9 novembre 2008

Mata Hari (1931) de George Fitzmaurice

Mata HariQuelques mois après la sortie d’Agent X-27 de la Paramount avec Marlène Dietrich, la MGM sort Mata Hari avec Greta Garbo. Les deux films sont basés sur le même thème, une variation autour du mythe de l’espionne mondaine et séductrice. Il est bien entendu tentant de comparer les deux films. X-27 a toutefois pour avantage d’avoir un réalisateur qui marque le film de son style personnel alors que Fitzmaurice est un (très bon) technicien. On retrouve en tous cas dans les deux films la forte présence de l’actrice principale. Greta Garbo marque le rôle de son magnétisme et de sa présence au point d’en faire totalement oublier le personnage qui s’efface derrière l’actrice. Mata Hari Personne ne s’en plaindrait, ceci dit, car le spectacle est d’autant plus séduisant que le costumier Adrian lui a dessiné des robes renversantes et inventives. A ses côtés, les seconds rôles sont solidement tenus par Roman Novarro et Lionel Barrymore qui parviennent tous deux à donner une bonne présence à leur personnage. Par rapport à X-27, Mata Hari manque toutefois de scène forte : paraissant un peu tirée par les cheveux, même la fin manque d’impact. Sans être à classer parmi ses meilleurs films, Mata Hari reste plaisant à regarder pour le numéro magique et fascinant de Greta Garbo.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Greta Garbo, Ramon Novarro, Lionel Barrymore, Lewis Stone
Voir la fiche du film et la filmographie de George Fitzmaurice sur le site IMDB.

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Homonymes :
Mata Hari, agent H21 de Jean-Louis Richard (1964), avec Jeanne Moreau et Jean-Louis Trintignant
Mata Hari (1985) variation pseudo érotique avec Sylvia Kristel.
+ plusieurs adaptations à la télévision dont une récente (2003) avec Maruschka Detmers.

8 novembre 2008

Dix petits indiens (1945) de René Clair

Titre original : « And then there were none »

Dix petits indiensElle :
(pas vu)

Lui :
Exilé aux Etats-Unis pendant la seconde guerre mondiale, René Clair y réalise quatre beaux films. Dix Petits Indiens est le dernier d’entre eux. Il s’agit de l’adaptation du roman d’Agatha Christie Les Dix Petits Nègres, incontestablement l’une des intrigues les plus parfaites de roman policier, où dix personnes se retrouvent invitées par un inconnu sur une île isolée pour y être assassinés un par un. René Clair crée une ambiance parfaite pour que le mystère se développe, utilisant éclairages et gros plans pour souligner l’intrigue, fantastique jeu du chat et de la souris. Les personnages forment une belle galerie de portraits très typés, parfaitement personnifiés, à l’exception de la jeune femme (interprétée par June Duprez) qui apparaît nettement plus fade. La fin est celle utilisée au théâtre, c’est-à-dire la fin heureuse. Cette version des Dix Petits Indiens est sans aucun doute la meilleure.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Barry Fitzgerald, Walter Huston, Louis Hayward, Roland Young, June Duprez
Voir la fiche du film et la filmographie de René Clair sur le site imdb.com.

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Les autres adaptations au cinéma :
Dix petits indiens (And then there were none), film anglais de George Pollock (1965) avec Hugh O’Brian et Shirley Eaton.
Dix petits nègres de Peter Collinson (1974) co-production européenne avec Charles Aznavour, Stéphane Audran, Richard Attenborough, Oliver Reed, …
Desyat negrityat de Stanislav Govorukhin (1987) film soviétique
Ten little indians d’Alan Birkinshaw (1989), film britannique avec Donald Pleasence (Autre titre : Death of safari).

Pour relire la comptine : > version anglaise ou sa  traduction en français.

