27 septembre 2005

Quand la Panthère Rose s’en mêle (1976) de Blake Edwards

Titre original : « The Pink Panther strikes again »

Quand la panthère rose s\'en mêleLui :
C’est le quatrième film de la série La Panthère Rose et c’est sans doute le plus réussi, celui où Blake Edwards se laisse le plus aller. Le film démarre plutôt doucement comme à l’habitude, mais les évènements s’enchaînent ensuite assez vite, avec des situations comiques assez délirantes, pour finir en une véritable apothéose.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Peter Sellers, Herbert Lom, Lesley-Anne Down, Burt Kwouk
Voir la fiche du film et la filmographie de Blake Edwards sur le site IMDB.

Voir les autres films de Blake Edwards chroniqués sur ce blog…

La série de La Panthère Rose, films réalisés par Blake Edwards :
La Panthère Rose  (1963) The Pink Panther
Quand l’inspecteur s’emmêle (1964) A shot in the dark
Le Retour de la Panthère Rose (1975) Return of the Pink Panther
Quand la Panthère Rose s’en mêle (1976) Pink Panther strikes again
La malédiction de la Panthère Rose (1978) Revenge of the Pink Panther
auxquels on peut ajouter les 3 films suivants sans Peter Sellers :
A la recherche de la Panthère Rose (1982) Trail of the Pink Panther
L’héritier de la Panthère Rose (1983) Curse of the Pink Panther
Le fils de la Panthère Rose (1993) Son of the Pink Panther avec Roberto Benigni

7 septembre 2005

Picnic at Hanging Rock (1975) de Peter Weir

Pique-nique à Hanging RockElle :
De bonnes choses dans ce deuxième film du cinéaste australien Peter Weir malgré certaines longueurs. Le scénario est original et la mise en scène étrange est assez envoûtante malgré les images à la David Hamilton. En 1905, trois disparitions inexpliquées lors d’un pique-nique de jeunes filles de bonne famille à Hanging Rock, un lieu insolite et mystérieux. Peter Weir se soucie peu de la résolution de ces disparitions. Ce qui l’intéresse, c’est de montrer l’emprise de l’éducation puritaine et rigide sur les corps corsetés de ces pensionnaires. Cette promenade au milieu de ces rochers bizarres est un hyme à la liberté du corps et de l’esprit. C’est l’éveil de leur sensualité sans cesse réprimée par les bonnes moeurs.
Note : 3 étoiles

Lui :
Ce second film de Peter Weir ne manque pas de charme, et cette histoire qu’il a choisie de relater est assez étrange en soi, mais globalement le film souffre de longueurs, et l’on s’y ennuie quelque peu. Il reste ce petit côté charmant « années 70 », des jeunes filles en robe blanches filmées avec un voile blanc à la David Hamilton, et une assez bonne peinture des moeurs coincées de la société britannique australienne du début du siècle, au travers de l’amitié entre un garçon de bonne famille et son valet d’écurie.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Rachel Roberts, Vivean Gray
Voir la fiche du film et la filmographie de Peter Weir sur le site imdb.com.

Voir les autres films de Peter Weir chroniqués sur ce blog…

2 septembre 2005

Point limite zéro (1971) de Richard C. Sarafian

Titre original : « Vanishing Point »

Point limite zéro Elle :
Un film rebelle du début des années 70 qui fleure bon la contestation, incarnée en l’occurence par un ancien pilote professionnel qui fait le pari de faire le trajet Denver-San Francisco en un temps record. Les immenses étendues du désert du Nevada dans lesquelles évolue à toute vitesse une Dodge Challenger blanche. Les panoramas sont magnifiquement filmés. Sur fond de défonce aux amphétamines, le rythme de la musique rock et de cette fuite éperdue est haletant et quelque part jubilatoire. Le pilote qui défie toutes les règles et parvient à échapper aux forces de l’ordre avec l’aide d’un animateur de radio noir et de compagnons de route. Il devient le héros de ces populations abandonnées car il incarne la quête de liberté. Evidemment, il ne ferait pas bon de sortir un tel film dans le contexte actuel…!
Note : 4 étoiles

