18 juillet 2009

Super Speedway (1997) de Stephen Low

Super SpeedwayElle :
(pas vu)

Lui :
Super Speedway est un documentaire scénarisé qui nous fait suivre la création et la mise au point d’une nouvelle formule un de l’écurie Andretti. Parallèlement, nous assistons à la restauration d’un ancien bolide dans une ferme. Prévu pour être diffusé dans les salles IMAX, le film est techniquement parfait. Le contenu est très artificiel, particulièrement mal joué, mais l’intérêt pour nous est d’assister aux différentes étapes de la conception d’un prototype avec ses différents bancs d’essais. Le clou de Super Speedway, ce sont bien entendu les scènes sur circuit, avec des images de camera embarquée vraiment saisissantes. Le son n’est pas en reste, passer sous un pont à plus de 300 km/h crée un effet de souffle qui ne s’oublie pas… Certaines images ont même été tournées pendant des courses réelles d’Indy Car (et ce malgré la taille assez énorme des caméras IMAX). Mario Andretti et Michael Andretti jouent leurs propres rôles et sont aux commandes des bolides. D’une durée de 50 minutes, Super Speedway est un film destiné à être spectaculaire et il l’est.
Note : 3 étoiles

Acteurs: (voix) Paul Newman
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20 février 2009

New Rose Hotel (1998) de Abel Ferrara

New Rose HotelElle :
(pas vu)

Lui :
Basée sur une nouvelle de l’écrivain de science-fiction William Gibson (l’auteur qui révolutionna le genre avec son livre Le Neuromancien), l’histoire de New Rose Hotel nous plonge dans une affaire d’espionnage industriel, avec un chercheur brillant que l’on cherche à attirer pour le compte d’un grand groupe. Mais peu importe tout cela car visiblement ce n’est l’histoire, somme toute assez banale, qui a intéressé Abel Ferrara : il semble ne s’en servir que comme prétexte et New Rose Hotel se situe plus au niveau des sensations, de l’atmosphère, avec une certaine recherche sur le plaisir et aussi sur l’amour. L’ensemble reste hélas un peu ennuyeux, avec une verbosité un peu trop marquée et une certaine intellectualisation guère passionnante (du moins à mes yeux). La fin semble particulièrement interminable… Christopher Walker fait une belle prestation, dans un registre qui lui est toutefois assez familier.
Note : 2 étoiles

Acteurs: Christopher Walken, Willem Dafoe, Asia Argento, Annabella Sciorra
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1 janvier 2009

Une journée en enfer (1995) de John McTiernan

Titre original : « Die Hard: with a vengeance »

Une journée en enferElle :
(pas vu)

Lui :
Dans ce troisième volet de la série des Die Hard, l’agent John McClane se retrouve face à un commando passablement préparé et efficace en plein New York. Une journée en Enfer est bien mieux réussi que l’épisode précédent car nous retrouvons avec plaisir un jeu du chat et de la souris très développé avec un adversaire particulièrement intelligent et diabolique, personnifié par un Jeremy Irons dur et implacable. Le film a même un petit côté jeu d’aventures avec un jeu de pistes dans les rues de New York agrémenté de petites épreuves de logique… Le rythme est globalement plus rapide. Le scénario ménage bien les effets de surprise. Une journée en enfer est un bon divertissement.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Bruce Willis, Jeremy Irons, Samuel L. Jackson, Graham Greene
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31 décembre 2008

Dead Man (1995) de Jim Jarmusch

Le FleuveElle :
(pas vu)

Lui :
A la fin du XIXe siècle, le jeune citadin William Blake traverse les Etats-Unis pour aller prendre un poste de comptable dans le fin fond du Far West. Peu après son arrivée, il va se retrouver accusé de meurtre. Malgré la balle qu’il a reçue, il prend la fuite et un indien errant débonnaire le prend sous sa protection. Western totalement atypique, Dead Man est une course poursuite sous forme de déambulation lente dans un environnement naturel à la frontière de l’onirique. C’est en fait surtout le lent voyage du monde des vivants vers la mort, un voyage que Jarmusch a voulu poétique, il met dans la bouche de l’indien Nobody des phrases du poète anglais William Blake (1757-1827) ; il l’a aussi voulu esthétique : tourné en noir et blanc, Dead Man comporte des plans de toute beauté. Il en découle une atmosphère très forte, une ambiance shamanique amplifiée par la lenteur envoûtante et les notes tranchantes de Neil Young, à la seule guitare électrique saturée, qui semblent parfois déchirer l’espace. Dead Man n’est sans doute pas un film très profond mais il faut accepter de se laisser happer par son atmosphère envoûtante.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Johnny Depp, Gary Farmer, Lance Henriksen
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28 décembre 2008

