3 mai 2026

Marco, l’énigme d’une vie (2024) de Jon Garaño et Aitor Arregi

Titre original : « Marco »

Marco, l'énigme d'une vie (Marco)Enric Marco est le président de l’association des victimes espagnoles de l’Holocauste. À l’approche d’une commémoration, un historien conteste son passé d’ancien déporté. Marco se bat alors pour maintenir sa version alors que les preuves contre lui s’accumulent…
Marco, l’énigme d’une vie est un film espagnol de Jon Garaño et d’Aitor Arregi Galdos évoquant la vie de l’imposteur barcelonais Enric Marco. Les deux cinéastes ont d’abord réalisé un documentaire, Ich bin Enric Marco en 2009. Ils ont ensuite enregistré 15 heures d’interviews approfondies avec Marco qui leur ont fourni la matière brute pour créer une fiction la plus proche possible de la réalité. C’est un récit assez stupéfiant car nous ne percevons qu’assez mal les motivations de ce bonimenteur (hormis le besoin d’être dans la lumière). L’acteur Eduard Fernández fait une remarquable prestation. Le film est fort bien réalisé et sait maintenir notre attention. On peut toutefois s’interroger sur l’intérêt de réaliser un film sur ce singulier personnage.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Eduard Fernández, Nathalie Poza, Chani Martín, Jordi Rico, Sonia Almarcha
Voir la fiche du film et la filmographie de Jon Garaño et Aitor Arregi sur le site IMDB.
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Eduard Fernández dans Marco, l’énigme d’une vie (Marco) de Aitor Arregi et Jon Garaño.

3 janvier 2021

Lettre à Franco (2019) de Alejandro Amenábar

Titre original : « Mientras dure la guerra »

Lettre à Franco (Mientras dure la guerra)Salamanque, été 1936. Lorsqu’éclate l’insurrection de la junte militaire, le prestigieux écrivain, philosophe et recteur de l’Université Miguel de Unamuno s’exprime en faveur du coup d’État. Il pense qu’il ramènera l’ordre dans un pays dirigé par des socialistes et des communistes. Mais peu à peu, l’insurrection devient la guerre civile espagnole, et la république tend à être supprimée…
L’espagnol Alejandro Amenábar évoque l’une des pages les plus sombres de l’histoire de son pays et, pour ce faire, il choisit de nous faire suivre le cheminement de la pensée de Miguel de Unamuno face à la montée de Franco. En ce sens, il met en relief les difficultés de certains intellectuels à déceler l’arrivée de l’autoritarisme et leurs difficultés à prendre position. Le cinéaste veut aussi faire un parallèle avec la résurgence actuelle de mouvements fascistes (1). Le portrait de Franco est assez inhabituel : il nous montre un homme qui avance timidement, prudemment, anxieux à l’idée de faire un faux pas qui le mettrait en mauvaise posture. Nous sommes loin de l’image classique du dictateur, son arrivée au pouvoir se fait finalement de façon presque sournoise. Le film a donc le mérite de nous apprendre beaucoup sur cette période de l’Histoire mais hélas le résultat ne convainc pas vraiment. Et, bizarrement, il est difficile de pointer exactement quels sont les défauts qui le rendent quelque peu ennuyeux.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Karra Elejalde, Eduard Fernández, Santi Prego, Nathalie Poza, Luis Bermejo
Voir la fiche du film et la filmographie de Alejandro Amenábar sur le site IMDB.
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Voir les autres films de Alejandro Amenábar chroniqués sur ce blog…

(1) Le titre original signifie « Tant que durera la guerre ». Comme expliqué dans le film, cette expression était incluse dans le document signé par les généraux mais Franco est parvenu à la faire disparaître avant la publication de ce document qui lui donnait tous les pouvoirs. Le réalisateur a choisi ce titre pour s’adresser aux spectateurs européens d’aujourd’hui, pour affirmer que l’état de guerre est permanent : « le film parle autant du présent que passé ».

Lettre à Franco (Mientras dure la guerra)Karra Elejalde dans Lettre à Franco (Mientras dure la guerra) de Alejandro Amenábar.