Lui :
Longtemps inédit en France, Seas Beneath est l’un des premiers films parlants de John Ford. Vers la fin de la Première Guerre mondiale, un bateau de guerre, camouflé en trois-mâts commercial, sert d’appât pour traquer un sous-marin allemand. Comme il le montrera plusieurs fois par la suite, John Ford a une grande admiration pour le monde de la marine et il prend soin de tourner Seas Beneath largement en extérieurs ; la Navy a d’ailleurs mis à sa disposition de vrais navires. A côté du réalisme parfois spectaculaire des actions en mer, Ford s’attache à montrer les liens entre les hommes, qu’ils soient du même bord ou ennemis. Seas Beneath s’inscrit ainsi dans cette notion d’art noble de la guerre qui subsistait encore à cette époque (bien qu’écornée par le massacre humain de la Grande Guerre). John Ford semble en revanche moins attiré par l’histoire d’amour maladroitement plaquée sur cette traque militaire, l’actrice Marion Lessing lui aurait d’ailleurs été imposée.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques :
1) John Ford choisit de faire parler les allemands dans leur langue natale, utilisant des intertitres (à la manière du muet) lorsque c’est nécessaire.
2) On remarquera le superbe plongeon depuis le haut du mât, filmé en une seule prise donc sans trucage.
3) Le film a été diffusé en France pour la première fois par Patrick Brion en juillet 2010.
Titre original : « My iz Kronshtadta »
Autre orthographe (DVD) : « Les marins de Kronstadt »
Lui :
Réalisé pour célébrer le 20e anniversaire de l’Armée Rouge, Les Marins de Cronstadt prend pour thème principal un évènement important de la guerre civile : en octobre 1919, les marins de Cronstadt partent défendre la ville de Petrograd (ex-Saint-Pétersbourg) menacée par l’Armée Blanche soutenue par les occidentaux. Outil de propagande, le film exalte le dévouement au parti et l’obéissance et le sacrifice. Il ne fait, bien entendu, nulle mention du fait que ces mêmes marins se soulèveront contre le nouveau régime soviétique deux ans plus tard en tentant d’instaurer une méthode de gouvernement plus collective. Il souligne en revanche la différence dans ses rangs entre les communistes, présentés comme les plus fiables et les plus déterminés, et les sans-parti, plus imprévisibles. Il met aussi en avant le caractère collectif de certaines prises de décision. Sur le plan cinématographique, le film est très réussi. Il fait la part belle aux batailles et la réalisation du biélorusse Efim Dzigan est particulièrement soignée, avec une tension qui ne se relâche à aucun moment. Certaines scènes sont très belles, telle la scène du bivouac sur les marches d’une très grande demeure, ou très fortes comme la scène où, capturés par l’Armée Blanche, les soldats communistes sont jetés du haut d’une falaise. C’est cette force, toujours intacte 75 ans plus tard, qui rend le film vraiment remarquable.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Pour son deuxième film parlant, Harold Lloyd tente de reprendre le thème qui avait si bien fonctionné en muet avec Safety Last : le vertige des hauteurs. De la même façon que pour son prédécesseur, le dernier tiers de Feet First voit donc Harold Lloyd en situation périlleuse, accroché à grande hauteur sur une façade de building où il lui arrive les pires choses. L’inventivité est excellente car, par rapport à Safety Last, toutes les situations et embûches sont nouvelles. Aucune répétition. L’heure qui précède ce passage terrorisant est plus classique avec de bonnes trouvailles de situations et de gags. Alors pourquoi Feet First n’a-t-il eu que peu de succès? Tout simplement à cause du son… La présence du son rend la scène de l’escalade terriblement plus réaliste : entendre Harold Lloyd crier désespérément pour appeler de l’aide a gommé tout l’aspect comique et le public a trouvé la situation trop dramatique (1). C’est dommage car cette partie spectaculaire est remarquable au niveau des enchaînements et constitue un véritable exploit acrobatique (2). Malgré ce demi-succès, on pourra noter que, parmi les trois grands comiques du muet (Chaplin, Keaton, Lloyd), Harold Lloyd est celui qui a le plus rapidement pris le virage du parlant : si beaucoup de gags restent visuels, Lloyd sait aussi s’appuyer sur les dialogues ou sur les bruitages.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
(1) Dans son livre, Annette d’Agostino Lloyd rapporte qu’un exploitant de salles berlinois de l’époque avait trouvé la parade : au début de la scène de l’escalade, il coupait tout simplement le son. Et cela marchait, le public aimait beaucoup plus le film !
(2) Il faut rappeler que toutes les scènes sont réalisées sans incrustation (sauf les deux dernières secondes, la chute) et que Harold Lloyd n’avait que trois doigts valides à la main droite !
