25 janvier 2023

The Dark Knight, Le Chevalier noir (2008) de Christopher Nolan

Titre original : « The Dark Knight »

The Dark Knight : Le Chevalier noir (The Dark Knight)A Gotham City, Batman aide le lieutenant de police Jim Gordon et le nouveau procureur Harvey Dent à lutter contre le crime organisé. L’association s’avère efficace mais le trio se heurte bientôt à un nouveau génie du crime qui répand la terreur et le chaos dans Gotham : le Joker…
The Dark Knight, Le Chevalier Noir est un film américain réalisé par Christopher Nolan, qui en a écrit le scénario avec son frère Jonathan Nolan. Fondé sur le personnage de fiction Batman, il se situe dans la trilogie The Dark Knight entre Batman Begins (2005) et The Dark Knight Rises (2012), tous deux également réalisés par Christopher Nolan. Il est souvent considéré comme étant le meilleur des trois. Il a son lot de scènes spectaculaires, très bien réalisées, et il acquiert une certaine profondeur par ses personnages (notamment celui du Joker, bien plus complexe qu’un simple psychopathe) et par les dilemmes qui leur sont infligés : ils soulèvent des questions sur la vie en société. Le jeune acteur australien Heath Ledger (décédé avant la fin du tournage) fait une belle prestation, à ranger parmi les plus beaux « grands méchants » du cinéma. Un peu long tout de même. Grosse promotion et gros succès.
Elle:
Lui : 4 étoiles

Acteurs: Christian Bale, Heath Ledger, Aaron Eckhart, Michael Caine, Maggie Gyllenhaal, Gary Oldman, Morgan Freeman
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The Dark Knight : Le Chevalier noir (The Dark Knight)Christian Bale dans The Dark Knight, Le Chevalier noir (The Dark Knight) de Christopher Nolan.

Une réflexion sur « The Dark Knight, Le Chevalier noir (2008) de Christopher Nolan »

  1. Pour ma part, je le trouve nettement moins réussi que le premier de la trilogie de Nolan.

    Batman begins justifie sa durée : il croise d’abord plusieurs arcs temporels pour permettre d’expliquer comment Bruce Wayne en arrive à devenir Batman, puis il met en place cette double vie tout en déroulant une intrigue principale avec son lot de poursuites, bagarres et coups de théâtre. Il est raisonnablement sombre, et surtout il est cohérent.
    Je tiens à cette notion : on se contrefiche qu’un récit de SF, fantastique, dystopique/utopique ou onirique soit « vraisemblable », par définition ces genres ne le sont pas ; mais il est important que les éléments de « l’univers » créé soient cohérents les uns avec les autres, et c’est le cas de Batman begins, que j’ai été étonné de vraiment bien aimer. Il est rythmé, varié, cohérent et déroule une histoire intelligible.

    En revanche, je suis assez déçu par cette suite. Les différents fils de l’intrigue sont confus, très souvent tirés par les cheveux voire franchement incohérents. Même le Joker ne me convainc pas totalement. Que ce soit clair : ce qui me laisse dubitatif n’est pas l’interprétation d’Heath Ledger (il est indiscutablement brillant et campe en effet un « méchant » hors-norme et qui fait date — même si parfois il en fait un peu trop avec ses mini-mouvements compulsifs de la langue, qui attirent l’attention), mais l’écriture du personnage. Plus qu’un psychopathe ? Pas sûr, et en tout cas un peu « facile » d’en faire un créateur de chaos sans motivation ni ligne directrice. La supposée « complexité » du Joker me paraît surtout une paresse scénaristique pour éviter de s’embêter à créer une cohérence dans l’enchaînement des situations : il sert un peu facilement de carte magique (ha ha) pour relancer l’intrigue sans que ses actes au moment M aient la moindre continuité avec ceux de l’heure précédente. Pourquoi pas, mais c’est frustrant.

    Et c’est dommage car en fait j’ai l’impression que Nolan a voulu trop en faire. Trop de trahisons en cascade, trop de trames narratives, trop d’hésitations, trop de tout. Le même scénario sinistre et désespéré (malgré la scène optimiste des ferries, pour le coup peu crédible hélas, l’ensemble du film est ouvertement d’un noir d’encre) aurait pu être élagué, tendu, vif, en un film d’une demi-heure ou une heure de moins.

    Pour résumer : une certaine complaisance dans le sinistre et le drame, un scénario confus et trop chargé, un manque de « tension » dans les questionnements du héros (je veux dire par là : dilués, épars, manquant de ligne directrice nette et tendue) et tout cela conduit à un délayage inutile. Pour tout dire, au bout d’une heure je commençais déjà à attendre la fin (bon, en fait cette première heure n’était qu’un prologue à la vraie intrigue beaucoup plus sombre).

    Alors OK, le film met en place (au prix d’un final tiré par les cheveux) le personnage d’un Batman impopulaire, trouble, anti-héros, chevalier sombre (par opposition à un personnage lumineux : ce sens est clairement expliqué en récitatif conclusif et ça se tient). Ça tient la route, il y a plein de choses intéressantes, mais : mal monté, beaucoup trop long, trop confus. Dommage.

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