9 décembre 2005

Eternal Sunshine of the Spotless Mind (2004) de Michel Gondry

Eternal Sunshine of the Spotless Mind Elle :
Avec un couple attachant, Joël (Jim Carrey) et Clementine (Kate Winslet), Michel Gondry, auparavant réalisateur de clips assez connu, remonte le temps et nous entraîne de façon originale et talentueuse dans les circuits de la mémoire. Morceaux de vie savamment mélangés, bonnes trouvailles visuelles pour exprimer le dérèglement du cerveau, belles musiques, acteurs performants mais, malgré tout, un certain ennui comme si le scénario, axé surtout sur le visuel, manquait un peu d’épaisseur.
Note : 3 étoiles

Lui :
Eternal Sunshine of the Spotless Mind démarre gentiment, avec la rencontre un peu originale de Joël et Clémentine, mais après 20mn, au moment du générique (!), tout bascule et l’on s’aperçoit que ce n’est pas la première fois : ils se connaissaient auparavant. Michel Gondry nous entraîne ensuite dans une série de flash-back entremêlés. L’ensemble est très réussi. Certains effets sont assez spectaculaires mais le réalisateur parvient à trouver un bon équilibre sans abuser des ficelles qu’il connaît en tant qu’ancien réalisateur de clips. La présence de Jim Carrey aidant, on pense un peu à Truman Show mais ce film de Michel Gondry n’en a pas la profondeur. Et c’est bien là le reproche que l’on peut lui faire : on reste à un stade assez basique. Pour dire les choses crûment : c’est beau mais c’est creux ! Il n’empêche que l’on prend bien du plaisir à le regarder. Belles prestations de Jim Carrey et de Kate Winslet, les personnages secondaires sont plutôt moins réussis. Belle utilisation de la musique.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 5,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jim Carrey, Kate Winslet, Kirsten Dunst, Thomas Jay Ryan, Elijah Wood
Voir la fiche du film et la filmographie de Michel Gondry sur le site IMDB.

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7 décembre 2005

Our Song (2000) de Jim McKay

Our Song Elle :
Chronique sensible de la vie de trois adolescentes au coeur de Brooklyn. Une fanfare joyeuse dont font partie ces jeunes filles et qui est le point de ralliement de tout un quartier qui se délite. Jim McKay n’utilise pas d’images léchées pour décrire leur quotidien. Désoeuvrement, solitude, manque de perspectives, amours déçues, sorties, grossesses non désirées, parents séparés. Sa caméra frôle ces visages avec tendresse et sincérité. Ces jeunes femmes semblent davantage subir leur sort que de prendre en main leur destin. Our Song est un film d’auteur sur l’adolescence qui sort des sentiers battus.
Note : 3 étoiles

Lui :
Jim McKay parvient à nous faire partager la vie et surtout les interrogations de trois jeunes filles de quinze ans. Ce ne sont pas les problèmes raciaux ou ethniques qui sont soulevés ici, même s’ils sont sous jacents, mais plutôt de leur façon de voir la vie qui s’offre devant elles et de traverser certaines situations qui vont certainement influencer le reste de leur existence. C’est bien fait, très authentique, malgré quelques longueurs dans certains dialogues en apparence un peu futiles.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Kerry Washington, Anna Simpson, Melissa Martinez
Voir la fiche du film et la filmographie de Jim McKay sur le site IMDB.

5 décembre 2005

L’ île (2000) de Kim Ki-duk

Titre original : « Seom »

L' île Elle :
Un grand lac immobile parsemé de petites cabanes de pêche colorées. C’est en barque qu’une jeune femme muette alimente en victuailles et en amour ces pêcheurs esseulés. Elle se fait maltraiter par les hommes et veut se venger. C’est peu à peu que ce cadre de rêve se transforme en cauchemar quasi insoutenable. Kim Ki-duk met en parallèle la chair ensanglantée des poissons avec les plaies humaines, les hameçons de pêche qui attrapent les poissons mais torturent aussi les humains qui les ingèrent. L’atmosphère est très glauque, sanglante presque malsaine ; certaines scènes sont très difficiles à regarder. On est bien loin de la poésie de Printemps, été, automne, hiver… et printemps que j’ai de loin préféré.
Note : 2 étoiles

Lui :
Dès le début, le film paraît original et séduit par sa forme : Kim Ki-duk a réussi à créer un huis clos en plein air et la quasi absence de paroles (l’héroïne est muette) lui donne une couleur très particulière. En revanche, plus le film avance et plus le malaise grandit et aboutit presque sur un rejet tant le cinéaste joue sur le parallèle entre la dureté des sentiments et la meurtrissure des chairs… Les scènes sont crues, par moments assez insoutenables. On peut reprocher au film de n’aboutir sur pas grand-chose et d’être plus à considérer comme un exercice de style.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jung Suh, Yoosuk Kim
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4 décembre 2005

