10 mars 2006

Riens du tout (1992) de Cédric Klapisch

Riens du   tout Elle :
Le thème de ce film lié au monde du travail est déformé et assez mal exploité. L’ensemble est assez confus et brouillon sans jamais vraiment parvenir à faire rire. Les clichés et situations trop caricaturales abondent. Difficile dans ce cas-là d’être très pertinent dans la dénonciation du monde de l’entreprise. Même Luchini est en retrait, mal à l’aise dans ce costume de patron nouvelle vague.
Note : 2 étoiles

Lui :
C’est tout un regard sur le monde du travail que nous offre ce film mais, à force de vouloir toucher à tout, il ne parvient pas à trouver sa voie et reste très supercifiel, voire assez inutile. Si on peut y trouver certains points assez pertinents ou certains caractères bien mis en relief, il ne parvient guère à dépasser le stade des clichés et des lieux communs. Tout une pléiade d’acteurs, mais personne ne sort du lot. Fabrice Lucchini est vraiment très fade, il semble absent.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Fabrice Luchini, Daniel Berlioux, Marc Berman, Olivier Broche, Antoine Chappey
Voir la fiche du film et la filmographie de Cédric Klapisch sur le site IMDB.

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7 mars 2006

Les anges déchus (1995) de Wong Kar-wai

Titre original : « Duo luo tian shi »

Les Anges   Déchus Elle :
Toujours une grande maîtrise de la mise en scène mais un univers dans lequel je ne parviens pas à entrer d’où mon abandon rapide.
Note : pas d'étoile

Lui :
Initialement prévu pour constituer le troisième volet de Chungking Express, Wong Kar-wai en fait un film à part entière de crainte d’allonger exagérément son film. Tout en traitant du même thème, l’incommunicabilité, l’attirance/répulsion, des personnages qui se cherchent sans parvenir à se rencontrer, il est toutefois assez différent dans le sens où la forme prend très nettement le pas. Wong Kar-wai pousse la stylisation assez loin, toujours en utilisant d’une façon très personnelle les ralentis et les accélérés, les contrastes de mouvement entre parties d’une même image. Il filme le tout en grand angle et la légère déformation des visages accentue le sentiment d’étrangeté de ce monde nocturne. Cette omniprésente esthétisation finit par nous saturer quelque peu et n’est pas assez soutenue par un scénario qui permettrait au film d’être autre chose qu’un très bel exercice de style, un peu mode mais où je me suis personnellement un peu ennuyé.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Takeshi Kaneshiro, Leon Lai Ming, Karen Mok, Michelle Reis, Charlie Yeung
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5 mars 2006

Fenêtre sur Pacifique (1990) de John Schlesinger

Titre original : « Pacific Heights »

Fenêtre sur Pacifique Elle :
Un jeune couple endetté loue un appartement à un escroc machiavélique. On se doute bien qu’il va falloir nous faire peur. John Schlesinger utilise bien évidemment les bonnes vieilles ficelles pour faire monter l’adrénaline : cafards, bruits stridents, pénombre, scènes de lutte, bref toute la panoplie du thriller angoissant un peu trop prévisible et grossière à mon goût. C’est archi usé et utilisé. Il vaut mieux se revoir un bon vieux film d’Hitchcock.
Note : 2 étoiles

Lui :
C’est surtout le scénario de ce film qui accroche le spectateur : un jeune couple de propriétaires victime d’escroquerie par un prétendu locataire. L’intrigue est bien montée, tissée sous un paravent de vie quotidienne. La mise en scène est très professionnelle mais il manque le petit plus qui aurait vraiment fait décoller le film. De plus, il a un peu tendance à mélanger les genres et certaines scènes paraissent quelque peu stéréotypées.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Melanie Griffith, Matthew Modine, Michael Keaton, Mako
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26 février 2006

Chungking Express (1994) de Wong Kar-wai

Titre original : « Chung hing sam lam »

