4 août 2019

Ant-Man et la Guêpe (2018) de Peyton Reed

Titre original : « Ant-Man and the Wasp »

Ant-Man et la GuêpeSuite aux événements survenus en Allemagne aux côtés de Captain America, Scott Lang a été arrêté par la police et assigné à résidence à San Francisco pendant deux ans avec interdiction de contacter Hank Pym et Hope van Dyne qui lui ont fourni le costume. Mais les évènements vont en décider autrement…
Suite directe des films Ant-Man sorti en 2015 qui a introduit ce nouveau personnage issu de l’univers Marvel (1) et Captain America: Civil War sorti en 2016, Ant-Man et la Guêpe joue de nouveau avec la taille des personnages (qui rétrécissent le plus souvent mais peuvent aussi atteindre des tailles de géants) pour créer des situations aussi folles que spectaculaires. Le rythme est particulièrement enlevé et l’humour est de bon ton. Un excellent divertissement. Enorme succès (un de plus) pour ce vingtième film Marvel.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas, Michelle Pfeiffer, Laurence Fishburne, Hannah John-Kamen
Voir la fiche du film et la filmographie de Peyton Reed sur le site IMDB.

Remarques :
* Pour les prises de vues, un objectif Frazier a été parfois utilisé. Il s’agit d’un objectif qui permet d’avoir une profondeur de champ quasi-infinie. En pratique, cela permet de filmer des maquettes en donnant l’impression qu’elles sont à taille réelle (pour simplifier, on peut dire que l’effet obtenu est l’inverse de l’effet maquette des objectifs à bascule/décentrement, alias tilt-shift)

(1) Le super-héros Ant-Man (L’Homme-fourmi en français) a été originellement créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Jack Kirby en 1962.

Ant-Man et la GuêpePaul Rudd, Evangeline Lilly et Michael Douglas dans Ant-Man et la Guêpe de Peyton Reed.

Ant-Man et la GuêpeEvangeline Lilly et Paul Rudd dans Ant-Man et la Guêpe de Peyton Reed.

11 mai 2016

Les Poupées du diable (1936) de Tod Browning

Titre original : « The Devil-Doll »

Les poupées du diableDix-sept ans après avoir mis injustement en prison par des associés malveillants, un ex-banquier parisien parvient à s’évader avec son compagnon de cellule, un savant qui travaillait sur un procédé permettant de miniaturiser un être vivant et de le faire obéir à sa volonté. Ils se réfugient chez sa femme qui a continué les recherches… Pour son avant-dernier film, Tod Browning laisse l’horreur de côté pour cette histoire qui mêle mystère et fantastique, une variation très originale sur le thème du crime parfait. Adapté d’un roman d’Abraham Merritt, le scénario a été écrit par Garrett Fort (qui avait travaillé sur Frankenstein et Dracula), Guy Endore et Erich von Stroheim. La mise en place est assez rapide et le film se déroule ensuite assez rapidement. Les effets spéciaux sont très bien réalisés, même pour des yeux modernes. L’astuce a été de tourner dans des décors gigantesques et, si des projections ont été utilisées, elles ne sont pas vraiment visibles. Lionel Barrymore passe la plus grande partie du film déguisée en vieille femme et il prend visiblement du plaisir à jouer ; il trouve le ton juste, sans en faire trop. L’histoire est très originale et assez prenante. Dans cette décennie des années trente où beaucoup de réalisateurs n’étaient que des exécutants, Tod Browning prouve, une fois de plus, qu’il est un vrai créateur.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Lionel Barrymore, Maureen O’Sullivan, Frank Lawton, Rafaela Ottiano, Henry B. Walthall
Voir la fiche du film et la filmographie de Tod Browning sur le site IMDB.

Voir les autres films de Tod Browning chroniqués sur ce blog…

Voir les livres sur Tod Browning

Remarques :
* Le savant est interprété par Henry B. Walthall qui est mort peu avant la sortie du film. L’acteur a tourné dans 327 films, de 1908 à 1936. Il a accompagné la naissance du cinéma de fiction : il est présent dans de nombreux films courts de Griffith et dans Naissance d’une nation. Dans les années 20, il joue principalement dans des films de moindre importance avant que sa carrière ne reprenne de l’allant avec l’avènement du parlant.
* Dans The Unholy Three (Le Club des trois) de Tod Browning (1923), l’un des criminels se déguisait déjà en vieille femme tenant un magasin. A ce sujet, on pourra remarquer que l’un des slogans utilisés par la MGM pour la promotion du film fut « Greater than The Unholy Three ».

The Devil-Doll
Henry B. Walthall et Rafaela Ottiano dans Les poupées du diable de Tod Browning.

The Devil-Doll
Frank Lawton, Maureen O’Sullivan et Lionel Barrymore (déguisé en vieille femme) dans Les poupées du diable de Tod Browning.