7 février 2007

Betty (1992) de Claude Chabrol

BettyElle :
L’émouvante Marie Trintignant interprète avec talent cette jeune mère de famille alcoolique, rejetée par la famille bourgeoise de son mari. Chabrol dépeint avec cruauté les tourments de ces deux riches femmes seules pour qui plus rien ne compte sauf l’alcool et la cigarette. Le conformisme bourgeois, l’hypocrisie, le culte de l’apparence sont mis en pièces. Stéphane Audran et Marie Trintignant forment un duo de choc efficace, bien que parfois un peu poussé.
Note : 4 étoiles

Lui :
Ce film de Chabrol m’a plutôt déçu sans doute par ce que tout y est poussé à l’extrême, ce qui empêche de s’attacher aux personnages : Betty est trop alcoolique, trop volage, trop tout ; sa belle-famille est trop caricaturale, tous les personnages (et même les lieux) semblent irréels, hors du temps. Tout ceci met une grande distance entre le film et le spectateur, et gâche le mystère habilement placé autour du personnage principal.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Marie Trintignant, Stéphane Audran
Voir la fiche du film et la filmographie de Claude Chabrol sur le site imdb.com.

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3 février 2007

La captive (2000) de Chantal Akerman

La captiveElle :
En adaptant le roman de Marcel Proust « La Prisonnière », Chantal Akerman place son film à notre époque, dans un milieu bon chic bon genre avec des gamins qui se vouvoient et veulent se donner des allures d’adultes. 25 ans après Jeanne Dielman, Chantal Ackerman reste une cinéaste totralement à part. Personnellement, je trouve cela ennuyeux à mourir.
Note : 1 étoiles

Lui :
Il flotte une vague impression d’irréalité dans ce film tant les personnages, leur mode de vie, leurs sentiments, paraissent étrangers à notre monde. Cependant, le charme et l’envoûtement ne parviennent pas à opérer (du moins sur nous) et, dans ce cas, il ne reste qu’un film lent, glacé et franchement ennuyeux à regarder.
Note : 1 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Stanislas Merhar, Sylvie Testud, Olivia Bonamy
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3 février 2007

Je vous trouve très beau (2005) d’ Isabelle Mergault

Je vous trouve très beauElle :
Abandon.
Note : pas d'étoiles

Lui :
Dès le début du film, le personnage joué par Michel Blanc apparaît peu crédible. Ce n’est pas tant que Michel Blanc soit incapable d’interpréter un agriculteur de façon convaincante mais plutôt que le scénario le transforme en une caricature d’agriculteur et l’on assiste à un déballage de tout un lot d’images négatives sur un ton qui se voudrait humoristique mais qui est en réalité assez méprisant. Tout cela a un petit côté « le monde rural vu de la ville » qui est assez déplaisant. Sinon, l’histoire est assez classique et prévisible mais le talent des deux acteurs principaux finit par faire passer quelques émotions. L’humour est très inégal. La mise en scène n’est pas tout à fait au niveau que l’on attend d’un long métrage.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Michel Blanc, Medeea Marinescu, Eva Darlan
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2 février 2007

Le petit lieutenant (2005) de Xavier Beauvois

Le petit lieutenantElle :
Un film authentique et intéressant qui nous plonge dans le quotidien d’une brigade criminelle. Xavier Beauvois peint les difficultés du métier, les peines sentimentales, les faux pas, les tourments avec vérité et sobriété. Le film a parfois des allures de documentaire ; le côté polar et enquête passe au deuxième plan. Xavier Beauvois met en avant le travail en équipe entre novices et aguerris. Il suit les pas éphémères d’un jeune provincial dans la première partie puis revient sur le personnage de Nathalie Baye dans la seconde. Celle-ci chancelle parfois mais tient toujours la barre. Nathalie Baye, Jalil Lespert et Roschdy Zem sont vraiment remarquables.
Note : 3 étoiles