Chungking Express Elle :
Wong Kar Waï filme les aventures amoureuses de deux flics qui se croisent dans le même bar. Sa caméra à l’épaule nous emmène la nuit à la lumière des néons dans les sous-sols, les couloirs sombres, les appartements étriqués. La mise en scène aux superbes éclairages mêle les ralentis, les accélérés, les effets de flou et est soutenue par du reggae ou de la musique pop. On pense aussi à certains films de Godard ou à Jean Seberg quand on voit la délicieuse Faye Wong. A la fois grave et léger mêlant la tristesse des ruptures à la fantaisie des rencontres avec des scènes pleines de sensualité, ce film est une réussite mis à part quelques passages que j’ai trouvés ennuyeux. C’est une chronique amoureuse dans laquelle il faut se laisser aller.
Note : 4 étoiles

Lui :
Dans la même veine que Nos Années Sauvages, ce film de Wong Kar-waï est une chronique sentimentale, urbaine et poétique dans lequel il semble s’interroger sur les occasions manquées : que se serait-il passé si on avait pris telle décision, si l’on avait fait telle chose? Dans les deux histoires qu’il nous propose, les personnages se cherchent mais ne se trouvent pas. Il filme tout cela d’une façon très personnelle, avec une caméra à l’épaule bien utilisée, des ralentis audacieux (avec des ralentis et des accélérés dans la même image !). On peut sentir des références à la nouvelle vague française, Louis Malle, Godard, … Bien que le scénario en lui-même ne soit pas vraiment très développé, on suit avec intérêt ses personnages. Tourné en quelques semaines (pendant le montage du film « Les cendres du temps »), il y a une spontanéité et une liberté que l’on ne rencontre qu’assez rarement.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Faye Wong, Tony Leung Chiu Wai, Takeshi Kaneshiro, Brigitte Lin
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19 février 2006

Il était une fois en Chine (1991) de Hark Tsui

Titre original : « Wong Fei Hung »

Il était une fois en Chine Elle :
Peu de choses à dire vu que j’ai abandonné très vite. Ambiance et musique bizarres, scénario confus. L’ensemble ne me convainc pas.
Note : pas d'étoile

Lui :
Après avoir vu Time and Tide du même Hark Tsui, j’ai eu envie de revoir celui-ci. Si on retrouve une certaine invention, voire une certaine audace, dans sa façon de filmer, le film est trop basé sur les combats pour que je puisse y accrocher vraiment. (Abandon).
Note : pas d'étoile

Acteurs: Jet Li, Biao Yuen, Rosamund Kwan, Jacky Cheung
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17 février 2006

Nettoyage à sec (1997) de Anne Fontaine

Nettoyage à sec Elle :
Huis clos étouffant entre un couple qui s’ennuie et un travesti qui les fascine et qui représente la transgression de l’interdit. Miou Miou se transforme en épouse dévergondée et Charles Berling joue le mari ennuyeux qui refuse d’admettre son homosexualité mais en même temps fait entrer le loup dans la bergerie. Anne Fontaine fait reposer le film sur la fascination qu’exerce le jeune gigolo sur les deux époux. Le couple devient incapable de reprendre sa vie en main. L’ambiance du film devient lourde et malsaine. On a envie d’en finir au plus vite.
Note : 3 étoiles

Lui :
Il règne une atmosphère assez étrange dans ce film qui flirte un peu avec les limites, à la manière de ce couple, les deux personnages principaux de cette histoire. Il faut attendre quand même la moitié du film pour vraiment accrocher et regarder cela que d’un oeil qui ne soit pas étranger. Moyennement réussi, sur un sujet pas facile certes, presque scabreux. En fait il manque surtout d’un peu d’étoffe, de matière, de corps sur les personnages pour que l’on y adhère totalement.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Miou-Miou, Charles Berling, Stanislas Merhar, Mathilde Seigner
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16 février 2006

La Couleur du Paradis (1999) de Majid Majidi

Titre original : « Rang-e khoda »

La Couleur du Paradis Elle :
Une jolie découverte avec ce film iranien plein de tristesse, poésie et beauté. Une histoire simple et bouleversante dans un petit village où un enfant aveugle ne parvient pas à se faire aimer de son père qui se croit maudit par le destin à cause du handicap de son fils et de la mort de sa femme. On est bien loin des images dures véhiculées par nos médias sur l’Iran. On prend beaucoup de plaisir à découvrir le mode de vie de ces villageois qui deviennent attachants. La campagne et les paysages sont filmés de façon magnifique. La nature que le gamin aveugle découvre avec ses sens nous est révélée par des gros plans sur des animaux, les bruits du vent et de la campagne. C’est plein de poésie. Peu de dialogues car les images suffisent à raconter les sentiments.
Note : 5 étoiles

