31 mai 2008

Mon frère se marie (2006) de Jean-Stéphane Bron

Mon frère se marieElle :
Le mariage de Vinh, un jeune vietnamien adopté par une famille suisse lorsqu’il avait sept ans, va donner lieu aux retrouvailles de cette famille éclatée pour sauver les apparences face à la vraie mère de Vinh qui débarque du Vietnam pour la cérémonie. Les rancoeurs et les violences trop longtemps contenues éclatent au grand jour, tout comme certains moments de tendresse qui donnent envie de croire à la réconciliation. On peut passer du rire à l’émotion en un rien de temps. Ce regard sur l’illusion de la famille unie est sans concession.
Note : 3 étoiles

Lui :
Une famille décomposée est forcée de se recomposer pour un jour pour donner l’impression d’être unie. Jean-Stéphane Bron a réalisé des documentaires avant de tourner ce premier film de fiction et c’est un regard assez extérieur qu’il nous propose de porter sur cette famille. L’histoire, visiblement lourde, de cette famille n’est pas évoquée et on ne peut qu’en observer le résultat, une étude de comportement en quelque sorte. Des personnages qui manquent d’épaisseur et un regard trop extérieur, ce sont les principaux défauts de Mon frère se marie mais le film n’est pas sans qualité : tout d’abord, il en émane une certaine fraîcheur malgré le sujet et aussi une indéniable authenticité. De plus, Jean-Stéphane Bron parvient aussi bien à nous faire rire qu’à nous attrister, ce qui témoigne d’une sensibilité certaine.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean-Luc Bideau, Aurore Clément, Cyril Troley, Quoc Dung Nguyen, Thanh An, Man Thu
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean-Stéphane Bron sur le site imdb.com.

30 mai 2008

The situation (2006) de Philip Haas

The SituationElle :
Philippe Haas a le mérite de nous plonger en plein cœur du bourbier irakien qu’on nous montre si peu en images. Situations confuses, angoisse et tension permanentes, kidnapping, attentats, bombardements, tortures, factions armées, le paysage de la guerre en Irak est un puzzle complexe difficile à cerner et à maîtriser. Les américains se conduisent en colons détestables et les rebelles irakiens n’hésitent pas à tuer pour parvenir à leurs fins. Dommage que cette jeune femme américaine, tiraillée entre le cœur d’un agent des renseignements de l’armée et celui d’un photographe, fasse davantage mannequin que journaliste de reportage.
Note : 3 étoiles

Lui :
Sans être un grand film sur la situation actuelle en Irak, The Situation a le mérite de nous donner une idée de la confusion qui doit y régner. Une jeune journaliste tente d’enquêter sur la mort de deux jeunes irakiens et a bien du mal à nouer des contacts avec les irakiens. Philip Haas nous présente une force américaine qui agit de façon très militaire sans grande réflexion et des irakiens divisés et opportunistes. Le principal défaut du film réside dans le choix de Connie Nielsen pour interpréter la jeune journaliste : trop propre, trop blonde, elle semble totalement déplacée dans cet univers à tel point que ce doit être un choix volontaire du réalisateur. De la même manière, la relative confusion du récit doit être tout aussi volontaire, et, sans aucun doute, cette façon de mixer les ambiances sonores très fortes qui rend certaines discussions pénibles à écouter. Confusion, malaise, impossibilité de trouver une issue sont les sentiments qui ressortent de The Situation et, en ce sens, le film doit traduire une partie de la réalité.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Connie Nielsen, Damian Lewis, Mido Hamada, Driss Roukhe, Nasser Memarzia
Voir la fiche du film et la filmographie de Philip Haas sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Philip Haas chroniqués sur ce blog…

26 mai 2008

H2G2 : Le guide du Voyageur Galactique (2005) de Garth Jennings

Titre original : « The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy »

”H2G2, le guide du voyageur galactique”Elle :
(pas vu)

