22 janvier 2019

Des gens comme les autres (1980) de Robert Redford

Titre original : « Ordinary People »

Des gens comme les autresUne famille bourgeoise aisée tente de se reconstruire après une tragédie…
Sur un scénario d’Alvin Sargent, Ordinary People est le premier long métrage de Robert Redford. C’est un film  ambitieux dans la mesure où il nous fait plonger très profondément dans la psychologie des personnages, en particulier celui du fils puisque toute l’histoire est essentiellement racontée au travers de l’adolescent, particulièrement perturbé. Le propos met en relief ce sentiment de culpabilité qui se développe après avoir survécu à une tragédie où d’autres ont péri. Robert Redford montre beaucoup de lucidité et de tact dans son approche, il procède par petites touches, le scénario adoptant une construction originale qui ne repose pas sur une trame narrative forte. Ces petites touches sont autant d’éléments distincts qui nous font mieux cerner la complexité des conflits internes de chacun des personnages. Tout au plus, peut-on reprocher au scénariste d’avoir un peu trop typé le comportement de la mère. L’interprétation est remarquable. Assez étrangement pour ce type de film, Ordinary People rencontra un grand succès et reçut même quatre Oscars. Robert Redford ne signera son deuxième long métrage que huit ans plus tard.
Elle: 5 étoiles
Lui : 5 étoiles

Acteurs: Donald Sutherland, Mary Tyler Moore, Judd Hirsch, Timothy Hutton, M. Emmet Walsh, Elizabeth McGovern
Voir la fiche du film et la filmographie de Robert Redford sur le site IMDB.

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Ordinary People
Mary Tyler Moore, Timothy Hutton et Donald Sutherland dans Des gens comme les autres de Robert Redford.

2 réflexions sur « Des gens comme les autres (1980) de Robert Redford »

  1. Tiens, je m’aperçois que, parmi les films réalisés par Robert Redford et que vous avez chroniqués, ne figure pas son deuxième, Milagro. C’est dommage, car c’est un film fort intéressant et original (très éloigné du classicisme de ses films suivants). Il a aussi un côté « gens ordinaires », mais version truculence hispanique et bourré d’humour, relevé d’un tueur improbable et d’un chœur grec (!) — et d’une musique parfaite (ayant d’ailleurs reçu l’Oscar). Mais ce n’est pas le lieu d’en dire plus.

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