14 juin 2006

La fille de son père (2001) de Jacques Deschamps

La Fille de son père Elle :
Histoire invraisemblable sur un homme (François Berléand) qui, pour reconquérir sa femme, lui annonce une fausse fille adultérine ; en réalité, il s’agit de la fille d’un ami qui refuse de la reconnaître. De fil en aiguille et de manière assez artificielle, Jacques Deschamps nous entraîne dans l’histoire de ce couple déchiré qui s’enfonce dans le mensonge et la jalousie. Peu à peu, on a l’impression de tourner en rond et cela devient un peu ridicule et ennuyeux.
Note : 3 étoiles

Lui :
Cette histoire est assez surprenante au début et le film démarre assez bien, parvenant à nous intriguer. On a toutefois l’impression que Jacques Deschamps n’a plus su quoi faire de ses personnages à mi-parcours et l’histoire s’enlise et la fin paraît un peu idiote. Très bonne prestation d’acteurs mais cela ne suffit pas…
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Natacha Régnier, François Berléand, Fanny Cottençon
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Deschamps sur le site IMDB.

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13 juin 2006

Potins mondains et Amnésies partielles (2001) de Peter Chelsom

Titre original : « Town & Country »

Potins mondains et Amnésies partielles Elle :
Comédie sans intérêt sur les déboires amoureux de couples new-yorkais mondains. La présence de Diane Keaton et Andy Mac Dowell ne parviendra pas à rehausser le niveau.
Note : 2 étoiles

Lui :
Voilà une comédie qui ne laisse pas beaucoup de traces. Le scénario tourne en rond pendant deux heures et ne mène nulle part, mais globalement il y a quand même des passages amusants et donc le film remplit (partiellement) son rôle de distraction futile. La collection de clichés est impressionnante…
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Warren Beatty, Diane Keaton, Andie MacDowell, Garry Shandling, Jenna Elfman, Nastassja Kinski, Goldie Hawn, Charlton Heston
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Chelsom sur le site IMDB.

12 juin 2006

Amour d’enfance (2001) d’ Yves Caumon

Amour d'enfance Elle :
Paul, l’étudiant interprété par Mathieu Amalric, retourne en vacances chez ses parents agriculteurs. Il est confronté à un choix de vie. Doit-il se raccrocher aux êtres simples et aux lieux plus limités de son enfance ou doit-il faire face à un monde inconnu et perturbé ? Le réalisateur parvient à rendre authentique et sincère le monde paysan et Mathieu Almaric comme d’habitude endosse avec émotion le rôle de ce fils dubitatif. La démarche du film est intéressante ; toutefois des maladresses et longueurs subsistent.
Note : 3 étoiles

Lui :
Amour d’enfance dépeint assez justement le fort décalage de ce fils, parti faire ses études à Paris, avec le monde son enfance, qui lui semble certes plus simple mais dans lequel il n’a plus sa place. Si le propos est globalement anti-rural, et si le film comporte quelques stéréotypes classiques, il se dégage une authenticité certaine qui suscite l’intérêt. Le rythme est assez lent, les dialogues sont limités et peuplés de silences. Mathieu Amalric est le pivot central du film, rôle qu’il assure parfaitement.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Mathieu Amalric
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9 juin 2006

Kamchatka (2002) de Marcelo Piñeyro

Kamchatka Elle :
Un film argentin d’une grande intensité et à la mise en scène dépouillée. 1976, à Buenos Aires, le général Videla prend le pouvoir par la force. Marcelo Piñeyro nous fait vivre le drame d’une famille chaleureuse par les yeux d’un enfant qui tente de comprendre l’univers et les mensonges des adultes. A l’écart du monde, la famille doit se cacher et tente malgré tout de vivre normalement malgré la lourde menace d’être arrêtée et de disparaître à jamais. La force du film est de créer ce climat d’attente et d’angoisse entrecoupé de grands moments de bonheur. Des liens très forts unissent les parents et les enfants. La dictature rôde mais on ne la voit et on ne l’entend pas. Tout est suggéré par des regards, des silences, le souffle du vent. On sent peu à peu que le destin des parents est inéluctable. Kamchatka est un film très émouvant qui fait ressurgir les fantômes des dictatures.
Note : 5 étoiles

