Titre original : « Downton Abbey: The Grand Finale »
Année 1930. Lord et Lady Grantham sont à Londres quand la nouvelle du divorce de leur fille Lady Mary Crawley paraît dans la presse. Une femme divorcée étant jugé infréquentable, tout le monde leur tourne le dos. De retour à Downton Abbey, le frère de Lady Mary apporte de mauvaises nouvelles sur le plan financier… Downton Abbey III : Le Grand Final (anglicisme francisé inclus) est un film britannique réalisé par Simon Curtis. Après Downton Abbey (2019) et Downton Abbey 2 : Une nouvelle ère (2022), il s’agit du troisième et ultime film adapté de la série télévisée Downton Abbey créée par Julian Fellowes. Il reste dans la même veine, offrant une version idéalisée du monde de l’aristocratie anglaise et utilisant de façon judicieuse ses codes très stricts pour créer un ensemble divertissant mais sans surprise. Elle: – Lui :
Lecteurs : (1 notes, moyenne : 1,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
Année 1928 : Lady Violet apprend qu’elle vient d’hériter d’une villa située dans le sud de la France, léguée par le marquis de Montmirail qu’elle a connu 50 ans plus tôt. Dans le même temps, un réalisateur américain souhaite tourner un film dans le château familial. La majorité des domestiques se réjouit de pouvoir côtoyer des stars d’Hollywood… Downton Abbey 2 : Une nouvelle ère est un film britannique réalisé par Simon Curtis. Il s’agit de la suite de la série télévisée Downton Abbey, diffusée entre 2010 et 2016, et du film du même nom sorti en 2019 qui avait pour but de poursuivre là où la série s’était terminée. Les films, tout comme la série, sont écrits par le scénariste et homme politique anglais oscarisé Julian Fellowes (au vu du contenu, on ne sera pas surpris d’apprendre qu’il est membre du parti conservateur). L’histoire est plaisante, assez riche en évènements : nous suivons en parallèle deux histoires à deux lieux différents. Tout le monde s’aime : les domestiques sont heureux de servir leurs maîtres qui, en retour, ont beaucoup d’égards pour leurs serviteurs. Tout le monde est beau et gentil, les deux seules personnes désagréables sont des étrangères (une française et une américaine) qui finiront (de gré et/ou de force) par s’amadouer. Moralité : l’aristocratie anglaise est un système social parfait et l’Angleterre le paradis sur terre… L’ensemble est toutefois bien écrit, même si Julian Fellowes n’est pas Ishiguro. Accessoirement, il nous fait revivre de façon amusante la débrouillardise du cinéma au tournant du parlant, mais ce n’est pas sans erreur et anachronisme. La réalisation est assez belle. Divertissant. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Mars 1947. Le Palais du Vice-Roi à Delhi accueille en grande pompe Lord Mountbatten nommé Vice-Roi des Indes. Il sera le dernier car, après 300 ans de domination anglaise, il doit préparer le pays à l’indépendance. Mais la tâche s’avérera bien plus ardue que prévu. Les violents conflits religieux le forcent à entériner la partition des Indes et la création d’un nouvel état musulman, le Pakistan… Le Dernier Vice-Roi des Indes est un film historique réalisé par Gurinder Chadha, réalisatrice britannique d’origine indienne. Aux faits historiques est mêlée une histoire d’amour entre deux jeunes indiens au service du Palais que la religion oppose. Bien que très classique, ce procédé permet de mieux nous faire saisir les tragédies que la Partition a engendrées. A noter que les grands-parents de la réalisatrice ont fait partie des millions de personnes déplacées par la Partition de 1947. Toutefois, elle ne prend pas partie, elle cherche surtout à montrer comment la violence éclatait de toutes parts. Sur le plan historique, le film a été critiqué pour sa présentation de la Partition comme le résultat d’un complot secret de Winston Churchill pour barrer la route aux soviétiques (1). Ce point précis arrive toutefois tardivement dans le récit (et de façon presque anecdotique) et n’ajoute rien au propos. Malgré cela, le film reste intéressant. En Inde, la version doublée en Hindi est sortie sous le simple titre « Partition : 1947 ». Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Voir les autres films de Gurinder Chadha chroniqués sur ce blog…
(1) La réalisatrice s’est défendue en disant qu’elle s’était inspirée d’un livre de Narendra Singh Sarila, The Shadow of the Great Game: The Untold Story of India’s Partition (paru en 2006), qui se disait basé sur des documents secrets découverts à la British Library. Peu étayée, cette thèse qui tend à dédouaner Lord Mountbatten n’a convaincu aucun historien qui l’ont qualifiée de « conspirationniste ». A noter qu’en 1947, Winston Churchill n’était pas premier ministre (il s’agissait du travailliste Clement Attlee).
Hugh Bonneville et Gillian Anderson dans Le Dernier Vice-Roi des Indes (Viceroy’s House) de Gurinder Chadha.
Manish Dayal et Huma Qureshi dans Le Dernier Vice-Roi des Indes (Viceroy’s House) de Gurinder Chadha.