3 avril 2008

Inséparables (1999) de Michel Couvelard

InseparablesElle :
(En bref) Peinture sociale de la vie d’un quarantenaire un peu paumé et qui s’enferme dans sa déprime. Il quitte Paris pour rejoindre dans le Nord, sa soeur Gisèle, dont le personnage, interprété par Catherine Frot, apporte heureusement une once de gaieté dans cet océan de torpeur et d’ennui.
Note : 3 étoiles

Lui :
(En bref) La quarantaine déboussolée, Jean-Pierre Darroussin cherche une (nouvelle) direction à sa vie. Le film nous dresse le portrait psychologique de ce personnage en se concentrant sur son présent, le passé étant totalement occulté. On sourit parfois, mais le film semble avoir hérité de la monotonie et la vacuité de la vie de son héros. Inséparables est de ce fait assez franchement déprimant.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Catherine Frot, Jean-Pierre Darroussin, Fabienne Babe, Sami Bouajila
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31 mars 2008

La Môme (2007) de Olivier Dahan

La MômeElle :
Un film qui ne m’a pas convaincue et qui m’a laissée insensible par excès de tout. Trop de bruit, de cris et de fureur, trop d’effets d’ambiances contrastées, trop de femmes plus répulsives qu’attachantes, trop de misérabilisme, trop d’effets à oscars/césars. Je n’ai pas aimé ces constants allers et retours entre gloire et déchéance de la vieillesse. La première partie sur l’enfance de Piaf est franchement ennuyeuse.
Note : 1 étoiles

Lui :
Dès les quinze premières minutes, La Môme pêche par excès avec une surenchère dans le misérabilisme appuyé par une pléïade d’effets d’éclairages surcontrastés… et cela va durer tout le film. Olivier Dahan n’a visiblement pas choisi le registre de la nuance ou de la subtilité pour retracer la vie d’Edith Piaf ; il appuie lourdement sur la pédale pour dramatiser au maximum une histoire qui n’en avait nul besoin car elle l’est suffisamment par elle-même. En faisant cela, il gomme tout sentiment, rien ne passe, et l’on assiste d’un œil extérieur à une suite de scènes et d’images-chocs dont on finit par se désintéresser. Marion Cotillard est tout à fait dans le ton de son metteur en scène en faisant une interprétation démonstrative, du type « habitée par son personnage ». On peut se demander quel est le but de La Môme : s’agissait-il de faire du spectacle à base de misérabilisme ou tout simplement de casser une icône ?
Note : 1 étoiles

Acteurs: Marion Cotillard, Sylvie Testud, Pascal Greggory, Emmanuelle Seigner, Jean-Paul Rouve, Gérard Depardieu
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(Presque) homonyme :
Le môme d’Alain Corneau (1986) avec Richard Anconina, film noir à la façon de Jean-Pierre Melville.

30 mars 2008

Razzia sur la chnouf (1955) de Henri Decoin

Razzia sur la chnoufElle :
(En bref) Bon polar des années 50 avec un scénario plutôt original sur une histoire de trafic de drogue. Les cadrages, la lumière et le noir et blanc sont de toute beauté. On retrouve Jean Gabin et Lino Ventura avec plaisir.
Note : 5 étoiles

Lui :
(En bref)  Le polar français des années 50 dans toute sa splendeur. Gabin y est magnifique, avec une présence magistrale. C’était avant qu’il ne se mette à faire l’acteur…
Note : 5 étoiles

Acteurs: Jean Gabin, Lino Ventura, Albert Rémy, Marcel Dalio, Magali Noël
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29 mars 2008

