6 novembre 2006

Cérémonie secrète (1968) de Joseph Losey

Titre original : Secret ceremony

Cérémonie secrète Elle :
Huis clos étouffant et oppressant entre Leonora (Elisabeth Taylor) une prostituée qui a perdu sa fille et Cenci (Mia Farrow), une fille qui a perdu sa mère. Cenci fait croire à Leonora que c’est elle sa vraie mère. Il s’ensuit tout un tas de scènes assez psychotiques dans une splendide demeure aux beaux meubles Art Nouveau. C’est étrange, original mais tout de même assez traumatisant. A consommer avec modération.
Note : 3 étoiles

Lui :
Avec ce film, Joseph Losey prouve qu’il est nul besoin d’avoir une histoire abracadabrante pour parvenir à créer un climat étrange et inquiétant. Il règne dans ce film un climat assez lourd, une tension très forte mais sans violence. La photographie est superbe et les décors délicatement raffinés. Tout le film tourne autour du binôme Mia Farrow et Elisabeth Taylor, qui parviennent parfaitement à exprimer la complexité de leur personnage.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Elizabeth Taylor, Mia Farrow, Robert Mitchum
Voir la fiche du film et la filmographie de Joseph Losey sur le site imdb.com.

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Un commentaire sur « Cérémonie secrète (1968) de Joseph Losey »

  1. Dans des pièces innombrables, contenant des lits gigantesques et des robes étouffées dans des armoires quelquefois entrouvertes un huit clos pervers s’exécute entre une mère sans fille et une fille sans mère.

    La quête de celle qui n’est plus la devient une pièce de théâtre, deux rôles virtuels sont immédiatement distribués, assimilés, incrémentés par des dialogues adaptés à des situations mère fille improvisées.

    Soumission dominance et perversité se succèdent en fonction de l’évènement. Une possession jadis endurée semble manquer en étant soudainement simulée. Un repas de premier contact est ingurgité à la grosse par une pseudo mère roteuse manquant d’élégance devant le regard lubrique d’une fille consciente de son ascendance.

    Recluses dans une immense demeure, deux démentes déchaînées n’ayant plus aucun contact avec la réalité s’autodétruisent par des procédures en miroirs interposées dans un intemporel grotesque dominant.

    Ce film vénéneux, dévorant, autodestructif logé dans de fausses protections montre les désastres psychologiques d’un énorme manque affectif accumulée menant par une trop longue absence à des comportements hors normes.

    Un sinistre visuel accompagné d’un auditif plaintif de boites à musiques se mêle à la force auto persuasive de photos montages. Des corridors à peine éclairés alimentent la matière de luttes et d’armistices sans fins entre deux femmes affectives et destructrices selon le cas se martyrisant en alternance par l’intermédiaire de deux personnages de compositions.

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