Remarques :
Le film a été tourné sur South Broadway, en contruisant des fausses facades sur le toit d’immeubles. La partie basse a été tournée au niveau du 1001 South Broadway. On voit bien l’enseigne de l’United Artists Theater qui est au 939. Juste à côté se trouve le Western Costume Building, au sommet duquel Laurel et Hardy ont tourné le film Liberty, un an auparavant et dans lequel on peut voir le toit (en triangle) utilisé par Harold Lloyd.
Harold Lloyd n’a finalement tourné que 5 films (sur plus de 200) où il joue avec le vertige des hauteurs :
– Look out Below (1919), court métrage d’1 bobine
– High and dizzy (1920), court métrage de 2 bobines
– Never Weaken (1921), court métrage de 3 bobines
– Safety Last! (1923), long métrage (avec la fameuse scène de l’horloge)
– Feet First (1930), long métrage (parlant)
Lui :
Une aventurière, danseuse de revue à ses heures, (Claudette Colbert) arrive à Paris par le train de Monte Carlo, vêtue d’une robe du soir lamée pour tout bagage. Elle est d’abord aidée par un chauffeur de taxi (Don Ameche) puis remarquée par un quadragénaire mondain (John Barrymore) qui va lui faire une surprenante proposition. Tel est le point de départ de La Baronne de Minuit, une comédie dont le scénario se développe de façon absolument éblouissante : l’histoire rebondit sans cesse et, loin de s’essouffler, devient de plus en plus surprenante. Aucun temps mort. Que le scénario soit une petite merveille n’est guère étonnant quand on sait qu’il est signé par le tandem Charles Brackett / Billy Wilder et l’on sent déjà l’influence de Lubitsch sur le futur réalisateur (1). Claudette Colbert est particulièrement à son aise dans son personnage et c’est un plaisir de voir John Barrymore dans l’un de ses derniers rôles, l’un des plus drôles de sa carrière. Si le film rencontra un assez grand succès à sa sortie, il est un peu oublié aujourd’hui. C’est dommage. Certes Mitchell Leisen n’est pas à ranger parmi les plus grands réalisateurs mais, grâce à son scénario et son interprétation enlevée, La Baronne de Minuit fait partie des meilleures comédies américaines des années trente. Une petite merveille.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Mitchell Leisen chroniqués sur ce blog…
(1) Billy Wilder et Charles Brackett ont écrit ensemble une petite dizaine de scénarios pour la Paramount entre 1938 et 1940, dont deux pour Lubitsch (La huitième femme de Barbe-Bleue et l’admirable Ninotchka). Bien qu’assez différents, ils ont formé un tandem qui a vraiment parfaitement fonctionné.
Lui :
Un industriel prospère (Charles Vanel), qui était revenu amnésique de la guerre de 14-18, se voit accuser vingt ans plus tard d’être en réalité un ancien petit truand et d’avoir pris l’identité d’un autre soldat. Un avertissement au début du film nous indique qu’il s’agit d’une histoire basée sur des cas réels similaires. Carrefour est un film dramatique, et aussi judiciaire puisque qu’une bonne partie se déroule pendant un procès. Bien mis en place, il nous fait accompagner cet homme dans ses doutes qui balayent peu à peu toutes les certitudes acquises au cours des ans. Il nous offre aussi de beaux moments d’émotion. Assez court mais bien fait, le film Carrefour aurait influencé l’écrivain Léo Malet et a eu plusieurs remakes, déclarés comme tels ou pas.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Curtis Bernhardt chroniqués sur ce blog…
Remakes ou films très proches :
– Dead Man’s Shoes de Thomas Bentley (1940) avec Leslie Banks
– Crossroads de Jack Conway (1942) avec William Powell et Hedy Lamarr
– Le Retour de Martin Guerre de Daniel Vigne (1982) avec Gérard Depardieu et Nathalie Baye
– Sommersby de Jon Amiel (1993) très beau film avec Richard Gere et Jodie Foster
Lui :
Emprisonnée en Allemagne avec son amant, une jeune américaine est sans le sou à sa sortie de prison. Elle est recueillie par un catcheur, d’esprit simple mais au grand cœur, qui devient amoureux d’elle. Mais de son côté, elle n’a qu’un seul but : faire sortir son amant de prison. Tel est le point de départ de Une femme survint, premier film de John Ford à la MGM, qui évolue en triangle amoureux. Il est un peu difficile de détecter la patte du cinéaste dans ce film dont l’intérêt est principalement la belle prestation de Wallace Beery (qui venait d’avoir un Oscar pour The Champ, film de boxe de King Vidor), qui interprète ce genre de rôle (simple, honnête et le cœur sur la main) à merveille. Beaucoup de petites notes d’humour dans la première partie. Le film n’eut que peu de succès. Est-ce pour cette raison que Une femme survint est pratiquement le seul film sur le catch ?