Pars vite et reviens tard (2007) de Régis Wargnier

Pars vite et reviens tardElle :
(Abandon)
Note : pas d’étoiles

Lui :
Adapté du roman de Fred Vargas Pars vite et reviens tard, le film de Régis Wargnier bénéficie de la richesse de son scénario, une histoire un peu alambiquée dont il est quasiment impossible de deviner à l’avance l’évolution. Aucun problème de ce côté donc, le mystère reste épais une bonne partie du film et nous tient bien accroché. Hélas, cet atout est totalement annihilé par une interprétation assez désastreuse qui a une fâcheuse tendance à agir comme un repoussoir. L’ensemble sonne vraiment faux et tout le travail que Régis Wargnier a pu faire sur l’atmosphère tombe de ce fait à l’eau. Pars vite et reviens tard apparaît comme une adaptation franchement ratée et c’est dommage.
Note : 2 étoiles

Acteurs: José Garcia, Lucas Belvaux, Michel Serrault, Olivier Gourmet, Marie Gillain
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24 mars 2008

Les enfants du siècle (1999) de Diane Kurys

Les enfants du siècleElle :
(En bref) Film intéressant sur la relation amoureuse de Musset et George Sand. Diane Kurys n’a pas voulu faire une biographie rigoureuse mais juste traiter du thème de la passion, une passion qui ne dura que deux ans entre ces deux écrivains. Musset est en plein spleen romantique, donc dépressif à souhait et opiomane, tandis que Georges Sand, tout en revendiquant le statut de femme libre, s’emprisonne totalement dans cette relation tumultueuse.
Note : 4 étoiles

Lui :
(En bref) L’intérêt du film me paraît avant tout historique. L’accent est mis sur le caractère tumultueux et instable d’Alfred de Musset.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Juliette Binoche, Benoît Magimel, Robin Renucci, Karin Viard , Isabelle Carré, Patrick Chesnais
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22 mars 2008

La seconde Mme Carroll (1947) de Peter Godfrey

Titre original : « The two Mrs. Carrolls »

La seconde Madame CarrollElle :
(pas vu)

Lui :
Sally (Barbara Stanwyck) découvre que l’homme dont elle est amoureuse, Geoffrey Carroll (Humphrey Bogart), est déjà marié. Peu après, sa femme décède et elle l’épouse. La Seconde Madame Carroll n’est pas sans rappeler certains films d’Hitchcock (d’ailleurs Bogart apportant un verre de lait à sa femme souffrante fait penser à Soupçons d’Hitchcock) mais il n’en a hélas ni la puissance ni la profondeur. La seconde Madame Carroll Le scénario ne développe pas beaucoup les différents caractères et manque d’ampleur. L’interprétation n’est pas vraiment convaincante non plus, Bogart ne parvenant pas à donner une épaisseur suffisante à son personnage. La meilleure performance serait à mettre au crédit d’Ann Carter qui interprète la fille de 10 ans (pour l’anecdote : la ressemblance de cette toute jeune actrice avec Veronika Lake est absolument stupéfiante).
Note : 2 étoiles

Acteurs: Humphrey Bogart, Barbara Stanwyck, Alexis Smith, Ann Carter
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Note :
Le type d’histoire est assez proche de La mort n’était pas au rendez-vous de Curtis Bernhardt sorti deux ans auparavant où Humphrey Bogart jouait déjà un mari meurtrier qui avait une aventure avec Alexis Smith, film globalement plus réussi.

12 mars 2008

Le juge et l’assassin (1976) de Bertrand Tavernier

Le juge et l'assassinElle :
Chronique sociale intéressante des années 1890, l’époque de l’Affaire Dreyfus, de Zola, des idées socialistes qui heurtent la pensée religieuse et l’ordre militaire. Michel Galabru incarne à merveille ce désaxé sexuel qui perturbe l’ordre établi face à Philippe Noiret qui est là pour le maintenir. Les personnages de Brialy et Isabelle Huppert ne sont pas assez exploités et paraissent un peu parachutés. Peut-être Tavernier a-t-il voulu traiter trop de thèmes à la fois.
Note : 4 étoiles

Lui :
Bertrand Tavernier profite de ce fait divers authentique pour nous brosser un tableau de la société française de la fin du XIXe siècle. Certains aspects des personnages sont confus ou éludés mais Michel Galabru excelle dans le rôle de cet « anarchiste de Dieu ».
Note : 3 étoiles

