13 janvier 2020

La Chute de l’empire américain (2018) de Denys Arcand

La Chute de l'empire américainTitulaire d’un doctorat de philosophie, Pierre-Paul Daoust est chauffeur-livreur pour une société de messagerie de Montréal. Par pur hasard, il se retrouve sur les lieux d’un hold-up sanglant qui a mal tourné. Il profite de l’occasion et s’empare des sacs abandonnés par les voleurs…
La Chute de l’empire américain est présenté comme le troisième volet d’un cycle, après Le Déclin de l’empire américain (1986) et Les Invasions barbares (2003) mais, en réalité, il n’a que bien peu en commun avec ces deux films. Le titre initialement prévu était Le Triomphe de l’argent et c’est bien l’argent qui est au centre de cette histoire. Denys Arcand fustige l’attrait qu’il exerce et son pouvoir, mais son propos est vraiment très confus : il se résume finalement à un « tous pourris » simplificateur. Il donne l’impression de céder à la facilité. Il nous reste un film d’arnaque assez original, avec un personnage principal qui cite volontiers Wittgenstein ou Marc-Aurèle, un film doté d’une belle photographie, parfois assez amusant mais trop long.
Elle: 3 étoiles
Lui : 3 étoiles

Acteurs: Alexandre Landry, Maripier Morin, Rémy Girard, Maxim Roy, Pierre Curzi
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La Chute de l'empire américainAlexandre Landry et Maripier Morin dans La Chute de l’empire américain de Denys Arcand.

Une réflexion sur « La Chute de l’empire américain (2018) de Denys Arcand »

  1. Que faire de plusieurs millions de dollars en liquide qui vous tombent dessus sans crier gare et comment les utiliser sans se faire piéger par la police, descendre par des gangsters et rester fidèle à ses convictions ?
    C’est l’équation qui se pose à Pierre-Paul, modeste employé d’une entreprise de transports et accessoirement docteur en philosophie et bénévole aux restaus du cœur .
    Bien sûr il y a quelques longueurs et c’est bourré d’ invraisemblances mais le côté polar du film nous tient accroché et le suspense fonctionne assez bien. Je me suis même assez amusé avec les astuces de la bande de sympathiques comparses et les références philosophiques du héros.
    Arcand nous raconte aussi, grâce à un avocat particulièrement cynique, les mécanismes financiers internationaux de blanchiment d’argent par l’intermédiaire d’associations humanitaires ou sportives ( sont cités Fifa et CIO ! ) . Il nous montre aussi assez originalement une police motivée et intelligente mais complètement empêtrée par les procédures et le manque de moyens .
    Argent sale, gangsters tout puissants, précarité de petits employés surveillés informatiquement par leur entreprise, scandales sexuels, SDFs à la dérive, boulots inintéressants…un empire américain qui ressemble comme deux gouttes d’eau à notre république française actuelle .

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