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
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Homonyme (aucun lien avec ce film) : Flesh (1968) de Paul Morissey, produit par Andy Warhol, avec Geraldine Smith et la jeune Patti d’Arbanville (qui n’était pas encore « Lady »…;))
Lui :
Après avoir tourné Loulou et Journal d’une fille perdue en Allemagne avec Georg Wilhelm Pabst, Louise Brooks fait une escale en France avant de retourner à Hollywood. C’est Pabst qui aurait eu l’idée de départ de l’histoire et c’est René Clair qui la développe : une jeune dactylo gagne un concours de beauté. Elle est amoureuse d’un ouvrier d’imprimerie qui voit cela d’un très mauvais œil, d’autant plus qu’elle doit aller en Espagne concourir pour le titre de Miss Europe. Nous retrouvons ici certains des thèmes de Loulou : l’attrait de la célébrité et son aspect éphémère. Prix de beauté a été tourné au moment du passage au parlant, le film a d’ailleurs été commencé comme un muet. A ce titre, il revêt un intérêt historique dans la mesure où nous assistons aux balbutiements du parlant. Contrairement à d’autres films de la même période qui donnent l’impression que le parlant a été maitrisé très rapidement, Prix de Beauté est loin d’être parfait sur le plan sonore : bruitages cacophoniques, dialogues souvent insipides, paroles difficilement audibles et dites de façon emphatique, mauvaise balance avec la musique. Le pire est toutefois le doublage de Louise Brooks avec une voix à l’accent parisien très marqué, une voix bien peu gracieuse qui vient détruire toute l’image visuelle de Louise Brooks. C’est épouvantable ! Il est symptomatique que les plus belles scènes soient celles qui fonctionnent tout aussi bien en muet : la fête foraine où Louise Brooks nous fait ressentir son impression d’enfermement par ses yeux seuls et surtout toute la scène finale, absolument admirable qui domine magistralement tout le film par sa force. La façon de filmer est assez étonnante, très moderne, notamment dans les scènes de vie : le montage est très vif, enchaînant les très gros plans de façon presque excessive. Malgré ses défauts sonores et ses moments de faiblesse, Prix de Beauté est un film qui vaut la peine d’être vu, pour Louise Brooks bien entendu et pour sa fin, l’une des plus belles fins du cinéma.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Lui :
Le titre peut paraître désuet et faire sourire, il n’en est pas moins approprié. L’école du crime est en effet un film plutôt social où l’idée de base est de démontrer que les maisons de correction trop dures et rigides peuvent engendrer des criminels plutôt que de les réinsérer. Nous suivons donc une petite bande d’adolescents délinquants (interprétés par les Dead End Kids) qui est envoyée dans une maison de correction. Un nouveau directeur (Humphrey Bogart) est nommé pour mettre un frein aux pratiques brutales et carcérales employées jusque là. Il va tenter de gagner la confiance des enfants. Le film est donc pavé de bonnes intentions et la démonstration est quelque peu idyllique. L’école du crime serait probablement plus oublié qu’il ne l’est s’il n’avait Humphrey Bogart à l’affiche. L’acteur montre déjà un peu de présence mais la performance la plus remarquable est celle des Dead End Kids qui, pour leur deuxième long métrage, ont un rôle de tout premier plan. Leur interprétation est pleine d’authenticité. Cela ne suffit pas pour que le film soit remarquable, l’ensemble manque un peu de caractère. A noter que Lewis Seiler refera le même film un an plus tard, toujours avec les Dead End Kids mais aussi, cette fois, avec Ronald Reagan : Hell’s Kitchen…
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Lewis Seiler chroniqués sur ce blog…
Remarques :
1) La bande des six adolescents s’appelle Dead End Kids car ils se sont fait connaître dans une pièce intitulée Dead End, pièce qui eut un grand succès à Broadway. Elle fut ensuite adaptée au cinéma par William Wyler en 1937 avec Humphrey Bogart dans l’un des rôles principaux. Leur meilleur film est sans aucun doute Les anges aux figures sales qu’ils tournèrent quelques mois plus tard.
Dead End Kids = Billy Halop, Bobby Jordan, Huntz Hall, Leo Gorcey, Bernard Punsly, Gabriel Dell.
2) Le film est également très proche d’un autre film, toujours de la Warner : The Mayor of Hell de Archie Mayo (1933) avec James Cagney.