Lui :
Sur un thème très simple et basique, ce film est assez bien construit. Point Limite Zéro  respire l’esprit des années 70, prônant l’opposition à tout ordre établi… Le film se cantonne à cela d’ailleurs, car le propos n’est pas très étoffé. Ceci dit, il est bien construit, puisque l’on se laisse prendre au jeu, on s’intéresse à ce casse-cou et on aimerait le voir réussir. Au final, revoir ce film 30 ans plus tard est assez plaisant.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Barry Newman, Cleavon Little
Voir la fiche du film et la filmographie de Richard C. Sarafian sur le site imdb.com.
Voir aussi : Vanishing Point sur Wikipedia (in english)

28 août 2005

Croix de Fer (1977) de Sam Peckinpah

Titre original : « Cross of Iron »

Croix de Fer Elle :
Film de guerre adapté du roman de Willi Heinrich. Ce violent réquisitoire contre la stupidité de la guerre et la cupidité des hommes met en scène l’armée allemande sur le front russe. James Coburn incarne un caporal rebelle qui malgré sa haine de l’uniforme reste malgré tout au sein de l’armée, son unique famille. Sam Peckinpah ne s’attache pas à l’aspect historique mais cherche à mettre en scène la violence, les massacres, le mensonge, la couardise, l’appétit de pouvoir et d’honneur. La mise en scène est chaotique et onirique. Le réalisateur ponctue son film de cadavres et de blessés. Malgré quelques longueurs, c’est un film intéressant.
Note : 3 étoiles

Croix de Fer Lui :
Mettant en scène l’opposition de deux officiers au sein d’une compagnie allemande sur le front russe, Croix de Fer nous montre avant tout l’absurdité de la guerre. A ces hommes qui ne croient plus en la grandeur de leur pays ou leur chef suprême, il ne reste qu’une succession de combats implacables, le danger permanent et la volonté de se sortir de ce bourbier. Même si certains personnages sont un peu typés (l’officier aristocrate est pleutre et arriviste à souhait), Sam Peckinpah met parfaitement en place son discours et parvient bien à mettre en évidence la difficulté à garder de l’humanité au fond de soi dans de telles situations extrêmes.
Note : 3 étoiles

Acteurs: James Coburn, James Mason
Voir la fiche du film et la filmographie de Sam Peckinpah sur le site IMDB.

23 août 2005

« MASH » (1970) de Robert Altman

MashElle :
Film anti-militariste des années 70 devenu culte pour son irrévérence, son humour noir et son parfum de scandale. Les thèmes tabous comme la liberté sexuelle, l’homosexualité, le suicide, la dénonciation de l’establishment furent abordés dans ce film pour la première fois de manière crue et provocatrice. L’ambiance du film est chaotique et anarchique. Cette folie plane sur l’ensemble mais a tendance à nuire à la cohérence du scénario. J’ai trouvé le film ennuyeux et lourd. Des vrais machos ces types et intolérants en plus ! A trop vouloir chercher la provocation à tout prix, Altman a pris le risque que son film traverse mal les décennies. C’est une grande déception.
Note : 2 étoiles

Lui :
Il est quasiment impossible de regarder ce film aujourd’hui avec les mêmes yeux qu’en 1970: Tout le côté irrévérencieux tombe à plat et l’aspect antimilitariste du film paraît bien faible. Il reste donc un film terriblement brouillon, trop improvisé, vraiment mal monté, où seules émergent quelques scènes mémorables (la scène de la douche notamment) parmi cette succession de blagues de carabins. Le film a marqué les esprits à son époque en chamboulant tous les codes et les interdits, mais a perdu beaucoup de son intérêt 35 ans plus tard. A voir donc pour son côté « historique »…
Note : 2 étoiles

Acteurs: Donald Sutherland, Elliott Gould, Robert Duvall
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Altman sur le site IMDB.