Lui :
Dans « Le petit lieutenant », il n’y a point d’enquête brillante ou prestigieuse. Non, le film de Xavier Beauvois nous met dans la peau d’un jeune lieutenant, fraîchement sorti de l’école de police, et de sa chef. Pouvant paraître par moments flirter avec le documentaire, le réalisateur montre une grande minutie dans sa reconstitution de cet univers ordinaire tout en parvenant à conserver un contenu suffisamment riche pour que notre intérêt reste entier. Il est servi par une interprétation de tout premier plan, avec notamment une Nathalie Baye remarquable d’intensité jusque dans un tout dernier plan, assez osé de la part du réalisateur, où elle nous regarde et nous transmet son désarroi.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Nathalie Baye, Jalil Lespert, Roschdy Zem, Antoine Chappey, Jacques Perrin
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26 janvier 2007

Les caprices d’un fleuve (1996) de Bernard Giraudeau

Les caprices d'un fleuveElle :
Malgré un scénario intéressant, des paysages sublimes, une lumière exceptionnelle, de bons acteurs, Bernard Giraudeau ne parvient pas à nous captiver. Il semble plus s’attacher à nous donner de belles images qu’à ordonner son propos. Ce gouverneur français exilé en Afrique découvre les Africains au travers d’une jeune esclave dont il s’éprend. Hélas, le film est long et plutôt ennuyeux.
Note : 2 étoiles

Lui :
La vie d’un gouverneur en Afrique au moment de la révolution, cela aurait pu se révéler passionnant. Hélas, Bernard Giraudeau s’est probablement trop préoccupé d’esthétisme (les images sont très belles), de transmettre un message (montrer le trafic d’esclaves) et pas assez de construction (les enchaînements sont parfois confus), ni de scénario (on n’est guère passionné), tant et si bien que l’on a tendance à se désintéresser peu à peu.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Bernard Giraudeau, Richard Bohringer, Thierry Frémont, Roland Blanche
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24 janvier 2007

Le jour se lève (1939) de Marcel Carné

Le jour se lèveElle :
Ce qui touche chez Carné, c’est la façon dont il nous expose le destin de ces deux êtres que le sort n’a pas épargné : pas de famille, pas d’argent, des galères multiples. Gabin et Arletty incarnent à merveille ce genre de personnages qui leur ressemblent. Tel le glas qui va sonner la mort de François, Carné retrace son parcours pendant sa longue attente dans sa chambre encerclée par la police. Malgré un rythme peu lent, ce jeu de passerelle entre présent et passé nous donne un Gabin grand et pathétique, incapable d’échapper à son destin et à ses origines modestes.
Note : 4 étoiles

Lui :
Grand drame populiste de la fin des années 30, ce film met en scène l’amour qui mène au désespoir. Beauté des images (de Curt Courant), qualité de dialogues (de Jacques Prévert), un superbe trio d’acteurs, tout serait parfait si le film n’était pas si lent, dans ses scènes d’amour notamment. L’actrice jouant la jeune fille est un ton au-dessous. Beau film cependant, qui traverse aisément les âges.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 4,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jean Gabin, Jules Berry, Arletty, Bernard Blier
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Remarques :
* Anatole Litvak tourna un remake américain du Jour se lève :
The long night (1947) avec Henry Fonda, Ann Dvorak, Barbara Bel Geddes et Vincent Price, film qui n’est jamais sorti en France.
* Les décors sont l’oeuvre du grand chef-décorateur Alexandre Trauner.

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24 janvier 2007

Les Blessures assassines (2000) de Jean-Pierre Denis

Les blessures assassinesElle :
Cette histoire vraie retrace le parcours tragique de deux jeunes soeurs inséparables jusque dans leur corps. La plus âgée assassine ses patrons pour une remarque sur sa tenue et entraîne sa soeur dans cette fuite en avant. Les blessures familiales et le manque d’amour la conduisent au meurtre sauvage. Cette sauvagerie intériorisée ne parvient plus à être contrôlée et finit par exploser.
Note : 4 étoiles

Lui :
Basé sur un fait divers des années 20, ce film tente de nous raconter le parcours d’une jeune bonne qui assassine ses patrons. Il nous raconte plus qu’il n’explique ce geste, et on assiste assez impuissant à la montée d’une haine, d’un amour qui se muera en folie meurtrière. La mise en scène est un peu brouillonne par moments et je ne suis pas vraiment convaincu de l’utilité d’un tel film qui, certes, se laisse regarder, mais assez passivement, totalement extérieur à l’histoire.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Sylvie Testud, Julie-Marie Parmentier
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22 janvier 2007