Lui :
Adapter Le Guide du Routard Galactique au cinéma n’est pas une entreprise facile. Au tout départ, il s’agit d’un feuilleton radiophonique écrit pour la BBC par l’anglais Douglas Adams et ensuite décliné en livre qui eut plusieurs suites. Hitchhicker Guide to the Galaxy (HHGG ou H2G2 pour les intimes) rencontra un grand succès grâce à son humour omniprésent, un humour très anglais nourri d’un mélange d’incongruité et de flegme et servi par une imagination extrêmement fertile. On peut faire un certain parallèle avec le Flying Circus des Monthy Python. Les livres de la série sont tous merveilleusement réussis et très drôles. H2G2, le film, démarre assez bien mais tend à s’empêtrer un peu ensuite, ne parvenant pas à restituer tout le côté farfelu et nonsense du texte original. Garth Jennings a su toutefois ne pas abuser d’effets spéciaux qui auraient trop pris le pas sur le fond : le passage sur les constructeurs de planète est toutefois très réussi et très beau. Du côté des acteurs, Mos Def donne une bonne interprétation de Ford Prefect, parfaitement british surtout dans les premières minutes. H2G2 n’est certes pas franchement convaincant et risque fort de paraître trop décousu aux spectateurs qui ne sont pas familiers avec le livre. 
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Martin Freeman, Mos Def, Zooey Deschanel, Sam Rockwell, Bill Nighy, John Malkovich
Voir la fiche du film et la filmographie de Garth Jennings sur le site imdb.com.

Précisions : Le feuilleton radiophonique initial fut diffusé sur la BBC en 6 épisodes en mars et avril 1978. Il fut une première fois adapté à l’écran pour la télévision en 1981, The Hitch Hikers Guide to the Galaxy, toujours pour la BBC et toujours en 6 épisodes de 33 minutes. Cette adaptation est bien entendu plus rudimentaire, tourné très rapidement en studio, mais le résultat est certainement supérieur au film de Garth Jennings car une plus grande partie de l’humour de Douglas Adams y semble intact. (on le trouve encore très facilement en DVD)

Le rôle de Humma Kavula, interprété par John Malkovitch, fut ajouté par Douglas Adams lui-même avant sa mort en 2001. Il écrivit ce rôle pour l’acteur.

Les livres : (une « trilogie » en 5 volumes…)
1. Le Guide du Routard Galactique (1979)
2. Le dernier restaurant avant la fin du monde (1980)
3. La vie, l’univers et le reste (1982)
4. Salut, et encore merci pour le poisson (1984)
5. Globalement inoffensive (1992)
A noter qu’un éditeur de guide ayant déposé la marque, l’édition française du premier livre fut renommée par la suite Le routard galactique, puis Sac à dos dans les étoiles , et enfin Le Guide Galactique.

24 mai 2008

Si le vent soulève les sables (2006) de Marion Hänsel

Si le vent soulève les sablesElle :
Ce film adapté du très beau roman de Martin Durin-Valois intitulé Chamelle se veut être un message d’alerte face à la pénurie d’eau qui menace la planète et oblige des peuples à errer sans fin pour survivre. J’ai préféré de loin le roman qui dépeint avec une intensité poignante la longue errance d’une famille nomade à la recherche de l’eau. Certes, cette quête dans le film est dépouillée, brute et douloureuse dans les brûlants déserts de pierre mais il manque les dialogues et pensées intérieures qui assaillent les personnages. Il est parfois bien difficile de remplacer les mots d’un écrivain, même en étant parfaitement en phase avec lui.
Note : 3 étoiles

Lui :
Dans un pays d’Afrique, une famille part chercher de l’eau avec un chameau et un petit troupeau de chèvres. De longues journées de marche dans des régions désertiques les attendent. Si le vent soulève les sables est adapté du roman du français Marc Durin-Vallois, Chamelle, livre par lequel il voulait nous sensibiliser à l’importance de cette ressource essentielle et limitée, l’eau. Le film de Marion Hänsel prolonge sa portée, la cinéaste ayant parfaitement su mettre en place cette atmosphère de dénuement et réflexes de survie sans jamais utiliser de sentimentalisme racoleur ou d’apitoiement facile. Il y a une force certaine dans ses personnages et l’environnement extrêmement aride et inhospitalier ne fait que renforcer ce sentiment. La qualité de la réalisation de Si le vent soulève les sables est patente et sa bande sonore particulièrement remarquable. S’il n’est pas sans défaut, le film a une certaine force d’impact.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Isaka Sawadogo , Carole Karemera
Voir la fiche du film et la filmographie de Marion Hänsel sur le site imdb.com.