Reservoir dogs (1992) de Quentin Tarantino

Reservoir DogsElle :
(pas revu)

Lui :
Plus de 15 ans après sa sortie, le premier long métrage de Tarantino continue de bénéficier d’une très forte aura et il ne faut pas avoir peur de passer pour un prude ou un attardé pour critiquer Reservoir Dogs en public… J’avoue ne plus très bien me rappeler qu’elle avait été mon opinion à l’époque mais en le revoyant avec du recul, Reservoir Dogs me laisse une impression similaire à certains de ses autres films : Tarantino fait un cinéma racoleur avec une esthétisation de la violence qui flirte de très très près avec le malsain (Michael Madsen a lui-même avoué avoir eu des grosses difficultés à jouer certaines scènes). Reservoir Dogs a bâti une bonne partie de sa réputation sur les litres d’hémoglobine déversés sur le sol et la scène de torture gratuite du policier. Le scénario n’est pas vraiment le point fort du film, tout est dans la forme. Il faut toutefois reconnaître que Tarantino a réussi un film coup de poing, qui a une construction originale, avec des gangsters verbeux (aspect que je trouve personnellement assez amusant) et aussi une excellente utilisation de la musique. Les éléments principaux du style Tarantino sont déjà là.
Note : 2 eacute;toiles

Acteurs: Harvey Keitel, Tim Roth, Steve Buscemi, Michael Madsen, Chris Penn
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6 décembre 2008

Hors d’atteinte (1998) de Steven Soderbergh

Titre original : Out of sight

Hors d'atteinteElle :
(En bref) Un braqueur de banques assez brillant s’évade et prend en otage une femme policier. Celle-ci fait ensuite tout pour le retrouver. Hors d’atteinte nous fait passer un bon moment. Construction filmique originale entremêlée de flashbacks.
Note : 4 étoiles

Lui :
(En bref) Excellent polar. Soderbergh s’appuie sur un scénario plutôt original pour créer des personnages forts avec, comme toujours, une structure du récit surprenante. Bref du bon et intense cinéma.
Note : 4 étoiles

Acteurs: George Clooney, Jennifer Lopez, Ving Rhames
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26 novembre 2008

Dieu seul me voit – Versailles-Chantiers – Version interminable (1997) de Bruno Podalydès

Dieu seul me voitElle :
C’est un vrai régal de découvrir cette série de 6 épisodes d’1 heure à l’origine du film Dieu seul me voit sorti en 1998. Bruno Podalydès interprète un ingénieur du son indécis, lunaire et décalé qui ne sait jamais ce qu’il doit faire dans sa vie. Il s’empêtre dans des quiproquos mais finit par retomber sur ses pieds avec une touchante naïveté. Il hésite aussi bien sur sa tenue vestimentaire que sur les femmes qu’il rencontre et en devient irrésistible. Même si un ou deux épisodes sont un peu moins intenses que d’autres, le film est plein d’humour, de fantaisie, de tendresse et de poésie.
Note : 5 étoiles

Lui :
On connaissait Dieu seul me voit, le film sorti en 1998 mais la série de six épisodes dont il était issu était inédite jusqu’alors. Cette version originelle sort dix ans plus tard avec la mention « Version Interminable ». Elle ne semble, en tout cas, pas interminable du tout car les deux frères Podalydès ont parsemé leur récit d’un humour omniprésent et le personnage de cet éternel indécis est traité avec beaucoup de fraîcheur et de délicatesse. Par rapport au film, l’accent est beaucoup plus mis sur ses rencontres féminines avec le lot d’indécisions et de questionnements qui en découle. Bruno Podalydès parvient à un équilibre quasi parfait, avec des personnages remarquablement bien dessinés (y compris dans les seconds et troisièmes rôles) et des dialogues tout en finesse. L’ensemble n’a pas pris une ride et c’est un délice de pouvoir le découvrir enfin aujourd’hui.
Note : 5 étoiles