6 novembre 2008

Mad City (1997) de Costa-Gavras

Mad CityElle :
(En bref) Film décoiffant et édifiant sur l’emprise des médias, les méthodes de manipulation de l’individu, en l’occurence un brave type qui a disjoncté (John Travolta). Le personnage joué par Dustin Hoffman est d’un cynisme à faire frémir.
Note : 4 étoiles

Lui :
(En bref) Excellente mise en relief du rôle des médias dans le déclenchement et le déroulement d’événements.
Note : 4 étoiles

Acteurs: John Travolta, Dustin Hoffman, Mia Kirshner, Alan Alda
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6 novembre 2008

Glory (1989) de Edward Zwick

GloryElle :
(En bref) Grande fresque un peu ennuyeuse sur la guerre de sécession. On a un peu l’impression que l’on veut se donner bonne conscience vis à vis de l’esclavage, quitte à prendre quelques libertés avec l’Histoire. Les scènes de bataille sont montées de façon très réaliste, traduisant bien toute l’horreur de la guerre.
Note : 3 étoiles

Lui :
(En bref) Le film retrace l’histoire d’un régiment noir pendant la guerre de Sécession. La reconstitution est soignée et les scènes de bataille assez violentes. Grand film épique fait pour exalter. Très hollywoodien.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Matthew Broderick, Denzel Washington, Cary Elwes, Morgan Freeman
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Homonyme:
Glory (1956) de David Butler avec Margaret O’Brien et Walter Brennan

5 novembre 2008

Franc jeu (1934) de Archie Mayo

Titre original : « Gambling Lady »

Franc jeuLui :
Franc jeu (Gambling Lady) est le premier d’une série de films où Barbara Stanwyck et Joel McCrea partageront la tête d’affiche. L’histoire assez simple d’une joueuse professionnelle qui rencontre un jeune homme de la bonne société va s’enrichir à mi-parcours d’une dimension un peu plus policière. L’ensemble reste assez léger toutefois, conçu par la Warner comme un divertissement. De bonne facture sans toutefois être vraiment notable, le très court (66 minutes) Franc Jeu reste juste plaisant à regarder. Sans plus.
Note : 3 eacute;toiles
Lire les commentaires d’une seconde vision

Acteurs: Barbara Stanwyck, Joel McCrea, Pat O’Brien, Claire Dodd
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Homonyme :
Franc jeu (Honky Tonk) de Jack Conway (1941) avec Clark Gable et Lana Turner

3 novembre 2008

The Strawberry Blonde (1941) de Raoul Walsh

The strawberry blondeElle :
(pas vu)

Lui :
Deuxième adaptation du roman de James Hagan One Sunny Afternoon, The Strawberry Blonde est une comédie où James Cagney tente de casser son image de petit caïd. Certes, il reste bagarreur dans cette histoire mais il n’a jamais le dessus et se prend des coups. Mais c’est surtout en amour qu’il est le plus perdant, en apparence du moins. Le film a quelques difficultés à se mettre en place, le début semble assez long. L’humour a bien vieilli et tombe un peu à plat. Globalement, malgré la présence de bons acteurs et d’un grand réalisateur, The Strawberry Blonde reste assez insignifiant et manque de force. On remarquera les quelques petites notes sur le désir d’émancipation des femmes et la montée du féminisme mais la portée en reste tout de même limitée. Raoul Walsh en tournera une nouvelle version en 1948 sous la forme d’une comédie musicale.
Note : 2 eacute;toiles

Acteurs: James Cagney, Olivia de Havilland, Rita Hayworth, Jack Carson
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Autres adaptations du roman de James Hagan :
One Sunday Afternoon (1933) de Stephen Roberts avec Gary Cooper et Fay Wray
One Sunday Afternoon (1948) de Raoul Walsh avec Dennis Morgan et Janis Page (comédie musicale).

2 novembre 2008

Snake Eyes (1998) de Brian De Palma

Snake eyesElle :
(En bref) Film captivant et particulièrement efficace. Nicolas Cage est là dans l’un de ses meilleurs rôles.
Note : 4 étoiles

Lui :
(En bref) Si le fond du scénario est assez classique, la qualité de la réalisation donne un film très prenant. Le début du film est tonitruant à souhait, Brian De Palma faisant monter l’excitation de façon progressive pour aboutir au meurtre du ministre. Belle perfection technique.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Nicolas Cage, Gary Sinise, John Heard, Carla Gugino
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Homonyme :
Snake eyes – Les yeux de serpent (Dangerous Game, 1993) d’Abel Ferrara avec Harvey Keitel et Madonna.