21 mai 2008

Mon fils à moi (2006) de Martial Fougeron

Mon fils à moiElle :
Ce premier long métrage sur un amour maternel dévorant et destructeur est une grande réussite. La mise en scène est sobre et bouleversante ; elle se penche essentiellement sur les regards et les silences puisque la communication semble bannie au sein de cette famille qui se disloque. Nathalie Baye incarne une mère glaciale, autoritaire et tyrannique qui, au nom d’un amour ambigu pour son fils, le dévore et le détruit. L’amour fait peu à peu place à la haine car cette femme ne supporte pas de voir son fils devenir autonome au moment de l’adolescence, elle veut le garder tout entier pour elle. Pour y parvenir, elle le séquestre, le bat, lui ôte toute parcelle de liberté sans que son mari incarné par Olivier Gourmet ne s’indigne et ne réagisse.
Note : 5 étoiles

Lui :
Pour son premier long métrage, Mon fils à moi, Martial Fougeron réussit à créer une forte tension dans cette histoire de mère ultra possessive envers son enfant de 13 ans, sans toutefois dramatiser à outrance une situation qui nous met presque un peu mal à l’aise en tant que spectateur. Nathalie Baye se dévoile assez étonnante dans ce rôle à contre-pied de son image habituelle. Froide et autoritaire, elle passe rapidement d’une connivence ambiguë avec son fils à une attitude obsessionnelle et destructrice. Elle nous apparaît alors assez effrayante. Egalement à contre emploi, Olivier Gourmet est ici totalement effacé… Martial Fougeron a su trouver le bon équilibre et le ton juste : Mon fils à moi a une indéniable force sans user de spectaculaire. Un drame ordinaire pourrait-on dire.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Nathalie Baye, Victor Sévaux, Olivier Gourmet, Marie Kremer, Emmanuelle Riva
Voir la fiche du film et la filmographie de Martial Fougeron sur le site imdb.com.

18 mai 2008

Le candidat (2007) de Niels Arestrup

Le CandidatElle :
Je n’ai absolument pas été convaincue par l’intérêt de ce film, censé démonter les arcanes de la préparation d’un homme politique à une élection présidentielle. Je l’ai trouvé plat, vide et ennuyeux à l’image de ce candidat président incarné par un Yvan Attal guère crédible. Le milieu grand bourgeois de ces hommes de pouvoir vivant dans un château et roulant dans des Jaguar rutilantes n’est pas très plausible non plus. L’ensemble est trop caricatural.
Note : 2 étoiles

Lui :
Passant pour la première fois derrière la caméra, le comédien Niels Arestrup n’a visiblement pas cherché la vraisemblance avec Le Candidat : Yvon Attal n’est pas crédible une seule seconde dans le rôle d’un homme politique, pas plus que ne le sont ses conseillers proches et l’environnement très grand bourgeois apparaît même décalé. C’est plutôt l’homme en lui-même qui semble l’avoir intéressé, un candidat à l’élection présidentielle en proie à de profonds doutes sur lui-même et sa crédibilité, justement. Le problème est, qu’à part abuser de regards fuyants et de fronts bas, Yvan Attal ne donne aucune dimension à son personnage et dès lors Le Candidat n’évoque plus qu’une pâle, et un peu vide, variation sur le pouvoir de l’image.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Yvan Attal, Niels Arestrup, Clotilde de Bayser, Maurice Bénichou
Voir la fiche du film et la filmographie de Niels Arestrup sur le site imdb.com.

Remarque : Niels Arestrup a su habilement éviter tout rapprochement entre ses personnages et des hommes politiques existants, même si Yvan Attal a déclaré avoir rencontré François Hollande et que le personnage joué par Niels Arestrup peut évoquer Lionel Jospin dans nos esprits (quoique son train de vie et son geste à la fin, franchement grotesque, du film l’en éloigne…).

