22 décembre 2012

La dame de pique (1965) de Léonard Keigel

La dame de piqueA la cour de Louis XVI à la veille de la Révolution, la comtesse russe Anna Fedotovna joueuse invétérée, est proche de la ruine. Un mystérieux comte lui révèle une martingale permettant de gagner à coup sûr, mais qu’elle ne doit employer qu’une seule fois et surtout ne révéler à personne. Une promesse que la comtesse aura bien du mal à tenir… La belle nouvelle de Pouchkine, La dame de pique, a été adaptée plusieurs fois au cinéma. Son climat étrange, à la frontière du fantastique, s’y prête bien. L’adaptation en a été ici écrite par Julien Green et son fils adoptif Eric Jourdan. Le film brille surtout par sa belle reconstitution dans une atmosphère russe hivernale. Le jeu des acteurs est hélas assez rigide, austère même, avec des personnages qui semblent manquer de présence et de sentiments. La dame de pique marque le retour à l’écran de Dita Parlo, actrice d’origine allemande, bien connue pour avoir joué notamment dans L’Atalante de Jean Vigo. Sa carrière avait été stoppée par la Seconde Guerre mondiale. C’est hélas sa dernière apparition au cinéma.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Dita Parlo, Michel Subor, Simone Bach, André Charpak, Jean Négroni
Voir la fiche du film et la filmographie de Léonard Keigel sur le site IMDB.

Remarque :
Le film vient d’être réédité en DVD par Les Documents Cinématographiques.

Principales adaptations de la nouvelle de Pouchkine :
La Dame de Pique de Yakov Protazanov (1916) avec Ivan Mosjoukine
La Dame de Pique de Fyodor Otsep (1937) avec Marguerite Moreno
La Reine des Cartes (Queen of Spades) de Thorold Dickinson (1949) avec Edith Evans et Anton Walbrook
Pikovaya Dama de Roman Tikhomirov (1960) avec Oleg Strizhenov
La Dame de Pique de Léonard Keigel (1965) avec Dita Parlo
+ de nombreuses adaptations pour la télévision.

2 commentaires sur « La dame de pique (1965) de Léonard Keigel »

  1. Hé bien dites-moi ! Effectivement, que d’adaptations ! J’ai le livre à la maison. Il faudrait que je me décide à le lire. J’ai pour ma part découvert « Pikovaya Dama » sous sa forme opéra. Une merveille signée Tchaïkovski.

    Bonne journée, « Elle » et « Lui ». Passez de bonnes fêtes.

  2. La nouvelle de Pouchkine est très courte et donc se lit très rapidement. Courte mais assez étonnante par sa richesse, d’un équilibre subtil. Tellement riche, qu’elle a été adaptée de très nombreuses fois et dans des formats dont la longueur dépasse nettement celui de la nouvelle. Je n’ai jamais vu l’opéra de Tchaïkovski, je ne connais que son aria le plus célèbre, qui est effectivement très beau.
    Je vous souhaite également de passer de bonnes fêtes… 🙂

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