6 mars 2009

Pour une poignée de dollars (1964) de Sergio Leone

Titre original : « Per un pugno di dollari »

Pour une poignée de dollarsElle :
(pas vu)

Lui :
A la frontière mexicaine, deux familles ennemies s’affrontent. Un aventurier, roi de la gâchette, vend ses services au plus offrant et cherche à provoquer le massacre des deux clans. Pour une poignée de dollars est le premier « western-spaghetti » : produits à Cinecittà en Italie, les westerns de Sergio Leone vont créer un nouveau genre caractérisé par un scénario violent, le leitmotiv d’une musique bien identifiable, une atmosphère presque irréelle, des longs temps d’attente dans les confrontations et des costumes qui créent des images fortes. L’histoire est généralement simple. Ici, il s’agit même d’un plagiat puisque Pour une poignée de dollars est un remake non déclaré (et simplifié) de Yôjimbô d’Akira Kurosawa (Le garde du corps, 1961). Tous les éléments du western-spaghetti sont déjà présents dans ce premier western de Leone, un peu plus brut que les suivants. Le succès fut énorme et Pour une poignée de dollars fut aussi un tremplin pour la carrière d’acteur de Clint Eastwood. A mes yeux, l’ensemble est assez racoleur et un peu vide, il faut le regarder surtout comme un spectacle.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Clint Eastwood, Marianne Koch, Gian Maria Volontè
Voir la fiche du film et la filmographie de Sergio Leone sur le site IMDB.

Précisions :
– S’il s’agit du premier « western-spaghetti », il ne s’agit pas du premier western tourné en Italie.
– Sergio Leone signa le film sous le pseudonyme : Bob Robertson. Dans le même esprit, tous les acteurs italiens prirent des noms américains (Gian Maria Volontè prit le nom de Johnny Wells).
– Clint Eastwood ne parlant pas un mot d’italien, il est bien évidemment doublé (mais comme son texte est très réduit, ce n’est guère gênant…)
– Les producteurs n’ayant pas anticipé le succès du film, ils avaient « oublié » d’acheter les droits de Yôjimbô ce qui leur valut un procès et bloqua pour un temps la sortie aux Etats-Unis.
– Le film de Kurosawa eut d’autres remakes parmi lesquels :
Django de Sergio Corbucci (1966) avec Franco Nero
Dernier recours (Last man standing) de Walter Hill (1996) avec Bruce Willis
Inferno de John G. Avildsen (1999) avec Jean-Claude Van Damme
Bonne chance Slevin (Lucky number Slevin) de Paul McGuigan (2006)  avec  Josh Hartnett et… Bruce Willis.

19 février 2009

Le Veuf (1959) de Dino Risi

Titre original : « Il Vedovo »

le VeufElle :
Ce n’est certes pas le meilleur Dino Risi mais Le Veuf reste une comédie amusante autour d’un Alberto Sordi haut en couleur dans le costume d’un industriel raté et sans scrupules. Marié à une femme riche, il dépense sans compter jusqu’au jour où celle-ci refuse de lui en prêter davantage. Dino Risi joue sur les quiproquos, le comportement hâbleur et fanfaron de son personnage principal, la stratégie loufoque mise en place pour se débarrasser de cette épouse rigide. Cette bourgeoisie coincée, uniquement appâtée par l’argent en prend plein la figure sous le regard féroce et ironique du cinéaste.
Note : 3 étoiles

Lui :
Le Veuf fait partie des premiers films de celui que l’on a surnommé « le prince de la comédie italienne », Dino Risi. Comme souvent, il s’amuse de l’égoïsme et de la cupidité de ses contemporains : ici, c’est un entrepreneur médiocre, baratineur et fauché, marié à une femme tout aussi cupide mais richissime. Sans être du niveau de ses meilleures comédies, Le Veuf est assez amusant, servi par une excellente interprétation : Alberto Sordi est ici dans son registre de prédilection, il y excelle, mais il est soutenu par de bons seconds rôles. Le scénario a soigné les relations que cet entrepreneur entretient avec ses acolytes et les scènes où ils complotent sont particulièrement réussies. Cette comédie d’humour un peu noir nous fait passer un bon moment.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Alberto Sordi, Franca Valeri, Livio Lorenzon, Leonora Ruffo
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10 janvier 2009

Les cent pas (2000) de Marco Tullio Giordana

Titre original : « I cento passi »