Lui :
La Couleur du Paradis est un joli film iranien qui, bien loin de l’image assez austère et fortement marquée par la religion que l’on peut avoir parfois, se « contente » de nous montrer la vie d’un homme et de son enfant aveugle dans un petit village. C’est à la fois assez touchant, assez beau, et met l’accent sur des sentiments simples mais fondamentaux. Il y a une candeur, un naturel et une absence de maniérisme quasiment introuvable dans le « cinéma occidental » qui serait sans aucun doute parfaitement incapable de réussir un tel film.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Hossein Mahjoub, Mohsen Ramezani, Salameh Feyzi, Farahnaz Safari
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Lire une analyse plus complète du film sur le site fluctuat.net.

12 février 2006

Enfants de salaud (1996) de Tonie Marshall

Enfants de salaud Elle :
Cette comédie sur les retrouvailles entre demi-frères et soeurs d’un père meurtrier est assez bancale et tombe trop dans la caricature. Les enfants (François Cluzet, Anémone, Nathalie Baye, Molly Ringwald) et le père (Jean Yanne) ne sont pas particulièrement attachants et en font beaucoup trop en voulant faire de l’humour noir ; ce n’est  pas toujours très réussi. L’histoire traîne en longueur et tourne en rond. Le scénario fait référence au propre père de Tonie Marshall qui ne s’est pas très bien conduit avec elle. Le mélange de comédie et mélodrame est mal dosé et exploité.
Note : 2 étoiles

Lui :
A partir d’une idée de base qui pouvait être intéressante, le scénario est peu développé, préférant s’enliser dans des saynètes sans grand intérêt. Les personnages sont typés à l’extrême, assez désagréables dans leur ensemble, l’humour ne prend pas, et les bons mots disséminés ça et là ne suffisent pas à maintenir l’intérêt. Au final, on a un sentiment d’inutilité de l’ensemble.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Anémone, Nathalie Baye, François Cluzet, Molly Ringwald, Jean Yanne
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11 février 2006

L’année Juliette (1995) de Philippe Le Guay

L'Année Juliette Elle :
Fabrice Luchini incarne le rôle du type qui, pour ne pas se faire piéger par une femme encombrante, s’invente une liaison ; d’où de multiples quiproquos qui finissent un peu par agacer. A voir si l’on n’a pas envie de se prendre la tête mais de grandes longueurs subsistent.
Note : 3 étoiles

Lui :
L’année Juliette est un film assez amusant et plutôt bien ficelé, qui doit certes beaucoup à Fabrice Luchini sans lequel le film perdrait une bonne partie de son sel. L’histoire est assez originale en soi, un homme qui s’invente une liaison pour éviter de s’engager avec sa maîtresse. Luchini incarne à merveille ce personnage ambivalent, assez déconcertant, multi facettes et finalement attachant malgré ses nombreux défauts. Une comédie assez réussie.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Fabrice Luchini, Valérie Stroh, Marine Delterme, Philippine Leroy-Beaulieu
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9 février 2006

Terminus paradis (1998) de Lucian Pintilie

Terminus paradis Elle :
Film roumain assez sinistre et sans concession sur les révoltes d’un jeune soldat rebelle. Lucian Pintilie cherche à mettre le spectateur dans des situations inconfortables et désagréables, témoins ces plans interminables sur des voitures qui passent ou une montée d’escalier cahotante. Il ne nous ménage à aucun moment ce qui finit par lasser. Ses personnages en crise ne sont pas très attachants. La Roumanie de l’après Ceausecu semble avoir du mal à renaître de ses cendres.
Note : 2 étoiles

Lui :
Lucian Pintillie nous offre une vision assez radicale de la société roumaine et de son pouvoir étatique et militaire, une vision assez provocatrice et outrancière. Il est un peu difficile d’accrocher à son discours ou plus exactement à la description qu’il nous fait de la société roumaine, au travers du parcours d’un jeune porcher, rebelle et jusqu’au-boutiste.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Costel Cascaval, Dorina Chiriac
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