28 mai 2026

The Brutalist (2024) de Brady Corbet

The BrutalistFuyant l’Europe de l’après-guerre, l’architecte visionnaire László Tóth arrive aux Etats-Unis pour y reconstruire sa vie. Après des débuts difficiles, il est contacté par un riche industriel pour construire un vaste centre communautaire…
The Brutalist est un film américano-britannico-hongrois réalisé par Brady Corbet. C’est le troisième long métrage de cet ex-acteur trentenaire. Il en a écrit le scénario avec sa femme, la réalisatrice et scénariste norvégienne Mona Fastvold. Précisons que le film n’est pas une histoire vraie, même si le personnage principal s’inscrit parfaitement dans le brutalisme, ce style architectural austère, imposant et épuré né dans l’Après-guerre. Le film est assez inhabituel, d’abord par sa durée de 3h30 et par sa mise en scène, un peu surprenante mais sans être enthousiasmante (du moins à nos yeux). Le déroulement du récit n’est pas toujours très clair, certains éléments nous étant fournis de façon décalée, et de nombreuses scènes paraissent étirées inutilement. Si, de toute évidence, l’ambition du réalisateur est de marcher sur les traces de réalisateurs comme Cimino en dressant un portrait de l’Amérique terre d’accueil, le résultat n’est pas du tout du même niveau. Ce n’est pas toutefois l’avis de bon nombre de critiques, certains furent même particulièrement enthousiastes. Multiples récompenses.
Elle: 2 étoiles
Lui : 3 étoiles

Lecteurs : (2 notes, moyenne : 2,50 sur 5, vous pouvez noter ce film)
 

Acteurs: Adrien Brody, Felicity Jones, Guy Pearce, Joe Alwyn, Stacy Martin, Isaach De Bankolé, Alessandro Nivola
Voir la fiche du film et la filmographie de Brady Corbet sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

Adrien Brody dans The Brutalist de Brady Corbet.

Une réflexion sur « The Brutalist (2024) de Brady Corbet »

  1. CHAOS / INFERNO

    C’est du lourd, du brutal, de l’imposant, du tranchant
    Le film se reçoit (se lit) à plusieurs niveaux en 2 blocs très architecturés (+ un prologue et un épilogue) séparates avec une pause de 15′ en son milieu, faisant une fresque en 2 actes
    Tourné en procédé VistaVision des années 50 (image de pellicule 35MM renversé au profit d’une plus grande définition pour projection sur grand écran, le film surprend par sa facture (forme) autant que par son fond car il est inhabituel
    Il faut dire qu’il se déroule sur 40 ans environ ramassés en 3h30 avec des ellipses dont les raisons ne sont pas données chronologiquement (et parfois pas du tout)

    Nous suivons le destin d’un personnage (Adrian Brody), juif hongrois rescapé des camps de concentration nazis (ce qui nous rappelle que le même acteur fut le pianiste de Roman Polansli) et par ailleurs architecte nouvelle tendance brutaliste (terme français désignant du béton armé sans fioritures qu’on trouve dès l’après-guerre en Europe et aux USA sur plusieurs édifices, dans la mouvance de Le Corbusier), jusqu’à la première biennale d’architecture vénitienne en 1980
    Nous sommes immédiatement immergés dans ce chaos avec brio. Lazlo/Adrian s’enfuit en Amérique (arrivée à Long island Statue de la Liberté, puis Philadelphie) courant après le fameux rêve américain qui va s’avérer une désillusion. Notre immigrant y rencontrera un mécène(et violeur) fou d’architecture (Guy pearce impressionnant) qui lui commandera une oeuvre qui sera le chef d’oeuvre de sa vie, et avalera bien des couleuvres car la tragédie est le let motif du film. Trouvera t’il une catharsis à ses différents traumatismes?
    The Brutalist comporte de nombreuses séquences muettes ou de dialogue comme autant de moments d’introspection
    Le film qui conte une longue gestation connut une préparation et un tournage qui fut de même, et à l’arrivée reçut 110 prix dans le monde dont un oscar à nouveau pour Adrian Brody

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