Les Cent pasElle :
Ce film préfigure ce qui fera le succès de Nos meilleures Années de par son contenu et sa forme. Fin des années 60 en Sicile, un jeune homme rebelle est bien décidé à dénoncer les pratiques de la Mafia qui sévit dans son village et jusqu’au sein de sa famille. Il rentre au parti communiste, s’associe au mouvement hippie et anime une émission de radio contestataire à la barbe des mafiosi. Marco Tullio Giordana retrace avec émotion l’esprit de ces années-là inspirées par la musique pop et le vent de liberté venant d’outre atlantique. D’autre part, il s’inspire de l’histoire vraie de Peppino Impastato. L’ensemble, ponctué d’images d’archives parfaitement intégrées, est bien fait et équilibré. La jeunesse insoumise est combative, pleine d’espoir et de joie.
Note : 4 étoiles

Lui :
Les Cent pas raconte l’histoire de Peppino Impastato, jeune sicilien qui combattit la mafia dans les années 70. Bien qu’il ait grandi dans une famille impliquée dans la mafia (Cent pas, c’est la distance qui séparait sa maison du chef mafieux de son village), il s’opposera à elle jusqu’à son assassinat en 1978. Marco Tullio Giordana réussit parfaitement à faire revivre cette histoire, sans tomber dans les travers du genre, avec au contraire beaucoup de naturel et de réalisme, sans spectaculaire inutile. Il s’inscrit ainsi plus dans la lignée de films comme Salvatore Guiliano de Rosi que celle du Parrain. Il parvient de plus à créer une émotion. très facile d’abord, Les Cent Pas rend ainsi un juste hommage à Peppino Impastato.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Luigi Lo Cascio, Luigi Maria Burruano, Lucia Sardo
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Remarques :
Les véritables auteurs de l’assassinat de Peppino Impastato en 1978 ne furent condamnés qu’en 2002, soit après la sortie de ce film.
Pour en savoir plus :
> Centre Sicilien de Documentation Giuseppe Impastato (en italien)
> peppinoimpastato.com
> Guiseppe Impastato sur Wikipedia

5 janvier 2009

L’éclipse (1962) de Michelangelo Antonioni

Titre original : « L’eclisse »

L’EclipseElle :
Dans le troisième volet de sa trilogie, Antonioni met davantage en avant la forme pour exprimer le fond de son sujet. L’éclipse est une pure beauté visuelle avec ses plans fixes dans lesquels entrent ses personnages en mouvement, ses constructions savantes de lignes, de formes et de masses, ses symboles d’enfermement et d’agression explicités par les grilles, l’entrelacement des branches, les piques, le vide de ses grands espaces déserts ou le plein d’autres endroits de folie comme la Bourse, l’attente, le silence interrompu par le bruit d’une eau vivante, la musique intrigante. Toute cette richesse visuelle et symbolique concourt à faire émerger le mal-être d’une jeune femme perdue suite à la rupture avec un amant plus âgé qu’elle. Elle ne sait plus aimer ni comment vivre la vie. On la suit dans son errance à travers la ville, essayant d’aimer à nouveau un jeune agent boursier ou observant l’aliénation des gens appâtés par l’argent. Antonioni se place en observateur d’un monde en dérèglement et en manque de communication.
Note : 4 étoiles

Lui :
L’éclipse forme avec L’avventura (L’aventure, 1960) et La notte (La nuit, 1961) un triptyque où Antonioni explore l’itinéraire sentimental du couple. L’éclipse débute par une séparation silencieuse (une séparation où le silence occupe tout l’espace) qui va laisser Vittoria (Monica Vitti) désemparée. Il s’en suit une sorte d’errance sentimentale. L’éclipse ne repose pas sur une construction basée sur le récit, il est plutôt composé de tableaux qui semblent se répondre les uns les autres ou s’opposer. Antonioni filme une Rome aux constructions modernes et géométriques, qui paraît déshumanisée, où le temps semble s’étirer interminablement. La Rome historique et pittoresque est vue soit de très loin, soit par le biais de sa composante la plus incongrue, la Bourse sur laquelle il porte un regard quasi documentaire, visiblement interrogatif « est-ce un marché ou un ring de boxe ? ». Fortement marqué par la difficulté de communiquer, le propos est aussi assez sombre avec une liaison et une recherche d’amour qui semblent toutes deux vouées à l’échec et une fin littéralement apocalyptique. Film à l’esthétisme parfaitement maîtrisé et que l’on peut analyser longuement, L’éclipse s’inscrit avec les deux autres volets de la trilogie parmi les plus grands films d’Antonioni.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Monica Vitti, Alain Delon, Francisco Rabal, Louis Seigner, Lilla Brignone
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23 décembre 2008