29 octobre 2008

Galaxy Quest (1999) de Dean Parisot

Galaxy QuestElle :
(En bref) Film probablement destiné aux adeptes de Star Trek. Quelques passages amusants.
Note : 1 étoile

Lui :
Galaxy  Quest est une variation amusante autour le thème de Star Trek et une façon très originale d’utiliser le fait que cette série télévisée a généré une véritable dévotion chez ses fans (surtout aux Etats-Unis ceci dit, car la série a eu moins d’impact en France). Dean Parisot va nous faire passer « de l’autre côté du miroir »… mais à l’envers : on pénètre dans le rêve. Les acteurs de la série se retrouvent en effet propulsés dans le monde imaginaire devenu réalité. L’humour est très présent tout au long du film, un humour qui joue bien entendu beaucoup sur le décalage et qui retourne beaucoup de situations, un humour qui a le mérite de ne jamais sombrer dans la facilité. Pas besoin d’être familier avec la série Star Trek pour apprécier Galaxy Quest, d’ailleurs bon nombre de grands fans de la série (les Trekkies) n’ont guère apprécié le tableau présenté ; il faut avouer qu’ils ne sont pas vraiment montrés à leur avantage dans leurs conventions. En tout cas, nous, on passe un bon moment.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Tim Allen, Sigourney Weaver, Alan Rickman, Tony Shalhoub, Sam Rockwell
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28 octobre 2008

Erin Brockovich (2000) de Steven Soderbergh

Erin BrockovichElle :
(En bref) L’histoire semble exagérée mais comme il s’agit d’une histoire vraie (la vraie Erin Brockovich fait d’ailleurs une courte apparition dans le film dans le rôle d’une serveuse), il faut bien tempérer son jugement! Malgré l’habileté de la mise en scène, l’ensemble paraît un peu long.
Note : 3 étoiles

Lui :
(En bref) C’est le genre d’histoire dont les américains raffolent : David contre Goliath, ici une femme vulgaire (et un tantinet malpolie…) qui va se battre contre une multinationale avec ses talons aiguilles. Il n’en reste pas moins que le film est plaisant à regarder car, comme toujours avec Soderbergh, il est admirablement bien construit et de plus il emploie le ton juste pour traiter cette histoire tout de même hors du commun.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Julia Roberts, Albert Finney
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24 octobre 2008

Le prisonnier de Zenda (1952) de Richard Thorpe

Titre original : « The prisoner of Zenda »

Le prisonnier de ZendaElle :
(pas vu)

Lui :
Le Prisonnier de Zenda de Richard Thorpe est la quatrième adaptation du roman d’Anthony Hope. C’est probablement la meilleure alors qu’elle est calquée sur la précédente version de Cromwell, parfois identique plan par plan. Le scénario est assez riche en aventures : un anglais venu se délasser dans un petit pays imaginaire, la Ruritanie, se révèle être le sosie du futur roi. Le prisonnier de ZendaPour déjouer un complot, il va accepter de prendre la place du monarque lors du couronnement. La suite allie aventure, romance et rebondissements en un cocktail habilement dosé ; bien que se déroulant au XIXe siècle, Le Prisonnier de Zenda est un superbe film de cape et d’épée. Cette version de Richard Thorpe est très efficacement réalisée, reposant sur un rythme parfait, avec un Stewart Granger qui insuffle beaucoup d’énergie à l’ensemble : il interprète donc ici deux rôles et se révèle particulièrement fascinant dans son personnage d’aventurier.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Stewart Granger, Deborah Kerr, James Mason, Louis Calhern, Jane Greer
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Les principales adaptations du roman d’Anthony Hope :
The prisoner of Zenda de George Loane Tucker (1915), avec Henry Ainley
The prisoner of Zenda de Rex Ingram (1922), avec Lewis Stone et Alice Terry
The prisoner of Zenda de John Cromwell (1937), avec Ronald Coleman, Maleine Carroll et Douglas Fairbanks Jr
The prisoner of Zenda de Richard Thorpe (1952), avec Stewart Granger et Deborah Kerr (cette version)
The prisoner of Zenda de Richard Quine (1979), avec Peter Sellers et Lynne Frederick

A noter que Lewis Stone, acteur principal de la version de Rex Ingram en 1922 joue un petit rôle (le cardinal) dans la version de Thorpe, quelque 30 ans plus tard…
Et aussi : IMDB liste une version encore antérieure (1913) attribuée à Edwin S. Porter (le réalisateur du Great Train Robbery de 1903) dont une seule copie subsisterait.

Le roman Le Prisonnier de Zenda eut une suite, Rupert of Hentzau, qui fut adapté à la télévision par 2 fois.