Lui :
Aucune scène de violence ni de torture dans ce film qui témoigne de l’après-coup d’état militaire de 1976 en Argentine. C’est tout juste si l’on entrevoit des militaires dans une scène. Non, tout est vu depuis les yeux d’un enfant de 10 ans dont les parents fuient une menace qui reste invisible mais bien réelle. Le film traite surtout de la relation parents/enfants dans cette situation d’urgence, où tout peut basculer d’un moment à l’autre. Filmé avec délicatesse, en accordant une grande place à ces petites choses qui remplissent l’univers d’un enfant, Kamchatka est un film assez attachant mais qui pêche parfois par un certain académisme. L’interprétation des acteurs, les deux parents tout comme les deux enfants, est vraiment remarquable.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Ricardo Darín, Cecilia Roth, Matías Del Pozo
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7 juin 2006

Mar adentro (2004) de Alejandro Amenábar

Mar adentro Elle :
Un film poignant sur un tétraplégique qui demande à la justice le droit de mourir pour échapper à sa vie faite de souffrances. Sans sombrer dans le pathos et l’apitoiement, Alejandro Amenabar filme cet homme incarné par Javier Bardem sobrement et au plus près de son corps et de son âme. C’est une belle mise en scène pleine de pudeur. Poète plein d’humour, Ramon rejette sa dépendance vis-à-vis des autres et entrevoit son issue fatale avec le sourire. Même s’il est soutenu par une famille chaleureuse et par l’amour de deux femmes, il refuse d’accepter son sort et veut choisir son destin. On pénètre dans l’intimité de sa vie de reclus avec délicatesse. Les personnages dégagent énormément de force et d’émotion. Un film bouleversant à ne pas manquer.
Note : 5 étoiles

Lui :
Alejandro Amenabar réussit à faire un film fort sur l’histoire de ce tétraplégique sans jamais tomber dans la facilité de l’apitoiement ou d’une compassion débordante. Je dois bien avouer que la pluie de récompenses qu’a reçue le film me faisait un peu peur. Non, il nous permet simplement de mieux connaître cet homme et de comprendre ainsi sa volonté et la fermeté qu’il plaçait dans sa décision. C’est bien entendu émouvant mais aussi très puissant, parfois poétique et parsemé de touches d’humour : Amenabar réussit un sans faute dans l’équilibre de son film et les deux heures passent rapidement. Plus qu’un simple plaidoyer sur ce sujet de société, c’est surtout le portrait d’un homme hors du commun et, sur ce plan, il faut noter que Janvier Berdem interprète son personnage avec beaucoup de force et une conviction étonnante.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Javier Bardem, Belén Rueda, Lola Dueñas, Mabel Rivera
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7 juin 2006

La légende de Bagger Vance (2000) de Robert Redford

Titre original : « The Legend of Bagger Vance »

La légende de Bagger Vance Elle :
Quelle déception ce film de Robert Redford ! Non seulement, le scénario est peu passionnant (le retour d’un prodige du golf qui a perdu son swing) mais en plus Redford reste très académique dans sa démarche : beaucoup de bons sentiments, globalement assez sirupeux. A éviter.
Note : 1 étoile

Lui :
Ce film de Redford n’est hélas qu’une suite de poncifs et de clichés hollywoodiens. Inutilement verbeux, il finit par ennuyer. Les images sont belles…
Note : 1 étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Will Smith, Matt Damon, Charlize Theron
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6 juin 2006

Stalingrad (2001) de Jean-Jacques Annaud

Titre original : « Enemy at the Gates »

Stalingrad Elle :
Jean-Jacques Annaud, a choisi de peindre la bataille de Stalingrad au travers de deux tireurs d’élite embusqués qui cherchent à se tuer mutuellement : l’un est russe (Jude Law), l’autre est allemand (Ed Harris). Quelques bonnes scènes haletantes sont à retenir mais, ce qui manque principalement, c’est l’émotion que devrait nous procurer un tel désastre humain. La scène de combats en ouverture est confuse et assourdissante : des explosions et effets spéciaux à n’en plus pouvoir mais rien de vibrant. On est loin des scènes poignantes du Soldat Ryan. Au final, le film donne l’impression d’être bancal malgré les moyens techniques et les acteurs de premier plan.
Note : 3 étoiles

