10 juin 2017

Nana (1955) de Christian-Jaque

NanaA Paris, sous le Second Empire, Nana est une chanteuse d’opérette qui fait tourner les têtes. Le comte Muffat, chambellan de l’empereur Napoléon III, en tombe amoureux malgré sa grande rigueur morale… Sous la direction de Christian-Jaque, le roman de Zola perd toute sa substance et devient un grand spectacle un peu canaille, avec une profusion de décors tapageurs et de robes froufroutantes mais des personnages sans aucune profondeur. Tout comme Jean Renoir trente ans auparavant, Christian-Jaque offre le rôle de Nana à son épouse dont il veut faire un sex-symbol. Martine Carol ne ménage pas ses efforts, elle gesticule beaucoup… sans être vraiment convaincante. Le meilleur est plutôt du côté du jeu de Charles Boyer et des dialogues d’Henri Jeanson. La réalisation de cette production franco-italienne est toutefois solide, et la photographie est signée par le grand Christian Matras. Mais nous sommes loin du Nana de Jean Renoir.
Elle:
Lui : 2 étoiles

Acteurs: Charles Boyer, Martine Carol, Walter Chiari, Paul Frankeur, Jacques Castelot, Noël Roquevert
Voir la fiche du film et la filmographie de Christian-Jaque sur le site IMDB.

Voir les autres films de Christian-Jaque chroniqués sur ce blog…

Nana
Charles Boyer et Martine Carol dans Nana de Christian-Jaque.

Nana
Comme on peut le voir, Martine Carol a beaucoup de problèmes de lacets dans Nana de Christian-Jaque (d’ailleurs elle passe son temps à enlever quelque chose pour remettre autre chose…)

Nana Martine Carol
Là, on ne joue plus : on a sorti l’artillerie lourde…
Martine Carol, photo publicitaire pour Nana de Christian-Jaque.
A noter que les costumes sont de Marcel Escoffier et ont été réalisés en partie dans les ateliers Pierre Cardin.

6 commentaires sur « Nana (1955) de Christian-Jaque »

  1. J’ai passé en revue le générique de ce film.
    C’est bien Marcel Escoffier qui y est crédité de la création des costumes, mais
    Pierre Cardin y figure également comme costumier, c’est-à-dire que les costumes ont été réalisés dans ses ateliers d’après les dessins de Marcel Escoffier.
    Sont aussi citées Irène Karinska, une costumière à qui Christian-Jaque a fait appel pour un autre film, « Madame du Barry », et Raymonde Catherine qui dirigeait une maison de couture régulièrement sollicitée par les réalisateurs.

  2. Ah tiens… vous parlez du générique dans le film lui-même ?
    (parce que je ne vois pas cela sur le site de la Cinémathèque par exemple)

  3. Vous avez bien deviné. C’est, en effet, sur le générique du film que je possède en DVD que j’ai lu ces renseignements.

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