Les Amants diaboliques (1943) de Luchino Visconti

Titre original : « Ossessione »

Les amants diaboliquesElle :
(pas vu)

Lui :
Trois ans avant Tay Garnett, Luchino Visconti adapte le roman de James Cain Le facteur sonne toujours deux fois. Sa version a une portée qui dépasse largement la simple adaptation d’un roman policier. Les Amants diaboliques, le premier film de Visconti, est l’un des tous premiers grands films à s’inscrire dans le courant néo-réaliste italien. L’intrigue policière est complètement transfigurée et sert de support à un drame social mettant en relief la pauvreté des campagnes italiennes. Le film fit d’ailleurs scandale : misère et chômage plus adultère ne correspondait guère à l’image que l’Italie de Mussolini voulait se donner d’elle-même. Visconti met aussi l’accent sur ses personnages : le titre original (en italien, ‘Ossessione’ signifie ‘Obsession’ dans le sens ‘hantise’) est bien plus représentatif du film que le titre français, plus racoleur Les Amants diaboliques. Gino, son personnage principal, est rongé par le remords. Enfin, il faut remarquer la façon dont Visconti utilise la caméra, une façon très libre, à l’opposé de tout académisme, une façon très novatrice par les mouvements, la profondeur de champ. S’il s’agissait de son premier film, Visconti ne découvrait pas le cinéma : il avait été auparavant l’assistant de Renoir qui l’a influencé, au même titre que Carné ou Duvivier. Les Amants diaboliques est donc une date dans le cinéma italien mais c’est aussi (et surtout) un film tragique, très fort, sombre et fataliste.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Clara Calamai, Massimo Girotti, Juan de Landa, Elio Marcuzzo
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Le roman de James Cain a été porté 4 fois à l’écran :
Le dernier tournant de Pierre Chenal (1939) avec Michel Simon et Fernand Gravey
Ossessione (Les amants diaboliques) de Visconti en 1943.
The postman always ring twice (Le facteur sonne toujours deux fois) célèbre film noir de Tay Garnett (1946) avec le couple Lana Turner / John Garfield,
The postman always ring twice (Le facteur sonne toujours deux fois) de Bob Rafelson en 1981, version plus racoleuse avec Jessica Lange et Jack Nicholson.
En outre, Chair de Poule de Julien Duvivier (1963) avec Robert Hossein et Catherine Rouvel présente de grandes analogies avec le roman de James Cain.

13 décembre 2008

Bianca (1984) de Nanni Moretti

BiancaElle :
Nanni Moretti incarne un professeur de maths très cartésien qui apprécie que le bonheur de ses amis ou voisins soit au zénith. Il passe son temps à les épier, à prendre des notes sur leur vie, à leur faire la morale quitte à oublier qu’il a sa propre vie sentimentale à construire. Il ne supporte pas leurs échecs, devient jaloux du passé de son amie et finit par jouer un petit jeu bien dangereux. Derrière ce personnage à la fois sans concession et fragile, Nanni Moretti a construit un univers décalé et loufoque dans une école hors du commun avec des professeurs hauts en couleur. Il flirte avec l’intrigue policière et la parodie avec grande maîtrise et originalité.
Note : 3 étoiles

Lui :
Professeur de mathématiques au collège Marilyn Monroe (inutile de dire que ce n’est pas un collège très conventionnel), Michele cherche plus à intervenir dans la vie des autres qu’à construire la sienne. Nanni Moretti insuffle beaucoup de fraîcheur et d’humour dans Bianca, à la fois par ce collège assez extravagant et surtout par cette obstination qu’a son personnage à vouloir forcer le bonheur autour de lui. Ce professeur semble décalé, d’un entêtement qui finit par l’aveugler, mais finalement assez attachant car il porte en lui une certaine naïveté, une sorte d’idéalisme vain. Nanni Moretti ajoute à cela une dimension policière qui semble inutile : Bianca était suffisamment riche sans cela.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Nanni Moretti, Laura Morante, Roberto Vezzosi
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16 novembre 2008

Danger : Diabolik (1968) de Mario Bava

Titre original : « Diabolik »

DiabolikElle :
(pas vu)