Acteurs: Philippe Noiret, Michel Galabru, Isabelle Huppert, Jean-Claude Brialy
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12 mars 2008

Le dîner de cons (1998) de Francis Veber

Le dîner de consElle :
Peu de choses à dire si ce n’est qu’une comédie franchouillarde qui ne fait que très rarement sourire. Seul Daniel Prévost en contrôleur fiscal tire son épingle du jeu.
Note : 2 étoiles

Lui :
Sur le thème global de l’arroseur arrosé, Le Dîner de Cons repose sur un très bon enchaînement de situations et la construction du scénario n’est pas étrangère à la réussite du film. Il faut bien entendu ajouter à cela une indéniable qualité du texte, des dialogues parfaitement rodés au théâtre puisque le film est en réalité l’adaptation de la pièce du même nom.  Jacques Villeret et Thierry Lhermitte, deux opposés complémentaires, forment un tandem qui fonctionne parfaitement ; nos deux compères se livrent à un ping-pong de dialogues pour notre plus grand plaisir et le duo se transforme en trio quand Daniel Prévôt entre en scène. On rit beaucoup et franchement et, grâce à la qualité de ces dialogues, le film peut même être vu et revu avec plaisir, ce qui n’est pas si courant avec les films comiques français.
Note : 4 étoiles (12/03/2008) – 4 étoiles (21/11/2024)

Acteurs: Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Francis Huster, Daniel Prévost
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Autres versions :
Remake américain : Dinner for Schmucks (2009), film qui n’a eu aucun succès.

9 mars 2008

L’arbre, le maire et la médiathèque (1993) de Eric Rohmer

L'arbre, le maire et la mediathèqueElle :
Film inattendu et décevant tant par son scénario peu crédible de politique communale que par son verbiage un peu prétentieux sur les vertus et les rites de la vie provinciale. Ce type de raisonnement et ces réflexions sont plutôt dignes d’un parisien bourré d’idées toutes faites et qui ne met jamais les pieds à la campagne plutôt que d’un cinéaste de talent comme Eric Rohmer.
Note : 2 étoiles

Lui :
Rohmer délaisse les rapports humains pour se pencher sur la politique et sur l’opposition ville/campagne. Les intentions étaient peut-être louables, mais hélas le discours ne dépasse guère celui d’une certaine intelligentsia parisienne vaguement écologique, se vautrant dans les banalités et finalement assez ridicule.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Pascal Greggory, Arielle Dombasle, Fabrice Luchini
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6 mars 2008

Odette Toulemonde (2006) de Eric-Emmanuel Schmitt

Odette ToulemondeElle :
Un film très gentillet à oublier très vite. Eric-Emmanuel Schmitt fait preuve d’une grande naïveté quant à sa vision des pauvres et des riches, des intellectuels et du milieu populaire, de l’hypocrisie et de la sincérité, de la capacité ou pas à trouver le bonheur. Comme dans Amélie Poulain, les clichés, la mièvrerie et les bons sentiments y abondent. On s’ennuie très vite malgré la présence virevoltante de Catherine Frot.
Note : 2 étoiles

Lui :
Le titre, Odette Toulemonde, annonce sans beaucoup de subtilité le thème du film : il s’agit de nous montrer que le bonheur se trouve plus facilement chez les gens simples, les gens comme tout le monde, que chez les gens compliqués, intellos et bourrés d’à-priori. Si on peut être d’accord sur le fond, Eric-Emmanuel Schmitt charge un peu trop la barque : pour bien nous montrer qu’il ne faut pas s’arrêter aux apparences, il nous sert une Odette qui relève plutôt de la caricature. De plus, étant lui-même écrivain populaire comme son héros, il profite visiblement de son film pour régler quelques comptes avec la critique. Malgré la prestation d’une Catherine Frot vraiment convaincante et qui s’en donne à cœur joie, l’ensemble est vraiment gentillet et manque tout de même de profondeur, se contentant de surfer sur les bons sentiments.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Catherine Frot, Albert Dupontel, Jacques Weber, Fabrice Murgia, Nina Drecq
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