16 décembre 2019

The Square (2017) de Ruben Östlund

The SquareChristian est conservateur d’un musée d’art moderne à Stockholm, il prépare sa prochaine exposition intitulée The Square autour d’une installation incitant les visiteurs à l’altruisme et leur rappelant leur devoir à l’égard des autres…
Le réalisateur quarantenaire suédois Ruben Östlund a écrit et réalisé The Square, une satire grinçante sur la difficulté de mettre en pratique ses idées et ses sentiments humanistes. Son personnage principal, bien que pétri de bonnes intentions, se retrouve, par maladresse, constamment dans des situations embarrassantes. Le film ne suit pas vraiment une trame scénaristique forte, il est construit comme une suite de (longues) saynètes sans liaison entre elles. Le réalisateur a visiblement cherché à créer un certain malaise chez le spectateur et il y parvient. Il n’hésite pas à aller aux frontières du grotesque et la scène emblématique du diner de gala (voir l’affiche) est un bel exemple de scène aussi racoleuse que les vidéos virales de YouTube qu’il raille. L’analyse sociologique donne dans la facilité et la critique de l’art conceptuel est caricaturale, presque puérile. L’image est soignée, léchée pourrait-on dire, mais la mise en scène, tout élaborée qu’elle puisse être, est très froide. The Square est un film qui génère des sentiments très différents selon les spectateurs : certains semblent l’apprécier bien plus que moi, à commencer par le jury du festival de Cannes qui l’a gratifié d’une Palme d’or.
Elle:
Lui : 1 étoile

Acteurs: Claes Bang, Elisabeth Moss, Dominic West, Terry Notary
Voir la fiche du film et la filmographie de Ruben Östlund sur le site IMDB.
Voir la fiche du film sur AlloCiné.

The SquareClaes Bang dans The Square de Ruben Östlund.

2 réflexions sur « The Square (2017) de Ruben Östlund »

  1. Almodovar, qui présidait le jury de Cannes, a dit en conférence de presse qu’il voyait dans le film une dénonciation du « politiquement correct » (personnellement je ne suis pas vraiment d’accord avec cette vision).
    Bon, mais ce n’est pas un mauvais coup d’Almodovar car il a dit ultérieurement que, personnellement, il aurait préféré voir 120 Battements par minute gagner la palme. Il n’a pas voulu user de son pouvoir de président pour imposer son choix au reste du jury. D’ailleurs, dans cette conférence de presse, il dit de telles platitudes sur le film que l’on pourrait penser qu’il ne l’a pas beaucoup aimé.

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