Lui :
Avec le temps, ce Danger Diabolik de Mario Bava a acquis un certain charme, légèrement suranné. Héro d’une série de bandes dessinées italiennes, Diabolik est un personnage à mi-chemin entre Arsène Lupin et James Bond, mais plus que l’histoire en elle-même (assez peu développée), le film vaut surtout pour son climat. En maître de la création de décors à partir de peu de moyens (il n’a utilisé que le 1/5e du budget qui lui était alloué), Mario Bava nous entraîne dans des lieux baigné d’une ambiance pop-art avec moult mécanismes aussi improbables les uns que les autres : il faut voir la scène où Diabolik rentre en voiture dans son antre souterraine… Son inventivité fait ici des merveilles. Originellement, Alain Delon et Catherine Deneuve devaient avoir les deux rôles principaux mais, au final, ils furent attribués au plutôt terne John Phillip Law (l’ange Pygar de Barbarella) et à la ravissante Marisa Mell. Le rôle du policier-chasseur est tenu par Michel Piccoli, épouvantablement doublé en anglais. Malgré la fin ouverte, Danger Diabolik n’eut pas de suite. Vu avec le recul, c’est un film qui permet de se replonger avec délices dans l’atmosphère des années 60.
Note : 3 étoiles

Acteurs: John Phillip Law, Marisa Mell, Michel Piccoli, Adolfo Celi
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7 novembre 2008

La planète des vampires (1965) de Mario Bava

Titre original : « Terrore nello spazio »

La planète des vampiresElle :
(pas vu)

Lui :
Evidemment, avec un titre pareil, on peut craindre le pire… Mais non, pas de vampires de pacotille à l’horizon, La Planète des Vampires est en fait un film de science de fiction qui ne manque pas de charme. Sur une planète apparemment déserte, les occupants d’un vaisseau spatial d’exploration se trouvent confrontés à une force inconnue et invisible. L’italien Mario Bava est un  technicien : il fut le plus brillant des opérateurs italiens avant de passer à la réalisation. Dans La Planète des Vampires, il parvient à créer une atmosphère avec très peu de moyens : le décor est constamment baigné d’une petite brume qui empêche de voir trop loin et les nombreux rochers en cartons auraient été récupérés d’un autre film. Les décors intérieurs sont simples mais très photogéniques avec leurs grandes masses colorées. L’image est étonnante avec de fortes dominantes bleu-nuit, orange ou rouge saturé. Au final, l’atmosphère est angoissante et prenante mais aussi très originale. Si le thème avait déjà été abordé par la littérature de science-fiction et même certains films, il est inévitable en le regardant aujourd’hui de penser à Alien et de le voir comme l’un de ses précurseurs. Certaines scènes des deux films se ressemblent étonnamment. La Planète des Vampires devait être le premier d’une série de cinq films mais les suivants ne virent jamais le jour. Le film ne sortit pas en salles en France avant… 1995, il n’était disponible auparavant qu’en vidéocassettes.
Note : 3 eacute;toiles

Acteurs: Barry Sullivan, Norma Bengell
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18 octobre 2008

Mon frère (1998) de Gianni Amelio

Titre original : Così Ridevano

Mon frèreElle :
(En bref) L’histoire de ces deux frères siciliens montés à Turin aurait pu être intéressante mais la construction est vraiment déroutante et les complications dans lesquelles les deux frères s’empêtrent semblent interminables.
Note : 2 étoiles

Lui :
(En bref) Gianni Amelio s’attarde surtout sur les erreurs de ces deux frères siciliens, en occultant trop l’environnement économique et social de l’Italie du Nord de ce début des années soixante. On reste trop extérieur au film pour s’y intéresser vraiment.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Francesco Giuffrida, Enrico Lo Verso
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18 septembre 2008

Satyricon (1969) de Federico Fellini

Titre original : « Fellini – Satyricon »

SatyriconElle :
(pas vu)

Lui :
Librement inspiré du roman de Pétrone du même nom, le Satyricon fait partie des films les plus étranges de Federico Fellini. Son récit onirique et extravagant nous plonge dans une Rome décadente qui ne sait même plus donner sa juste place à l’amour et à l’art : les interminables libations qu’il met en scène sont aussi vaines que barbares, vague prétexte à un dévergondage sans limite. Dans ce monde où toute humanité semble absente, seule la mort garde son ascendant. Le Satyricon n’est pas un film facile d’abord, c’est un peu l’apanage des films de Fellini de pouvoir être interprétés de multiples façons. On peut le voir comme une réflexion sur l’homme, sur ce qui le caractérise, lui et son humanité.
Note : 3 eacute;toiles

Acteurs: Martin Potter, Hiram Keller, Magali Noël, Alain Cuny
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