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8 août 2005

Du côté d’Orouët (1973) de Jacques Rozier

Du côté d' O r o u ë t Elle :
L’absence (volontaire) de trame scénaristique est franchement surprenante et ces trois jeunes filles au centre de ce film ne semblent n’avoir rien à se dire sinon glousser et se moquer du personnage de Bernard Menez. Ce film est toutefois considéré par certains critiques comme un petit chef d’oeuvre, signe qu’il doit donc y avoir un autre angle d’approche possible…
Note : pas d'étoiles

Lui :
Pas de scénario, beaucoup de babillages de trois jeunes filles écervelées qui ricanent bêtement de tout et de rien. Je n’accroche pas du tout et ne parviens pas à y trouver de l’intérêt…
Note : pas d'étoiles

Acteurs: Bernard Menez
Voir la fiche du film et la filmographie de Jacques Rozier sur le site imdb.com.
Lire un avis différent sur ce film.

9 juillet 2005

Violence et passion (1974) de Luchino Visconti

Titre original : « Gruppo di famiglia in un interno »

Violence et passion Elle :
Cet avant-dernier film de Visconti, deux ans avant sa disparition, reflète au travers de Burt Lancaster les angoisses d’un vieil homme face au chamboulement des moeurs suite à mai 68, à l’effritement des valeurs familiales et la crainte du retour du fascisme. La vie monacale et solitaire de cet homme se trouve bouleversée par l’irruption dans sa vie d’une famille extravagante dont tous les codes moraux sont renversés. La mère a un gigolo qui lui-même couche avec sa fille. Cette cellule de personnages évolue dans une atmosphère étouffante, survoltée et malsaine. Le vieillard comprend son isolement et sort de sa coquille attiré par la jeunesse, la beauté des corps et le mouvement. Visconti joue en permanence sur l’ambiguïté des personnages ainsi que l’homosexualité refoulée du vieil homme. Tous les thèmes sont abordés, la solitude, la vieillesse, la mort, le sens de la vie, l’amour, le respect des valeurs. Visconti s’interroge et émet ses doutes sur une société en mouvement.
Note : 5 étoiles

Lui :
Cette confrontation d’un homme déjà âgé et de jeunes et riches oisifs revêt chez Visconti de nombreux aspects: politique, culturel, sociologique, etc… Ce n’est pas qu’un conflit de génération, c’est la confrontation de deux mondes et l’inaptitude du personnage principal à s’identifier avec ce monde bougeant. Comme toujours avec Visconti, les personnages sont très forts, même quand le trait est très appuyé et que les caractères sont très marqués. C’est un beau film, assez sombre dans son dénouement, comme un dernier regard de Visconti sur ce monde qu’il redoute et ne comprend plus.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Burt Lancaster, Helmut Berger
Voir la fiche du film et la filmographie de Luchino Visconti sur le site imdb.com.
Plus d’infos sur ce film sur un site consacré à Visconti

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9 juin 2005

Affreux, sales et méchants (1976) d’ Ettore Scola

Titre original : « Brutti sporchi e cattivi »

Affreux, sales et méchants Elle :
Avec Affreux, sales et méchants, Ettore Scola pose un regard féroce sur la société italienne des années 70, cette société qui laisse de côté de pauvres gens vivre dans des conditions misérables au milieu des immondices. C’est un Nino Manfredi méconnaissable qui incarne un père de famille nombreuse obsédé par son pécule qu’il craint de se faire voler par sa propre famille. Le réalisateur nous fait pénétrer au cœur de la vie d‘un bidonville sur les hauteurs de Rome. Il filme crûment ces gens qui vivent dans la crasse, la promiscuité, la haine, la violence. Il n’hésite pas à montrer les corps difformes, la saleté, les scènes de sexe. C’est du cinéma brut à la façon du néoréalisme italien. Il mêle les situations tragiques, choquantes et cocasses. On passe du rire à la tristesse puis à la révulsion. Le mérite d’Ettore Scola est de dénoncer de façon satirique ces drames sociaux sans jamais faire de grand discours idéologique.
Note : 4 étoiles