Petites coupures (2003) de Pascal Bonitzer

Petites coupures Elle :
Pascal Bonitzer nous entraîne dans une histoire originale et étrange agrémentée de savoureux dialogues et de bons acteurs. Daniel Auteuil incarne un homme paumé au niveau de son couple qui se laisse entraîner sans aucune résistance dans des aventures sans lendemain. Il aime les femmes et passe de l’une à l’autre sans en envisager les conséquences. Ludivine Sagnier joue la gamine énamourée, Kristin Scott-Thomas, la bourgeoise éplorée et Pascal Buisières la collègue de travail passionnée. Malgré le côté dramatique de l’histoire de cet homme, on est amené à rire franchement de la cocasserie de certaines situations et dialogues.
Note : 4 étoiles

Lui :
Petites Coupures, c’est un peu une série de portraits de femmes qui traversent la vie d’un quadragénaire à la vie sentimentale instable. Ces portraits sont particulièrement bien brossés en seulement quelques mises en situation, mais l’ensemble du film a un peu du mal à décoller de son aspect anecdotique. On reste tout de même assez loin de L’homme qui aimait les femmes de Truffaut, film auquel il a été parfois comparé.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Daniel Auteuil, Kristin Scott Thomas, Pascale Bussières, Ludivine Sagnier
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3 décembre 2005

La Fleur du Mal (2003) de Claude Chabrol

La Fleur du Mal Elle :
Chabrol est toujours au mieux de sa forme quand il nous fait le portrait acidulé de la bourgeoisie locale. Dans La Fleur du Mal, il s’agit d’une famille bordelaise dont l’histoire familiale au passé pétainiste, aux meurtres inexpliqués et aux mariages consanguins se transmet de génération en génération dans la plus pure hypocrisie. Grande maison bourgeoise, week-ends au Cap Ferret, réceptions mondaines, vie politique locale corrompue, adultère, sourires et comportements de façade, tous les symboles du notable passent à la moulinette Chabrol. Et c’est avec grand plaisir qu’on pénètre ce monde factice dont les pans finissent par s’effondrer. Suzanne Flon joue à merveille la tante gâteau qui a vécu les pires horreurs, Nathalie Baye, la bourgeoise autoritaire qui veut construire sa carrière politique, Bernard Le Coq, le mari pourri et menteur.
Note : 5 étoiles

Lui :
Avec cette Fleur du Mal, Claude Chabrol parvient bien à nous faire pénétrer cette famille de la haute bourgeoisie bordelaise dont les membres ont tissé des rapports pour le moins étranges entre eux. Il parvient bien à nous intriguer, même si l’on se sent assez étranger, spectateur, à cette famille. Les esprits chagrins pourraienht lui reprocher de broder toujours sur le même thème mais force est de constater que cela fonctionne toujours bien.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Benoît Magimel, Nathalie Baye, Mélanie Doutey, Bernard Le Coq, Suzanne Flon
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2 décembre 2005

La mémoire dans la peau (2002) de Doug Liman

Titre original : « The Bourne identity »

La mémoire dans la peau Elle :
J’avais passé un bon moment à la lecture du roman de Robert Ludlum et ai trouvé l’adaptation du livre très moyenne et conventionnelle. Mat Dammon interprète le rôle d’un homme devenu amnésique après s’être fait tirer deux balles dans le dos. Il cherche à retrouver son identité et bien sûr tombe sur de gros bras. Les scènes de course-poursuite dans Paris sont assez inattendues et fonctionnent bien.
Note : 3 étoiles

Lui :
Cette adaptation d’un roman de Ludlum est assez bien réussie, le climat étrange qui entoure ce super-agent à la recherche de son identité est bien recréé et surtout le film ne sombre jamais dans l’excès. Les scènes d’action restent très bien maîtrisées, sans surenchère visuelle, les effets technologiques restent à bien à leur place. Au final, c’est un thriller de pur divertissement, qui se regarde avec plaisir.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (1 note(s), moyenne : 3,00 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Matt Damon, Franka Potente
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Lire nos commentaires sur la suite : « La mort dans la peau ».