Lui :
Le roman de Mac Brand, Destry rides again, fut adapté plusieurs fois au cinéma. Cette version est de loin la plus remarquable. Femme ou Démon tente de combiner western et comédie en un seul film. Il y parvient de façon imparfaite mais le résultat reste convaincant à la fois grâce à une solide base de scénario et grâce à un excellent jeu d’acteur. James Stewart est là dans le style de personnage où il excellera dans toute sa carrière, un homme dont la probité et la force morale triomphent dans les pires situations. Ici, il incarne un shérif pacifique qui doit rétablir l’ordre dans une petite ville tenue par des malfrats. Il trouve face à lui Marlène Dietrich, dans un type de personnage inhabituel pour elle, une chanteuse de saloon un peu vulgaire… mais au fond noble, toutefois. Tous les seconds rôles sont solidement tenus, la réalisation est parfaitement rythmée. Même si Marlene Dietrich ne paraît pas toujours à son avantage, les scènes les plus mémorables font toutes intervenir l’actrice : la partie de poker où elle gagne le pantalon de son adversaire, un incroyable crêpage de chignons franchement sauvage (qui reste l’une des bagarres les plus célèbres de toute l’histoire du cinéma) et la chanson « See what the boys in the back room will have », chanson écrite pour le film. S’il n’est pas parfait, Femme ou Démon reste assez remarquable. Son succès permit à Marlene Dietrich de voir sa carrière rebondir.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Remarques : 1) Après l’échec commercial d’Angel, la carrière de Marlene Dietrich était bien mal en point. Classée dans les « épouvantails du box-office » par la presse et les exploitants de salles, elle partit pendant une année en villégiature en Europe. Les Studios Paramount laissèrent mourir son contrat bien qu’elle leur devait encore un film. Quand un producteur d’Universal approcha Marlene Dietrich pour tourner un western, sa première réaction fut bien entendu de refuser. Son entourage (dont Sternberg) la convainquit d’accepter. 2) La scène de bagarre entre Marlene Dietrich et Una Merkel devait être tournée par des cascadeuses mais Marlene réclama de la jouer elle-même. Les studios refusent d’abord devant le risque de blessures mais, flairant un bon coup de publicité, ils finirent par accepter. Le jour du tournage, le plateau était effectivement envahi de journalistes. Une infirmerie spéciale avait été installée au dehors. Avant la bataille, Marlene Dietrich prévint Una Merkel de ne pas hésiter à la taper parce que, elle, n’allait pas se retenir… Elle se jetèrent dessus comme deux furies et toute la scène fut tournée en une seule prise. La fin de la scène fut saluée par un tonnerre d’applaudissements. La fille de Marlene raconte que la pauvre Una Merkel eut des bleus sur tout le corps… Cette bagarre eut un formidable retentissement dans la presse qui assura, en partie, le succès ultérieur du film.
Autres adaptations du roman de Max Brand : Destry rides again (1932) de Benjamin Stoloff avec Tom Mix et Claudia Dell Frenchie (La femme sans loi) de Louis King (1950) avec Joen McCrea et Shelley Winters Destry (Le nettoyeur) à nouveau de George Marshall (1954), mais cette fois en couleurs, avec Audie Murphy et Mari Blanchard.
Lui : The Red Ensign est un autre de ces « quota-quickies » (1), ces petits films réalisés par le tout jeune Michael Powell. Pour tenter de retrouver le succès du film précédent, The Fire Raisers, les deux mêmes acteurs principaux sont conservés : Leslie Banks et l’américaine Carol Goodner. Le thème est tout autre mais toujours basé sur un article lu dans la presse : The Red Ensign relate les efforts personnels d’un audacieux constructeur de navires marchands pour maintenir à flot l’industrie navale écossaise. Le film a un petit côté documentaire car il montre le fonctionnement d’un chantier de cette époque. Il a aussi un côté social que ne renierait pas le cinéma anglais d’aujourd’hui. Leslie Banks met probablement un peu trop d’emphase et de rigidité dans son jeu, il marque trop le caractère fonceur et obstiné de son personnage. Le film est moins convaincant que son prédécesseur.
Note :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
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Remarques :
« Red Ensign » (littéralement : pavillon rouge) est le nom du drapeau qui flotte à la poupe des navires anglais.
(1) « Quota » parce que les compagnies de cinéma en Angleterre devaient respecter un quota de 10% de films anglais (l’industrie cinématographique anglaise avait alors bien du mal à résister à la déferlante hollywoodienne après l’avènement du parlant) et « quickies » parce ces films devaient être réalisés très rapidement, le budget standard étant défini au mètre de pellicule (1 livre par pied, soit environ 6000 livres pour un film de 75 mn). Pour le jeune réalisateur Michael Powell qui n’avait pas encore trente ans, ces films lui permirent de se faire la main.