieille fille trentenaire qui habite chez sa mère. Ses parents étaient croque-morts et cet environnement l’a profondément marquée. Paul Newman parvient à créer un climat étouffant en décrivant les fantasmes, obsessions et angoisses de cette femme mais c’est assez pesant. On a hâte que cela se termine…
Note :
Lui :
Techniquement parlant, Paul Newman a fort bien réussi son premier film, film qu’il aurait réalisé par amour pour sa femme qui y tient le rôle principal. Il fait preuve d’une bonne maîtrise de la mise en scène, et parvient à créer un climat très particulier. Il y réussit tellement bien à créer un climat lourd et angoissant que le film devient assez oppressant à regarder et au final franchement peu agréable…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)