15 mai 2008

Le direktor (2006) de Lars von Trier

Titre original : « Direktøren for det hele »

Le direktorElle :
(pas vu)

Lui :
Dès les premières minutes, Le Direktor surprend, il peut même dérouter, mais assez rapidement tout se met en place : le directeur d’une petite société informatique danoise a l’habitude de faire endosser toutes ses décisions désagréables par un « grand directeur » fictif. Voulant vendre la société, il se voit obligé d’engager un acteur pour jouer le rôle de ce grand directeur. L’acteur va prendre son rôle très au sérieux… On peut bien entendu voir en Le Direktor une critique du monde du travail mais elle n’est présente qu’en fond de trame : contre toute attente, le film de Lars von Trier est avant tout une comédie car le réalisateur se concentre surtout sur les rapports humains, s’amusant à les faire évoluer parfois même de façon un peu caricaturale. L’acteur est obligé de (re)composer son personnage et de naviguer à vue, ce qui occasionne des situations amusantes, et le regard que les membres du staff porte sur lui change parfois rapidement. Ce style de mise en situation donne un recul considérable sur ce petit microcosme d’une dizaine de personnes. L’humour est omniprésent dans Le Direktor, Lars von Trier semblant vouloir s’amuser de tout, y compris de lui-même (il fait même dire à un de ses personnages : « Tu n’as pas écouté, ou alors c’est comme dans un film du Dogme, on n’entend pas bien »). Son homme d’affaires islandais est particulièrement haut en couleur (les islandais ne portent pas les danois dans leur cœur, l’Islande ayant été longtemps sous domination danoise). Sur le plan de la forme, Le Direktor comporte une originalité de taille : tous les plans ont été décidés par un ordinateur auquel il avait fourni un certain nombre de règles. Sautes fréquentes et cadrages parfois hasardeux sont une conséquence visible du procédé qui semble surtout relever de l’exercice de style. Mais cela n’empêche pas Le Direktor d’être une comédie particulièrement savoureuse et très réussie.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jens Albinus, Peter Gantzler, Iben Hjejle, Mia Lyhne
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12 mai 2008

Jugez-moi Coupable (2006) de Sidney Lumet

Titre original : « Find me guilty »

Jugez-moi CoupableElle :
Basé sur une histoire vraie, ce film sur le très long procès d’une vingtaine de mafieux n’est pas très convaincant. Presque deux ans s’écoulent avant que le verdict ne soit rendu. Les jours s’égrènent autour de l’accusé sans que l’on apprenne grand-chose sur les autres inculpés. Le personnage principal, qui purge en outre une peine de trente ans, assure seul sa défense avec un tel bagout que le jury ne reste pas insensible. Sydney Lumet le rend presque sympathique en montrant ses fêlures et ses faiblesses. L’issue du procès laisse perplexe quant à la réelle compétence du jury.
Note : 2 étoiles

Lui :
Prenant place dans la longue tradition des films de procès, Jugez-moi Coupable nous plonge dans le plus long procès de l’histoire judiciaire américaine où 20 membres de la Mafia italienne furent jugés (2 ans de procès en 1987-88). L’originalité est que l’un des prévenus se défendit lui-même et Sidney Lumet se concentre sur lui, sur ses interventions hors des sentiers battus, plutôt que sur le déroulement du procès en lui-même. Les grandes sautes et ellipses font que l’on manque de recul et d’éléments pour porter un jugement, on ne peut donc être que spectateur. De plus, le propos de Lumet n’est pas très clair : s’agit-il de montrer le dysfonctionnement de la justice, de montrer qu’un gangster peut avoir une grande droiture, de souligner le comportement hors du commun de ce trafiquant ? Décidemment, le Lumet de Jugez-moi Coupable est bien loin du Lumet de Douze Hommes en Colère… Le film repose beaucoup sur son acteur principal, Vin Diesel, qui est ici assez étonnant : bien loin de ses personnages habituels de films d’action, il parvient à donner une réelle dimension à son personnage et surtout une grande humanité (ce qui peut paraître discutable, bien entendu, mais il faut garder à l’esprit que les scénaristes ont travaillé longuement avec le vrai Giacomo DiNorscio). Mais sa performance n’empêche pas Jugez-Moi Coupable de n’être guère convainquant.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Vin Diesel, Peter Dinklage, Ron Silver, Alex Rocco
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10 mai 2008