Acteurs: Denis Podalydès, Jeanne Balibar, Isabelle Candelier, Cécile Bouillot, Jean-Noël Brouté, Michel Vuillermoz
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Les 6 épisodes:
1. Premier tour
2. Don du sang
3. Cocktail
4. Chou Fleur
5. Acte libre
6. Deuxième tour

Ce film fait partie d’une trilogie de Bruno Podalydès portant le nom des gares de Versailles :
Versailles Rive Gauche (1992), court-métrage de 45 mn
Dieu seul me voit – Versailles-Chantiers (1998) série de 6 x 1h tournée en 1996 ramenée à 2 heures pour la sortie en salles en 1998.
Bancs publics – Versailles Rive Droite (2009)

22 novembre 2008

Le Huitième Jour (1996) de Jaco van Dormael

Le huitième jourElle :
(En bref) Film légèrement ennuyeux qui utilise un peu trop toutes les ficelles des bons gros sentiments.
Note : 2 étoiles

Lui :
(En bref) Les simples d’esprit sont toujours attendrissants mais le scénario ne va hélas guère plus loin : la confrontation des mondes des deux personnages principaux n’est par exemple qu’effleurée. Malgré ses défauts, le film est tout de même plutôt émouvant. Belle prestation de Pascal Duquenne.
Note : 3 étoiles

Acteurs: Daniel Auteuil, Pascal Duquenne, Miou-Miou
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13 novembre 2008

Bob Roberts (1992) de Tim Robbins

Bob RobertsElle :
(pas vu)

Lui :
Bob Roberts, le premier long métrage réalisé par Tim Robbins, est assez mal connu. Se présentant comme un documentaire, le film est plus qu’une simple satire politique : c’est une réflexion sur les travers de la démocratie. Ce faux reportage a pour sujet la campagne électorale au poste de sénateur de Pennsylvanie d’un jeune candidat qui pratique un populisme conservateur. Pour éviter de trop marquer son discours, Tim Robbins crée un Bob Roberts assez hybride : certes, il est très marqué à droite car il surfe sur les grandes valeurs de la l’Amérique la plus à droite mais en même temps, il prend l’aspect d’un folksinger dont les pochettes de disque sont celles de Bob Dylan (les reprises et emprunts à Bob Dylan et au film documentaire Don’t Look Back sont extrêmement nombreux). Son Bob Roberts est un candidat atypique, un rebelle conservateur en quelque sorte. Ces précautions n’ont pas suffi car les sympathisants du parti républicain ont très mal reçu le film ; il faut dire que Tim Robbins est connu pour ses positions à gauche. Mais le propos de son film n’est pas tant une attaque contre Bush (père) ou contre les républicains, il est plutôt de démontrer comment un candidat populiste et manipulateur peut remporter une élection sans aucun vrai discours politique : il prône la fierté, le désir de gagner, stigmatise la corruption, il joue sur l’émotion… que des valeurs faciles auxquelles les électeurs peuvent adhérer et les médias jouent le rôle d’amplificateur. Le plus étonnant dans Bob Roberts, c’est de constater à quel point son propos est autant actuel aujourd’hui qu’en 1992, non seulement aux Etats-Unis mais aussi en France. Même 16 ans après, Bob Roberts mérite donc vraiment d’être vu.
Note : 4 étoiles

Acteurs: Tim Robbins, Giancarlo Esposito, Alan Rickman, Ray Wise
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C’est Tim Robbins lui-même qui chante. Son frère David Robbins a composé les morceaux. Tim Robbins a refusé que la bande sonore sorte en disque. On comprend aisément pourquoi : vu les paroles de ces chansons, on image quel effet elles auraient pu avoir une fois sorties de leur contexte!

6 novembre 2008

Mad City (1997) de Costa-Gavras

Mad CityElle :
(En bref) Film décoiffant et édifiant sur l’emprise des médias, les méthodes de manipulation de l’individu, en l’occurence un brave type qui a disjoncté (John Travolta). Le personnage joué par Dustin Hoffman est d’un cynisme à faire frémir.
Note : 4 étoiles

Lui :
(En bref) Excellente mise en relief du rôle des médias dans le déclenchement et le déroulement d’événements.
Note : 4 étoiles

Acteurs: John Travolta, Dustin Hoffman, Mia Kirshner, Alan Alda
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