Lui :
Annaud cherche trop à faire du grand spectacle… Le début du film est quasi insupportable, avec notamment une utilisation d’une musique grandiloquente sur des combats. Par la suite, il se concentre sur le duel des deux « snipers », duel qui lui permet de placer de bonnes scènes de suspense avec une belle reconstitution de Stalingrad dévasté ; mais tout cela est du spectacle, il n’y a pas vraiment d’émotion.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jude Law, Ed Harris, Rachel Weisz, Joseph Fiennes
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5 juin 2006

L’emploi du temps (2001) de Laurent Cantet

L'emploi du temps Elle :
Basé sur l’histoire vraie de Jean-Claude Roman, ce film retrace la longue plongée dans le mensonge de ce père de famille qui n’ose avouer son licenciement à sa femme et préfère manigancer des coups foireux pour subvenir aux besoins de sa famille. La peur de ne pas être à la hauteur et de décevoir sa femme compréhensive sont les pistes avancées dans le scénario. Le parcours de cet homme est intriguant et pathétique à la fois. Malgré quelques longueurs, Laurent Cantet parvient à s’approcher des motivations et tourments de cet homme acculé. Karine Viard en épouse attentive est très touchante.
Note : 4 étoiles

Lui :
Librement inspiré d’un fait divers bien connu, l’histoire de cet homme qui a peur de décevoir son entourage en avouant qu’il a perdu son travail est un peu survolée par ce film. Le scénario se déroule assez platement, aucun aspect n’est un tant soit peu approfondi, on se contente de le regarder s’enfoncer vainement et lamentablement dans son mensonge. Le film manque un peu de conviction.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Aurélien Recoing, Karin Viard
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Voir aussi nos commentaires sur le film de Nicole Garcia : « L’Adversaire« , autre adaptation de la même histoire.

4 juin 2006

Le crime farpait (2004) d’ Álex de la Iglesia

Titre original : « Crimen ferpecto »

Le Crime Farpait Elle :
De bonnes choses dans cette comédie échevelée centrée sur un vendeur de grand magasin, macho, amateur de femmes et carriériste. Tout se passe au rayon des vêtements féminins ce qui donne lieu à quelques scènes burlesques. Ce désir d’ascension avide et sans scrupules est vertement écorché et conduit au pire. On passe du cocasse à l’humour noir et même « gore » en un clin d’oeil. Cependant, le rythme de cette histoire a tendance à s’essoufler et à s’enliser au fil du temps notamment avec cette femme qui en fait un peu trop côté chantage.
Note : 3 étoiles

Lui :
Le crime farpait démarre très bien avec la mise en place de ce personnage de vendeur d’un grand magasin prêt à tout pour grimper socialement. Beaucoup d’humour au second degré, avec presque un petit côté bande dessinée. Ensuite, le film hélas s’enlise en penchant vers un humour macabre, plutôt moins réussi et surtout avec moins de pétulance. La fin parvient tout de même à nous surprendre un peu. Belle prestation de Guillermo Toledo.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Guillermo Toledo, Mónica Cervera, Luis Varela
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3 juin 2006

8 femmes (2002) de François Ozon

8 femmes Elle :
Malgré le formidable film Sous le sable de François Ozon, je m’attendais au pire c’est-à-dire à une comédie outrancière et criarde. Eh bien non, j’ai eu droit à une comédie policière à la Agatha Christie, filmée de façon théâtrale et originale où l’humour et l’horreur se côtoient. Ce film dédié aux femmes bascule du rire à l’effroi, fait tomber les masques et l’hypocrisie des bonnes moeurs. Nos huit femmes sont talentueuses en particulier Isabelle Huppert en vieille fille rigide et Fanny Ardant en femme mûre et séductrice. François Ozon témoigne d’une grande maîtrise de la caméra et du scénario.
Note : 5 étoiles

Lui :
L’idée de base pouvait être intéressante mais Ozon ne parvient à dépasser le stade du conventionnel, du prévisible, du caricatural. A part le numéro d’actrices, je ne vois pas trop l’intérêt d’un tel film. D’ailleurs l’erreur est peut-être là : la présence d’une telle brochette d’actrices connues a sans doute sclérosé le film, l’empêchant de décoller…
Note : pas d'étoile

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Catherine Deneuve, Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart, Fanny Ardant, Danielle Darrieux, Virginie Ledoyen, Ludivine Sagnier, Firmine Richard
Voir la fiche du film et la filmographie de François Ozon sur le site IMDB.

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