Click (2006) de Frank Coraci

”Click”Elle :
(pas vu)

Lui :
Click débute de façon terriblement convenue avec un jeune architecte qui travaille trop et délaisse sa jolie femme et ses deux charmants bambins : tout semble se mettre en place pour une fable sur le traditionnel dilemme travail / vie personnelle… Toutefois, ce drogué du boulot se retrouve possesseur d’une télécommande magique qui lui permet de contrôler sa vie comme un DVD, de revoir des anciens passages d’un simple click et surtout sauter certains moments de sa vie pour gagner du temps ! Frank Coraci réussit le tour de force de transformer ce qui semblait promis à une comédie un peu mièvre en un film assez amusant mettant en relief certains aspects de notre vie moderne. En fait, plus le film avance et meilleur il paraît (c’est suffisamment rare dans le cas des comédies pour être souligné…) Le talent d’Adam Sandler est pour beaucoup dans cette réussite car il faut bien reconnaître qu’il porte tout le film sur ses épaules ; il parvient sans problème à occuper tout l’espace, donnant même de l’épaisseur et de l’humanité à son personnage. Les scénaristes ont su parsemer le film de bonnes trouvailles de situations, avec beaucoup d’humour dans les détails. La morale de Click est toutefois sans surprise mais le film est plaisant.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Adam Sandler, Kate Beckinsale, Christopher Walken, David Hasselhoff, Henry Winkler
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2 mai 2008

Au nom de la Liberté (2006) de Phillip Noyce

Titre original : « Catch a Fire »

Au Nom de la LibertéElle :
Sur cette terrible page d’histoire de l’apartheid, Phillip Noyce réalise à la fois un film historique puisqu’il s’agit d’une histoire vraie et un film d’action puisqu’on voit le peuple entrer en lutte. Le personnage central est Patrick Chamusso qui devint un militant de l’ANC après avoir été arrêté sur de vagues soupçons et été torturé lors des interrogatoires. La violence gratuite et l’humiliation d’un peuple engendrent la révolte et la lutte armée. C’est un face à face entre trois millions de blancs qui ne songent qu’à se protéger avec des armes et vingt-cinq millions de noirs qui rêvent de retrouver leur liberté. Le réalisateur met en constante opposition le mode de vie privilégié des Boers blancs à celui des banlieues noires déshéritées. Il s’est beaucoup documenté sur les lieux réels et nous plonge avec de grands plans d’ensemble impressionnants dans une immense township, la grande raffinerie qui lui fait face et les quartiers des activistes de l’ANC. Tim Robbins joue un personnage ambigu et cruel qui n’hésite pas à franchir les limites pour parvenir à ses fins.
Note : 4 étoiles

Lui :
En retraçant l’action de Patrick Chamusso, personnage réel ayant combattu l’Apartheid de façon active, le film de l’australien Phillip Noyce nous montre une Afrique du Sud engluée dans une impasse : par sa brutalité et son aveuglement, la lutte du pouvoir en place contre le « terrorisme » était devenu une machine à fabriquer des « terroristes ». Au Nom de la Liberté est un beau témoignage du long et difficile combat de personnes ordinaires qui s’engagèrent dans l’A.N.C. pour faire tomber le régime ségrégationniste. Philip Noyce choisit de donner à son film un petit air de thriller, certainement pour en accroître la portée, avec une partie chasse à l’homme organisée par Tim Robbins en chef de la sécurité. S’il est un peu confus par moment, Au Nom de la Liberté reste néanmoins un film au contenu suffisamment fort pour constituer un témoignage.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Tim Robbins, Derek Luke, Bonnie Henna
Voir la fiche du film et la filmographie de Phillip Noyce sur le site imdb.com.

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