Lui :
Ettore Scola choisit l’humour et la dérision pour montrer les conditions d’extrême pauvreté qui existent en cette seconde moitié de XXe siècle. Dans son Affreux, sales et méchants, Nous sommes dans les années 70, à la lisière d’une grande métropole, Rome dont le dôme du Vatican est visible au loin. De la splendeur de Rome, c’est tout que nous verrons puisque le film prend place dans un endroit mi-décharge, mi-terrain vague, où vivent quelques familles entassées dans des baraquements de fortune. Cependant, au lieu d’opter pour un film néo-réaliste, Scola nous offre une comédie, où cette famille incroyablement nombreuse est menée tant bien que mal par un père particulièrement pittoresque. Par de nombreuses trouvailles de scénario et de mise en scène, Scola maintient l’intérêt du spectateur tout au long du film, sans aucun temps mort et soutenu par une caméra étonnamment mobile. On rit franchement et c’est cela qui est admirable dans ce film car en même temps Scola parvient indéniablement à faire passer son message.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Nino Manfredi
Voir la fiche complète du film et la filmographie de Ettore Scola

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30 mai 2005

And now for something completely different (1971) de Ian MacNaughton

Titre français de 1974 : « Pataquesse »
Titre français actuel : « La première folie des Monty Python »

La première folie des Monty PythonElle : (pas vu).

Lui :
Au départ, il y eut Monty Python Flying Circus, une série de 45 épisodes bourrés de sketches, diffusée sur la BBC entre 1969 et 1974. Cette série constitue un concentré d’humour qui n’a sans aucun doute jamais été égalé depuis. Une sélection de sketches des deux premières années avait, à l’époque, été tournée à nouveau pour une sortie cinéma. Cette sélection est assez bonne car on y retrouve bon nombre des meilleurs sketches. Par rapport à la série TV, il y a moins de spontanéité, les textes sont les mêmes mais on sent une diction plus travaillée. Les transitions sont également revues, c’était d’ailleurs un peu le défaut des Monty Python : ils avaient souvent du mal à (ou même refusaient de) finir leurs sketches avec une belle chute, ce qui occasionnait des enchaînements parfois périlleux… d’où cette fameuse phrase And now for something completely different. Même si je préfère les sketches de la série TV, cette compilation permet d’avoir un bel échantillon de l’humour si anglais des Monty Python. On en redemande…
Note : 4 étoiles

Acteurs: John Cleese, Graham Chapman, Eric Idle, Terry Gilliam, Michael Palin, Terry Jones, Carol Cleveland
Voir la fiche complète du film et la filmographie de Ian MacNaughton
Pour en savoir plus sur les Monty Python.
Voir l’affiche originale signée Gotlib

23 février 2005

Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (1970) d’ Elio Petri

Titre original : « Indagine su un cittadino al di sopra di ogni sospetto »

EnquetecitoyenElle :
Je revois ce film pour la deuxième fois et 30 ans plus tard. On est au début des années 70 en Italie et les autorités italiennes se livrent à la chasse aux gauchistes et aux communistes. Elio Piétri se livre à une satire féroce des institutions et de la corruption de la société italienne. Il choisit un commissaire de police assoiffé de pouvoir et pervers pour illustrer son propos. Il tue sa maîtresse, laisse des indices pour se faire accuser, va jusqu’à s’accuser du meurtre mais l’institution policière ne veut pas de remous et ferme les yeux. C’est un portrait sans concession et sans doute un peu trop tranché mais la démonstration est efficace. Gian Maria Volonté interprète brillamment un policier froid, sans scrupules et implacable.
Note : 4 étoiles

Lui :
Vu avec du recul, ce film de Pietri semble bien porter toutes les qualités et les défauts de son époque. Du côté des qualités, il y a ce cinéma très inventif, avec une caméra très libre, un déroulement du scénario parfait et une rigueur certaine dans la mise en scène. Du côté de ses défauts, il y a surtout cette façon de grossir le trait, le personnage principal prenant même certains côtés burlesques tant il est caricatural et poussé à l’extrême. Il n’en reste pas moins que le film est intéressant et au delà de la satire de la police, il y a une certaine réflexion, un peu brute et simpliste tout de même, sur le pouvoir.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Gian Maria Volonte, Florinda Bolkan
Voir la fiche complète du film et la filmographie de Elio Petri