L’homme qui aimait les femmes (1977) de François Truffaut

L'homme qui aimait les femmesElle :
Revoir ce film a été pour moi une petite déception. Certes le propos est amusant mais je ne vois pas vraiment ce que Truffaut cherche à prouver. Peut-être n’est ce que sa vision des femmes qu’il désire nous exposer.
Note : 3 étoiles

Lui :
Beaucoup d’humour dans ce film de François Truffaut considéré comme assez personnel : à travers son personnage, c’est un peu lui qui nous parle. La première qualité de L’homme qui aimait les femmes est sans doute d’être un film non-machiste : Charles Denner ne recherche pas les femmes pour son plaisir… non, il ne peut vivre que par elles.  Certaines de ses « théories » sont vraiment mémorables (les compas, le printemps, …), théories  où Truffaut aime autant jouer avec les mots qu’avec les images. Tout dans ce film n’est qu’équilibre, subtilité, fragilité. Le même sujet traité par un autre cinéaste se serait probablement révélé désastreux.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Charles Denner, Brigitte Fossey, Nelly Borgeaud, Geneviève Fontanel, Leslie Caron, Nathalie Baye
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20 janvier 2007

La ravisseuse (2005) d’ Antoine Santana

La ravisseuseElle :
Malgré quelques maladresses dans la mise en scène et le jeu des acteurs, c’est un regard intéressant sur le statut de la femme dans une famille bourgeoise du 19ème siècle. Les femmes sont destinées au mariage, à faire des enfants, à tenir leur intérieur et obéir à leur mari. Le réalisateur évoque la misère et le problème des nourrices qui sont obligées d’abandonner leur propre bébé pour nourrir les enfants des bourgeois. Isild Le Besco aux cotés d’Emilie Dequenne est lumineuse et émouvante. Ces deux très jeunes femmes au destin tout tracé et au milieu social très différents se retrouvent dans leurs émois de jeune fille, leur désir de liberté et d’émancipation.
Note : 3 étoiles

Lui :
Dans cette histoire de jeune nourrice parachutée au sein d’un jeune couple bourgeois du XIXe siècle, Antoine Santana s’est surtout intéressé à la relation qui se noue entre les deux jeunes filles. Bien que tout les sépare sur le plan de l’échelle sociale, elles ont les mêmes désirs, les mêmes aspirations si difficiles à exprimer dans le carcan du milieu bourgeois de cette époque. Il  s’agit presque d’un huis clos. Le réalisateur parvient bien à installer un climat un peu étrange, presque ambigu, formidablement magnifié par le jeu délicat d’Isild Le Besco, actrice qui a vraiment une forte présence, et aussi par une photographie dans des lumières assez naturelles. Le choix du titre du film est tout de même un peu étonnant dans le sens où il nous donne à l’avance le dénouement, mais laisse supposer que le réalisateur a voulu surtout montrer les raisons qui amènent cette jeune fille à cet acte ultime. C’est un film assez délicat qui a malheureusement été jugé rapidement par la critique comme trop académique.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Isild Le Besco, Émilie Dequenne, Grégoire Colin, Anémone, Frédéric Pierrot
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20 janvier 2007

Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents communistes (1993) de Jean-Jacques Zilbermann

Tout le monde n'a pas eu la chance d'avoir des parents communistesElle :
Petite comédie sans prétention qui se laisse regarder mais finit par tourner en rond. C’est le regard nostalgique et humoristique d’un cinéaste sur la vie engagée de militants communistes. Balasko incarne cette militante qui ne rêve que des choeurs de l’armée russe.
Note : 3 étoiles

Lui :
Ce film se laisse regarder mais semble se situer entre deux chaises et l’on peut s’interroger sur les intentions du cinéaste. Ce ne semble pas être de faire une comédie pure car, avec les personnages mis en scène, il aurait pu créer une foultitude de situations et de dialogues savoureux. Ce ne semble pas être da faire une analyse sociale (ou politique) de cette époque. Il me semblerait plutôt qu’il porte un regard attendri sur cette période qui doit sans doute correspondre à une époque de sa vie, ce qui en limite un peu la portée.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Josiane Balasko, Maurice Bénichou, Catherine Hiegel
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