1 décembre 2005

La Cité de Dieu (2002) de Fernando Meirelles et Kátia Lund

Titre original : « Cidade de Deus »

La Cité de Dieu Elle :
Quel film fascinant et quel cinéma ! Du grand art. Cela faisait longtemps que je n’avais pas vu un film si fort de par son sujet, ses interprètes et ses images. Une réelle expérience forte en émotions. C’est à travers la voix off d’un gosse de la favella de la Cité de Dieu qu’on voit de l’intérieur la vie et l’évolution de la favella sur une période de vingt ans. Un montage savant dont aucune image n’est gratuite rythme en accélérés, ralentis, pauses, fondus le coeur de la cité avec tout son lot de malheurs, de pauvreté et de crimes commis par des enfants et adolescents. On est happé par la brutalité et crudité des situations sans jamais voir une goutte de sang. C’est dans ce choix réaliste de montrer la violence sans jamais tomber dans le voyeurisme sanguinolent que les deux réalisateurs excellent. La bande-son mâtinée de rythmes brésiliens et de percussions ponctue sourdement tous ces destins sans avenir. Un film à ne manquer sous aucun prétexte.
Note : 5 étoiles

Lui :
La cité de Dieu La Cité de Dieu est un film assez étonnant qui parvient à nous plonger dans l’univers d’une favella brésilienne et de la guerre des gangs qui y perdure. La mise en scène est très innovante, que ce soit dans le déroulement narratif, avec ses flash-back tout en douceur, ou dans le jeu de caméra, une caméra qui se fait très véloce ou avec de brusques accélérations ; ces effets, loin d’être gratuits, viennent accentuer le climat créé. La mise en scène est aussi extrêmement réaliste, authentique même. Un film vraiment convaincant.
Note : 5 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Alexandre Rodrigues, Leandro Firmino, Phellipe Haagensen
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30 novembre 2005

Effroyables jardins (2003) de Jean Becker

Effroyables jardins Elle :
Cette adaptation très libre du très court roman de Michel Quint a été très étoffée notamment par l’ajout de personnages pour alimenter la reconstitution de la vie d’un village pendant la guerre. Il fallait bien tenir 1h30… Après un sabotage, les allemands prennent quatre otages jusqu’à ce que les coupables se dénoncent. André Dussolier et Jacques Villeret interprètent des français moyens un peu lâches mais finissent par trop jouer dans le registre comique. Il vaut mieux lire le livre.
Note : 3 étoiles

Lui :
Effroyables Jardins balance un peu trop entre le côté bon enfant, essentiellement donné par le jeu d’acteurs du tandem Dussollier/Villeret, et le côté extrêmement tragique de cette situation de quatre otages sur le point d’être fusillés. Le film se sort toutefois assez bien de cette inconfortable ambivalence et Jean Becker parvient à nous toucher avec cette histoire.
Note : 4 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Jacques Villeret, André Dussollier, Thierry Lhermitte, Benoît Magimel
Voir la fiche du film et la filmographie de Jean Becker sur le site IMDB.

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29 novembre 2005

Comment tuer le chien de son voisin (2000) de Michael Kalesniko

Titre original : « How to Kill Your Neighbor’s Dog »

Comment tuer le chien de son voisin Elle :
Quelques bonnes choses et notamment la prestation de Kenneth Branagh en mari asocial qui refuse un enfant à sa femme et également plusieurs scènes pleines d’humour. Mais, dans l’ensemble, le scénario tourne en rond et l’on finit par s’ennuyer. Un happy-end larmoyant tombe franchement dans les clichés et les bons sentiments à l’eau de rose. On souhaiterait voir Kenneth Branagh dans de meilleurs films!
Note : 3 étoiles

Lui :
Il y a de bonnes choses dans Comment tuer le chien de son voisin mais elles sont un peu gâchées par une mise en scène assez maladroite et un déroulement parfois chaotique du scénario. Les dialogues sont assez inégaux, alternant de purs petits joyaux dans un style très « Woody Allen » et d’ennuyeuses platitudes. On retrouve cette alternance dans le jeu de Kenneth Branagh, souvent excellent, mais qui cabotine parfois un peu trop. Globalement, le film fonctionne tout de même assez bien et fait passer un bon moment.
Note : 3 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Kenneth Branagh, Robin Wright Penn
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29 novembre 2005

Un petit cas de conscience (2002) de Marie-Claude Treilhou

Un petit cas de conscience Elle :
Aucun intérêt pour ce film qui semble vouloir imiter la spontanéité et la fraîcheur des films de Rohmer. Ce quarteron de femmes cinquantenaires sur le retour est assez indigeste. Le jeu des acteurs ne paraît guère naturel et les dialogues finissent par être fatiguants.
Note : 2 étoiles

Lui :
La forme est assez rebutante de prime abord et il faut se forcer un peu pour s’intéresser au scénario. Ensuite, on se laisse prendre un peu par cette peinture sociale, même si les mécanismes de pensées de ces trois intellectuelles parisiennes sont assez caricaturaux. Par le jeu des acteurs, la forme fait penser à Rohmer mais le film a loin d’en avoir la pétillance, le naturel et la légèreté. Au contraire, il est assez lourd et finalement assez long.
Note : 2 étoiles

Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Ingrid Bourgoin, Dominique Cabrera, Marie-Claude Treilhou, Claire Simon
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