Totone, 18 ans, passe le plus clair de son temps à boire des bières et écumer les bals du Jura avec sa bande de potes. Mais à la mort de son père veuf, il doit s’occuper de sa petite sœur de 7 ans et trouver un moyen de gagner sa vie. Il se met alors en tête de fabriquer le meilleur comté de la région… Vingt dieux est un film dramatique français réalisé par Louise Courvoisier qui signe là son premier long métrage. La réalisatrice a grandi dans le Jura. Pour écrire son film, elle dit d’être inspirée des gens qui l’ont entourée durant sa jeunesse. Elle dresse un portrait un peu rugueux, mais aussi empreint de tendresse, du monde rural de sa région et nous livre au passage les secrets de la fabrication du comté. Le film n’est pas sans longueurs, les dialogues restent basiques, certains éléments de scénario paraissent faciles mais l’ensemble donne une impression d’authenticité. Tous les comédiens du film sont non-professionnels, ils viennent du monde agricole de la région. Le film a été très bien reçu par la critique et plutôt bien par le public. Elle: Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Jeunes mariés, Sylvain et Geneviève se sont installés à la campagne pour que Sylvain puisse enfin se consacrer à la rédaction de son prochain roman. Ils font la connaissance de leurs voisins Françoise et Jacques, un couple aux mœurs très libres. Sylvain va se laisser séduire par Françoise et un amour plus profond va naître entre Geneviève et Jacques… La Morte-Saison des amours est un film français coécrit et réalisé par Pierre Kast. Cet ex-collaborateur aux Cahiers du Cinéma a réalisé de superbes courts-métrages sur l’Art dans les années cinquante mais l’on connait généralement moins ses longs métrages. Ce film met en scène des mœurs très libres qui pouvaient choquer en 1960 mais ce parfum d’interdit et d’illégitimité est perdu à nos yeux d’aujourd’hui. Les dialogues sont très bien écrits et de bonne tenue. Les personnages ont une approche très cérébrale de leurs relations amoureuses. Les réflexions et l’analyse des sentiments paraissent toutefois bien moins profondes que dans son futur Vacances portugaises (1963). On se surprend même à s’ennuyer un peu… La forme est plus enthousiasmante, d’abord par le choix des décors (le domaine de la Saline royale d’Arc-et-Senans ou encore les paysages vallonnés du Jura, sans oublier les décors intérieurs) et aussi par sa très belle photographie noir et blanc signée Sacha Vierny (que l’on retrouve souvent au générique des films de Bunuel, Resnais et Greenaway). Indéniablement, Pierre Kast est un esthète. La musique est de Georges Delerue. Tout cela forme un bel et agréable ensemble. Film assez rare aujourd’hui. Elle: – Lui :
Lecteurs : (pas de note pour l'instant, vous pouvez noter ce film)
Françoise Arnoul et Daniel Gélin dans La Morte-saison des amours de Pierre Kast.
Remarques :
* Le jeune nouveau secrétaire qui arrive au domaine dans l’épilogue est Edouard Molinaro (qui avait déjà plusieurs réalisations à son actif en 1960).
* La saline royale d’Arc-et-Senans (Doubs) est une ancienne saunerie (production industrielle de sel) construite par l’architecte Claude-Nicolas Ledoux sous le règne du roi Louis XV pour transformer la saumure extraite aux salines de Salins-les-Bains et transférée jusqu’à Arc-et-Senans par un saumoduc de 21 km.
Photographie aérienne récente du lieu de tournage de La Morte-saison des amours de Pierre Kast.
(dans le film, le domaine paraît plus champêtre et le demi-cercle intérieur comporte des cultures)