Titre original : « Dane-ye anjir-e ma’abed »
Iman vient d’être promu juge d’instruction au tribunal révolutionnaire de Téhéran quand un immense mouvement de protestations populaires commence à secouer le pays. Dépassé par l’ampleur des évènements, il est confronté à l’absurdité d’un système et à ses injustices mais décide de s’y conformer. A la maison, ses deux filles, étudiantes, soutiennent le mouvement avec virulence, tandis que sa femme tente de ménager les deux camps…
Les Graines du figuier sauvage est un film franco-allemand réalisé par Mohammad Rasoulof. Le cinéaste iranien possède un grand talent pour scénariser : ne montrant que les perturbations à l’intérieur d’une famille, il parvient ici à met en relief le totalitarisme religieux de son pays et à rendre hommage au mouvement de protestations des femmes contre le voile de 2022. Le procédé est à la fois subtil et efficace. Son récit met aussi en évidence un certain fossé générationnel. Dans le dernier tiers du film, il se permet de changer de registre. L’ensemble montre une grande puissance. Que Mohammad Rasoulof ait pu tourner ce film en Iran, où il avait déjà été emprisonné, est un exploit. Condamné à huit ans de prison à la suite de ce film, il a heureusement réussi à fuir son pays. Le film a été bien accueilli par la critique et le public, et a reçu de nombreux prix.
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Acteurs: Soheila Golestani, Missagh Zareh, Setareh Maleki, Mahsa Rostami
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Je ne sais pas s’il est si « heureux » que Rasoulof ait pu quitter son pays. Il est probablement très malheureux aujourd’hui de le voir rendu à ce stade de la répression…
Son film « Les graines du figuier sauvage » est effectivement admirable. Même si, venu d’Iran, j’ai préféré « Un simple accident ».
Bonjour Martin,
Je disais « il a heureusement réussi à fuir son pays » en pensant que, s’il était resté, il aurait certainement fini une fois de plus en prison. Mais il est plus que probable qu’il préférerait vivre dans son pays. En tous cas, on ne peut qu’être admiratif face au courage qu’il a eu de tourner son film en Iran.
Tout à fait d’accord. Savoir que les César et les Oscars considèrent ce long-métrage comme un film français est même assez incongru, je trouve…
J’imagine que cela s’explique compte tenu de la nationalité de ses producteurs.